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Une frêle embarcation. [Nabouh]
Dave
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David Williams

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Dim 7 Sep - 18:40

L’air est frais.
Accoudé au bastingage, j’observe la mer qui s’étend sous mes yeux. Surface trouble agitée de soubresauts douloureux, luisant sous les rayons d’un soleil bas. Le jour se lève à peine – la nuit abandonne à son tour le combat. Bientôt, le temps sera plus doux, peut-être. Du moins, c’est ce que je crois. Je ne connais pas bien le climat de cette région du monde – bien trop éloignée de là où je viens. Et encore. Même là-bas, je ne suis pas sûr d’être capable de comprendre les caprices de la météo. Tout simplement parce que je n’étais pas sorti depuis un an.
Je goûte à nouveau au plaisir du vent sur mon visage ; l’air marin me fait du bien. Je me sens plus en paix, j’ai l’impression d’être plus lucide. Tout est clair. Tout est beau. Je me sens bien.
Le trajet est un peu long jusqu’à Singapour. Mais j’ai plaisir à redécouvrir toutes ces sensations. Même mon mal de mer est accueilli avec un demi-sourire. Je me dis, bien vite, que tout ceci ne sera sûrement pas vain. Je vais revoir Alice. Alice, qui est encore si loin. Je survis, ou du moins je survivrai pour elle. Pour son sourire et son rire. Pour la revoir. Encore une fois, sans les entraves d’un foutu hôpital de tarés. Et après ça, ils n’auront qu’à m’y renvoyer si ça leur chante. Je ne veux que la revoir.


Le voyage est long, épuisant ; une fois de retour sur terre, mon corps ne parvient que difficilement à se tenir droit. Je tangue, comme un bateau emporté par les flots ; je tangue, emporté par ce roulis qui s’est imprimé dans tous mes membres pendant plusieurs jours. La mer… Alice aime tellement la mer…
Un peu perdu, j’ai pris l’avion. Sans être inquiété plus que nécessaire ; visiblement, à Singapour, on ne s’intéresse pas aux petits échappés de l’asile du continent d’à côté. C’est parfait. Parfait.
Je monte dans l’appareil ; observe les nuages. Suis troublé par moments par l’hôtesse, qui me tire de mes réflexions lorsqu’elle passe déposer les plateaux repas. Mais en somme, il ne me semble pas avoir passé une vingtaine d’heures dans cet avion ; non. Vraiment pas.
En descendant, je me doute un peu que les autorités australiennes auront été mises au courant de mon trajet ; aussi, je prends des pincettes pour sortir une fois arrivé à Stockholm, me faufilant hors de l’aéroport comme je le peux. Et je reste planté là, devant le bâtiment, à contempler les rues. Les enchevêtrements de bus et de voitures qui grouillent d’un coin à l’autre. C’est comme se retrouver plongé dans un film de science-fiction. Sauf qu’ici, je suis bien dans la réalité. Et ça, c’est autrement plus flippant.
J’attrape un taxi, et regarde par la fenêtre pendant le trajet. Le chauffeur me dépose ensuite près d’un petit hôtel, un peu miteux, mais qui me conviendra parfaitement. Je vais chercher une chambre avant de ressortir une fois changé, me décidant à me promener dans les environs, sans faire attention à la direction que je prends. Fasciné par le paysage. C’est étrange, il y a vraiment des arbres partout ici. Un port magnifique... Et il fait si froid…
Tout m’intrigue. La manière dont les gens se tiennent, parlent. Cette langue que je ne reconnais pas, aussi. Cet accent qu’avait le taximan. Mais qu’importe ! Je suis ici. À Stockholm. Et je vais retrouver ma sœur, n’est-ce pas ?
Même si je ne sais pas où elle se trouve…
Mon moral chute brusquement. Je me rétame méchamment la tronche sur le sol, alors que je pensais enfin avoir atteint mon but. Mes membres tremblent. Mon souffle se fait plus rapide, plus sifflant. Douloureusement, je m’appuie sur un petit poteau d'amarrage et tente de reprendre une respiration moins hachée.
Je te l’avais bien dit.
Comment j’avais pu partir dans une telle précipitation ? Je n’ai même pas son numéro. Ou si, peut-être… 3… 5… Non. Pas possible de m’en souvenir. C’est pas comme si j’avais espéré. Mais bon. Parfois, on continue à y croire. Même quand y a plus aucune raison de le faire. Qu’est-ce que je vais faire, hein ? Qu’est-ce que je vais faire, maintenant que je suis dehors ?
Tu devrais peut-être retourner là-bas, David, si tu as si peur. Frêle petite chose.
Mes yeux se ferment en l'entendant ricaner. Je me prends la tête dans les mains, me recroqueville un peu plus sur moi-même. Qu’est-ce que je vais faire, maintenant ?
Je me sens encore tanguer...
La mer. La mer, partout...

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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Sam 4 Oct - 19:14
Ce que je suis en train de faire ? Ben franchement ça vous regarde pas, mais je vais vous le dire quand même! Je m'amuse. Et bien comme il faut! Pourquoi me direz-vous... Et bien c'est simple. Etant donné qu'il y a quelques jours j'ai cru mourir de faim, froid, soif, peur et tout ce qu'on peut dire dans une forêt hostile tout ça pour décortiquer un lutin imaginaire, je me suis dit que la vie méritait d'être célébrait plus souvent. Du coup j'ai décidé de m'éclater autant que possible... sur des jeux videos! ( Ben vous vous attendiez à quoi ? )
J'ai trouvé une salle d'arcades assez sympa, plutôt cher mais bon, la distraction a un prix dans ce pays de barbares nordiques habillés comme des caribous. Oui parce que le froid ne s'est pas arrangé... Que je sois Prêtre-roi ou non, ce point-là n'a pas changé. Et même pire, oui il y a un pire, il fait encore plus froid maintenant que l'on avance vers l'hiver. Moi qui croyais que c'était un hiver permanent ici...

Sauf qu'au moment où je vous parle, la remarquable chaleur de la salle de jeux m'est retiré par le proprio qui me jette dehors. Comme quoi je trichais dit-il! C'est n'importe quoi! Frapper le gamin contre lequel tu joues pour qu'il puisse faire aucun mouvement, c'est pas de la triche, c'est la loi du monde non ? Je suis sûr que même Sailor moon, entre deux plantages de coquelicot, m'approuverait! Du coup, je me retrouve à la rue, dans le froid, contre lequel mon passe-montagne me protège à peine! ( véridique! ). Je me trimballe donc, en mode alpiniste, à travers les rues de Stockholm, cherchant le chemin du retour jusqu'à la Congrégation pour pleurer tranquillement sur mon sort en dévorant quelques cookies volés à la cafet'. Sauf que mon légendaire sens de l'orientation n'est toujours pas tombé du ciel.
Je me retrouve donc, un quart d'heure plus tard, près de la mer. Me demandez pas comment je n'en sais rien, mais les faits sont là. Il y a du bleu, de l'eau, des vagues... Bref, la mer. Je pousse alors un profond soupir de désespoir, avant de réaliser que je suis VRAIMENT face à la mer. Me redressant d'un coup, je plonge mon regard brillant dans les flots, admirant leur couleur bleuté. Je n'avais vu la mer qu'une fois dans ma vie, la mer Morte, la seule fois où on m'avait autorisé à m'y rendre. Ici c'est différent. C'est plus calme, plus naturel... C'est beau.

Me plongeant dans mes pensées, j'en suis tiré bien vite par des gémissements intempestifs. Au début, je n'y prête pas attention, mais voyant que ça perdure, je finis par relâcher mon attention, tournant une tête de bulldogue vers le fauteur de trouble ( on s'en fiche, il a la tête dans les jambes, il me voit pas).

-Mec, tu peux avoir la gastro un peu plus loin s'il te plait ?, demandais-je, exaspéré.

Puis, voyant qu'il se teint la tête entre les mains, qu'il tremble et semble au plus mal, ma compassion prend le dessus. Je m'avance alors et m'agenouille pour être à sa hauteur.

-Eh! Tu vas bien?

Bon la réponse est évidente mais pour le coup, je en sais pas trop quoi faire. je ne sais pas s'il est blessé ou socialement mentalo-dépressif.
Doucement je pose une main sur son épaule...
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Dave
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David Williams

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Sam 4 Oct - 21:40

Le malaise se fait plus intensif. Il broie ma poitrine et mon cœur ; j’ai l’impression que je ne vais pas tarder à vomir. Comme toujours, je me recroqueville, en espérant que la tempête passe. Elle passe toujours, en général. Il ne faut pas me demander de quelle manière. Attendre un peu que les nuages se dissipent, que le soleil revienne. Que tout arrête de tanguer. J’aimerais avoir les pieds sur terre, et pas constamment sur une minuscule pièce de bois instable en plein milieu d’une étendue de flotte qui s’arrête jamais. C’est vrai au fond, je suis juste un taré. Un taré qui vient de s’enfuir d’un hôpital psychiatrique. La blague. Plus cliché, on fait pas. Pourtant, si je suis conscient de ça, je pourrais presque dire que tout va bien, non ? Alors pourquoi je suis comme ça ? Pourquoi je suis devenu comme ça ?
Les yeux fermés, j’inspire et expire profondément, essayant de reprendre un rythme de respiration plus calme. Enfin calme, c’est un bien grand mot j’imagine.
Qu’est-ce que je fous ici ? Je suis venu seul dans un pays que je connais pas, dont la langue m’est inconnue, et dans le but de retrouver quelqu’un. Mais où ? Je saurais même pas le dire. Je suis incapable de le dire. C’est tout bonnement impossible d’avoir cru un jour pouvoir la retrouver. Pourtant, j’aimerais pouvoir me dire que je suis tout proche d’elle, qu’elle sera peut-être heureuse de me voir. Mais la connaissant, elle va simplement prendre un air concerné et me demander « Mais David, qu’est-ce que tu as fait ? »…
Une voix me tire de mes pensées.
Je sursaute, lève les yeux vers la source de la voix. Je fixe le garçon quelques secondes, l’air de m’être réveillé en sursaut. Je reste dans la même position, sans bouger un muscle, comme tétanisé. On dirait que je viens d’atterrir, de revenir de loin. De trop loin.
Combien de temps je suis resté là ? Et surtout, depuis quand il est là, lui ?
Il s’approche. Pose sa main sur mon épaule, et je réagis enfin. J’ai un mouvement de recul, dégage sa main de façon presque violente. Mon regard se fait dur. Brillant.
« Ne me touche pas. Ne me regarde pas. Éloigne-toi. Maintenant. » C’est ce que j’aimerais être capable de lui dire. Mais les mots se bloquent dans ma gorge. Ma mâchoire reste crispée. Il me rappelle le médecin, avec sa putain de fausse compassion de merde. Qu’ils se mêlent tous de leurs fesses, sérieusement.

- Ca va, je lâche en pinçant les lèvres, m’appuyant au plot pour pouvoir me redresser, puis essayer de me remettre debout.

Je remarque que je grelotte depuis tout à l’heure, et resserre ma veste autour de mon corps. Le bout de mon nez est congelé, j’ai l’impression que je vais le perdre. Pour la première fois depuis mon arrivée, j’émets la pensée qu’en effet, le temps n’est vraiment pas le même qu’en Australie.

- J’vais bien, je continue froidement sans le regarder.

Tu veux convaincre qui de cette manière, au juste ?
Mon regard dévie finalement vers le sien. Je retiens un tressaillement. Il est plus jeune. Mais je ne peux pas m’empêcher de maintenir entre lui et moi une certaine distance. Qu’est-ce qu’il me veut, hein ?
Sans prendre la peine de répondre, les membres toujours tremblants, je croise mes bras sur ma poitrine, comme pour conserver de la chaleur, et me détourne. J'ai l'impression de sentir son regard sur mon dos.
Une menace.

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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Sam 4 Oct - 22:09
Au moment où je pose ma main sur son épaule, il a un mouvement de recul. Dans le même temps, sa main fouette la mienne assez violemment pour me repousser, genre j'essaye de lui voler l'os de l'épaule! Je lâche un petit "Aie" bien aigu, bien viril avant de reculer. Je le regarde avec des yeux consternés, un peu ahuri aussi de mettre fait jeté comme ça.

- Ah ben vas-y! Les maux de ventre ça rend grognon ...

Ben c'est vrai quoi il est culotté. Moi je l'aide, plein de compassion et de bonté et lui il me frappe. Si je n'étais pas fatigué et un peu moins gelé, je lui en collerais une moi aussi. M'enfin, frapper un importent, ça ne se fait pas. Oui je sais il n'est pas impotent, mais c'est un frappé du ciboulot donc c'est pareil. Ces gens-là pensent pas comme nous. Ou alors il a ses règles, mais j'ai pas trop envie de m’épancher sur le sujet...
Alors que je râle intérieurement, je constate qu'il ne se contente pas d'être violent et bruyant, il est aussi sacrément chiant. Je me redresse pour ne pas me prendre un autre coup et le voit me tourner ostensiblement le dos. Là, j'ai envie de le jeter à la mer. Mais genre vraiment. C'est à ce moment-là que je remarque qu'il grelotte. Il a le nez qui coule, il tremble comme un parkinson... Sans savoir pourquoi, je me revois à sa place, à mon arrivée, lorsque Renzo m'a trouvé. J'étais dans le même état, et cela aurait pu être pire si on ne m'avait pas trouvé. Attendez, je suis en train de compatir là ? Hell nooooo. Je compatis pas moi. Pour preuve, voulant jouer son jeu, je lui tourne le dos moi aussi. Du coup, on ressemble à deux gamins qui se font mutuellement le tronche. Sauf que j'entends encore son claquement de dents.
Je me renfrogne, grogne un bon coup, soupire... Puis enlève mon gros passe montagne pour le lui tendre, de mauvaise grâce.

-Tiens! Au moins t'arrêteras de me faire un concert de claquettes!

Je lui jette sur la tête, sans faire attention, pour le forcer à le mettre. Déjà que je suis généreux, si en plus il me le renvoie à la figure, je lui fait bouffer épaisseur par épaisseur!

-Et t'as intérêt de le mettre sinon je t'étouffe avec!

Je préfères rester poli à l'oral.
Je me retourne alors progressivement pour constater qu'il ne semble pas être d'ici lui non plus. Et qu'il paraît fichtrement ( un mot intéressant non ? ) pas bien. Avec prudence, et râlant au passage, je me rapproche de nouveau de lui. Une drôle d'impression me vient... comme si le froid n'était pas la seule cause de ses tremblements. Après lui avoir adressé un regard bizarre, je m'autorise enfin à faire preuve de plus de sympathie à son égard.

-Bon si tu me disais ce qui ne va pas hein ? Ça se voit que t'as l'air paumé!

Un petit vent passe à travers ma fine couche de vêtement, maintenant sans protection. Je frissonne un grand coup et commence à me frotter les avant-bras.

-Mais d'abord on se met à l'abri! Oui ON! Et dégueule pas s'il te plait, je me sens assez malade comme ça, dis-je tout en m'approchant pour l'inviter à me suivre.
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Dave
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David Williams

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Sam 4 Oct - 23:12

Je n’aime pas parler aux gens. Les gens comme lui tout spécialement. Je ne les aime pas. Ils sont agressifs. À croire qu’ils recherchent uniquement la colère de leur interlocuteur. Ou à les mettre mal à l’aise. C’est vrai, c’est un peu ce qu’il fait ; et malgré son air conciliant de tout à l’heure, je sais que ce n’est qu’une façade. Personne ne s’inquiète réellement pour les autres. Personne n’est assez bon pour ça. C’est vrai, pourquoi on s’y intéresserait, de toute manière ? Il existe des gens pour s’occuper des types comme moi. Mais bon, c’est vrai que lâchés dans la nature, on peut faire flipper, comme ça. Les pauvres tarés qui se baladent en pleine rue. C’est marrant, mais j’ai l’impression d’avoir ces quelques mots gravés sur mon front. Et que tout le monde peut le voir, et me montrer du doigt. Je me rappelle le regard de ces femmes, accompagnées de leur gosse, et qui leur demandaient de ne pas me regarder. Il ne faut pas porter d’attention aux personnes qui sont trop bizarres, pas vrai ?
Derrière moi, j’entends des bruissements. Avant de sentir un poids me tomber sur la tête. Je panique, manque de m’agiter pour dégager cette chose qui vient de me cacher la vue, et sent la texture molletonnée sous mes doigts. Perplexe, je regarde le vêtement pendant quelques secondes, avant de relever les yeux vers le garçon, puis les baisser vers le sol. Un concert de claquettes ? De quoi il parle ? J’ai pas de chaussures qui font du bruit pourtant… Enfin, il me semble pas.
Je me mords la lèvre inférieure, sans savoir quoi répondre. Les mots ne veulent pas sortir, ils se bloquent une nouvelle fois avant d’avoir franchi mes lèvres. Je l’écoute continuer à parler, mais ses mots me paraissent distants. On dirait qu’il ne s’adresse pas à moi. Enfin, dans un sens, ça fait du bien, j’imagine. Que quelqu’un te parle sans prendre de pincettes.
Contrairement à ce qu’on croit, j’ai encore toute ma tête.
Le passe montagne toujours dans mes bras, je me remets à le fixer sans comprendre.

- Pourquoi ? je finis par lâcher, méfiant, sans avoir bougé d’un iota.

Question sans aucun sens… La ferme.
Je détourne les yeux, lui retend son vêtement.

- Tiens, j’en ai pas besoin.

Je le lui fourre entre les bras et recule, incapable de soutenir son regard.
Le regard d’un homme est effrayant. Et lui, à vouloir absolument m’arracher quelques mots, me terrifie d’autant plus.

- J’ai pas non plus besoin de parler. Ça passera.

Ça passera pas. Du moins pas tant que j’aurai pas retrouvé Alice.
Un nouveau frisson parcourt mon corps, et je me mords la lèvre un peu plus fort. Une parcelle de ma raison essaie tant bien que mal de me faire comprendre que oui, éventuellement, ce serait une bonne idée de se mettre à l’abri du vent. Et au chaud. Devant un café, ou quoi que ce soit d’autre. Juste de quoi être un peu tranquille, l’espace de quelques minutes, et oublier le froid, la mer et Alice.

- J’vais aller boire un café, je grommelle en commençant à marcher. T'auras qu’à aller te mettre à l’abri autre part… Agresser les gens avec tes histoires de maux de ventre ailleurs, par exemple.

J’veux pas qu’il me suive. J’ai vraiment envie de causer à personne.

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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Mar 7 Oct - 18:49
Je le regardai fixement pendant quelques secondes, sans comprendre. Il tourne pas complètement rond ce mec je pense. Déjà, il a paniqué comme un malade en sentant le vêtement sur sa tête ( bon je peux comprendre, l'envie de l'étouffer m'ait tout de même passer par la tête...), seulement après, bien qu'il sente bien qu'il ne soit pas en danger immédiat, il se contente de regarder mon vêtement protecteur, qui commence déjà à me manquer, plutôt que de le mettre. Je suis blasé intérieurement, ne comprenant pas le fonctionnement de ce garçon. Pas besoin d'être expert pour voir qu'il est un peu paumé, surement à cran aussi... mais bon, là je lui fais une offre, un cadeau sacrément généreux venant de moi.
En fait, pour une raison inconnue, j'ai l'impression qu'il fait tout pour fuir mon regard ou même tout contact avec moi. Je veux bien admettre que je n'ai pas été des plus agréables envers lui mais bon, mon dernier geste devrait lui faire comprendre qu'un peu de bonté existait toujours en moi non ?

"Pourquoi?" Lorsque j'entends sa question, je ne peux retenir une mine de franche surprise. De manière un peu automatique, comme on réponds à un enfant qui pose une question bête, je lui dis:

-Ben, parce que t'as visiblement froid... Plus que moi en tous cas.

C'est la première réponse qui me vient à l'esprit et, comme d'habitude, elle sort sans y être invité. Mais c'est aussi celle qui exprime le mieux ma perplexité du moment.
Et c'est alors que se produit l'impensable, la chose que je redoutais le plus (pour lui...) : il me la rend. Même pire, il me la fourre carrément dans les bras. Un peu abasourdi, je reprends vite une contenance pour le fixer avec des yeux sauvages, une lueur malsaines brillant au fond de mes yeux. Avec un grand sourire légèrement fou, je répète en détachant chaque mot ce qu'il vient de me dire:

-T'en... as... pas... besoin...

Pile à ce moment, un petit vent resurgit, faisant frissonner chaque partie de ma peau, me rappelant que je me suis démuni pour lui donner un peu chaud. Avant que je n'ai le temps de réagir, il me remet un vent en disant qu'il ne veut pas parler, puis se barre en direction de la ville en quête d'un abri chaud... sans moi. C'en est trop cette fois!
Je le rattrape en deux enjambées , lâchant au passage un bruit proche de celui d'un taureau qui charge, et, avec une souplesse qui m'étonne encore, le pousse dans le dos avec mon pied avec le plus de force possible.

-Ok mec, je vais t'apprendre à la manière de chez moi!

Aussitôt, je le relève en l'attrapant par le col de son T-shirt et lui sert un sourire angélique, teinté de quelques crispations. Ma colère redescend aussitôt et je me sens à nouveau calme, comme à l’accoutumé.

-Franchement, je suis un mec très généreux dans l'âme... donc la moindre des choses, c'est d'accepter mes cadeaux, dis-je en lui fourrant le passe-montagne dans le bide

Je me rappelle alors qu'il voulait aller prendre un café sans moi. Un grand sourire débile se peint alors sur mon visage et, faisant mine de ne pas avoir entendu sa phrase en entier, le prends par le bras en mode vieux couple et l'entraîne vers en la ville en criant:

-Bonne idée! Allons boire un truc au chaud!

Bien entendu, je serre fort, sans lui faire trop mal, pour ne pas qu'il s'échappe par inadvertance. Ce serait dommage qu'il se perde comme moi quand même. C'est alors que je me souviens que j'oublie la plus élémentaire des politesses. Avec un grand sourire joyeux, je me retourne vers lui, toujours en marchant.

-Au fait, je m'appelle Nabouh! Et toi blanc-bec ?





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Renzo
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Renzo Layne

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Age: 380 cette année, ça se fête non ?!
Dim 19 Oct - 12:17
/!\ Halloween /!\
(ce post n'est pas à prendre en compte dans la suite de votre rp)

Mon Dieu, je crois que c'est le plus beau jour de ma vie ! Enfin mon Dieu, « mes Dieux » si vous voulez, on va pas s'emmerder avec les embrouilles d'expressions habituelles quoi. Mais là ! LA ! Je sais pas qui je dois remercier pour le cadeau divin. Enlil ? Ce genre de farces ça lui ressemble clairement. Ou alors c'est juste un coup de l'existence, parce que c'est Halloween et tout et tout... Franchement peu importe, il vient de m'arriver le meilleur truc au monde !
J'ai de la barbe ! Ohé, vous avez entendu ? J'ai de la baaaaarbe ! Bon je sais que vous vous en fichez royalement, mais imaginez un peu ma satisfaction ! Mes cheveux n'ont pas bougé d'un seul millimètre depuis que je suis mort, quand je les coupe ils repoussent immédiatement, un peu comme si c'était une partie de mon corps à part entière. Inversement, ils ne poussent pas pour autant à la taille que je veux, ce qui m'oblige à garder constamment la même coupe...
Mais ce matin, alors que je me réveille complètement la tête dans le cul, je me regarde dans la glace et pouf ! Une barbe, apparue comme ça ! Enfin au départ j'avais que deux poils au menton en fait. Mais au fur et à mesure de la matinée ça a considérablement augmenté, si bien que je me suis retrouvé avec le bouc de Jésus moins de deux heures après mon réveil.
Et comme 'c'était pas super esthétique, direction le coiffeur ! Enfin le barbier. C'est un médium, je crois qu'il en revenait pas de me voir ici. Il a aussi dit un truc comme quoi j'étais pas le premier ou quoi. Bref, je me suis éclaté j'ai fait une coupe du style Salvador Dali, vous savez avec les moustaches là ! Le truc moins bien c'est que ça a englouti mes économies.
Du coup quand, à mon grand étonnement, la barbe s'est mise à repousser à vitesse grand V, j'ai foncé dans les dortoirs des filles piquer un épilateur (p'tain ça fait un de ces dégâts ces trucs ! Non mais ça arrache la peau quoi ! Bon, c'est peut-être pas prévu pour là aussi...) Après m'être fait jeté de trois chambres, avoir testé 14 moustaches différentes en riant et la barbe repoussant toujours plus vite, j'ai tenté le rasoir pour homme et me suis allègrement décroché la mâchoire (comment on utilise ces trucs au juste ?). Donc j'ai abandonner les moyens technologiques pour repassé aux normaux, car bien que je m'amuse comme un petit fou je commençais à me demander aussi jusqu'à quand ça durerait, cette barbe. C'est pas que ça me va pas mais... Si en fait c'est carrément affreux, avec mon teint de mort on dirait Mikael Jackson version biker. Hardcore.
Les pires extrémités de mes tests furent le coupe-ongle et la pince à épiler. Affreux en fait comme expérience. Mais n'ayant pas trouvé mieux je finis ma journée fantastiquement éprouvante et amusante sur les quais, laissant tombé l'idée de couper cette foutue barbe.
Voilà comment, deux heures après, ma barbe toucha l'eau et arrêta de pousser. Et que je me résolu à ne plus avoir de barbes de ma vie.
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Dave
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David Williams

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Sam 25 Oct - 19:56

« Parce que j’ai visiblement froid » ? C’est quoi cette réponse de merde qu’il me sort ? C’est le genre de truc pourri qu’on te sort quand on a clairement pas envie de répondre. Ou que… Je sais pas. Bref. C’est pas grave, je m’en fous. Ce gars est un taré de toute manière. On agresse pas les gens comme ça quand on les connait pas. Bon, ok. Quand on les connait, on les agresse pas non plus. Même si leur tête nous revient pas. Ça se fait pas ! Donc qu’il arrête de me saouler avec son manteau naze, là, sérieusement. Déjà qu’il grelotte comme un abruti maintenant, il faut être zinzin pour donner ses vêtements à quelqu’un qui est déjà habillé.
Je lui balance ses fringues dans les bras en grognant avant de chercher à m’éloigner. Son regard fou me fait flipper, on dirait qu’il va m’en coller une. C’est pas qu’un type comme lui me fasse effectivement peur, il me semble avoir eu affaire à bien plus coriace  par le passé, mais sincèrement, si je pouvais éviter de me prendre un coup en pleine mâchoire, j’avoue que ça m’aiderait à me faire sentir un tout petit peu mieux. Pendant quelques secondes, j’ai espoir qu’il me foutra la paix et que je pourrai rentrer me blottir dans un café suédois pour y noyer ma frustration et mon désespoir. Mais c’est sans compter sur le destin, qui me déteste semble-t-il, qui me le remet sur le dos.
Littéralement.
Je me prends un coup qui me fait trébucher sur mes propres pieds, et m’étale peu élégamment tête la première. Ok alors c’est définitif, ce gars, j’le déteste. Qu’il aille se faire foutre !
Je me débats avec autant de force qu’une mouche asthmatique – ce qui, vous en conviendrez, n’a strictement aucun effet – lorsqu’il me soulève de terre pour me remettre sur mes jambes. Try again, Mr. Williams…
Le fusillant du regard – cette position est tout de même salement humiliante – j’attends qu’il me lâche pour tenter de reculer… Alors qu’il me fout à nouveau son vêtement dans les bras. (Dans le ventre serait plus exact, à vrai dire, mais c’est pas grave.) Je m’apprête à l’envoyer bouler très calmement (joke) quand il m’attrape par le bras pour me traîner à sa suite. Je le regarde faire, interdit. Nous marchons sur plusieurs mètres avant que je ne parvienne à faire comprendre à mes membres que j’aimerais effectivement ajouter quelque chose.

- Nan mais t’es pas bien ? je lâche en le fixant, essayant de dégager mon bras. Lâche moi !

En plus, il est con, il me file son passe-montagne pour que je le mette mais il me tient le bras. Où est la logique ? Y en a pas ? Merci de me le dire, j’avais pas remarqué…

- J’ai aucune envie de te causer, Nab-machin truc, là !

Son regard me dissuade pourtant de continuer, et je pince les lèvres d’un air particulièrement agacé. C’est vrai, il me veut quoi ? J’ai quasiment pas de fric – bon d’accord j’ai pu en récupérer un peu avant de partir de chez moi, mais ça fait pas de moi un vieux milliardaire qu’on peut braquer tranquillou – alors qu’il fasse pas chier !
Sérieusement, son contact me fout mal. J’ai l’impression d’être de nouveau là-bas, et qu’il est juste en train de me guider jusqu’à ma chambre. Peut-être que tout ça n’est qu’une gigantesque illusion ? Qu’est-ce qui est réel, qu’est-ce qui ne l’est pas ?
Rien ne l’est.
Je frissonne, le repousse un peu violemment loin de moi. Nerveux. D’un air perdu, je serre le vêtement contre moi.

- On s’en fiche de mon nom, je souffle. T’as qu’à venir si tu veux tant que ça m’accompagner, mais me touche pas. J’aime pas ça.

Il y avait quelque chose d’à la fois rassurant et chaleureux (bon ok il me tenait juste chaud, quoi) et… Je sais pas trop. D’agressif. Je déteste ça.
Et sans attendre je continue ma route, sans lui accorder un regard. De toute manière, ce gars est complètement taré. Si ça se trouve, il partira sans demander son reste ? Allez, faites qu’il part !

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Tout content de ma petite blague, et toujours enchaîné au bras du garçon bizarre, je me dirige d'un bon pas vers la ville. Je ne prête aucune attention à ses protestations, faisant mine de ne rien entendre en fredonnant une chanson arabe de mon pays, suffisamment fort pour couvrir sa voix à lui. En même temps que j'avance, je cherche un café ou un endroit potentiel pour passer un moment calme au chaud... Enfin calme, rien que de l'entendre marmonner derrière moi, c'est difficile d'imaginer ma journée sans finir avec un café chaud dans la tronche à la fin. Sauf que quand je suis de bonne humeur, eh bien je ne fais plus vraiment attention à ce qui se passe.
A un moment, je l'entends crier autre chose et je me stoppe net, manquant de le percuter au passage. Je me tourne vers lui avec curiosité, intrigué par ses paroles.

-Tu m'as appelé comment ?

Honnêtement, je n'ai entendu que la première partie, mon chant et le bruit ambiant de la foule m'ont dissimulé le reste. Mes yeux se chargent d'étoiles durant un cours instant, un grand sourire s'étale sur mon visage alors que je le dévisage sans aucune vergogne.

-Nab' c'est ça! Tu sais que tu es le premier à m'appeler comme ça?! m'exclamais-je avec joie. J'aime bien!

Sauf que ce petit con, profitant de mon hébétement passager, me repousse une nouvelle, et assez violemment en plus. Surpris, je recule de trois pas, en mode équilibriste, manquant de m'étaler par terre de tout mon long. Mais au même moment, une mère et sa fille passe derrière moi et, pour éviter de marcher sur la fillette, je fais un petit demi-tour, perd l'équilibre, et m'étale au pied du blanc-bec, sur le dos. Je lève la tête ( ou la baisse pour lui j'imagine) et constate qu'i a l'air sacrément perturbé. Je pousse un long, très long soupir et, plutôt que de me relever directement, reste assis en tailleur, en plein milieu de la rue ( Ben quoi ? les gens me voient, ils peuvent bien me contourner!)

-Bon sang mais t'as la rage toi! Ca te plait tant que ça de me faire bouffer les pavés ?

Puis, me rappelant alors que je l'avais auparavant projeter moi-même face contre terre, je lui fais un sourire de crétin, celui que j'affectionne particulièrement, et me frotte l'arrière du crâne.

-Ah oui non c'est vrai, c'est moi qui ai commencé. On n'a qu'à dire qu'on est quitte alors! proposais-je sans lui demander son avis.

Je me relève alors, pour constater qu'il a déjà commencé à se barrer. Je lâche un grognement incompréhensible et le rattrape en moins de deux. Un grand sourire toujours aux lèvres, je continue la conversation comme si de rien n'était ( ben oui, j'aime pas le silence, c'est triste et pesant.)

-Oh ben c'est dommage, moi je suis très tactile. Ça fait plus amical en plus non... ? dis-je avec un instant de bug vers la fin.

Je le dévisage à nouveau, me rappelant qu'il ne s'est toujours pas présenter.

-T'es sûr que tu ne veux pas me dire ton prénom ? Bon alors...

Je commence à réfléchir. J'ai pas envie de l’appeler machin et ne pas avoir de nom, je trouve ça franchement triste. Parce que, s'il ne veut rien dire, c'est surement qu'il n'y a rien à dire. Peut-être qu'il ne connait pas son nom, ou qu'il l'a oublié... Il paraît que les fous ont tendance à oublier un peu tout et n'importe quoi, ou alors de décider de s'appeler table de jardin ou chaise en paille.
Me grattant le menton d'un air pensif, je lâche un petit "oh" de satisfaction après quelques secondes de réflexion.

-Dans ce cas, tu t’appelleras Bérengère à partir de maintenant!

Je me souviens avoir entendu ce nom à la télé, sur une émission bizarre qui était célèbre à l'étranger parait-il. J'avais trouvé ce prénom amusant, il lui irait bien je pense... Bon d'accord je l'admets, ce prénom est juste affreux à mourir, mais c'est le premier qui m'est venu. Le jour où il parlera bien, il pourra choisir son nom!
Alors que je marche dans ses pas, côte à côte, j'aperçois au loin la façade d'un café qui a l'air sympa. Enthousiaste, je lui montre du doigt en sautillant.

-Regarde Bérengère, il y a un café là! On va pouvoir se mettre au chaud.

Sur ce, sans tenir compte de ses protestations, je l'entraîne à ma suite, le prenant cette fois par les épaules en mode vieux copain. Je me rappelles alors qu'il n'aime pas ça et, arrivés à l'entrée du café, je le lâche gentiment tout en lui offrant un nouveau sourire de crétin.

-Si t'aimes pas le contact ça va être dur pour toi! Imagine quand tu auras une copine, tu la toucheras de loin avec un balai c'est ça ? demandais-je, d'un ton faussement agacé ( ressemblant à s'y méprendre au sien quand il m'adressait la parole.)


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Dave
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J’aime pas ce type. Non vraiment j’aime pas ce type. Il est trop space. Il  pas compris que c’était pas un surnom que je lui donnais ? Nab, en plus, c’est vraiment super moche. Mais s’il a envie de se contenter d’un surnom moche, il peut, hein, et moi ça m’évite d’avoir à retenir un prénom de plus de trois lettres. Le truc c’est qu’il faudrait qu’il se mette dans la tête que je suis pas son pote, et qu’il arrête de me harceler comme ça. On dirait qu’il le fait exprès ! C’est vrai quoi ! C’est abusé. Je le déteste. Il m’énerve. Un soupir m’échappe malgré moi.
Sans attendre, je le repousse, en lui faisant bien comprendre qu’il a intérêt à me foutre rapidement la paix. J’ai le droit d’être de mauvaise humeur si j’en ai envie que je sache… Lorsqu’il s’étale par terre, je m’autorise à faire la moue en lui lançant un regard que j’aimerais bien pouvoir qualifier d’assassin (mais bon, de là à dire que c’est effectivement le cas, j’en suis bien loin.) Si j’aime lui faire bouffer les pavés ? S’il est irrésistiblement attiré par le sol, c’est pas de ma faute hein. Mais bon. Je contrôle pas toujours ma force. Même si j’ai plus un gramme de muscle, je crois… Mine de rien, on perd très vite quand on fait plus d’exercice.
Je roule des yeux.

- Ouais, c’est ça, on va dire qu’on est quitte, « Nab », je ricane avant de me détourner.

Nous nous remettons à marcher – en fait, j’ai surtout le désespoir de constater qu’il continue à me suivre, mais bon, on va dire que je vais pas y faire attention pour le moment. Je m’apprête à penser que je suis peut-être allé trop loin, mais ses mots suivants me tirent un léger grommellement. Amical, amical, c’est vite dit, hein. Personne n’a parlé de devenir ami avec personne ici, que je sache.

- J’vois pas ce qu’y a d’amical dans le fait de se pendre au bras d’un type que tu connais même pas, mais bon…

J’avoue avoir plutôt eu affaire à un truc du style « ferme ta gueule et démerde toi seul » jusqu’ici, alors j’avoue ne pas avoir grandement envie de m’étendre. D’autant qu’à l’hosto, les seules personnes qu’on pouvait qualifier d’amicales envers toi étaient payées à l’être – et encore, toutes les infirmières débarquaient pas toujours avec le sourire. Les pauvres s’en prenaient plein la gueule, et j’éprouve parfois un peu de honte pour ce que j’ai pu leur faire subir. Même si j’y pouvais parfois rien.
Perdu dans mes pensées, je manque de m’étouffer lorsqu’il se décide à me prénommer tout de même.

- J’appellerais même pas mon chien comme ça, t’abuses, je râle. Dave. C’est Dave. Ok ?

Pas David, y a que ma sœur qui m’appelle comme ça. (Bon, et mon père, mais lui, c’était toujours sur un ton moralisateur. Alors bon…)
Mon corps se fige encore lorsqu’il passe son bras autour de mes épaules, mais je ne dis rien, me contentant de le suivre plus ou moins docilement. Quand on s’assiéra, il me lâchera. Donc du calme. Tout va bien.

- Pour le moment j’en ai pas, ça règle le problème, je lâche en roulant des yeux. Et toi, trouves-en une à tripoter, ça t’éviteras de coller les autres pour combler un manque affectif.

Sans attendre, j’entre dans le café et soupire de bonheur en sentant la chaleur s’infiltrer dans ma peau. Mes joues prennent une teinte cramoisie à cause de la différence de température mais je l’ignore, me contentant de désigner, un peu hésitant, une table. Ben ouais, il me lâchera pas, alors autant faire ce qu’il veut – plus vite il sera contenté, plus vite il partira, nan …? (On ressent pas du tout le désespoir de ma démarche là…)

- Là ?

J’attends sa réponse et me laisse tomber sur une chaise, avant de lui retendre son vêtement.

- Tiens. J’en aurai pas besoin ici. Merci ?

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Dim 23 Nov - 15:47
Cette fois-ci, c'est à mon tour de rouler des yeux. Je lui jette un regard en coin tandis que je le sens se raidir à mon contact. Ce mec aime vraiment pas qu'on le touche hein... Un sacré coincé si vous voulez mon avis! Je secoue alors la tête de côtés, cherchant une réponse adéquate à lui balancer. Ce qu'il y a d'amical à tripoter les inconnus hein... ?

-Bon je te l'accorde, c'est pas franchement amical tout le temps... Mais c'est drôle!, ajoutais-je avec un clin d'oeil en mode "beau gosse"

Lorsque je l'entends se récrier en entendant le prénom improvisé que je lui est offert, je ne peux m'empêcher d'éclater de rire. J’avoue que je n'ai jamais vraiment trouvé ce prénom classe, la fille qui le portait dans la série était incroyablement laide. Mais bon, de là à dire qu'il ne le donnerait même pas à son chien, il y a un monde non ? C'est sacrément méchant ce qu'il dit! C'est pas comme si je l'avais appelé Médor non plus ? ( et il y a bien des chiens qui portent ce nom atroce...)

-Tu sais, il y a des prénoms bien pire que ça, tu ne crois pas ?

Mais il y a au moins un effet positif du truc : il me donne enfin son vrai nom. Dave. Je réfléchis deux secondes à l'écoute de son prénom, avant de faire un grimace, comme si j'avais avaler une huître pas très fraîche.

-Dave hein ? ... et tu trouvais que Bérengère c'était pas classe ? dis-je avec un grand sourire débile, preuve que je me foutais royalement de lui.

Je suis son doigt des yeux, avisant la table qu'il me montre. je m'y affale en même temps que lui, me laissant tomber tel un éléphant. Je fais signe au serveur, qui nous avait remarquer de toute façon, et passe ma commande. J'attends que Dave ait fini la sienne avant de redémarrer la conversation. Toutefois, avant même que je ne puisse ouvrir la bouche, il me rend mon passe-montagne et me... Merci ? Merci! Il l'a dit! Accusant un instant de stupeur, je me mets à le regarder comme une mère regarde son enfant ayant accompli une bonne action.

-Oh je suis fier de toi! Tu m'as enfin dit un truc sympa! Tu vois qu'on peut s'entendre!

Je laisse un petit rire s'échapper de ma gorge, et en profite pour vérifier si nos commandes arrivent... Ce qui n'est pas encore le cas. Je décide donc de repartir sur le thème de la petite amie, pour l'ennuyer un peu c'est vrai, mais aussi pour lui répondre.

-Je n'ai aucun manque affectif! J'aime juste beaucoup le monde, répondis-je avec un nouveau sourire crétin. Et puis t'en auras bien une un jour, donc faudra faire un effort. Sauf si tu préfères les mecs, mais le problème reste le même...

J'avais achevé ma phrase d'un ton méditatif, comme si je cherchais différentes explications à son problèmes.


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Dave
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Dim 28 Déc - 0:02

Pourquoi, bon dieu pourquoi il faut que je tombe sur des gens pareils ? J’ai jamais fait de mal à personne, que je sache. Sciemment, je veux dire. Ce n’est pas les quelques paroles en l’air que j’ai proférées durant mon adolescence qui comptent, pas vrai ? Rien qu’à y penser, je me sens un peu plus amer. Cette sensation un peu doucereuse qui me prend aux tripes et me donne envie de soupirer un peu plus ; de me recroqueviller dans un coin, les bras entourant les genoux, et de ne plus bouger. Ne plus bouger jusqu’à ce que le monde, ou moi, ne se soit arrêté de tourner. Ce n’est pas comme si je pouvais contrôler ces moments. Je l’aimerais bien ; bien sûr. Mais la colère et la culpabilité sont souvent plus fortes. Trop souvent. Pour une raison qui échappe tout entendement.
Une voix me souffle quelques mots à l’oreille. Quelques mots que j’aimerais reléguer au rang de simple dégénérescence. Mais c’est trop vrai pour que je puisse l’ignorer.
Tu as tué, David.
Un frisson me parcourt, mais je fais passer ça sur le compte de la porte qui reste ouverte derrière nous, le temps qu’un autre client rentre en vitesse.
Souris Dave. Putain, souris.

- Désolé. Mais j’aime bien mon prénom.

Bon, ce n’est qu’un demi-mensonge. Mais il n’est pas obligé de le savoir.
Puis, suite à sa réaction quand je lui rends son manteau, je roule des yeux, un peu plus amusé. Bon. Allez. C’est rien de mal de parler à des gens. Surtout quand ils sont pas prêts à te lâcher avant qu’ils aient fini par épuiser toute leur matière grise. Je hausse les épaules, signe que oui, il m’arrive parfois d’être poli – et que non, on n’allait pas s’entendre pour autant – mais ne réponds rien. Parfois vaut mieux se taire, hein.
Lorsqu’il enchaîne sur le sujet de la copine, je fais la moue. Qui se transforme carrément en grimace à l’entendre me demander si je préfère pas les mecs. Sérieux… Pourquoi la première réaction qu’on a quand je dis que je veux pas de copine c’est me demander si je suis gay ?

- Aucun des deux, merci bien. Je me complais parfaitement dans ma solitude actuelle, je boude pour la forme.

Ce qui n’est pas réellement faux.
Mais est-ce que tu ne te mens pas à toi-même ?

- Puis c’est pas comme si j’ai toujours été seul, je continue en roulant des yeux. Et je te crois pas quand tu dis que t’es pas en manque d’affection. La preuve, t’as kidnappé un mec que tu connais même pas.

Un serveur passe à côté de moi et j’essaie de l’intercepter pour qu’il prenne notre commande, mais il s’éloigne sans m’avoir vu. Un soupir m’échappe. C’est cool d’être invisible hein.

- Tu fais quoi ici ? T’es pas suédois que j’sache, nan ?

En même temps faudrait être con pour le prendre pour un suédois...



HRP : Pardoooooon mi amor pour le retard :(
Joyeux Noël, une bonne année, toussa toussa ♥ ♥ Te quiero mucho ♥ J'espère que ma réponse t'ira !

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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Dim 5 Avr - 9:57
Profitant qu'il reste silencieux un moment, je l'observe discrètement, croisant les bras pour conserver un maximum de chaleur. Lui, c'est sûr, c'est pas un local. Pour une raison que j'ignore, j'ai l'impression que ce garçon n'a pas très envie de s'étendre sur sa vie privée. Bon, en même temps vous avouerez que c'est pas commun de se livrer à un étranger... Peut-être qu'il est juste méfiant. Mais en ml'observant bine, j'ai l'impression de regarder un mec mal dans sa peau, je ne vois pas comment le dire autrement. Il a le regard fuyant et en même temps, il a constamment un air de défi sur le visage quand on lui adresse la parole. C'est perturbant, mais franchement intéressant. Un léger sourire s'esquisse sur mon visage. Oui sous mes dehors lourds, je suis capable de compassion et d'intérêt pour l'espèce humaine!!
Lorsqu'il commente son prénom, sur un ton que je juge franchement pas sincère pour deux sous, j'en profite pour relancer le débat.

-Bon j'avoue qu'il n'est pas mal, mais ça manque de punch tu trouves pas? commentais-je avec le ton d'un critique d'art. Genre prend Nabouh par exemple, ça a de la gueule! On sent la passion. Alors que Dave, même quand toi tu le dis, on dirait un prénom de condamné à mort...

Je garde un air méditatif, réfléchissant à mes propres paroles. Je n'allais pas encore lui proposer Bérengère, il va m'accuser (injustement) de manquer de goût. Pourtant ça sonne bien non ? Puis, frappé d'une illumination, je tape la paume de ma main de mon poing.

-Oh je sais, on peut peut-être arrangé ça en Davy ? Ça fait un peu greluche, mais ça sonne chouette non ? proposais-je avec enthousiasme.

Je suis convaincu qu'il va encore trouver un truc à redire, il a l'air du mec pas satisfait du tout, qui aime contrarier les gens. Bah, il en faut bien... Le monde est un lieu étrange. D'ailleurs, suite à mes remarques sur ses possibles fréquentations, il me tire une sale moue, comme si j'avais insulté sa grand-mère et me sort l'un des trucs les plus tristes du monde. Je le regarde d'un air ébahi, comme si je contemplais un extra-terrestre particulièrement difforme.

-Mais... mais... mais... Tu peux pas dire ça!!! Personne n'aime la solitude!

Je suis si abasourdi que je crois avoir besoin d'un chocolat pour me remettre. Voyant que le serveur ne s'est toujours pas arrêté à notre table ( je ne mentionne pas le vent royal que mon nouveau copain vient de se prendre ), je me dresse sur ma chaise, faisant de grands gestes et interpellant le serveur d'une manière que je qualifierais de... directe!

-Eh! Oh le serveur! Là, regarde! Deux chocolats pour cette table steuplait!

Il me regarde d'un air ahuri ( Ah ces nordistes...), puis s'en va vers le comptoir pour chercher la commande. Pas trop tôt, je commence à en avoir marre d'attendre moi.
Oubliant ce petit incident, je pose de nouveau mon regard sur le jeune effarouché, qui ( bien que cela semble lui coûter) m'avoue quelques trucs sur lui. J'ouvre la bouche pour faire une remarque, quand soudain, ma conscience appelée Tact intervient pour m'arrêter. Il en parle de façon si triste que je préfères ne pas insister. Oui, vous voyez! Ça m'arrive d'être altruiste aussi! Je ne suis pas qu'un boulet!
Sauf que ma compassion s'arrêt direct, quand il insiste sur le fait que je sois en manque d'affection ( me traitant de menteur au passage) et qu'ne plus, je l'ai kidnappé!!!! Non mais vous y croyez vous ? Parce que moi pas. Je me redresse sur ma chaise, l'air contrarié, prêt à l'invectiver de toute part.

-Je ne suis pas en manque d'affection!!! Je suis juste dans un pays de crotte, où il doit geler même en été, où je ne connais personne, DONC ( j'appuie bien sur le mot) n'aimant pas être tout seul, je fais connaissance avec la populace locale!

On nous apporte nos chocolats au même moment. Je feins de ne pas remarquer le regard appuyé du serveur, concentré sur le bizarroïde qui me fait face. Je saisis au passage la petit cuillère déposer près de la tasse et la pointe sur lui.

-Et dis plus jamais que je t'ai kidnappé face de truite! Sinon je te récure avec ça.

Kidnappé je vous jure. Il ne le sait pas mais au fond de lui, très au fond, il avait envie de venir avec moi. C'est clair non?!
L'atmosphère se détend légèrement, après quelques minutes, lorsque j'en eus marre de lui lancer des regards furieux par-dessus ma tasse. Il me pose alors la question évidente, à laquelle il répond lui-même d'ailleurs. Non je ne suis pas suédois, sinon je ne pesterai pas à chaque fois que j'ouvre les yeux chaque matin. En revanche, le "pourquoi je suis ici?" est une très bonne question. Moi-même, je en sais pas vraiment ce que je vais faire. J'ai reçu mon titre, super, j'ai un dieu complètement fou, génial...

-en fait, je ne sais toujours pas vraiment ce qui m'attend ici...

Buvant une autre gorgée, je me permets tout de même de sourire en pensant au pouvoir que j'ai acquis.

-Mais je sens que les choses vont devenir amusantes!! Tu verras quand tu auras ton super pouvoir et ton dieu! Tu comprendras!

Quoi? C'est une réponse normale dans une conversation.

-Et toi dis-moi, d'où tu viens au juste ?


Hrp: pardoooooon, pardoooooon! Mon retard est inadmissible! <3
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Dave
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Mar 7 Avr - 13:52

Davy ? Et pourquoi pas Davy-chou d'amour tant qu'il y est ? Autant partir tout de suite dans des délires de surnoms insupportables et stupides. Je hausse les épaules, signe que je m'en fiche totalement - mais alors vraiment profondément. Il peut bien m'appeler comme il veut, je suis pas certain qu'on se recroisera un jour - faites qu'on ne se recroise jamais, pitié. Puis moi aussi, si je le voulais, je pourrais foutre son prénom dans tous les sens et sortir un truc débile. Genre Nabouh. On dirait le cri d'un pokémon… Est-ce que je suis le seul mec au monde à l'imaginer se foutre à quatre pattes, genre comme Tarzan, et fait "NaBOUH, BOUH" ?...  Non ? Bon, d'accord. C'est p'tetre juste mon imagination qui déborde un peu trop.

- Dave. Juste Dave. S'te plaît.

C'est dit avec un petit soupir exaspéré. Mais bon, j'crois que ça sert à rien de se battre. C'est le genre de type à qui tu dis A et qui te dis "NON C'EST B CHUT CHUT CHUT TAIS TOI". J'le sais parce qu'Alice est un peu pareille quand elle s'y met… Hyperactive. Ça l'empêche pas d'être gentille, hein. Mais elle se mêle trop de ce qui la regarde pas. En plus de parler tout le temps. P'pa disait que j'avais l'air d'une carpe à côté d'elle. Mais bon…

Une fois de plus, je roule les yeux lorsqu'il enchaine (encore) sur le fait que je n'ai aucun mal à être seul. Que ça ne me gêne pas. Mais c'est vrai. Mes dernières copines remontent. Et j'ai passé tellement de temps seul dans une seule pièce, avec seulement un psychiatre qui vient vous voir une fois de temps en temps. Et des infirmières craignos. Disons que l'hôpital où j'étais n'avait rien à voir avec un hôtel de luxe. Très loin de là. Mais on ne va pas se plaindre. J'imagine que je l'ai mérité. Avec tout ce que j'ai fait.

- C'est pas gênant pourtant. Pas pour moi. On prend l'habitude, un petit peu. Ça ressource. Tu fais jamais ça ?

J'appelle le serveur et me prend un vent merveilleux ; vous me direz, avec ça j'aurai pas trop chaud au moins. Ambiance glaciale moi j'vous dis, les mecs. Je laisse rapidement tomber - parce que franchement dit, j'ai pas envie d'insister, ça me pète déjà les couilles. C'est donc d'un œil particulièrement dépité (oui, y a que mon œil qui est dépité, un problème ?) que j'observe mon compagnon d'infortune - ou kidnappeur occasionnel - se secouer dans tous les sens pour interpeller ledit serveur. Qui évidemment le remarque. On peut pas vraiment faire moins discret je crois, ou alors il faudrait éventuellement qu'on lui greffe une fanfare dans chaque main. C'est sûr que moi, j'ai l'air d'une vitre à côté de lui ; si on se concentre pas, on me voit pas. Après, c'est pas comme si ça n'avait pas d'avantage d'être invisible : généralement, la plupart des gens t'ignorent. Et ça, ça m'arrange pas mal.

Mon nez se plisse quand il commence à m'agresser et j'esquisse une moue contrariée.

- C'est ça, essaie, je grogne avec mauvaise humeur - et avec la folle envie de lui casser le bras s'il tente de m'approcher.

Je réprime de mon mieux un "Quand on a pas vu sa gueule on se la ferme" et touille dans ma tasse, la mine refrognée. Puis essaie d'enchaîner sur un autre truc. Il me fait bien comprendre qu'il est pas d'ici - et je le rejoins un peu sur le côté glaçon de ce trou du cul du monde, ça participe direct à le rendre un peu plus sympathique à mes yeux. Un peu. J'ai dit "un peu" !

Cela dit j'hausse un sourcil quand il parle de dieu et de super pouvoir mais ne relève pas. À l'hôpital aussi, ils disaient des trucs comme ça. Peut-être qu'au final, on est pas plus fous que les gens "normaux"…

- J'viens d'Australie, je finis par lâcher au bout d'un moment, après avoir fixé le vide pendant quelques secondes. J'suis aussi habitué à un environnement moins polaire.

Mes mains autour de ma tasse se réchauffent progressivement, et j'en profite pour essayer de me mettre plus à l'aise. Mes yeux furètent dans tous les coins, et je fixe tout et rien à la fois. C'est un peu comme regarder longuement un objet sans en comprendre la forme, l'utilité.

- J'pense que personne sait vraiment ce qui l'attend. Moi non plus, en fait. Je sais pas non plus pourquoi j'me retrouve là. (Un sourire neutre s'étire sur mon visage.) Je devrais sûrement rentrer.





HRP : Omg je suis tellement contente de te revoir bibiche xD (Oui bibiche, j'ai pas trouvé mieux, mais là j'ai l'impression d'être sous amphet', c'est pas ma faute okay) Bon je pense que mon enthousiasme (et le fait que je te pardonne, btw) se voit dans le pavé que j'ai fait et le fait que je t'ai répondu deux jours après que t'aies posté mais booon ! Te sens pas obligé de faire autant hein <3
Je te love love loooove <3

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Mar 7 Avr - 18:06
C'était prévisible, et pourtant ça parvient quand même à m'amuser : la réaction lorsque je sors son nouveau nom, fraîchement concocté. Il se contente de hausser les épaules et de jouer les mecs que ça n'atteint pas mais au fond, je suis sûr qu'il doit bouillir comme un volcan en manque d'activité ( joli jeu de mots non? ). Si ça se trouve, il me fait subir tout un tas de tortures cruelles dans sa tête. rien que de l'imaginer... ça m'amuse. Ouais je suis un peu comme ça, chiant et masochiste en plus. Combo! Du coup, suite à cela, il est normal que je cherche à m'enfoncer d'autant plus.

-Ou alors Davinet ? Ou davimour, pour jouer sur le côté détaché mais qui cherche à attirer l'amour des autres ?, continuais-je comme si je cherchais à atteindre la perfection.

Il finit par couper mon délire en soupirant, me suppliant presque de lui laisser son nom de base. Je soupire à mon tour, de dépit cette fois, et acquiesce silencieusement. Tout le monde ne peut pas avoir le talent de créer de l'art.

-Bon soit..., dis-je comme un cochon allant à l'abattoir.

Je retrouve très vite ma joie de vivre cependant, grâce à lui en particulier. Pourquoi ? Parce que à défaut de son humour irrésistible ou tout simplement du fait qu'il puisse parler, ses réactions sont assez drôles! Je le vois rouler des eux suite à mes remontrances et à mon choc quand à ses déclarations, ce qui me déclenche un léger fou rire. Celui-ci se calme bientôt toutefois, naturellement, lorsque je l'entends se justifier. Là, franchement, je manque de verser une larme, car il dit encore des trucs trop tristes. Mais, mais... comment on peut avoir envie de rester seul? La solitude, c'est la mort, c'est un abandon de la vie, c'est comme dire "Va te faire foutre" au bonheur! Bon il y en a qui le font, mais ces gens-là, ils sont pas heureux pour moi. Qu'est-ce qu'il peut y avoir de plus triste que de ne pas avoir des amis autour de soi ? ( des cabinets où il n'y a pas de papier certes mais là c'est du sérieux!)

-Eh bien non honnêtement... Bien sur je ne suis pas TOUJOURS entouré mais dans la mesure du possible, je n'aime pas être seul. Le monde devient vide sans personne avec qui rigoler ou parler, dis-je, pour la première fois d'un ton sérieux.

Oui, c'est la première fois que je prends un ton vraiment sérieux avec lui. Tout court d'ailleurs peut-être, mais en général, quand on aborde un domaine qui me touche, je peux être extrêmement mature, malgré ce que je laisse paraître en temps normal. Après, je ne dis pas que je ne comprends pas son point de vue, il y a forcément un moment où l'on préfères être seul mais... ça reste extrêmement triste pour moi.

-C'est triste à prendre comme habitude, commentais-je avec tristesse.

J'ai bien vite l'occasion de sortir de ce thème morose avec l'épisode du serveur, qui semble provoqué une légère vague de dépit de la part de mon camarade. Ah, il commence enfin à montrer des émotions et à réagir aux choses diverses. Comme quoi les fous, il faut être patients avec eux et leur montrer qu'on est leur amis. Bon, là en l’occurrence, il se fout juste de moi, mais c'est un progrès. Mon agression verbale, qui n'en ai pas vraiment une, semble provoquer une légère montée de sa température ( pas dans le sens désir-libido et tout, mais dans le sens, tu vas morfler!). Du coup, je secoue bien vite les mains devant moi, arborant un visage plus joyeux.

-Détends tes chakras z'lama! Je parle beaucoup mais je fais rarement en général, dis-je avec un grand sourire débile.

Il devrait être content, je lui offre de quoi me clasher sur un plateau. Et après il trouvera le moyen de dire que je ne suis pas gentil ou généreux avec lui, alors que je lui offre un moyen d'évacuer son trop plein de violence. Ah la reconnaissance... C'est dur d'être bon de nos jours...
Les choses prennent une tournure lorsque j'entends l'endroit d'où il vient! L'Australie. Ma première réaction est de lui faire un grand sourire joyeux : c'est un pays chaud ça! Il doit être tout aussi mécontent que moi du froid qui règne ici. Lui aussi a peut-être déjà une théorie pour faire fondre le glacier. Puis une autre image me vient en tête, et mon visage prend peu à peu une grimace mi intriguée, mi dégoûtée.

-Attends l'Australie... C'est pas ce pays où les insectes sont géants ? demandais-je, peu désireux de savoir au fond.

Je passe cependant très vite sur ça pour en revenir à ma réaction première.

-Mais sinon c'est chouette, je ne suis pas le seul à qui la chaleur manque alors!! En Palestine aussi il fait très chaud. Bon sauf l'hiver, mais j'aime pas l'hiver là-bas, il y a que la neige de bien.

Je dissimule une grimace quand il dit vouloir repartir. Etant donné qu'il n'a pas réagi lorsque je lui ai parlé des dieux et autre, je ne parviens pas à savoir si c'est parce qu'il est déjà au courant, ou si c'est parce qu'il ignore tout et qu'il me prend pour un dingue, un peu comme moi avec Renzachio. Du coup, je tente une pirouette pour tenter d'en savoir plus sur le sujet.

-A ta place, je resterai. C'est vrai que c'est un pays de crotte, mais il se passe des choses hyper intéressantes non ?

Puis au final, déjà parce que j'en ai marre de tourner autour du pot, mais aussi parce que la finesse c'est pas mon truc ( c'est un truc de faible! ), je décide de lui rentrer carrément dans le lard.

-Non sinon, clairement, t'es au courant de ce qui se passe ici hein ? Les Dieux et tout le tralala ?

Hrp: Avoue tu me haiiiis! xD Je te ponds un gros pavé et direct en plus! Fais mieux que ça :p
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Dave
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David Williams

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Jeu 16 Avr - 16:31
Sérieusement... Ce mec me donne grave envie de me pendre. Non, je vous assure. Il est hyperactif et parle beaucoup trop. Vous me direz, c'est bien : ça permet de pas faire attention au fait que je parle moi-même quasiment pas. Et encore. Je me trouve plutôt loquace, actuellement. Pas forcément à l'aise, mais loquace. Difficile de trouver mes mots, ou même simplement de trouver quoi dire ; ce n'est pas dans mon habitude de me plier en quatre pour offrir satisfaction aux autres. Il est cependant certain qu'un peu de compagnie de temps en temps ne peut pas m'être nocif. C'est probablement même tout le contraire : un peu d'humanité, que diable. Ça m'aidera à retrouver un semblant de sympathie quand je retrouverai ma sœur. Au moins un petit peu. Enfin avec elle, ça va en général. Je suis à l'aise. C'est pas une question de jumeaux ou pas. C'est juste que c'est ma frangine, et que c'est la seule personne au monde qui ne me jugera jamais sur ce que je suis. Ou ce que j'ai fait.

Je me rembrunis un peu à cette pensée. Tout me ramène vraiment à ce moment précis de ma vie ; ce moment-là où je n'arrive pas à trouver les raisons de mes agissements. J'ai tué, mais pour quelles raisons ? Jamais je n'ai souhaité leur faire de mal, ils étaient mes amis. Coéquipiers. On s'entendait bien, c'était chouette. La Syrie, c'était affreux. Les bombes et les armes, tout ça. Mais est-ce que ce n'était pas une excuse, de dire "j'ai pété les plombs" ? Les mots ne changent rien. Les excuses non plus. Et là... Là, quoi ? Je suis tout simplement à côté de mes pompes. Parce que je ne comprends plus rien au monde dans lequel les autres vivent. C'est n'importe quoi...

Nab-truc rebondit sur le fait qu'il trouve qu'être seul, c'est quand même pas très cool. Ouais ben ouais, peut-être, mais en attendant, c'est beaucoup plus calme.Beaucoup plus... tranquille. On se pose beaucoup de questions, on déprime beaucoup, mais au moins, on est sûrs qu'on fera jamais de mal à personne. Et très honnêtement, c'est ça qui m'importe le plus. Si j'dois être seul, ce n'est qu'un moindre mal. Je m'en ferais beaucoup plus en me laissant aller à apprécier des gens dont je peux mettre la vie en danger à tout instant. Pourtant, je ne veux pas faire de mal. Je n'ai jamais voulu faire de mal à personne...

- C'est parfois nécessaire. Pour se couper du monde. J'aime bien le silence, je rajoute. C'est moins difficile de penser. Plutôt que d'entendre tout le monde gigoter et s'agiter...

Vous savez, je n'aime pas le monde. Il est trop bruyant. Quand on passe un an enfermé à entendre simplement quelques personnes hurler des inepties, ou éventuellement le calme du vent qui s'engouffre dans sa chambre, on a un peu de mal avec la grande ville. Trop grande, justement. Et trop peuplée. Puis. Ce n'est pas comme si on m'avait laissé le choix. La solitude, tu l'acceptes et tu l'aimes ou tu crèves de désespoir.

Il reprend avec son face de truite et je lui renvoie mon regard le plus agacé. Bon, tu captes que si t'essaies de m'approcher avec cette cuillère tu te la reçois dans l’œil ou il faut que je fasse une démonstration ? Puis, me détendre ? Me détendre ? Il se fout de moi, là... C'est certainement le dernier endroit du monde où je serais capable de me détendre, actuellement. [HRP : Non mais c'est normal, il a pas encore connu la Corée c'est pour ça /pan]

- C'est vrai que tu parles beaucoup, je bougonne, de mauvais poil, avant de le laisser enchaîner sur l'endroit d'où je viens.

Euh... Des insectes géants ? Non, quand même pas. Faut avouer qu'on a quelques bestioles bizarres en Australie, genre des serpents bouffeurs de kangourous et des poissons un poil chelou, mais sinon, ça va, c'est safe. Enfin je crois, j'ai jamais eu spécialement de problèmes, perso, et je me suis pas spécialement intéressé à la faune et la flore de mon pays natal non plus, si vous voulez que mon avis...

- Nan, pas de bestioles géantes. Puis c'est en Palestine qu'y a des insectes énormes nan ? Et j'avoue qu'ici on se croirait dans un congélateur. Je sais pas comment font les gens. À part en s'emmitouflant dans six épaisseurs de manteaux en peau de caribou, p'tetre...

J'me suis probablement déjà fait la réflexion, mais ça existe en Suède ces trucs ?

Puis, Nab-truc continue à essayer de me faire comprendre qu'il faut que je reste - il a peur d'être tout seul ou quoi ? - et enchaîne sur... Ok. Les dieux et tout le tralala ? Non, j'avoue, ça me dit que dalle pour le coup.

- J't'avoue que j'ai connaissance que d'un seul dieu, et que j'y crois pas des masses... Tu fais partie d'une secte adoratrice des dieux nordiques, c'est ça ? je ricane.

Non mais oui. C'est donc définitif, ce mec est taré... ou sinon il a juste beaucoup fumé ?

- Dis-moi, tu te drogues ? je l'interroge en haussant un sourcil, tout à fait sérieux, avant de reporter mon attention sur ma tasse.

Ben. Je demande. On sait jamais. C'est peut-être pas de sa faute.



HRP : Alors toi je te déteste !!! (Bon je t'aime aussi mais c'est très contradictoire comme sentiment btw)
Compte pas sur moi pour retomber dans les folies de nos rps à quasi 2000 mots, j'ai vraiment pas le courage pour ça xD
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Jeu 16 Avr - 18:12
Je suis conscient d'avoir posé cette question une bonne quinzaine de fois depuis que j'ai rencontré cet idiot mais franchement : c'est quoi son problème ? Sérieux il est chelou quand même. Je sais pas ce qui se trame dans sa tête mais ça doit pas être joli joli. Surtout si ça me concerne d'ailleurs. M'enfin, malgré tous les torts qu'il peut me prêter, il reste quand même ici, avec moi! C'est une preuve ça! ( En même temps je suis génial, il peut pas test...). Le truc c'est que je fais presque une conversation pour deux... tout seul. Le concept est intéressant non ? Il y a de quoi devenir schizo avec tout ça. en même temps, je pourrais bien me faire la conversation à moi-même mais il serait capable de s'énerver... encore. C'est fou d'avoir autant de tension en soi, il devrait faire de la boxe, ça lui permettrait d'évacuer.

J'écoute ce qu'il me raconte sur les bienfaits du silence, mais reste perplexe. Mouais... pas convaincu. Je comprends son point de vue mais j'adhère pas. C'est comme vouloir me faire manger du café en prétendant que c'est du cacao, c'est de la tromperie.

-Moi je trouve ça angoissant la solitude... Même pour penser.

Je prends un air penseur en disant cela, mais je reviens vite sur terre, reprenant mon habituelle gaieté qui semble tant agacer mon nouvel ami.

-M'enfin chacun son truc Davy-chou! N'empêche que la solitude à la longue, ça ronge un homme..., dis-je d'un ton grave.

Sur ce, mon insulte semble provoquer chez lui une irrésistible envie de m'éviscérer. Je comprends pas pourquoi, c'est jolie une truite... Les gens sont rarement content. Du coup, face à son regard de meurtrier en puissance, je lui en renvoie un semblable. Pas parce que je veux le tuer, mais parce que je veux faire une bataille de regard! ( pour l'énerver encore plus! ). Ne sachant pas faire ce genre de regard, j'en rajoute un peu, fronçant les sourcils de façon exagéré et tout. Puis, au final, ayant mal aux yeux, je cligne plusieurs fois d'affilé et pousse un long soupir. Perdu... Il doit être plus habitué que moi.

-C'est vrai que toi, tu parles pas beaucoup par contre, répondis-je sur le même ton.

Je trouve d'ailleurs mon imitation plutôt réussi. Remarque, c'est pas trop dur de reprendre le même ton que lui, il ne fait que bougonner!
On réenchaine du coup sur les pays, et j'acquiesce, sans grande conviction, lorsqu'il me dit qu'il n'y a pas d'insectes géants. Je me souviens avoir vu sur internet la liste des drôles de créatures qui vivaient dans cette région... Ça m'a dissuadé d'y aller. Quand on aborde la Palestine par contre, j'ouvre d'abord la bouche en grand pour contester puis me ravise ne réfléchissant.

-Ben... Ils ont une taille normale nos insectes... la taille d'un petit chaton en gros, dis-je en mimant la taille avec mes mains. Par contre on a des serpents et des scorpions... Mais c'est pas vraiment dangereux si tu es en ville...

On les trouve surtout dans le désert, et là, il faut faire gaffe. Mais bon, les accidents sont rarissimes, quasi inexistants.
Et là, c'est le drame. Pas besoin d'être une lumière pour ce rendre que lui non plus n'en est pas une /PAN/. Bref, il est pas au courant et je passe pour un complet crétin. Je pousse un long soupir.

-Maintenant je comprends ce que Renzapatas a ressenti en voulant m'expliquer... Bah tu apprendras assez tôt, dis-je d'un ton blasé.

Ouais je ne lui explique pas, parce que j'ai la flemme. De toute façon il me croirait pas donc, je le laisse mariner dans son ignorance. Ce sera drôle après quand il sera appelé. S'il l'est bien sûr! Puis, voulant rajouter une touche d'humour, j'en rajoute par rapport au dieu qu'il dit connaître.

-C'est vrai, il n'y a pas d'autre dieu que Allah... Tu as raison, dis-je avec un air de pure évidence.

Je passe joyeusement sur la question des sectes nordiques, parce qu'il a raison dans le fond. C'est un peu ce qu'il se passe ici. Par contre la drogue ( surtout avec ce petit ton sérieux ) me fait sursauter. Remarque, j'ai pas tant de raison d'être surpris. S'il sait pas, normal qu'il se pose des questions sur ma santé mentale.

-Moui j'adore ça... Tu peux voir les traces de piqûres, là, là et là d'ailleurs, répondis-je ne montrant respectivement l'intérieur de mon coude, mes temps et mon bide.

Moi, me foutre de lui ? Du tout!

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Dave
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Mar 28 Avr - 22:39

Angoissante ? La solitude ? Peut-être un peu, oui. Même si je trouve le bruit et l'agitation des foules bien plus propices à me rendre mal à l'aise que le silence et le calme plat. Après tout, ce n'est pas pour rien que je me suis retrouvée sur le port tout à l'heure ; un peu de calme, prendre le temps de penser. Penser ou réfléchir, peut-être un peu des deux, mais dans tous les cas, je n'étais pas sur place. Comme dans un autre temps, une bulle sûrement, dans laquelle je peux évoluer tranquillement, sans me soucier de ce que diront les gens, de ce qu'ils penseront, de ce qu'il se passera. Très certainement suis-je de ces gens qu'on dit trop sensibles au monde extérieur ; qui cherchent la fuite pour ne pas avoir à l'affronter. C'est dur d'affronter l'extérieur, mais il est bien vrai qu'il est tout aussi ardu de s'opposer à soi-même et ses propres démons. La solitude aide et dessert à la fois. Elle guide et calme, ou tranche et attriste. J'aime les deux côtés de cette solitude. Peut-être parce qu'ils me font prendre conscience de qui je suis. Ou au moins que je suis encore en vie.

J'essaie de ne pas rouler des yeux face à sa réplique - Davy-chou ? Et puis quoi encore ? - puis me contente de hausser les épaules, sans retourner dans le sujet. Lui a son point de vue, moi j'ai le mien. Et il ne changera pas, je sais qu'il a tort. Il a tort, parce que ce n'est que dans le silence qu'on arrive à s'entendre. Mais parfois, même le silence est envahi par un brouhaha indescriptible... Alors comment on fait pour le fuir ?...

Nab-truc (oui je continuerai à l'appeler comme ça, tant pis) et moi continuons à parler un peu, et je lui fais intelligemment remarquer qu'il a en effet tendance à un peu trop parler. Bien, il est légitime de me répliquer qu'en effet, moi, je parle beaucoup moins. Et encore, il a de la chance, parce que je lui réponds, au moins. Je pourrais tout aussi bien me contenter de hausser les épaules sans chercher à lui dire quoi que ce soit. Ça pourrait marcher. Mais je doute qu'il l'accepte très facilement. Et j'ai pas envie de me faire agresser parce que je ne participe pas assez à la discussion. La preuve, il m'a déjà entraîné ici...

- Je parle déjà suffisamment, crois-moi, je bougonne un peu, pour la forme.

Juste pour la forme. Parce que j'ai bien vu que ça l'éclatait de se foutre de moi.

On enchaîne ensuite sur nos pays respectifs et je manque de m'étouffer avec mon café lorsqu'il m'annonce que non, ils ne sont pas très gros. Juste la taille d'un chaton. Un chaton. Oui oui. C'est normal, bien entendu, tout est normal. Tout le monde a l'habitude de voir des bestioles censées faire quelques millimètres de la taille d'un mammifère poilu. Normal !

- Je t'avoue que j'aurais pas tendance à trouver ça normal... C'est gros un chat...

Bon, bon, un chaton. Même. Un chaton est un chat, jusqu'à preuve du contraire. (Réflexion profonde de l'année bonjour !)

Ensuite... ensuite comment dire ? Nab-truc me parle de soi disant dieux et je commence à m'interroger tout doucement sur sa santé mentale. Sa réaction me fait hausser les épaules et, lorsqu'il désigne son bras, je hausse un sourcil. Ah, donc il se drogue vraiment ? Ça expliquerait ses divagations, au sujet des insectes et tout ça...

- Tu sais, tu devrais peut-être te faire soigner ? je lance sur un ton particulièrement ingénu - voire carrément stupide.

Puis, devant son sourire moqueur, je comprends - un peu tard - qu'il devait se foutre de moi.

- Ah... Ouais, nan, laisse tomber, tu sais quoi. Je vais pas tarder à y aller, je tente de m'esquiver en terminant et reposant ma tasse.




HRP : Pfiouh enfin répondu, désolée pour l'attente ! J'espère que ça te dérange pas trop que j'amène le rp vers la fin, mais comme on l'a commencé depuis un moment et tout, j'ai un peu de mal :( Mais de toute manière j'en re-veux un avec toi dès celui-là terminé, hein ! <3
Si tu as encore des idées pour la suite par contre je te laisse faire ;) Bisous tout plein bisou!

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Dim 10 Mai - 14:26
Pas besoin d'être médium ( oh jeu de mot!) pour voir qu'il en strictement rien à faire de ce que je lui dis. Il se met plutôt en mode "cause toujours, j'ai raison". Du coup, je bous légèrement à l'intérieur, et me contente de lui adresser un regard noir. Si on discute c'est pour mieux se connaître, pas pour se dire que de toute façon j'ai raison et toi t'as tort. Quel sale gosse... Bon d'accord, il doit être plus âgé que moi mais franchement, quand on le voit ainsi, on peut en douter. C'est pas parce qu'il crache trois mots toutes les dix minutes que ça le rend mature... débile tout au plus! Oui je m'enflamme mais c'est de sa faute, il m'énerve!

Pour combler le tout, il ne sort pas la moindre phrase prenant un moment, si bien que j'enchaîne les sujets comme un crétin, sans retour. J'ai horreur de cette sensation de parler dans le vide. Je me prépare à lui en faire la réflexion d'ailleurs, lorsqu'il interrompt de nouveau mon fil de pensée. Il parle suffisamment à son goût ? Un air blasé se peint sur mon visage.

-Bah remarque... chacun ses préférences.

Par contre, ce qui me fait plaisir, c'est que je suis sûr que le fait de se foutre de sa gueule ne le laisse pas indifférent! Je ne pense pas que ça le vexe vraiment mais du moment que ça le fait un peu réagir, me sortant de cette impression de parle à un automate, je suis preneur.
Je roule des yeux à sa manière, pour en rajouter un peu, suite à sa remarque.

-Un chatON! Pas un chat quand même, je corrigeais en secouant la tête avec dépit.

Reprenant un grand sourire satisfait, je regarde un peu partout dans la pièce, sans pouvoir pour autant trouver de quelconque insecte ( remarquez, c'est peut-être mieux dans un café non ? )

-Tu sais, c'est franchement pas si gros. Et puis, quand on est habitué, ça semble parfaitement normal...

Sauf que je remarque qu'il en me croit pas vraiment et la raison m'arrive rapidement aux oreilles. A nouveau blasé, je le regarde comme si je contemplais une espèce particulièrement rare de détraqué ( ce qui ressemble à peu près à la même figure que si je venais de me prendre un coup de poêle dans la tronche). Mais il est sérieux lui ? Il pense vraiment que je me drogue ? Et surtout que je me plante les aiguilles dans le BIDE ?

-Dis-moi... Ta machine, elle a un mode second degrés ? demandais-je, taquin.

La lumière semble alors se faire dans son esprit -Alleluia- et il comprend que je ne faisais que me moquer de lui. J'acquiesce avec un sourire, reprenant pied avec la réalité quand il m'annonce qu'il doit s'en aller.

-Ah je te saoule à ce point mec ?

Dernière vanne pour un dernier échange. Je n'allais pas le laisser partir sans une dernière joute verbal. Je me serais senti mal. Je me lève à mon tour, laissant l'argent sur la table pour payer nos DEUX consommations ( oui je sais, il m'arrive d'être généreux mais c'est aussi parce qu'il devra me le rendre... et je ne manquerai pas de le lui rappeler! ) et le salue.

-Bon ben je vais rentrer aussi! Le temps que je retrouve mon chemin, j'aimerais bien éviter de passer une autre nuit dehors...

Je pousse un soupir à fendre l'âme, puis me dirige vers la sortie en continuant de lui dire au revoir. Finalement ce n'était pas un si mauvais bougre. Bon, il est un peu bourru voire complètement bête parfois, mais bon... Après un entrainement intensif en ma présence, il n'y paraîtra plus!


Hrp: Voilà! Je clos le topic, parce c'est vrai qu'il traîne depuis un moment quand même... Quand tu veux pour un autre rp! Je veux revoir Davy-chou <3




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Dave
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Lun 11 Mai - 15:27

Pourquoi étais-je parfaitement sûr qu'il allait faire une remarque au sujet du fait que j'ai osé dire chat au lieu de chaton ? Un chaton est un chat, OK, donc dire que ça a la taille d'un chaton, c'est AUSSI dire que ça a la taille d'un chat. Voilà. S'il veut être précis, c'est pas mon problème hein, moi j'ai choisi de pas l'être, qu'il me respecte un peu. Je suis plus âgé que lui, il me doit respect et obéissance - ou au moins ne pas se foutre ouvertement de ma gueule comme il le fait depuis tout à l'heure. Sale gamin prétentieux. Puis non, désolé, moi, devant des insectes gros comme un boulet de canon, je hurle comme une fillette et je pars en courant me cacher sous ma couette. Certes. J'ai déjà eu affaire à ces "petites" choses qui grouillent et rampent partout dans ces pays sablonneux, mais c'est loin. Et relégué dans un coin de ma tête verrouillé à double tour. Puis ce n'est pas un crime de ne pas aimer les insectes, que je sache. Ca me semble plus ou moins normal, ou du moins compréhensible, nan ?

Visiblement pas. Tout a l'air normal, dans son pays. Et après, il dit qu'en Australie on a des bestioles énormes voire carrément bizarres ? C'est faux. C'est pas parce qu'on a quelques crocos, des méduses un poil venimeuses et des casoars super virulents que c'est une contrée hostile non plus.

- On a pas spécialement la même définition de la normalité...

Ouais. Voilà. Exactement.

Puis j'esquisse une moue, détourne les yeux. Pas ma faute si je ne comprends pas quand les gens se foutent de moi. C'est l'innocence ! (HRP : Ahah ahahahem.)

J'ai à peine le temps de répliquer quelque chose que Nab-truc se lève, visiblement vexé, me salue et paie nos deux conso avant de s'en aller. Avec une moue, je le fixe quitter les lieux et détourne les yeux, conscient de pas avoir été super loquace, ni super sympa, ni super rien du tout en fait. Mais quand on est pas dans notre assiette et qu'on veut pas parler aux gens, généralement, ils nous laissent tranquilles non ? Ahh...

C'est donc encore un petit moment, seul, que je reste dans ce café, perdu dans mes pensées. L'Australie... Peut-être que je devrais y retourner moi aussi, hein ...?




[HRP : Bon en fait j'me sentais trop mal de finir le rp sans te répondre, mais voilà, c'est un peu court mais c'est fait :D Promis on en relance un bientôt *-* Love you <3]

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