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 :: Stockholm :: Plaine
Un arbre solitaire.
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Alia Wolf
Mer 22 Oct - 12:38
Voilà une semaine que j'étais arrivée ici, dans la forêt de Stockholm, plutôt accueillante, j'y avais rapidement trouvé un petit habitat.
Là-bas j'avais abandonner mes affaires humaines, habits et armes que je gardais dans un havresac que je prenais dans ma gueule quand j'avais besoin de me déplacer avec. Si non, je le laissais là où je décidais de vivre.

Enfin, ce jour là j'étais partie en exploration, il faut bien que je connaisse les lieux où j'ai décidé que j'allais vivre durant la prochaine décennie. J'avais déjà presque terminé d'examiner la foret et les collines, mais je n'avais pas encore commencer le reste. Prendre mon temps était un luxe que je pouvais m'offrir en tant que créanne. Pour être tout à fait franche je redoutais un peu le moment où je devrais m'aventurer dans la ville, on m'avait dit que l'on y était particulièrement proche des dieux. C'est d'ailleurs pour ça que j'étais venue habiter ici. La curiosité est un vilain défaut parait-il.

Bref, reprenons. J'avais donc décidé de repousser ma visite de la ville à plus tard pour me concentré sur une partie que je n'avais fait que voir depuis mon arrivée, les plaines. Une immensité sans arbres, sans ombres, juste de l'herbe plus ou moins hautes selon les endroits.
Ce n'était peut-être pas si nécessaire d'aller visiter cet endroit, mais je n'avais aucune envie de reprendre forme humaine pour aller en ville. Vous vous doutez bien qu'un loup qui se balade dans une ville ce n'est pas suffisamment discret.
Après une inspection rapide pour vérifié qu'il n'y avait personne je me lançais, au début je trottinais, l'air frais de l'automne soufflait sur mon museau, mais je n'avais pas froid grâce à mon pelage parfaitement entretenu ! J'y faisais très attention ! Puis, la sensation de liberté que me procurait cette balade me força à accélérer, je me dégourdissais les pattes en me lançant à vive allure. Bientôt je pus voir un arbre solitaire dans la plaine, un grand arbre qui semblait bien vieux. Courir ainsi était vraiment agréable, mais je ne pus m'empêcher d'aller me nicher aux pieds de l'arbre entre deux racine. Le coin était tranquille et finalement je prenais beaucoup de plaisir à visiter ces plaines que je pensais si ennuyeuse.

Mais tout à une fin, et celle des moments agréables arrive souvent trop vite. Une aura se rapprochait de moi, et pas n'importe laquelle. Je n'étais pas encore une experte, mais je savais qu'il ne s'agissait pas d'un humain normal. Discrètement je me relevais. J'avançais doucement vers ma cible, un homme blond. Il était entré sur mon territoire, alors je décidai de le filer. Sans un bruit, je commençais à le suivre, mais une plaine offre trop peu de cachette.
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Dave
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David Williams

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Dim 26 Oct - 23:11

C’est pas un pays ce truc, c’est un congélateur. Non, je dis ça parce qu’en Australie, il fait quand même vachement plus chaud. Ça me manque un peu – c’est vrai, j’aimais bien me perdre dans la nature, observer un peu le paysage et tout ça. Le côté un peu sauvage des alentours de Stockholm me rassure un peu, quelque part. Ca tranche avec le côté trop organisé de la ville, trop bruyant, trop vif, trop rapide, trop violent. Trop agressif pour moi. C’est vrai, la civilisation, j’arrive pas trop à m’y faire. Les gens viennent tout le temps te parler, ils te bousculent, alors que toi, tu aspires simplement au calme. Non, parce que je me doute bien que c’est pas comme ça que je retrouverai ma frangine. Mais c’est comme ça, on doit faire avec.
J’ai renoncé à l’idée de rentrer chez moi pour le moment. Je sais que je retrouverai ma sœur, mais il me faut juste un peu de temps. Juste un tout petit peu plus, et ça ira. J’ai envie d’y croire, et je sais que plus j’y croirai, mieux je me porterai. (Enfin, le jour où j’y croirai plus ce sera soit parce qu’on m’aura à nouveau enfermé, soit parce que j’aurai définitivement abandonné tout espoir de vivre. Je suis super joyeux, je sais.)
En attendant, je prends un peu de bon temps dehors. Même s’il fait super froid, tout ça. Je me sens las. Las, mais libéré. Finalement, être à l’extérieur me fait du bien. Enfin, c’est ce que j’imagine. Mon esprit est un peu moins lourd, un peu plus… apaisé. Mais je me sens encore mélancolique – loin de chez moi, de ma famille. Un peu trop seul, aussi, j’imagine. Mais je n’ai pas l’habitude de taper la causette aux gens. C’est compliqué pour moi. En même temps, j’aime pas non plus qu’on me parle comme à un gosse de trois ans. Ça m’énerve tellement…
Finalement, je regarde autour de moi pendant ma promenade. Je me suis bien éloigné de la ville, et je suis dans les plaines. Devant et derrière moi, il n’y a rien qu’une étendue déserte, parsemée d’un peu d’herbe humide. C’est tout. Coincé sous mon bras, mon carnet de notes. Au cas où j’ai envie de me poser. Et d’écrire un peu. Mais pour le moment, j’en ressens pas le besoin. Je me sens juste bien.
Je continue comme ça un moment encore, avant de me poser par terre, en tailleur. Le nez en l’air, je me perds dans mes pensées. En dehors du monde, de tout.
Un peu plus tard, je me décide à me relever, et rentrer. Mais je me fige en voyant la créature, pas très loin devant moi. Un quadrupède poilu. Immense. Un loup ?
Je fais un pas en arrière. Encore un. Le cœur qui s’emballe et les yeux écarquillés. Je trébuche, tombe sur les fesses.

- N’avance pas… je souffle.

Pas sûr que le gentil toutou m’écoute, cela dit…

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Alia Wolf
Lun 27 Oct - 12:05
J'observai ce jeune homme allié des dieux que je voyais avancer dans la plaine. Discrètement je le suivais comme son ombre. Il n'était pas très imposant, avec tout ce qu'on m'avait dit sur eux je m'étais imaginée qu'ils étaient tous armés jusqu'aux dents et qu'ils avaient des cornes. Quoi s’exagère ? Oui un peu.
En tout cas je ne mettais pas attendu à un jeune homme blond se promenant dans les plaines avec pour seul arme un carnet glisser sous son bras. Non mais il était vraiment au courant que la plupart des créannes veulent sa mort lui ?

Mais je restais à bonne distance, me méfiant tout de même un peu de lui. Les dieux n'étaient pas idiots, ce gars devait probablement valoir quelque chose. Et puis, si je m'approchais trop je craignais qu'il ne sente mon aura comme j'avais senti la sienne.

Il avança encore un peu, observant le paysage, lui aussi semblait être en train de visiter. Mais finalement il se laissa aller par terre, se mettant en tailleur et levant les yeux au ciel, que faisait-il ? Intriguée, je me rapprochais, me couchant non loin sans le quitter de mes yeux verts. Il ne fit rien. Il resta un moment dans cette position, le nez vers les nuages. C'était drôle, certainement une créanne normale lui aurait sauté dessus. Hors moi je préférais l'étudier en silence.

Soudain il se releva, prise au dépourvu je fis de même, profitant d'un moment d'inattention de sa part pour me dresser sur mes pattes. Malheureusement je n'avais pas envisagé qu'il se tournerait vers moi et n'eu pas le temps de me cacher.
Quand je croisai son regard, je m'apprêtai à lui sauter dessus. Juste un instinct de protection, je pensais qu'il aurait de suite compris en me voyant qui j'étais alors je montrais les dents. Mais je n'eu même pas besoin de lever une griffe. Certainement effrayé le jeune homme fit un pas en arrière, puis un autre sans me lâcher de ses yeux écarquillés. Mais par maladresse il chuta sur les fesses.

Pourquoi ne m'attaquait-il pas ? On m'avait pourtant dit qu'un sbire des dieux me reconnaîtrait et chercherait à m'éliminer, alors pourquoi me craignait-il lui ? J'avançais doucement, amusée et intriguée par cet homme. Je pouvais m'approcher de l'un d'entre eux ! C'était exceptionnel et une occasion en or de mieux les comprendre ! Car oui, je ne ressentais aucune animosité à son égard, il ne m'avait pas attaqué alors je ne comptais pas le faire. Mais alors même que je n'avais fait qu'avancer une pâte il souffla :

- N’avance pas… Je stoppais donc mon geste.

Certainement devais-je être trop intimidante ainsi. J'envisageais de me transformer en humaine pour pouvoir bavarder avec lui, mais s'il n'avait pas encore compris ce que j'étais je n'avais pas envie de me dévoiler, et s'il avait compris, j'étais bien plus capable de me défendre sous ma forme actuelle.
Mais je ne pouvais pas le laisser filer, je voulais en savoir plus. Je décidai donc de jouer la gentille. J'abaissais la queue et les oreilles, essayant de lui montrer que j'étais "inoffensive", du moins pour lui et en ce moment.
De nouveau je me rapprochais, profitant qu'il ne puisse pas se relever sans me perdre de vue pour venir m'asseoir en face de lui, à seulement quelques centimètres. Je le regardais droit dans les yeux, je voulais qu'il puisse voir que je n'avais rien d'hostile. Que dans mes yeux verts il n'y avait pas une tache de méchanceté envers lui, juste de l’intérêt. Un petit couinement et je baissai la tête, signe de soumission, enfin là c'était du cinéma, juste histoire qu'il ne parte pas en courant.
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Dave
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David Williams

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Lun 27 Oct - 21:23

Pourquoi il n’avance pas ? Généralement, un loup, quand il voit quelqu’un, il attaque, nan ? Ou il lui saute dessus. Grogne et le menace, je sais pas, mais il faut quelque chose. Il ne reste pas planté là, aussi figé que moi, à me fixer. Il avance alors, et je me surprends à lui souffler quelques mots. De ne pas s’approcher. Comme si le fait de le lui ordonner, le lui demander peut-être, l’empêchera de m’arracher la gorge. Aucune idée cela dit. C’est plus de l’instinct de survie qu’autre chose qui m’empêche de prendre mes jambes à mon cou. Mais j’ai déjà eu affaire à pire. Enfin, je crois que c’était pire. Est-ce que des hommes armés jusqu’aux dents ça peut être considéré comme pire qu’une bestiole sauvage, donc forcément imprévisible, avec des mâchoires suffisamment puissantes pour t’arracher un bon morceau de bras ? Aucune idée. Au final, je ne sais même pas si j’ai envie de le savoir.
Mon souffle se bloque dans ma gorge et je frissonne. De froid et de peur. Cette peur qui fait naître l’adrénaline, qui nous permet de nous dépasser. Comme je l’ai souvent appris. Un peu trop souvent, je crois. Beaucoup trop souvent.
Puis, enfin, ses oreilles et sa queue s’abaissent. Je ne comprends pas trop le geste. On dirait qu’il ne veut pas m’attaquer… je crois ? Généralement, ils font ça quand ils se sentent menacé. Et je ne crois pas être menaçant, non ?... Je déglutis. Attends encore un peu de voir. C’est vicieux ces bestioles. Je crois… J’ai pas envie de savoir en fait. Ce serait con de crever ici, n’empêche… Après tout ce chemin.
L’animal s’approche, lentement. Je sais que je ne devrais pas le fixer dans les yeux de cette manière – on m’a toujours dit que c’était dangereux. Mais là… C’est comme s’il me happait, rien qu’en me regardant. Un peu flippant, j’avoue. Il lâche un léger jappement et baisse la tête. J’incline doucement la mienne sur le côté, un peu perturbé.  Qu’est-ce qu’il veut ? J’ai du mal à comprendre…

- Tu es tout seul toi aussi ? je souffle encore, hésitant toujours à effectuer le moindre geste devant l’animal.

Je me mordille la lèvre, lève doucement la main devant moi, m’arrêtant en tremblant un peu à quelques centimètres de son museau. Mais ne m’approche pas plus, pour ne pas l’effrayer.

- Tu vois ? Je te ferai pas de mal.

Je ne sais pas trop, mais j’ai l’impression qu’il est aussi apeuré que moi. Mais beaucoup plus calme. Est-ce que c’est son instinct qui le pousse à agir de cette manière ? Encore une fois, ça m’étonne… Pourquoi il ne m’attaque pas ?

- Toi non plus, tu ne m’en feras pas ? Pas vrai ? je continue en hésitant, me sentant un peu bête de parler dans le vide comme ça.

Quelque part, ça a quelque chose de rassurant, aussi. Combler les blancs pour se donner un peu de courage. Même si je doute que ma voix l’apaise, on peut toujours rêver.

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Alia Wolf
Mar 28 Oct - 1:25
Il ne baissa pas les yeux. De tous les humains que j'avais pue rencontrer il était l'un des rares qui avait eu assez de cran pour soutenir mon regard. J'aimais ça.
Je connaissais pourtant la rumeur plus que fondée qui circulait chez les humains à propos des loups et autres prédateurs, les regarder droit dans les yeux était une forme de défi. Et c'était vrai, mais je n'étais pas assez idiote pour réagir comme un animal et lui sauter dessus pour si peu. J'étais civiliser comme louve !

- Tu es tout seul toi aussi ? Dit-il finalement.

De nouveau je couinai, hochant doucement la tête -oui, je suis une louve qui comprend les humains, peu banal- impossible pour moi de m'exprimer autrement, un grognement est signe de mécontentement et un hurlement je n'en parle même pas. Et si je me connectais à son esprit ? En étais-je seulement capable ? Je ne savais pas. J'avais beau avoir ces pouvoirs en ma possession de puis de -très- nombreux hivers, je ne m'en étais presque jamais servi, seulement en dernier recours.

Soudain, il leva la main et la rapprocha de moi, bien qu'il tremblait un peu c'était un acte de courage impressionnant. Ne vous vantez pas, je ne pense pas que beaucoup de gens soient capables de rapprocher leurs mains d'un animal féroce capable de la leurs arracher sauvagement.
Je fixais donc ses doigts qui s'étaient immobilisés non loin de ma truffe.

- Tu vois ? Je te ferai pas de mal.

Oh ça, ce n'était pas exactement ce qui me faisait le plus peur, mais l'intention était plutôt bonne. Il n'avait pas l'air rassuré, et pourtant il cherchait quand même à tranquilliser la bête qui lui inspiré cette émotion. Il agissait étrangement, pourquoi se montrait-il bienveillant envers une louve sauvage ? Peut être était-ce pour ça qu'un dieu l'avait choisi... ou peut être cachait-il très bien son jeu.
Bon ok je me montrais plus que coopérative, mais de là à me tendre la main c'était presque trop beau ! Il aurait très bien pu me repousser méchamment et profiter de ma faiblesse. Dans ce cas là je l'aurais mordu évidemment.

- Toi non plus, tu ne m’en feras pas ? Pas vrai ? Il y avait comme une hésitation dans sa voix, quelque chose d'amusant.

Sans attendre, consciente que je jouais peut être un peu trop, je collai ma tête à sa main, me frottant comme un chaton câlin voulant un peu de caresses. Je me trouvais ridicule, mais je voulais sa sympathie, peut être un jour pourrais-je le recroiser sous mon autre forme ? Ainsi aurais-je l'occasion d'avoir une réelle conversation, enfin s'il ne m'attaque pas.
En tout cas pour le moment je n'avais aucune envie de l'effrayer. Une louve qui se change soudainement en femme dévêtue c'est pas ce qu'il y a de plus rassurant vous en conviendrez.
Je me relevais donc et lui tournais autours, mes oreilles de nouveaux dressées. Je me frottais contre son dos puis revins à côté de lui les yeux pétillants de malice. Je voulais vraiment qu'il m'accorde sa confiance pour que je puisse rester avec lui. Je me coucher donc près de lui et poser ma tête sur l'une de ses jambes, ne le lâchant pas des yeux. Comment lui répondre ? Comment lui faire comprendre que je voulais juste rester avec lui pour mieux le cerner ? Je ne trouvais pas d'autres façons que de me montrer câline.
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Dave
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David Williams

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Jeu 30 Oct - 15:08

Pourquoi reste-t-il ? Pourquoi ne s’éloigne-t-il pas ?
Les bêtes sauvages ont tendance à être soit agressives, soit craintives. Mais l’agressivité est souvent causée par la crainte – je ne le sais que trop bien. Peut-être est-ce facile à comprendre, pour moi, qui suis un peu semblable. Moi aussi, quelque part, je ressemble un peu à ces animaux. Ils vivent reclus, loin des hommes et recherchent la solitude. Mais quand ils se retrouvent face à l’une de ces créatures étranges – ces humains bipèdes qui parlent trop et grouillent de partout – il n’est pas difficile de comprendre pourquoi elles sont effrayées. Ils m’effraient aussi, ces humains. Parce que je ne suis pas comme eux et que je ne les comprends pas. Parce que j’ai été trop longtemps éloigné d’eux, que j’ai trop longtemps du les voir vivre de loin, sans participer, sans pouvoir m’insérer dans ce monde-ci. Parce que pour eux, le monde est leur monde. De l’égocentrisme, probablement. Ce doit être pour ça que je ne les aime pas, bien que nous soyons de la même espèce.
Mais lui, cet animal, ce loup au pelage épais et à l’apparence douce, il s’approche, semble même chercher le contact. Je n’ose pas plus avancer ma main. C’est vrai, je suis courageux, mais pas téméraire. Je crois que je sais où se situe la limite à ne pas franchir. Déjà que j’ai l’impression de me faire analyser de haut en bas… Je peux vous dire que c’est sacrément perturbant. Même lorsque je parle, il me répond – et c’est là que je me dis que je suis peut-être effectivement un peu fou. Je dois halluciner parce que je me sens seul, alors je m’invente un animal de compagnie pour éviter de sombrer totalement.
Je croyais que tu avais déjà sombré ?
Un frisson me parcourt.
Sa tête se pose contre ma main et je retiens de justesse un geste brusque en arrière. Le cœur battant, les lèvres closes, je me contente de fixer de mes yeux incrédules l’animal lupin se frotter contre ma main. Mon dieu. Je crois que je vais tourner de l’œil. Y a pas d’autres moyens, là.
Le loup se lève sur ses puissantes pattes, et je me raidis encore en l’observant me tourner autour. Son regard à la hauteur du mien. Et ça ne fait que le rendre plus impressionnant encore. Dans mon dos, je le sens s’y frotter, un peu comme un… chat ? … Ca réagit vraiment comme ça un loup ? ‘fin, c’est comme un chien, mais en plus grand, nan ? Space…
En le voyant se coucher à côté de moi et poser sa tête sur mes jambes, je bouge légèrement mes bras, comme pour éviter le contact – on ne dérange pas un loup. Un loup qui agit comme un chien. Et un chat.
Sérieusement, il est en manque d’affection ?

- C’est… surprenant, je souffle.

J’ai un demi sourire. À la fois inquiet et un peu rassuré par son geste. Il me rappelle le chien qu’on avait, quand j’étais petit. Immense. Je faisais du cheval dessus quand j’avais trois ans, c’est dire – le pauvre, il en a eu, des poils d’arrachés parce que je m’y agrippais comme un forcené…

- T’es vraiment pas un loup commun, toi... je continue à mi-voix, n’osant toujours pas poser ma main sur sa tête. Qu’est-ce que tu fais ici, hein ?

Un peu hésitant, j’effleure sa tête de mes doigts, un instant. Frissonne un peu sous le toucher. Wow. C’est vraiment space comme situation. J’éloigne à nouveau ma main, perturbé.
Bon. Bon, ben, on va parler dans le vide. Histoire d’éviter de se dire qu’on a une bestiole sauvage qui essaie de faire ami-ami avec vous. (Ça aurait pas pu être un écureuil ? C’est inoffensif, un écureuil…)

- Tu t’ennuyais ? Je peux comprendre… ça doit pas être cool d’être tout le temps seul.

Mon dieu, qu’est-ce que je fous là ? Vous croyez que si je bouge, il va me mordre ?

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Alia Wolf
Jeu 30 Oct - 20:38
Il eut un mouvement de recule, du moins il agita ses bras et je me retins de nouveau de lâcher un grognement. Comment le rassurer d'avantage alors même que je me conduisais comme une vraie peluche ? Je ne lui avais même pas montré les crocs une seule fois !

- C’est… surprenant. Avoua-t-il.

Et j'étais totalement d'accord avec lui. Les vrais loups ne se comportent pas comme ça, ils vivent en meute et attaque n'importe quoi tant qu'ils ont une raison de le faire. Une race noble et mystérieuse autant que sanguinaire et dangereuse.
Le blond avait affiché un semblant de sourire, c'était encourageant ça au moins ! C'étais la première expression positive qui s'affichait sur son visage ! J'aurais dû m'allonger sur lui dès le début, ça m'aurait au moins empêcher de passer pour une louve très étrange.

- T’es vraiment pas un loup commun, toi... Qu’est-ce que tu fais ici, hein ?

Non mais comment aurais-je pu lui répondre ? C'est vrai quoi, j'en mourrais d'envie ! Je voulais le questionner et répondre à ses questions ! Quel torture d'avoir sous la patte ce que l'on veut comprendre sans pouvoir ne serait-ce que communiquer avec lui.
A ce moment précis je sentis une légère pression sur ma tête. Surprise je relevais mes yeux vers l'homme qui avait enfin oser me caresser sans que je lui force la main. Il était quand même l'un des premiers que je laissais toucher mon pelage - pour ne pas dire le premier. Mais le contact se rompit trop rapidement à mon gout. Encore une fois cela prouvait son mal être.

- Tu t’ennuyais ? Je peux comprendre… ça doit pas être cool d’être tout le temps seul.

Seule tout le temps ? Non pas vraiment, il y avait les lapins, les oiseaux, les renards, enfin pour la plupart ils étaient effrayés en me voyant, réaction qu'ils partageaient souvent avec les humains.
Mais de nouveau il sembla être mal à l'aise. Je soufflais. Comment pouvais-je me montrer plus inoffensive que ça ?
Je m'étais mise à son niveau, j'avais accepter son geste quand il avait tendu la main vers moi, j'ai même jouer les animaux domestiques pour qu'il se détente ! Pourtant il semblait être toujours aussi stressé par ma présence à ses côtés ! Que devais-je faire ? Me rouler par terre et jouer à va chercher ? Je n'allais certainement pas me rabaisser à ça ! Mais il restait quelque chose que je n'avais pas eu envie de faire jusqu'à présent car elle trahirait forcement mon identité... Hors je n'avais plus le choix, c'était soit ça soit perdre cette opportunité de comprendre l'un des leurs, il ne me restait plus qu'à prier pour qu'il m'ait prit en sympathie.
Mais j'avais tout de même peur. Et s'il me prenait pour ennemi dès qu'il aurait compris ? Et s'il essayait de me tuer ? Je me changerais de nouveau et cette fois je l'attaquerai. Mais cette perspective m'arracha le cœur, je préférais me dire que je fuirais.
Je ne devais pas y penser, peut être même qu'il ne comprendrait pas tout de suite ? Peut être allait-il juste me prendre pour un être extraordinaire ? Je voulais me rattacher à cette espoir.
Je me relevai sur mes pattes, échangeai un regard avec lui puis le contournai de nouveau pour me positionner dans son dos. Je n'avais pas envie de l'effrayer en me transformant juste sous son nez.


Et voilà, quelques instants plus tard j'étais une femme humaine. Le froid mordit ma chair, j'étais nue évidemment, des vêtements n'avaient pas poussés entre temps. Je grelottai puis m'appuyai contre lui. J'avais besoin de chaleur et de l'empêcher de se retourner pour le moment, alors je l'enlaçais par derrière, me serrant contre lui. Je n'avais pas eu aussi froid depuis longtemps. Je rapprochais ma bouche de son oreille et lui murmurais :

- Aurais-tu un vêtement à me prêter ? J'avoue que je meurs de froid ainsi.

Le pauvre, je ne l'aidai pas là. Déjà je changeai de forme, mais en plus j'étais une femme nue.
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Dave
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David Williams

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Ven 31 Oct - 15:43

Franchement, je dois avoir l’air con, à parler tout seul comme ça. C’est pas la première fois cela dit – quoique, parler à un animal, c’est quand même un peu moins flippant que parler dans le vide, à un mur, un quelconque meuble ou une plante verte. Enfin bon, on va éviter de s’étendre là-dessus. C’est pas que c’est pas intéressant, c’est juste que j’aimerais éviter de me convaincre moi-même que je suis totalement terrorisé par cette bestiole. Sinon je n’essaierai pas de me rassurer comme ça en parlant tout seul. Mais le pire – c’est terrible, vraiment – c’est cette impression d’être épié, d’être écouté, et surtout d’être compris. Oui, compris. Un animal, ça peut comprendre des gestes simples, ok. Des ordres simples, aussi. Ça peut comprendre une intonation. Ressentir des sentiments – la peur, paraît-il, a une odeur qu’ils pistent sans difficulté apparente. Mais des phrases complexes ? Avec des idées abstraites ? « Tu es seul »… Même moi, parfois, je n’étais pas sûr de comprendre tout ce que l’on me disait. Alors un loup…
En sentant ses yeux se lever vers moi, tandis que je m’applique à caresser sa tête, je laisse tomber toute idée de le toucher. Qu’est-ce que son regard signifiait ? De la peur, de la colère, ou bien une pointe de joie ? Désolé, je ne parle pas le chien, je suis incapable de comprendre toutes ces choses, et encore moins au premier regard. Depuis combien de temps je ne m’étais pas trouvé en présence d’un animal ? Il n’y en avait pas, à l’hôpital. Pourtant, ils m’ont toujours fasciné. Beaux, élégants, mais surtout fiers et sauvages. Indomptables. Ils décident de la manière dont ils se laisseront aborder par les hommes…
Lorsqu’il se remet debout, je suis tenté de me relever et de partir. À la place, j’attends de voir, toujours dans la même position, plus attentif que je ne sais parfois l’être. Plus lucide, certainement aussi. Un point d’ancrage dans cette réalité – dans ma réalité. Je suis, là, maintenant. Et cet animal, je le crois profondément, existe aussi.
Pourtant une chose incroyable se produit. Il me suffit d’un court instant durant lequel je le perds de vue pour ressentir ce malaise. Ce malaise qui m’étreint en même temps qu’une femme, dans mon dos. Visiblement.
Je me fige, reste interdit. Mes yeux sont fixés sur un point invisible devant moi, et je m’efforce de ne pas repousser cette présence humaine que je juge beaucoup trop proche, soudainement. Je déglutis. Peine à comprendre. Ses lèvres glacées près de mon oreille me tire probablement un rougissement que j’ignore. Mes yeux descendent finalement sur ses bras nus, qui enserrent ma taille. Puis je tourne lentement la tête.
Ces yeux.
Troublé, je mets quelques secondes à réagir. Essaie à peine de me demander comment elle a pu venir aussi silencieusement, alors qu’il y avait cet animal, auparavant, juste à côté de moi. Oublie presque de constater que le loup a effectivement disparu de mon champ de vision – impossible, pourtant, de se cacher aux alentours. Il y a juste ces yeux, qui sonnent presque comme une évidence. Pourtant, la brèche s’est déjà formée. Est-ce que c’est vraiment la réalité ? Est-ce que je n’ai pas dépassé cette réalité, à l’instant ? Pourquoi tout s’effondre soudainement ?
Puis, enfin, ses mots percutent mon esprit. Je balbutie.

- Attends… je fais en me dégageant, sans la regarder – par pudeur ou par peur de ce que je pourrais constater ? Ma veste…

Vivement, fébrilement, je l’enlève. Prends une inspiration pour la lui mettre sur les épaules en resserrant les pans autour de son corps, regardant toujours ailleurs. Le vent me fait frissonner, mais j'ignore. Elle doit avoir plus froid que moi, là.

- C’était quoi, ça ? Comment tu--

Je m'interromps. J’ai pas envie de savoir. Pourvu qu’elle réponde pas.

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Utu

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Ven 31 Oct - 16:59
/!\ Halloween !


Je crois que j'ai été un peu naïf.
On sait tous qu'entre dieux, les coups bas sont permis, tolérés et parfois même conventionnés, réglés et particulièrement appréciés. Mais le plus souvent, il s'agit de coup qu'on pourrait qualifier de « salopards », ce genre de coups qui vous laisse toujours un goût amère après quatre milles ans d'existence par exemple. A vrai dire, il n'y a que moi qui ai un esprit encore assez enfantin pour tenter quelques « blagues », vous savez, un truc rigolo et pas méchant en principe.
Enfin, j'ai du oublier le don tout aussi farfelu qu'a Enlil pour s'amuser des autres. Entre nous si un seul des Dieux du Panthéon comprend son humour, qu'il me prévienne. Mais d'ordinaire, et c'est ce qui me rassurait en cette approche d'Halloween, Enlil préfère s'amuser avec les humains. Plus chétifs, moins dépensier en énergie et en pouvoir pour leur faire peur, je suppose... Et c'est là que j'ai été bien naïf. Mais vraiment. Et là aussi que je me suis aperçu de la stupidité profonde de notre maître des Dieux. J'aime pas son humour.
Je dirai que tout a commencé quand, au milieu d'un de mes procès les plus important de la semaine, je tousse. Rien de bien méchant pour un simple humain, amsi chez un Dieu... Un Dieu ne tombe pas malade. Donc dès que je fais mine de m'étouffer devant mes collègues divinités, ils le prennent tout de suite assez mal. Pour eux, ça veut dire au choix « je m'en branle » ou « vous pouvez aller vous faire foutre ». Mais comme je suis un être sincère et juste, je les prie de m'excuser et la séance continue.
Elle continue moins de trois minutes en fait. Une autre toux me prend, et cette fois, quelque chose sort de ma bouche. Un bonbon. J'ouvre grand les yeux comme tout mes collaborateurs et clients. Un bonbon. Craché par un Dieu. Ma première idée est que ça doit se vendre un sacré prix. Tout le monde fronce les sourcils, moi compris, mais tout le monde se tait et on continue.
Tout le monde se tait... Disons tout le monde fait mine d'avoir de l'assurance alors qu'en fait tous doute. Un Dieu majeur qui tombe malade ?! Depuis quand ? Et qui crache un bonbon ? Expliquez moi comment je dois faire pour garder mon calme au tribunal des divinités avec cette rengaine. Impossible.
Mais évidemment, l'incident seul n'aurait pas été assez drôle. Il fallu que cela recommença à peine quelques minutes après. Un deuxième bonbon sortit de ma bouche. Puis un troisième et un quatrième, alors que j'essayais pitoyablement de ne pas m'étouffer. Sentant la chose s'arrêter quelques secondes, j'en profite pour lever la séance, d'une voix cassée et incompréhsensible, si bien que les scribes doivent traduire.
Raison invoquée : Enlil semble vouloir qu'on s'arrête là. Je maudis intérieurement ce frère stupide, parce que c'est forcément son idée, Halloween tout ça, ça lui ressemble bien tiens ! Merci beaucoup Enlil. Maintenant j'ai perdu toute crédibilité à l'endroit où il m'en restait. Franchement, merci.

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Alia Wolf
Lun 3 Nov - 20:00
Après un moment où j'avais littéralement l'impression de glacer sur place il finit par tourner son regard vers moi qui grelotté dans son dos. Ses yeux croisèrent les miens et je vis une étincelle furtive dans son regard, mais je n'eus pas le temps de la comprendre entièrement, peut être était-ce là un doute ? Ou un semblant de compréhension de sa part ? Après tout il avait croisé mes yeux et c'était sans doute la partie de mon corps qui pouvait lui permettre de comprendre le mieux mon rapport avec la louve qui lui avait tenu compagnie juste avant.
Car en effet, la seule chose commune à mes deux formes était mes yeux, ils étaient identiques.
Pourtant les hommes ne les décrivaient pas de la même manière s'il les voyaient sur une louve ou sur une humaine, si j'étais une prédatrice, ils disaient qu'ils étaient d'un vert féroce et dangereux alors que si j'étais une femme ils devenaient d'un vert profond et séduisant.
La couleur de mes cheveux ressemblait elle aussi à mon pelage, mais entre des cheveux et des poils de loups il y a des différences qui ne peuvent pas changer.

- Attends… Il se dégagea, sans oser poser son regard sur moi. Ma veste…

Il la retira, en évitant soigneusement de me regarder. Avait-il peur de regarder une femme nue ou bien de regarder une femme anciennement louve ? Je ne savais pas, mais au moins n'était-il pas en train de m'attaquer. Je priais pour qu'il ne le fasse pas. Il tendit ses bras à l'aveugle et visa juste, il déposa la veste sur mes épaules et la resserra autours de moi. Le reste je m'en chargeai moi même, fermer la veste, l'ajusté, c'était une chance car le vêtement était bien grand pour moi et me tombé jusqu'à mis-cuisse, ce qui allait sans doute nous éviter mainte scènes gênantes. Mais mes jambes étaient toujours nues et je ressentis un léger frisson, avoir vécu dans le nord pendant quelques décennies ne m'avais pas non plus immunisé contre le froid.

- C’était quoi, ça ? Comment tu--

Je penchais la tête sur le côté, intriguée. Il n'avait pas fini sa phrase. Et il ne me regardais toujours pas. J'étais pourtant couverte maintenant ! Enfin, tant pis je suppose.
Avait-il compris ce que j'étais ? Ou était-il dans le trouble ? Sa question inachevée me laissa interdite. Mais toujours aussi amusée je ne pue m'empêcher d'y répondre de manière énigmatique.

- Je pense que tu n'as pas réellement envie de savoir.

J'agrémentais le tout d'un grand sourire malicieux. En réalité, j'espérais aussi qu'il n'ait pas réellement envie de savoir, il y avait une chance sur deux pour qu'il m'attaque lorsqu'il aurait la confirmation.
Puis, je me penchais doucement vers lui, mon visage près du sien je le regardais dans les yeux, rapprochant mes lèvres froides des siennes, légèrement plus chaudes, je les frôlai pour finalement l'embrasser sur la joue, peut être un peu trop près de lèvres. Je ne le quittai pas des yeux en m'éloignant avec un grand sourire.

- Merci beaucoup, je trouve ça très aimable à toi de me prêter ce vêtement.

Un peu provocatrice ? Certainement, j'avais envie de mieux le connaître, mais aussi de jouer. Si je commençais à m'ennuyer je n'allais pas rester à grelotter là.
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Mar 25 Nov - 15:09

Quelques secondes de plus s’écoulent, durant lesquelles mon esprit tente de mettre, en vain, des mots sur ce dont il vient d’être témoin. J’en ai le souffle coupé – incapable de réagir, incapable de comprendre. L’évidence est là, pourtant, je n’ai ni l’envie ni la capacité de remettre tous les éléments en place. Alors je me contente de l’emmitoufler dans ma veste, claquant légèrement des dents à côté d’elle, en essayant de me dire que le vent et ses langues de glace doivent la frigorifier bien plus que moi. Alice aurait fait ça. Elle aurait été capable de donner ses vêtements à un gosse perdu dans la neige, même par moins dix degrés. Parce qu’elle est comme ça, Alice. Elle est comme ça… Pas égoïste pour un sous, contrairement à moi.
Lentement, la femme ramène ses jambes près d’elle, comme pour se tenir plus chaud. Je dois avoir l’air un peu béat – un peu béta, oui… Du coin de l’œil, je peux voir et sentir son amusement, et m’en sens presque offusqué. Qu’y a-t-il de si drôle à voir quelqu’un de complètement perdu ? J’ai un peu de mal à la suivre…

- Je pense que tu n'as pas réellement envie de savoir.

Lentement, je baisse les yeux vers le sol. Réfléchis durant quelques secondes de plus, qui me semblent interminables. Des tonnes de possibilités s’imposent à mon esprit, toutes plus farfelues les unes que les autres. Pour n’en citer que quelques-unes, je pense surtout à une téléportation, l’apparition inopinée d’aliens et, éventuellement, la métamorphose de l’un en l’autre. L’idée ne me semble dérangeante qu’un instant cependant, jusqu’à ce que je parvienne à la barricader dans un coin de ma tête. N’y pensons même pas, ça vaut mieux. C’est simplement une femme. Nue, certes. Mais ça doit bien exister, des femmes nues qui débarquent comme ça de nulle part. Et j’ai simplement imaginé mon passage avec le loup. C’est tout. Voilà. C’est tellement plus clair comme ça ! Tout prend son sens. Tout est évident. C’est comme ça que tout s’est déroulé.

- C’est pas important, ouais, je souffle.

Puis, lorsqu’elle se penche vers moi pour me remercie, je dresse l’oreille. Relève les yeux vers elle, la joue et les lèvres qu’elle vient d’embrasser toutes brûlantes. Retiens un geste de recul, à la fois fasciné, agacé et effrayé. Mais le contact n’est pas aussi brusque que ceux de Nab-machin. Plus doux, plus taquin. C’est très perturbant. Et son sourire provocateur me fait tout bizarre. Même mes oreilles doivent être rouges, c'est dire.
Conscient d'agir comme un gosse de maternelle face à son amoureuse (c'est quoi cette comparaison pourrie ?), je tente de reprendre contenance. Ça fait bien longtemps que je n'ai pas eu de contact avec une femme.

- Ah… Nan, c’est rien…

Je fais la moue. Remarque à peine que j’ai balbutié. Quand aurais-je à nouveau pleinement le contrôle de mon corps, hein ? Je dois avoir l’air d’un con.

- Tu devrais aller te mettre au chaud, je rajoute, en détournant les yeux. Mais on est un peu loin de la ville… je crois. Enfin si je peux aider...

Tu crois ? C’est bien David. Tu iras loin dans la vie, comme ça.

- Sérieusement, comment t’as fait pour arriver là comme ça ? T’es une magical-girl ou quoi ?

Hum. Rassurez-moi et dites-moi que j’ai pas vraiment dit ça...

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Alia Wolf
Mer 26 Nov - 16:35
Ses yeux revinrent vers moi alors que je m'éloignais, c'était si divertissant de voir dans son regard autant de trouble. Bien que je n'appréciais pas vraiment de torturer les autres, les pousser à ressentir des émotions de toutes sortes me plaisait.
Qui plus est, ce blondinet était devenu rouge pivoine jusqu'aux oreilles, au moins aurait-il chaud au visage grâce à moi. D'ailleurs le manteau dans lequel il m'avait emmitouflé commençait à réchauffer mon buste, mais mes jambes étaient complémentent gelées.

- Ah… Nan, c’est rien… balbutia-t-il.

Aucun commentaire sur ce -presque- baiser volé ? Tant pis ou plutôt, tant mieux ! S'il s'était indigné ou me l'avait reproché pour finalement s'en aller ça aurait été une cruelle déception. Mais à la place ces rougeurs et cette moue qu'il faisait été adorables ! Depuis combien de temps n'avais-je pas vue d'homme comme ça ? Trop longtemps, la sensibilité manquait cruellement aux humains de cette époque, même les femmes devenaient des hommes certaines fois !
Un peu de douceur faisait toujours du bien à voir.

- Tu devrais aller te mettre au chaud,
me dit-il en détournant les yeux. Mais on est un peu loin de la ville… je crois. Enfin si je peux aider...

La ville était bien loin en effet, ma grotte était plus proche, mais impossible d'y emmener le jeune homme, même s'il semblait sensible et gentil mais ce n'était peut-être qu'une apparence, et si un jour les dieux lui demander de tuer une créanne, il saurait où je me cachai. Ce qui ne serait pas très avantageux.
Alors, même si la distance à parcourir était plus longue, la ville semblait mieux que mon logement. Mais alors que je comptais répliquer il reprit :

- Sérieusement, comment t’as fait pour arriver là comme ça ? T’es une magical-girl ou quoi ?

Euh, je fus prise d'une hésitation et penchai la tête sur le côté d'un air perplexe.

- Magical... girl ? Répétais-je, septique.

C'était une langue que je connaissais ça... Mais je dus me creuser la tête pour me rappeler quelle était la traduction de ces deux mots, et j'étais arrivé à femme magique. Est-ce ainsi que les sbires des dieux appelaient les créannes femelles ? Je ne voyais pas d'autres explications. Il m'avait donc découvert. Mais je n'avais aucune envie de parler de ça. Tant qu'il ne m'attaquait pas il pouvait bien savoir ce que j'étais.
Je secouai la tête, essayant d'exprimer par ce geste qui semblait être une négation que je ne voulais pas en parler, me décoiffant par la même occasion.

- Je... Il fait froid tu as raison, mais je n'ai nul part où aller...

Un frisson me parcourut les jambes. Quel horreur, je n'avais jamais eu froid comme cela, aussi étais-je toujours un peu couverte. Or là, hormis la veste qu'il m'avait si gentiment prêté je n'avais rien.

- Tu vois, je suis aussi seule que toi... Dis-je tristement en repensant à la conversation -si on peut appeler ça une conversation- que nous avions eu lorsque j'étais en louve.

Je lui adresser un sourire doux et plein de compassion. Oui, dans un sens les lapins et les hiboux ne sont pas souvent de très bonne compagnie, et je ne parle même pas des ours ! Ces derniers peuvent se montrer très irritable, surtout lorsque l'on envisage de s'installer dans leur grotte.
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Dave
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Dim 28 Déc - 15:50

David, David. Pourquoi es-tu si perdu ? Concentre-toi, regarde autour de toi. Pourquoi est-ce que tu n’arrives pas à te concentrer ? Le monde t’échappe, mais ce n’est pas ce qu’il cherche. Tu sais bien qu’il ne l’attend pas. Il ne cherche qu’à s’ouvrir à toi ; tu le sais pourtant, non ? Alors pourquoi continues-tu à débiter des âneries, à fixer cette femme d’un air aussi simplet ? Stupide, David, tu es si stupide.
Elle secoue ses boucles brunes devant toi, et tu te demandes à peine si elle a compris ce que tu viens de lui dire. Tu ne notes ni son air perdu, ni son air effrayé, ne t’accrochant qu’à ses mots qui résonnent dans ta minuscule boîte crânienne. Elle aussi est seule ; alors pourquoi ne pas lui être de bonne compagnie ? La question t’effleure en même temps que son regard s’ancre au tien. Tu repenses à un peu plus tôt, te demande si elle ne vous a pas épié, toi et ton compagnon canin. Penses à ses yeux ; ses yeux qui plongent en toi comme un torrent de lave fumant. Tu as beau regarder, tu ne vois rien. Pourquoi ne comprends-tu pas ?
Alors tu te lèves et lui tends la main – pourquoi rester tous les deux transis de froid dans une plaine aussi gigantesque ? C’est toi l’homme ici ; alors trouvez-vous un abri ; un endroit éloigné du vent, chaud et doux, où vous pourrez oublier vos orteils gelés.

- Viens, tu t’entends dire.

Tu ne sais pas par où aller, mais tu te dis que ce n’est pas en restant ici que vous pourrez vous réchauffer. Alors tu prends ton courage à deux mains. En espérant que la dame ne refusera pas. Pourquoi refuserait-elle ? Le vent est mordant et violent.

- On trouvera bien un endroit où aller.

Plus loin, tu crois te souvenir d’un petit café sympathique, tenu par un homme un peu vieux. Certainement serait-il assez gentleman pour donner des vêtements à mademoiselle.
Tu la relèves et t’empresses de retirer ton écharpe pour l’enrouler autour de son cou, frictionnant un peu ses bras pour lui donner un peu plus de chaleur – de toute manière, inutile de te dire que tu seras malade demain, alors autant éviter qu’elle ne te claque entre les bras dans un très mauvais remake du Titanic. Quoique cela ne ferait peut-être qu’une personne de plus, pas vrai ?
Tu trembles autant de froid qu’elle, mais bénis le pull qui recouvre ton torse et te protège. La tire à ta suite, pour qu'elle te suive, pour que vous puissiez vous mettre à l'abri. Tu n'arrives qu'à peine à parler, mais te dis que ce sera toujours mieux que d'entendre le vent hurler comme un loup.

- Viens, tu répètes malgré le claquement de tes dents, probablement pour l'obliger à se presser. C’est quoi ton nom ?

Redescends sur terre, David. Il serait temps.


HRP : Pardon mille fois pour le retard de réponse ! Ces derniers mois ont été vraiment très chargés, j'essaierai de reprendre un rythme plus soutenu après mes partiels.
Pardon aussi pour le post soudainement au "tu" mais ça m'est venu naturellement, et je trouvais ça approprié, sachant qu'il est tout perdu mon bébé... Donc voilà, si ça te convient pas je peux modifier hein D:

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Alia Wolf
Mar 30 Déc - 0:36
Après un instant où nos regards restèrent comme figés l'un dans l'autre, il se redressa et me tendis la main. C'était drôle mais il me semblait... un peu plus confiant, enfin je veux dire que jusque là il avait grelotter et rougit et avait semblé bien gêné de mes actes, or à l'instant il prenait les devants et m'invitait à le suivre, la main tendue vers la jeune femme qui pourtant était son ennemie par nature -du moins je pensais qu'il l'avait compris, mais j'avais de plus en plus de doute.

- Viens. Insista-t-il, me sortant de mes réflexions à son sujet. On trouvera bien un endroit où aller.

Un nouveau sourire étira mes lèvres. Agréable surprise qu'il me faisait là, sans empressement bien que le froid soit peu supportable je saisissais sa main. Presque instantanément il m'attira, me redressant net, me prêtant une nouvelle fois l'un de ses vêtements, son écharpe à la suite de son manteau. J'avais de plus en plus de sympathie pour lui. Il tenta même de me réchauffer, et il y parvint presque, le seul problème fut que ce n'était pas tant mes bras qui étaient gelés, mais mes jambes. Enfin j'étais bien loin du gel, j'avais vu pire, bien que cette situation fut spécialement fraîche, j'avais vécue bien plus au Nord, alors des hivers glaciales j'en avais connu. Au moins avais-je cette fois un homme qui m'aidait.
Mais il était évident que le jeune homme avait aussi froid que moi, si ce n'est plus, j'avais l'impression tout à coup d'être égoïste. Sans me lâcher il commença à avancer, je le suivais sans un mot, je regardais son dos. Il avait étrangement changé tout à coup, et mon jugement sur lui aussi.

- Viens, répéta-t-il avec, semblait-il, des difficulté. C’est quoi ton nom ?

Moi aussi je devais me réveiller, bon sang depuis quand étais-je une femme qui se laisse aider sans rien dire même si elle n'en a pas tant besoin ? Depuis quand laissais-je quelqu'un souffrir pour moi sans rien dire ni faire ? Quelle idiote, il était plus vulnérable au froid que je ne l'étais ! Je pressais donc le pas, me rapprochant de lui, je lui pris le bras, le serrant contre moi. Au plus nous étions proche, au plus nous partagions notre chaleur. Maintenant j'espérais que le chemin jusqu'à son refuge ne soit pas bien loin.
Depuis quand n'avais-je pas été heureuse de rencontré quelqu'un ? Je veux dire, plus profondément que "les rencontres agréables", car lui n'était plus une simple rencontre intéressante, j'étais heureuse de lui avoir parler, pourtant il n'aurait du être que le sujets de mes expérimentations à la base. M'attachée à un humain, qui plus est l'un des sbires des dieux n'était certainement pas une bonne idée. Mais tant pis.

- Je m'appelle Alia... Wolf.

Ce nom que j'avais moi même choisis. Je suppose que la signification est simple. Tant dis que je le laissais me guider, je me serrais un peu plus contre lui. Pour vu que je parvienne ne serait-ce qu'un peu à le réchauffer, même si ce n'est que le bras que je tenais contre moi.

- Merci pour tout... Murmurai-je juste assez fort pour qu'il m'entende. Pourrais-je moi aussi connaître ton nom ? Ajoutais-je d'une voix moins frêle.

Je pense qu'à ce moment là l'envie de m'en faire un ami était trop irrésistible.
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Dave
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David Williams

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Lun 19 Jan - 21:33

Son regard te trouble un peu, mais tu ne dis rien. Tu restes calme et mesuré, tu essaies de ne pas trop réfléchir à ce que tu vas faire, à ce que tu fais en ce moment-même, et encore moins à ce qu’il s’est passé tout à l’heure. Cela te semble plus compréhensible, plus abordable. Au fond, tu ne le dis pas et refuses de l’admettre, mais tu sais que tu es terrorisé. Le côté aberrant de la situation te touche peut-être plus qu’elle ne le devrait, mais certainement n’est-ce qu’à cause de ta faiblesse naturelle à appréhender de tels événements. Tant pis, après tout ; ce n’est pas ça qui changera quelque chose à ce qu’il arrivera après. Ne te concentre que sur l’essentiel ; à savoir cette femme perdue dans le froid, qui risque de faire une hypothermie si tu continues à tergiverser. Et tu sais que ce n’est pas ce que tu veux – tu as beau ne pas être un saint, tu n’en es pas encore à désirer que les autre soient blessés ou malades. Ce qui revient souvent au même, au final, il faut bien l’avouer.
Ton écharpe enroulée étroitement autour de son cou pour empêcher le moindre souffle d’air d’accéder à sa peau, tu ne comprends pas réellement pourquoi elle continue à grelotter comme elle le fait – regarde ses jambes ; ses jambes nues et toutes menues, qui bleuiront certainement en même temps que le froid se fera plus intense. Toi aussi tu vas finir par crever de froid, Dave ; t’es pas plus habitué au monde extérieur qu’au climat du nord. Tu viens d’Australie mec, j’espère que tu l’as pas oublié – le pays où les koalas sont rois, où l’eucalyptus est à rouler et où tu peux te retrouver à dessécher dans le bush si t’es pas bien préparé. Là, c’est à peu près pareil, avec des caribous et de la neige partout ; même s’il faut bien avouer qu’à cette période de l’année, y en a pas encore réellement. Dans les deux cas. À moins que les caribous ne soient pas en Suède ?
La femme te dit son nom, et tu ne peux pas t'empêcher d'incliner la tête sur le côté, un peu curieux. Wolf. Loup ? Tu ne fais pas le lien tout de suite ; peut-être devrais-tu, mais au final, tu ne t'y intéresse plus vraiment. L'incident de tout à l'heure est déjà totalement oublié – ou, tout du moins, relégués à tes rêves. Tant mieux, quelque part. Peut-être parviendras-tu à lui parler calmement, sans lui montrer des yeux grands comme des boules de billard et un visage plus livide que la brume. Tu hausses finalement les épaules quand elle te remercie, puisque tu ne peux t’empêcher de faire de même, mentalement, lorsqu’elle s’accroche à ton bras.

- Dave.

Toujours ce même surnom stupide. N’aimerais-tu pas être David, un jour, aux yeux des autres ? Pourquoi toujours te montrer plus inférieur encore que tu ne l’es ? Dave, c’est à la fois enfantin et affirmé ; pourtant, tu aimerais juste être capable de prononcer ton prénom, une fois. Mais le mot reste comme bloqué dans ta gorge, malgré tes efforts. Ce n’est pas comme si tu y pouvais quelque chose.

Vous continuez à avancer dans le vent, congelés jusqu’à l’os, lorsque vous apercevez enfin le fameux café. Pas grand monde à l’horizon – seulement deux ou trois passants qui ne lorgnent même pas dans votre direction, malgré les jambes nues de ta compagne. Tu pousses la porte et manque de lâcher un soupir de soulagement en passant le pas de la porte, alors que la chaleur d’un feu se propage dans tout ton corps et sur tes joues et ton nez, qui arborent la belle teinte écarlate d’une tomate en été. Malgré tout, des frissons continuent à te parcourir et tu retiens tes jambes de trembloter encore, espérant avoir l’air un peu plus grand, un peu moins frêle.
Tu cherches le petit vieux des yeux en intimant silencieusement à Alia de s’asseoir à la table près du feu, avant de le rejoindre ; tu parlementes avec lui quelques minutes, lui dans un anglais approximatif, toi en peinant à te faire comprendre de lui. Puis il disparaît, et revient avec des couvertures qu’il te dépose dans les bras, et que tu amènes d’un pas un peu vacillant vers la jeune femme :

- Tiens… lâches-tu en lui mettant une couverture sur les jambes, une autre sur les épaules, et avant de t’enrouler dans la dernière dans un dernier élan de désespoir. Il n’a pas de vêtements à te prêter, désolé… Il a rien dans ses placards. Mais je peux toujours aller te chercher quelque chose tout à l'heure. Mon hôtel est pas loin. J'crois.

Tu t’installes en face d’elle, embarrassé, et fixe la table – à défaut de pouvoir fixer ses yeux, pauvre chose innocente.

- Tu aimerais boire quoi ? Café ? Chocolat ? Quelque chose de chaud…

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Alia Wolf
Mer 28 Jan - 11:59
Il haussa les épaules, ce qui m'arracha un sourire malgré la situation.

- Dave. Me répondit-il ensuite.

Dave. Je retiendrais ce nom, un homme qui prenait le risque de tomber malade ou pire juste pour une inconnue rencontrée quelques minutes auparavant, qui plus est une femme très étrange. Quoi ? Oui, je me considérais moi même comme étrange, surtout pour cette époque.
Le reste du trajet se fit plus silencieux, le froid imprégnant jusqu'à mes vêtements, je frissonnais et me demandais ce qu'il pouvait en être de mon nouvel ami humain... j'espérais tant qu'il ne soit pas malade par ma faute. Quelle idiote.
Les gens que nous croisions semblaient eux aussi frigorifiés, ils ne prêtèrent même pas attention à nous, ne serait-ce qu'à cause de ma tenue vestimentaire presque inexistante.
Arrivés à un petit bâtiment qui m'était inconnu, mon compagnon poussa la porte, et m'attira dans la pièce. Une douce chaleur me submergea, que c'était agréable tout de même de retrouver cette température. Et si dans ma future décennie j'allais m'installer dans le Sud ? Ce serait une grande première pour moi ! Les plages, le sable, la chaleur, l'eau chaude... non ce n'était vraiment pas une destination pour moi qui préférais les paysages enneigés et l'eau fraîche. De plus, j'étais peut être ici pour plus d'une décennie non ?
La chaleur infiltra doucement mes vêtements, parvint à ma peau qui, à une allure plutôt lente, se réchauffa.
Mon compagnon semblait quant à lui préoccupé par autre chose, il semblait... chercher quelque chose et m'invita à aller m'asseoir à une table qu'il m'indiquait, celle-ci était toute proche du feu de bois et c'est sans cacher mon enthousiasme que je la rejoignis. La chaleur s’amplifia peu à peu, je dus même ouvrir légèrement la veste que m'avait prêté Dave, évidemment je connaissais les normes de l'époque, et je fis attention à ne pas trop l'ouvrir. Tout en profitant de la chaleur du feu, j'observais mon nouvel ami qui semblait plongé en grand discussion avec un vieux monsieur. Je les regardais jusqu'à ce que cette activité m’ennuie et que mon attention se tourne vers la danse des flammes, si agréable à regarder.

- Tiens…

C'est alors que quelque chose de doux se posa sur mes jambes, j'écarquillai les yeux, un peu surprise, et découvrais une couverture. Je regardai ce gentil homme qui prenait tant soin de moi et le gratifiais d'un sourire alors qu'il m'entourait d'une seconde couche pour finir par s'enrouler lui aussi dans une troisième.

- Il n’a pas de vêtements à te prêter, désolé… Il a rien dans ses placards. Mais je peux toujours aller te chercher quelque chose tout à l'heure. Mon hôtel est pas loin. J'crois.

Je secouais doucement la tête en guise de négation. Je lui en avais déjà demandé tellement ! Je ne pouvais pas en plus le laisser me dorloter à ce point. Bien que ce fut plus qu'agréable...

- Tu n'as pas besoin de te fatigué à aller me chercher des vêtements... je suis bien comme ça...

Mais alors que je pensais qu'il viendrait s'installer près de moi, il alla de l'autre côté de la table et fixa celle-ci. Je remarquai à peine son petit nez rougi autant que ses joues.

- Tu aimerais boire quoi ? Café ? Chocolat ? Quelque chose de chaud…

Pourquoi aussi peu de proximité ? J'étais un réel chauffage ambulant maintenant ! En plus d'être rester assez longtemps près du feu, je me réchauffais très vite, alors que lui ne se posait qu'à l'instant.
Je tirais donc ma chaise et l'emmenai de l'autre côté de la table, m'installant le plus près de lui possible. Je lui partageais ensuite la couverture qui me couvrait les épaules, après tout il n'en avait qu'une ! L'injustice de ma part c'était fini pour cette journée ! Je me blottissais doucement contre lui, ne prenant garde à mon nouveau décolleté, après tout je ne pensais pas qu'il gênerais mon compagnon d'infortune.
Et finalement étant bien installé contre lui, je déposais un baiser sur sa joue puis lui souriait en posant ma tête sur son épaule. Hum, j'étais bien ainsi contre lui ! Si bien que j'aurais presque pu m'endormir mais non, je me retins. D'ailleurs... que pouvais je bien prendre... Après réflexion, la réponse s'imposa.

- Euh... je prendrais bien un chocolat chaud !

Je crois bien que c'était une boisson que j'avais goûté quelques années plus tôt, et si mon souvenir était bon... cette boisson était l'une des meilleures que j'avais goûté. Et dans ce qu'il me proposait, c'était la seule qui me disait quelque chose...
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Dave
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Mer 11 Fév - 16:58

Honnêtement, tu en viens encore à te demander comment tu as fait pour survivre à l’extérieur – et la pauvre femme qui t’accompagne, si tant est qu’on puisse réellement la qualifier comme telle, certainement doit-elle être complètement frigorifiée elle aussi. Tes membres tremblent encore alors que tu soupires de plaisir à cause de la chaleur ambiante. Les frissons ne te quitteront probablement pas avant un moment, mais pour le moment tu essaies de ne pas y penser alors que tu t’installes près du feu. Que cette invention soit bénie : il ne t’en faut pas plus pour t’écraser un peu plus dans ta chaise molletonnée, avec l’air d’un pauvre glaçon fondant au soleil. Définitivement, il faut bien avouer que tu n’as jamais vraiment supporté l’hiver. Ce n’est pas qu’en Australie, il ne fait jamais froid, mais les températures passent rarement au-dessous des cinq degrés. Et puis le Soudan. Pas réellement une destination de rêve pour les touristes, mis à part, éventuellement, pour les tarés en mal d’aventure. Ça te fait à peine sourire d’y penser de cette manière. En fait, ça ne te fait pas sourire du tout. Encore une partie de ta vie à laquelle tu ne veux pas songer ; parfois, tu te demandes juste si tu n’as pas simplement pété les plombs et passé toute la fin de ton adolescence dans cet hôpital. Comme si le temps n’existait pas, comme si tu n’avais fait que rêver, furtivement peut-être, ces événements. Ces souvenirs, sont-ils vraiment les tiens ? Ce serait probablement plus supportable...
Tu t'excuses auprès de ta compagne d'une après-midi ; en même temps, tu voyais mal le pauvre vieux qui tient ce café avec une armoire dans l'étage du dessus, surtout vu la taille de l'endroit. C'est petit, personne ou presque n'a investi les lieux. Tu te dis qu'au moins, vous serez tranquilles – ça te ferait un peu chier de devoir supporter la présence exécrable d'une foule compacte et passablement bruyante juste dans ton dos. Mais bon, pour le moment, tu essaies simplement de ne pas y penser, et de profiter du calme. Le crépitement du feu...
Un léger sursaut lorsqu'Alia rapproche sa chaise de la tienne et se colle à toi. Pendant quelques secondes, ton cerveau freeze ; honnêtement, tu aimerais bien qu'elle arrête de tenter d'entrer constamment en contact avec toi. Mais très franchement, ce n'est pas comme si tu pouvais nier que la présence d'autrui te fait du bien. Toi qui est seul dans ce foutu pays depuis, te semble-t-il, des semaines ; plus tu y penses, et plus tu te dis que tu devras bien apprendre à vivre seul, sans ta sœur. Ton adorable sœur...
Avec un soupir, rosissant un peu plus au contact de ses lèvres sur ta peau encore un peu froide, tu finis par appuyer ta joue sur le sommet de son crâne, profitant pendant quelques secondes, pas plus, d'un peu de chaleur humaine. Disons plutôt une sorte d'affection, cette tendresse étrange et moqueuse qui se dégage de la jeune femme.

- Ah... merci. Ça va, t'inquiète pas.

Wolf...
Doucement, tu lèves la main pour interpeller le serveur, te détachant doucement d'elle, embarrassé par ton court moment de faiblesse. Tu essaies de prendre un visage plus dur – tu n'obtiens qu'une moue à peine marquée, mais tant pis.

- Un chocolat chaud. Et un café s'il vous plaît.

Ahh, le café. Certainement la seule boisson au monde capable de te procurer autant de bien-être, hein ? Tu l'attends avec impatience. En jurant de renflouer, bientôt, ton porte-monnaie bientôt à sec. Peut-être le moment de te trouver un boulot, qui sait ?
Doucement, tu enlèves la couverture qu'elle vient de te déposer sur les épaules pour la partager avec toi et la remet sur les siennes.

- J'ai assez chaud, tu rajoutes, hésitant, comme pour te justifier.

Un instant, le silence s'installe. Tu ne sais pas trop comment engager la conversation.

- Tu habites à Stockholm ? Ou tu es seulement de passage ?

Puis tu te mords la lèvre. Essaie de ne pas penser à ce qu'il s'est passé tout à l'heure. Mais c'est peine perdue.

- Comment tu as fait ça, tout à l'heure ?

Tais-toi, Dave. Pas sûr que tu veuilles savoir.

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S'illumine en #47032C.
Vogue en #67BBCE.

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