Poster un nouveau sujet Répondre au sujet
 :: Le Monde :: Les Enfers
Une partie d'échecs ? [Nanna <3]
Ersh
Messages : 578
Localisation : Derrière toi... BOUH !
Loisirs : Aujourd'hui j'en suis à 1 220 000 suicides... Bon c'est pas encore un record...
Humeur : Joueuse
avatar
Ershkigal

Personnage...
Pouvoir: Je suis le gars qui t'annonce que t'es mort. C'est cool non ?!
Dieu: Ershkigal
Age: Vous aimeriez savoir hein ?
Sam 13 Déc - 12:25
Un feulement aigu sort de la bouche de Sheeva alors qu'il e prend un coup de faux dans la patte. Il tente de contre-attaquer mais je ne lui en laisse pas le temps et lui donne un autre coup.
Nous sommes actuellement au sixième étage des Enfers, une pleine aride, ou tout du moins ce qu'il en reste. Des os divers et variés jonchent le terrain, d'énormes cratères ont fait leur apparition et de la poussière vole autour de nous.
Ma stupide créanne a eut la bonne idée de vouloir m'attaquer. Mauvais timing stupide chat !
Sheeva tente une attaque frontale mais je le repousse violemment à l'aide d'une vague de ténèbres.
Je suis hors de moi.
Cette sale peste d'Inanna... la prochaine fois que nos routes se croiseront, je le réduirais en poussière. Ces os viendrons orner mon trône, je la déchiquetterais ! Je la hais !
Je donne un nouveau coup à mon lieutenant.
Je la hais !
Encore un coup.
JE LA HAIS !!!!
Cette fois-ci, mon coup combiné à mes pouvoirs envoie Sheeva s'écraser cent mètres plus loin dans un glapissement sonore. Il a beau être mon lieutenant, être l'une des créannes anciennes les plus puissantes, il n'a pas choisi le bon jour.
Il se relève, un peu vacillant puis disparaît sans demander son reste.
C'est ça. retourne te cacher au cinquième étage.

Ma faux disparaît et lentement je me mets à marcher dans la plaine aride. Bientôt une immense colonne de vent apparaît et je pénètre à l'intérieur comme si elle n'existait pas. Tout autre personne aurait été balayée comme un fétu de paille. Pas moi.
A l'intérieur de la colonne, je pénètre dans un espace calme et serein. Il n'y a aucuns bruits hormis celui de mes pas sur la pierre noire.
Je m'arrête.
En face de moi se trouve une immense porte entièrement noire, à tel point qu'elle semble absorber la lumière.
Je pose ma main dessus, puis y appui ma tête.
J'aimerais pousser cet énorme battant et pénétrer dans la septième étage. Mais je ne peux pas. Cela m'est interdit.
Ironique n'est-ce pas ? Le dieu des Enfers ne peut accéder au dernier étage de son royaume... Notre monde, les lois qui le régisse, les lois qui dictent les actions de Dieux sont contradictoires. Ou disons plutôt qu'elle sont déréglées.
Les Mê, lois fondamentales qui régissent le monde sont déréglées. La vérité, et il me coûte de l'admettre, c'est que depuis l'exil de An, le monde se désagrège. Tous les dieux le savent. Mais ce n'est pas pour autant que nous modifions nos comportements. Avoir conscience d'un problème ne signifie pas le résoudre.
Les dieux, hormis Nanna, m’abhorrent ou du moins me méprisent pour ce que je suis.
Je soupire.
Je sens sa présence derrière cette lourde porte.
Depuis six mille ans je la sens sans pouvoir la toucher ou la voir.
En affirmant ma responsabilité, Inanna avait raison. Et je la hais pour ça. Cette déesse vaniteuse et prétentieuse !

Je me redresse, sentant la présence de Nanna à l'entrée de mon royaume.
En un clignement de cils je me retrouve devant lui. Pendant de longues secondes je reste face à lui, sans bouger, à le fixer d'un visage neutre.

- Je la tuerais, finis-je par lâcher.

Voir le profil de l'utilisateur



Nanna
Messages : 865
Localisation : Dans ton ombre...
Loisirs : Il est beau mon Utu hein ?
Humeur : Ils sont revenuuuuus ! o
avatar
Nanna

Personnage...
Pouvoir: LeTemps, la Poussière et l'Annulation... tremblez pauvres humains !
Dieu: Nanna
Age: très très beaucoup !
Lun 2 Fév - 13:49
Un cratère, immense cicatrice irréversible au coeur de ce havre de paix qu'est la Congrégation. A vrai dire, s'il n'y avait pas Lewis, ce petit trou ne dérangerait personne. Mais ces idiots d'Ersh et Ina avaient tout de même trouvé le moyen de pulvériser le bureau de cet exécrable être qui se nomme lui-même directeur. Soit. Encore une fois, si Lewis n'était pas Lewis, je m'en ficherais éperdument. Sauf cet idiot y tient, à son "temple de la virilité " n'est-ce pas ? Oh oui, il y tient même tellement qu'il a piqué une énorme crise de puérilité, jouant sans complexe de son aura abusive dans une puérilité sans égale. Et forcément, sa rage est tombée sur ma pomme, oui plus précisément une partie très délicate de ma pomme. Je le hais, ce gamin jubilant, cet imbécile prétentieux. Rien ne m'exaspère plus que les arrivistes.
Je respire lentement, faisant entrer, une fois n'est pas coutume, un peu du vide de mon royaume dans mes poumons. Ce qui est parfaitement inutile, vous l'aurez compris. Le ciel noir me recouvre de son lourd manteau et je me calme, enfin.
Utu, Utu lui toujours si droit si beau si parfait, si désespérément traitre et lâche, Utu avait osé me faire barrage. Une véritable haine brûlait en moi à la simple évocation de ce nom honni, de ce frère déshérité. Quelle honte pour moi d'avoir un jour été associé à son aura. Non, aujourd'hui la Lune ne rencontre pas le Soleil, et tous deux se fuient éternellement. Je le hais, d'une haine si passionnée qu'elle me fait me lever et déambuler, courir et crier, puis m'asseoir et soupirer, encore et encore, depuis des millénaires. Dieux que je le hais.
Nous sommes si bêtes, nous Dieux, nous avons créé une fois, il y a très longtemps, à présent nous ne savons plus que détruire, et seules la Mort et la Nuit demeurent encore. Ershkigal, mon ami; lui aussi doit être dans un sale état. Rien qui ne blesse plus qu'une atteinte à sa confiance en soi, et la sienne avait dû en prendre un sérieux coup ce soir.
Sûrement avait-il eu un peu de temps lui aussi pour se calmer, désespérer et se calmer encore. Long chemin vers la rédemption, nous le connaissions si bien...
Je sortis de la lande stérile qui constituait ma demeure, sur la lande stérile et déserte de Sibérie. Il y fait froid, comme toujours, le ciel est limpide et les étoiles caressent de leur lumière la toundra bruissante. Je ramasse un peu de la terre gelée, portant un brin d'herbe qui avait su la percer et résister aux vagues successives de froid ambiant.
D'un regard, j'entre aux Enfers. Ce cher Dante en son temps en avait fait une description plutôt réussie, à ce détail près qu'il n'en avait vu que l'entrée, le sol infini et noir couvert de brume, et au loin la gigantesque porte (un peu mégalo, je le concède) portant la célébrissime inscription "Abandonnez tout espoir, ô vous qui entrez" qui avait si bien marqué les esprits. Tout le reste, les 7 étages de châtiments tous plus atroces les uns que les autres et le Diable à demi enterré tout au fond du septième étage, il l'avait inventé, certainement d'après les dires de son Dieu- je ne me souviens plus de qui il avait été le missionnaire-

Le brin d'herbe jaunit lentement sous cet air délétère, Ershkigal ne tardera plus.
Effectivement il parut devant moi, les yeux embués d'une haine vibrante lui aussi, immobile et glacé comme le néant, me fixant de ses yeux durs. Mais bien sûr que je te comprends pauvre idiot, tu le sais. Oui, le monde entier te déteste, mais tu vois, la Nuit et la Mort  se ressemblent, se nourrissent constamment l'une de l'autre. 
Envie passagère de lui bouffer la tête. Mais ce serait mal vu.

_Je la tuerai, lâcha-t-il froidement.

J'eus un petit sourire narquois à son intention.

_Bien sûr, tu la tueras, et je serai le premier à t'aider. Seulement ce n'est pas moi qui gère les Enfers, ni qui la supporterai dans mes pattes à longueur de nuit.

Je lui lançai un regard exprimant toute la maigre chaleur que je possédais.

_Un vrai gamin, comme toujours Ersh ! J'eus un petit rire amer. Tu es encore descendu à la porte du septième étage, n'est-ce pas ? Tu dois vraiment aimer cette image de pauvre amant maudit que tu donnes; mais je comprends tu sais, c'est un désir qui hante souvent les jeunes...

L'humour pour toute arme, dérisoire. Il n'y avait vraiment que cet imbécile pour me faire cet effet-là.
Voir le profil de l'utilisateur



Ersh
Messages : 578
Localisation : Derrière toi... BOUH !
Loisirs : Aujourd'hui j'en suis à 1 220 000 suicides... Bon c'est pas encore un record...
Humeur : Joueuse
avatar
Ershkigal

Personnage...
Pouvoir: Je suis le gars qui t'annonce que t'es mort. C'est cool non ?!
Dieu: Ershkigal
Age: Vous aimeriez savoir hein ?
Lun 9 Fév - 14:06
Les paroles de Nanna me calment immédiatement. Bien sûr la frustration reste, ainsi que la colère, mais mon ami à le don de m'apaiser. Je n'ai jamais su comment il faisait. Ou peut-être cela vient-il du fait que je le sais partager mes sentiments. Même s'ils les camoufle derrière son humour et ses sarcasmes. Ah tiens... Encore un point commun entre nous.
Je penche la tête sur le côté, un air faussement songeur peint sur mon visage. Puis je lui souris. Il n'a pas tord... Mais si Inanna meurt un jour, rien ne m'obligera à devoir supporter sa vue. Je pourrais très bien l'enfermer dans un endroit sordide, ou lui faire subir les pires des châtiments. Ses cris seraient comme une douce chanson à mes oreilles et ce ne serait que lui rendre la monnaie de sa pièce pour tout ce qu'elle m'a fait.
Soupir.
Ah quel doux rêve. Ou plutôt quelle douce utopie !
Avec un sourire espiègle je me téléporte dans le dos de Nanna et me laisse aller sur ses épaules. Petit geste espiègle et gamin.

- Mon cher Nanna, il est toujours bon de pouvoir compter sur ses amis ! ♥
_Un vrai gamin, comme toujours Ersh ! Tu es encore descendu à la porte du septième étage, n'est-ce pas ? Tu dois vraiment aimer cette image de pauvre amant maudit que tu donnes; mais je comprends tu sais, c'est un désir qui hante souvent les jeunes...

Je me décolle de son dos et hausse les épaules. Je me suis souvent demandé comment il parvenait à lire aussi facilement en moi.
Son humour un peu grinçant me renseigne tout autant sur son état d'esprit cela dit. Pour lui comme pour moi, il s'agit de son mur de défense, son rempart contre ce monde qui nous a blessé.

- Que veux-tu ! On ne se refait pas ! Et puis il faut bien sauver un peu les apparences !

Je lui fait un grand sourire innocent.

- Et je doute que tu ai grand chose à redire sur mon côté d'amant maudit ! Tu étais tellement mignon avec Utu tout à l'heure ! Mais je suppose que je mettrais tout cela sur le compte de ta jeunesse également !

Oui oui, je sais, je suis vraiment vache ! Mais c'est comme ça que nous fonctionnons ensemble. Nous préférons nous envoyer des piques car au fond il est bien moins déprimant de communiquer ainsi.
Notre amitié est bien trop ancienne pour se briser à cause de quelques mots ! Après tout, la mort et la nuit vont toujours de paire !

Je me recul puis d'un mouvement de tête désigne la porte des Enfers.

- Une partie d'échecs te tente ? Ça fait un petit bout de temps qu'on a pas joué...

Puis sans attendre de réponse de sa part je disparaît pour me rematérialiser dans une petite pièce de mon palais qui pourrait s'apparenter à un salon privé. Il y a des poufs, des fauteuils, une grande cheminée en marbre noir et devant l’âtre, une petite table d'échecs avec deux chaise.
Enfin un peu de calme dans cette journée sans fin !

Voir le profil de l'utilisateur



Nanna
Messages : 865
Localisation : Dans ton ombre...
Loisirs : Il est beau mon Utu hein ?
Humeur : Ils sont revenuuuuus ! o
avatar
Nanna

Personnage...
Pouvoir: LeTemps, la Poussière et l'Annulation... tremblez pauvres humains !
Dieu: Nanna
Age: très très beaucoup !
Jeu 28 Mai - 15:41
Ershkigal fait l'une de ses petites moues que peu connaissent. Vaguement amusé, je me demande s'il fait les mêmes à Renzo, parce que malgré tout ce qu'il pourra dire, son missionnaire est l'élément principal de sa vie sociale, pour ne pas dire son ami. Il faut dire que malgré ma profonde affection pour le Dieu de la mort je ne peux pas prétendre au rang de son occupation n°1 ! Nos responsabilités respectives nous gardent dans nos royaumes.
Il sourit enfin, espiègle, à mon immense soulagement. Faire sourire, c'est la plus belle occupation au monde. Je vacille un peu comme il s'abandonne contre mon dos, mais je souris moi aussi, sans ironie cette fois. C'est bon d'avoir un ami.
Je me retourne vers lui et son grand sourire d'ado. Ersh, toujours un gamin ! On dira ce qu'on veut mais la Mort n'a rien de sérieux, les humains trembleraient de savoir leur post-vie entre les mains de ce gosse insupportablement innocent. Pas étonnant qu'après Renzo se fiche de lui quand il essaye d'avoir la classe !

- Et je doute que tu ai grand chose à redire sur mon côté d'amant maudit ! Tu étais tellement mignon avec Utu tout à l'heure ! Mais je suppose que je mettrais tout cela sur le compte de ta jeunesse également !

...Je retire ce que je viens de penser. Il tire vraiment très juste ! Même si ses propos sardoniques sont la preuve d'une non moins grande affection, ça fait mal. Je l'ai cherché.

- Une partie d'échecs te tente ? Ça fait un petit bout de temps qu'on a pas joué...

Cet idiot esquisse un vague signe vers ce que je sais être la direction de son "palais", puis disparaît sans bruit.
Et voilà, je me retrouve seul et perdu au milieu de cette plaine sans nom. Bon, je vais pas traîner, j'ai bien envie de jouer moi aussi. Mais hors de question qu'il le sache ! Un léger sourire aux lèvres je marche nonchalamment vers la porte.

_Mets ça sur le compte de ce que tu veux, ce n'est qu'un passe-temps pour moi ! Puis je ne suis pas mignon, surtout si on me laisse en plein milieu du hall d'entrée des Enfers ! Tu devrais avoir honte de faire des choses pareilles à de vieux amis comme moi. Oh mais suis-je bête tu n'en as qu'un ? Pauvre petit Ershkigal. C'est pas à Lorenzo que tu pourrais faire ça hein ? J'irai l'embêter pour me venger de lui. Tu as tout intérêt à m'aider d'ailleurs, espèce d'idiot !

J'arrive devant le portail mégalomaniaque qui lui sert de porte d'entrée. Fermé, évidemment ! J'attends quelques secondes au pied de ces planches millénaires ornées de ferraille non moins millénaire.


_Dois-je te dire, mon cher, que tu avais vraiment mauvais goût le jour où tu as érigé cette chose monstrueuse ? Fais-moi l'honneur de l'ouvrir si tu veux vraiment qu'on la joue, cette partie ! Et ne compte pas sur moi pour te supplier, je ne suis pas d'humeur à ça.

Je soupire en souriant, appuyé contre un montant de la porte. Il aime me faire mariner, l'imbécile. Jouer le tout-puissant dans son royaume ! Je détache mes cheveux en renversant la tête vers le ciel, ou devrais-je dire le néant. Cet endroit me détend, c'est un peu un second chez-moi. je crois que je ne voudrais être nulle part ailleurs qu'ici dans le dernier petit ilot protégé des démences du monde...
Voir le profil de l'utilisateur



Ersh
Messages : 578
Localisation : Derrière toi... BOUH !
Loisirs : Aujourd'hui j'en suis à 1 220 000 suicides... Bon c'est pas encore un record...
Humeur : Joueuse
avatar
Ershkigal

Personnage...
Pouvoir: Je suis le gars qui t'annonce que t'es mort. C'est cool non ?!
Dieu: Ershkigal
Age: Vous aimeriez savoir hein ?
Mar 21 Juil - 14:49
Je réapparais dans mon salon privé et m'installe dans un fauteuil face au plateau d'échecs, m'attendant à voir Nanna faire de même. Mais non. Il a semble-t-il oublié que lorsque je l'invite il peut entrer comme bon lui semble.
Sa voix me parvient alors depuis l'entrée de mon royaume et la commissure de me lèvres s'étire. Un passe-temps hein ? Vraiment ? Je me demande... Ça n'en avais pas tellement l'air... Mais passons. C'est là un sujet pour le moins sensible à aborder et je ne souhaite pas l'agacer plus qui ne l'est déjà. Je ne doutes en revanche pas que l'abcès finisse par se crever un jour où l'autre. Dans peu de temps même. Et je suppose que ce ne sera pas beau à voir. Pour personne.

Je grimace légèrement sous ses attaques verbales quelque peu... blessantes. Ce n'est certes que de l'asticotage en règle, et cela n'a rien d'inhabituel de notre part. Certes. Mais il sait lui aussi toucher là où se trouve la blessure. Mais de là à affirmer que je n'ai aucuns amis il fait fort.

Faisant en sortes que ma voix lui parvienne, je lui répond, cachant le fait qu'il m'ait un peu vexé.

- Un bien va enquiquiner Renzo. Mais pour la peine tu mériterais que je te laisse sur le pas de la porte, mesquin comme tu l'es !

Bon. Le problème étant que s'il reste sur le porche d'entrée je ne pourrais pas disputer ma partie d'échec tant attendus. Quel dommage.
Avec un sourire mutin peint sur mon faciès je lui ouvre enfin les portes et attend patiemment qu'il daigne ramener son divin postérieur. Lorsqu'il apparaît finalement en face de moi, j'incline ma tête sur le côté droit, taquin.

- Quel dommage vraiment... Je t'aurais bien imaginé agenouillé et me suppliant de te laisser entrer mais je suppose que tu as raison. Il serait bien dommage de rater l'une de nos parties d'échec. Elles se font si rares.

Si seulement j'avais un peu plus de temps à perdre mais que voulez-vous, il est tellement dur de devoir administrer un royaume de la taille des Enfers... D'autant plus lorsque nos seules aides sont des créannes anciennes cupides et revanchardes qui ne rêves que d'une chose : sortir. Quelle plaie !

Je désigne d'un mouvement de main le siège qui me fait face à mon ami. Un coup d’œil rapide vers l'âtre suffit à ce qu'un feu vienne y ronfler.
Ah. Enfin un peu de calme et de paix, tout ce qu'il me fallait, le tout dans une ambiance plus que confortable.

- Je te laisse choisir ta couleur. Mais n'espère pas gagner. Ce sera encore une victoire de ma part.

Le problème lorsque l'on joue depuis si longtemps contre le même adversaire, c'est qu'il devient difficile de le duper tellement les deux partis se connaissent par coeur. Mais je suppose que cela rend le jeu encore plus intéressant.

Voir le profil de l'utilisateur



Nanna
Messages : 865
Localisation : Dans ton ombre...
Loisirs : Il est beau mon Utu hein ?
Humeur : Ils sont revenuuuuus ! o
avatar
Nanna

Personnage...
Pouvoir: LeTemps, la Poussière et l'Annulation... tremblez pauvres humains !
Dieu: Nanna
Age: très très beaucoup !
Ven 24 Juil - 9:44
C'est cela, oui... laisse-moi dehors et tu t'en voudras longtemps ! Le temps d'une partie d'échecs je dirais. Finalement les immenses portes s'ouvrent lentement, faisant voler de lourds nuages de poussière qui encadrent l'obscurité du palais. J'entre tranquillement, et erre en direction de ce qu'on pourrait nommer un salon, ou plutôt un fumoir non-fumeurs. Les portes défilent à mes côtés et je parcours de nombreux vestibules. Je crois que même à son apogée jamais ce palais n'a été totalement occupé. Et de nos jours, se drapant dans sa solitude, Ershkigal a achevé de le vider. Enfin peu importe, j'arrive dans la pièce aux échecs; mon ami m'accueille avec son habituelle moue de gamin, certainement un peu vexé par mes paroles.

- Quel dommage vraiment... Je t'aurais bien imaginé agenouillé et me suppliant de te laisser entrer mais je suppose que tu as raison. Il serait bien dommage de rater l'une de nos parties d'échec. Elles se font si rares.

Il me désigne d'un geste un grand fauteuil damassé que j'investis sans tarder, réchauffé par les flammes naissantes qui éclairent chaleureusement le plateau de jeu. 64 cases, beaucoup de pions. C'est notre vie qui va se rejouer ici.

_Je prends les noirs. A toi les blancs, et la rédemption ! Commence le combat, et que le meilleur gagne.

Je lui adresse un sourire dont je ne parviens pas à retirer les ténèbres qui m'habitent. La guerre... C'est bien de cela qu'il s'agit. Un combat sans pitié, les yeux dans les yeux, cela plairait beaucoup à Inanna, j'imagine. Elle a étonnamment beaucoup de points communs avec le Dieu de la Mort. Cette ardeur au combat, cette envie de jouer avec les autres. Ce côté charmeur et infiniment attirant, et la haine de l'autre. Ils auraient pu s'adorer mais se haïssent. Je scrute le vide quelques instants.

Et moi, n'ai-je pas autant de points communs avec Utu ?
Quelque chose se froisse en moi. Non. Je n'ai plus rien en commun avec l'être méprisable qu'il est devenu. Absolument rien. Il est faible, et je suis fort. Cela suffit. Les faibles détestent les forts car ils ne peuvent se hisser à leur niveau. Les forts méprisent les faibles car ils ne peuvent se hisser à leur niveau. Le seul moyen pour qu'ils se reconsidèrent est que le faible devienne plus fort, alors ils pourront se regarder. Je soupire. Cela n'arrivera jamais, je l'ai toujours su. Pas besoin d'aller voir le futur pour le savoir.

Je fixe Ershkigal, essayant de deviner ce qu'il va jouer, perdant mon regard parmi ses mèches d'un blanc d'os. Cette peau noire, ces cheveux clairs. Le corps parfait pour héberger son ambivalent caractère. Je souris en prenant son contrepied. Ma peau devient aussi blanche que la sienne est noire, et tout reflet s'efface de mes longs cheveux. Seul l'éclat parfait de mes doigts blancs les parcourent encore. Mes iris deviennent blancs, enchâssés dans mes yeux noirs.
Nous ne nous ressemblons pas. Et c'est bien pour cela que nous sommes amis.

_Je serai sans pitié. Dis-moi, je te plais en ennemi ? Peut-être mettras-tu plus de cœur à me battre ainsi. Tu as besoin d'un alter ego, Ersh, depuis que mon père est parti. Je n'ai sans doute pas ta puissance mais aux échecs je te vaux bien ! C'est aux blancs de commencer, alors vas-y, et n'essaye pas de changer, ils vont si bien avec ta peau...

Je lui adresse un rire narquois. C'est vrai qu'Ershkigal est toujours soucieux de son apparence, en témoignent ses couleurs si particulières. Toujours en quête de perfection, du haut de son palais. Je ne lui dirai certes pas, mais il n'en est pas loin.
Voir le profil de l'utilisateur



Ersh
Messages : 578
Localisation : Derrière toi... BOUH !
Loisirs : Aujourd'hui j'en suis à 1 220 000 suicides... Bon c'est pas encore un record...
Humeur : Joueuse
avatar
Ershkigal

Personnage...
Pouvoir: Je suis le gars qui t'annonce que t'es mort. C'est cool non ?!
Dieu: Ershkigal
Age: Vous aimeriez savoir hein ?
Lun 9 Nov - 21:41
Confortablement installé dans mon fauteuil de cuir, je profite un instant de la chaleur des flammes qui dansent dans la cheminée. Il est bien agréable de se retrouver ici, avec mon ami, après la dure bataille que je viens de mener contre cette pétasse d'Inanna. C'est mon petit havre de paix. Il n'y manquerait qu'une seule personne pour que je me sente vraiment bien et enfin complet. Personne chère à mon cœur que je ne suis pourtant pas prêt de revoir. Et la présence de Nanna, aussi agréable soit-elle, me rappelle cruellement ce manque constant.

Il finit par choisir ses pions et je hausse un sourcil face à sa petite remarque. Rédemption ? Je ne vois pas vraiment ce qu'il y aurait à pardonner mais peu importe…
Un grand sourire étire mes lèvres, semblable à celui d'un gamin auquel on aurait offert un nouveau jouet.

- Nous verrons bien qui va gagner ! Après tout, je crois que nous en sommes à peu près à égalité dans les parties gagnées.

Au fond de moi, je me sens l'âme d'un hypocrite. Nous sommes assis, l'un en face de l'autre, prêts à jouer une guerre à échelle réduite, à nous amuser, prétendument. Pourtant notre cœur ne se trouve pas vraiment dans la bataille, une fois de plus, trop accaparé par des querelles ancestrales et tellement veines.

Le combat contre Inanna m'a vidé. Je me sens soudainement las de tant de combat et disputes qui n'aboutissent à rien, qui prennent leurs racines au commencement de nos existences et jamais ne s'essoufflent.
La flamme de ma haine ne semble pas vouloir s'éteindre, pourtant, avec le temps j'ai la sensation de m'être assagi, trop usé pour être aussi virulent qu'aux premiers jours. Mais quand je me retrouve face à Inanna, face à mon impuissance et à toutes mes rancœurs, il me prend l'envie de tout réduire à néant, de détruire tous ces cloportes qui me méprisent et me mettent au banc de notre univers. Le paria du Panthéon. Celui à qui on ne fait pas confiance, qui n'a pas sa place à la table du conseil et qui pourtant, malgré tout ce qu'ils voudraient faire croire, leur est indispensable.

Le changement d'aspect de Nanna me sort soudain de mes sombres pensées. Il revêt l'apparence de mon exact opposé et je hausse un sourcil teinté d'ironie.

- La bichromie ne te sied pas autant qu'à moi mon ami. Il semblerait que tu ne sois là qu'une pâle copie de mon ambivalence, je rétorque avec amusement.

Je marque un temps d'arrêt à la mention de son père. Encore un je ne regrette pas le moins du monde. Je pris pour que ce connard narcissique ne sorte jamais de son sommeil éternel. Je serais tenté de dire que l'univers se porte bien mieux sans lui maiiiisssss… ça ne serait pas vrai.

- Soit ! Je serais tout aussi sans pitié dans ce cas. Malheureusement, je doute que tu puisses atteindre le niveau de ton père en matière narcissisme et de comportement douteux.

J'avance donc mon premier pion puis me renfonce dans mon fauteuil moelleux. Comme l'a si bien dit Nanna, que le meilleur gagne !

[Hrp : Ou le poste tapé depuis trois semaines mais que j'ai oublié de poster xD ]
Voir le profil de l'utilisateur



Page 1 sur 1
 
Les Chroniques de Sumer :: Le Monde :: Les Enfers
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet