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E C L I P S E [mini-event]
Utu
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Utu

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Ven 20 Mar - 7:04

Parfois, je me demande pourquoi An a conçu ce monde d'une façon si cruelle. Pourquoi il ne nous a pas donné toutes les clés, tous les trucs pour modifier un système encore trop jeune à ce moment là pour être premièrement parfait. On dit souvent que les jeunes ont cette tendance à penser que la première idée est forcément la bonne, je pense que nous sommes un peu dans ce cas de figure. Un exemple peut-être ? L'organisation du système solaire et des royaumes. Les deux sont indépendamment parfaitement fonctionnels, mais les deux ensembles et étroitement liés ? Une vraie catastrophe.
Je ferme les yeux un instant, tentant de faire abstraction de toutes les préparations qui se font autour de moi. Un monde entier se forme, se déforme, tantôt chargé de lumières éclatantes d'immeubles, tantôt le sol vide, froid et sombre. J'essaye d'oublier aussi la proximité des ténèbres, celles du royaume qui approche et qui me rend aussi tendu qu'un ressort. Je me frotte les mains, vêtu de ma plus somptueuse parure sumérienne. C'est bête hein, mais je sais qu'il sera aussi habillé ainsi. Le retour aux origines peut-être...
Enfin. Quand je vous disais que c'était mal foutu. Il ne reste plus que quelques minutes. Quelques minutes avant que mon royaume et celui de Nanna ne fusionnent, plus d'une longue heure durant. Je ne peux pas m'empêcher de me souvenir, encore. Me souvenir du temps où cette heure paraissait trop courte, où on en profitait pour créer des choses fabuleuses, comme si nous étions à l'aube d'un nouvel univers. La fusion du jour et de la nuit, c'était la plus belle chose au monde. Maintenant ce n'est rien de plus qu'une heure de frustration intense où on ne se dit rien, il ne se passe rien, un néant créatif seulement chargé de sa haine et de ma crainte. Désagréable, vraiment.
Le pire doit sûrement être le fait que nous sommes obligés de superviser du début à la fin cette fusion pour éviter qu'elle ne soit permanente. Déjà qu'une heure de cohabitation est ardue, je vous laisse imaginer plus...
Je suis stressé. Plus que quelques secondes maintenant. J'essaye de me calmer. Avoir fière allure. Sourire. Oublier juste une heure, surtout... Oublier encore cette vision du futur. Ce nœud qui se rapproche inexorablement. Qui est probablement déjà là à l’échelle d'un Dieu.Ce noeud que je dois garder pour moi, étouffer, prendre sur ma personne. Lourd esr ke tribu de ceux qui savent.
D'un coup, tout s'affole. Avant de se stabiliser. Il ne reste plus qu'un sol uni, où se mélangent lumières et ombres dans des ramifications organiques qui feraient pâlir Nin par leur beauté. Je le vois, ou plutôt je le sens, vu qu'il n'a pas l'air de vouloir se débarrasser de l'écharpe sombre qui lui sert de masque.
Je soupire silencieusement. Évoque un sourire.

_ Bonjour, Nanna.

Prions nous pour que c'en soir un, de bon jour.

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Nanna
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Nanna

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Ven 20 Mar - 21:28
J'inspire lentement, nerveusement. Jour fatidique, encore un parmi tant d'autres. Éclipse. Comme toujours, elle ne durera pas même une heure, mais cette heure sera celle de mon triomphe, de ma victoire incontestée. Si l'Histoire n'était pas ce qu'elle était je remercierais presque mon créateur de m'offrir cette supériorité. Presque... En attendant si mon visage pâle est capable d'occulter le radieux sourire D'Utu de temps à autres, il doit aussi subir sa lumière tout le reste des nuits et, ô tâche infamante, la réfléchir. Comment ?! Moi qui me targue de ne pas compter une once, une tache de lumière sur mon long manteau, je devrais accepter de la répandre partout sur Terre ? La lumière corrompt les humains, elle les rend plus forts, plus orgueilleux qu'ils ne sont vraiment, elle les pousse aux colères et aux meurtres. Pourquoi vient-elle patiner la beauté d'âmes sincères offertes, sans masque, dans les douces ténèbres ? Il leur enseigne l'hypocrisie, la jalousie, la mesquinerie, l'orgueil et la paresse. Il leur apprend à se détourner de moi. Que ne restent-ils, pauvres humains, sous la protection que je leur offre ? Moi je ne peux rien pour eux que m'efforcer, une fois par mois, de leur tourner le dos pour recevoir en plein visage la lumière, et les épargner. Et parfois, rarement, le faire aussi le jour, quand j'ai assez de forces. Je les aime tant, ces hommes. Ils sont à notre image, notre création la plus réussie. Ils sont venus par nous et certes, un jour, nous disparaîtront par eux, ainsi sont les choses et eux ne chercheront jamais à mal en nous laissant dépérir. Nous avons déjà perdu tant de forces depuis l'apogée. Les doux jardins de Sumer sont presque effacés de mon esprit, à présent. Les crépuscules moirés que nous créions...
Je serre les dents, contrarié. Suis-je donc incapable d'arrêter de ressasser le passé ? A présent vient la confrontation, fusionnelle et intense. Ensuite viendra la séparation, et tout sera comme avant. Je voudrais déjà y être, cette heure est si pénible à chaque fois. La simple vue de ce vieil astre terni et véreux suffit à me donner des idées de destruction massive.

Je me revêts de mes habits blancs, ceux que l'on m'a toujours connus. Par-dessus, les lourdes parures d'or blanc qui garnissent mon torse et mes poignets, les breloques. Je dois être fort maintenant. Je l'ai toujours été. Me suis toujours contenté de le dévisager froidement jusqu'à ce que le temps arrache l'un à l'autre nos regards muets. Personne n'est jamais le plus fort, le Temps gagne. Je suis le Temps...

A présent je la sens qui approche, cette infâme luminescence sans subtilité, cette agression de tous les sens, sans couleur et sans texture. Utu le traître, mon frère honni, s'avance dans son char en toc. Moi j'ai une barque de bois sombre, paisible. Je vais rester calme. Rien dans son abject comportement de raté ne mérite mon attention. Puis ça se finira. Autrefois, oui, il était fort, beau, grand. Aujourd'hui il n'est plus qu'un spectre grimaçant un sourire figé, apeuré comme une misérable proie, la tête basse sous le joug d'Enlil, administrant sans panache la Justice qu'il ne sait appliquer. Déchu.
Un sourire s'étire douloureusement. Je jubile, oui, je jubile de te voir si faible. Tu aimes sourire ? Alors tu garderas cette grimace pour l'éternité sur ton visage. Tu ne pourras même pas mourir. Tu ne diras plus que l'immortalité est un cadeau et tu te rendras compte, peut-être, que...

J'inspire, lentement, nerveusement. Ca y est. Je me drape de mon manteau de nuit tandis que le sol poussiéreux se moire de liquide lumineux. Éclipse.

_ Bonjour, Nanna.


Insolent, monsieur le lumineux. Grave aussi. Apeuré à ma vue; pourtant je n'ai pas changé, tu le sais, seul toi, frère honni, seul toi tu as trahi et ton frère et ta propre nature. Si tu savais comme je te hais, misérable. Mais tu ne vois pas mon sourire, tu ne vois pas comme je me délecte de t'occulter ? Tu as toujours été si faible, une simple feuille blanche qui se tache d'elle-même, un destructeur.
Mon sourire est toujours là, dur et haineux, tandis que je laisse la nuit se dissiper dans l'entre-deux. Plus de nuit, plus de jour, nous sommes à égalité. Toi, tu n'éclaires plus la terre de tes rayons venimeux, et moi je suis ébloui. Mais il n'y aura pas de rires cette fois-ci. Un regard suffira, doive-t-il durer des nuits. A présent, le duel commence, et rien ne saurait me détacher de tes yeux blafards si troubles. Tu finiras par plier.

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Utu
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Lun 23 Mar - 23:21

Un sourire. Un foutu sourire. J'aurais mille fois préféré que tu gardes ta cape de ténèbres plutôt que tu me lances ce regard. Haine et sourire. Comme une envie de meurtre, si irrationnelle pour un être divin. J'ai l'impression de faire face à la mort. Et non à cette douceur d'un rayon de Lune, à cette tranquillité de la nuit. Je ne te reconnais plus, mon frère.
Plus je regarde ce sourire hargneux plus je le trouve injuste. Es-tu sérieux ? Suis je vraiment responsable de tout ça ? J'ai passé les derniers millénaires à m'en vouloir, à me morfondre sur mon acte, et toi tu as passé tout ce temps à entretenir ta haine ? Car il s'agit bien de l'entretenir oui, pour qu'elle soit si tenace ! Je serre les dents, ravalant toutes ces paroles pitoyables qui me saisissent depuis ma dernière vision. Que suis-je donc en train de jouer là ? Un drame ? Il a déjà eu lieu, l'heure n'est plus à la tragédie mais à sa résolution. Si tant est qu'une tragédie puisse avoir une fin heureuse.
Il ne dit rien, continue de me fixer. J'accepte difficilement le silence, tendu. Bien, une heure à ce rythme excessivement lent risque fortement de déraper. Mon choix est simple, quitte ou double. Rien que le fait d'ouvrir la bouche équivaut à mon bannissement à vie de sa conscience, je le sais. Mais mon silence doit également l'énerver d'ailleurs. Ma soumission constante. Est ce qu'il se rend compte de la situation dans laquelle il me met au moins ?!
Mon hésitation dure près d'une demi heure. Affreuse d'ailleurs, tout est si immobile, et je déteste ça. La terre m'est de plus en plus cachée également, ça a quelque chose de frustrant de ne plus être dans le royaume de An, quelque part. Je ne dirai pas que ce silence change beaucoup, on a déjà vécu ça pendant nombre d'Eclipses. Mais aujourd'hui est différent, même s'il ne peut pas savoir. Aujourd'hui j'espère, je souhaite que ça change, ce sera sûrement la dernière fois. Moi je le sais, je l'ai vu. Et je crois que cette monotonie va désormais être brisée. Trop de prise de tête, pas assez d'action. Je sens que je vais les regretter, mes actes... Au mieux, les payer très cher.
Je soupire et me laisse basculer en arrière, épuisé. Avant que je ne sois trop bas, un pouf aux tissus chamarrés apparaît pour me rattraper. Je m'installe confortablement et fais apparaître une coupe de vin entre mes doigts (le champagne était plus tentant mais je ne suis pas sûr qu'on ait quelque chose à fêter...)
Soupir, à nouveau.

_ Je vois qu'apparemment tu n'as pas envie de parler, pas de problèmes. Mais tu sais bien que je suis incapable de le faire -ou du moins le savais-tu, donc je vais faire la conversation seul.

Parce que tu as décidé de m'ignorer ? non, parce que tu prétends juste le faire, prouve moi que tu n'es pas si idiot, que tu sais mon épuisement et que tu n'as pas l'intention de tuer le Soleil par ton simple orgueil. J'attends tellement de toi, là à l'instant. Pitié ne me déçois pas dans ta haine complaisante.
Je bois une gorgée.

_ J'ai fait un tour en Sibérie récemment, très beau pays. C'est bientôt le retour de l'hiver n'est ce pas ? Je suppose que ça soit être magnifique en grandes landes vides... Tellement reposant. J'envie ta solitude tu sais parfois.

Je ne le regarde plus, le regard au loin, dans le vague. Au fond, j'aimerai qu'il continue. Qu'il oublie un instant, qu'on se parle, ouvertement, de sujets futiles uniquement..
Je suis un doux utopiste.

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Nanna
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Jeu 9 Avr - 18:33
Foutue éclipse. Les pires moments de ma vie sont ceux-là. Je le fixe. Je le hais. Je n'essaye même pas de savoir ce qu'il pense, c'est nécessairement lamentable, comme toujours. Quoi que je doive reconnaître avoir avec lui les plus longs regards; ainsi leur intensité est aujourd'hui nourrie de haine. L'intensité me manque parfois. Mais elle ne me ressemble pas. C'est censé être lui, derrière son voile fade, mais qu'en reste-t-il ?! Il a dévasté sa propre vie, l'idiot !
Ne reste que le silence, comme toujours. Rien de plus que deux yeux dans les miens tandis que nous nous aveuglons mutuellement. Le Temps passe, j'aimerais pouvoir l'accélérer, mais je ne céderai pas.
Il vacille, cille, puis tombe en arrière. Ainsi tu abandonnes, frère. Ta déchéance est pire encore que je ne le croyais. Il s'affale dans un pouf, une coupe à la main, l'air vaincu.

_ Je vois qu'apparemment tu n'as pas envie de parler, pas de problème. Mais tu sais bien que je suis incapable de le faire -ou du moins le savais-tu, donc je vais faire la conversation seul.

Comment, je le savais ? Insinues-tu que j'aie oublié, pauvre chose ? Je n'oublie jamais rien. Surtout en ce qui te concerne, tu sais. Ou du moins l'as-tu su. Je n'ai pas changé.

_ J'ai fait un tour en Sibérie récemment, très beau pays. C'est bientôt le retour de l'hiver n'est ce pas ? Je suppose que ça soit être magnifique en grandes landes vides... Tellement reposant. J'envie ta solitude tu sais parfois.

Je manque de m'étrangler tout en me contenant, en renfermant en moi ma colère. Qu'il ne reste que ma haine, brûlant de froid.

_Ainsi tu aimes mes terres. Mais vraiment, tu envies ma solitude ? C'est donc pour ça que tu trahis le monde entier ? Pour la solitude ? Pour ma solitude ? Quel Dieu noble tu fais, Utu. Mais ma solitude, c'est toi qui l'as suscitée. Tout ce que mes yeux contemplent ce sont de grandes landes désertes, tandis que toi, le traître, tu sièges au milieu des Créannes avec qui tu pactises. Et tu envies ma solitude.

Je n'ai pas bougé, le corps tendu, à quelques pas de lui. Je ne peux que le toiser de ma haute stature. Son corps bronzé perdu dans ces tissus absurdement colorés. Pour qui se prend-il ?! Pour un roi, trônant avec nonchalance ? Pendant que lui s'affaisse comme un vieillard devant moi ses serviteurs œuvrent pour lui, mais il ne fait rien. Qu'en est-il donc de ses responsabilités ? Lui, le Dieu de la Justice, il les laisse à d'autres et se traîne sur ses coussins. Pathétique petit frère.

Malgré moi je sens mon étole de brume s'étoffer sous la colère. Malgré tous mes efforts je finirai par y céder, après tout ce temps. Un jour. Mais pas aujourd'hui, aujourd'hui est un jour comme les autres.

_Que crois-tu faire ainsi, pauvre pantin? Tu brises les règles, tu abandonnes lâchement. Tu n'as même plus le pouvoir de changer les choses autrement qu'en laissant tomber tes responsabilités. Et tu voudrais me parler ? Que je t'écoute ? Tu n'en vaux plus la peine, j'ai pitié de toi. Tu n'es que le pâle spectre de ta grandeur passée. Même pas une ombre. Il ne reste que peu de temps, je ferais mieux de m'éloigner de toi.

Joignant les actes à la parole, je m'éloigne tranquillement de son siège ridicule. La colère ne m'atteint pas. Et mieux vaut pour moi de m'éloigner de sa vue infamante. Il souille mes yeux de sa lumière fade et mon cœur de ses propos futiles. Je regrette parfois l'être qu'il était avant. Shamash. Mais il n'a plus ni force ni grandeur. Pas même le moindre intérêt.
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Utu
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Ven 10 Avr - 17:31

D'accord, je suis un idiot. Je n'ai pas le tact le plus approprié du monde, je ne suis pas parfait non plus comme le suggérerait mon rang d'être divin, mais ne peut-on pas en dire la même chose de Nanna ? Ses paroles me figent. Posture, sourire, tout disparaît soudain alors que je me raidis. Je ne bouge pas. Je ne vais pas répondre, pas vrai ? Je suis un Dieu, je mérite plus que de m'énerver pour de tels propos d'abnégation. De tels propos haineux. Tu devrais avoir honte de les prononcer. Honte de ne dire qu'un seul des mots qui est sorti de ta bouche. Je serre le poing. Les dents.
"Tu trahis le monde entier. Ma solitude, c'est toi qui l'as suscitée. Toi, le traître, tu sièges au milieu des Créannes avec qui tu pactises. Que crois-tu faire ainsi, pauvre pantin? Tu brises les règles, tu abandonnes lâchement. Tu laisses tomber tes responsabilités. Tu n'en vaux plus la peine, j'ai pitié de toi. Tu n'es que le pâle spectre de ta grandeur passée." Aucun de ces mots n'auraient du franchir tes lèvres. Tu ne sais pas ce que tu dis. C'est impensable que tu saches. Je dois me taire, prendre encore ces paroles sur moi pour...
Il s'éloigne. "Je ferais mieux de m'éloigner de toi." Je me lève. les mots résonnent. Encore, trop fort. Je me lève et je sens ce monde fragile qui vacille, mon pouvoir vibrer en moi alors qu'il s'éloigne. Tout vibre, le sol, le ciel, l'espace. Vibre de ma colère. Je voulais me taire. Mais je ne peux pas. Je ne peux plus. Ces mots, ces mots tu ne sais même pas ce qu'ils veulent dire. tu vis dans ton petit monde bien chaud depuis trop longtemps, Nanna.
Un grondement sourd se fait entendre et le monde est secoué par ce qui pourrait ressembler à un tremblement de terre. tu l'as voulu. Ne parle pas de responsabilités, pas devant moi. Je suis le seul ici qui me sente responsable ?! Vraiment ?! VRAIMENT ?! Et bien désolé, mais ça ne devrait sûrement pas être le cas. Je fixe avec colère cette nouvelle écharpe de ténèbres.

_ Bien sûr ! C'est facile de dire ça, ô grand Dieu du temps que tu es ! Toi tu n'as jamais failli à ton devoir, évidemment ! Mais de qui te moques-tu exactement, serait-ce de toi même ?! Oui j'envie ta solitude, car les fonctions que je tiens et que tu sembles ignorer me poussent à ne jamais être seul et à supporter jusqu'à je ne sais quelle ère le regard de ceux qui pensent que ma Justice ne vaut plus rien ! Mais ne demandons pas qui a provoqué cela, ce serait trop !

Je m'approche, d'un pas, puis deux, assurés. Tu veux que la transition se passe mal ? Très bien, fuis ! Je ne serais alors pas responsable de ce qu'il se passera, car tu auras trahis le devoir qui t'incombe de garder ce royaume commun rien qu'une heure, une petite heure dans ta vie où tu ne peux t'empêcher de te montrer aigre.

_ Tu m'accuses de pactiser avec des Créannes, facile quand tu ne vois personne et préfères rester cloîtré. Crois tu que je ne portes ne serait-ce qu'un simple intérêt au long terme à cette créature ?! Quel être jaloux peux-tu donc être ! Qui fait régner la Justice ou ce qu'il en reste, essayant de sauver ces Dieux Mineurs que NOUS avons créés et que nous abandonnons aujourd'hui ?! Qui passe ses journées à les écouter, à les soutenir et à rendre verdict comme lui demande son devoir ?! QUI failli à ses responsabilités, je t'écoutes ! Je te le demande Nanna, qui a laissé une vulgaire demi Dieu trahir sa confiance et a refuser de la punir comme il se doit à cause de son statut ?! Sûrement pas moi ! Je ne suis pas celui qui a failli, Nanna.

Mes pas s'arrêtent. Je vais trop loin. Je le sais. Tu l'as fait aussi. Que veux-tu que je perdes de toutes manières ? Ma crédibilité au Panthéon ? Je n'en ai plus rien à foutre, saches le. Tu l'as depuis longtemps émiettée.

_ Et pourtant je suis toujours là Nanna. La faute que j'ai faîte était morale, mais uniquement envers toi. Car j'ai appliqué à la lettre ces més que nous avons conçus, et je refuse de penser que tu peux être assez borné pour penser que j'ai failli à mon devoir.

Mes paroles me redonnent la force. Mais je sens que les forces des royaumes luttent au lieu de fusionner. Que nos pouvoirs attendent de se déchaîner, que ce passage, cette Eclipse ne peut pas avoir de fin cordiale.
Je reste debout, entier. Comme je l'ai toujours été mais tu es aveugle à cette personne Nanna. Je n'ai pas changé. Je ferme les yeux, une seconde à peine. Une seconde pour voir ce visage. Le visage du futur. Ce futur qui pendant six millénaires a retenu ma colère.

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Nanna
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Ven 17 Avr - 9:39
Je m'éloigne, je l'ai toujours fait. La fusion vacille et un rayon de son astre atteint la terre en un bref éclair perverti. Je dois protéger les Hommes. A contrecœur, je m'arrête. Jamais je ne faillirai à les protéger quand comme aujourd'hui j'en ai le pouvoir ! La fade lumière du Soleil leur sera épargnée, un bref instant. C'est malheureusement tout ce que je peux faire, quelle ironie de voir l'effrayante nuit si faible ! Je me force à me détendre, à desserrer mes poings crispés de haine. Utu.
Je le sens se lever derrière moi; le silence vole en éclat sous la vibration de nos deux royaumes confondus. C'est de la colère, bien sûr, quoi d'autre ? Il ne sait que se mettre en colère, tel un enfant boudeur, et secouer vainement le monde dans lequel il s'enferme en attendant qu'on le sauve. J'ai pitié des faibles. Mais c'est à eux de devenir forts pour écarter leurs barreaux imaginaires. Lui ne l'a jamais pu. Je ferme brièvement mes paupières trop lourdes, me ressourçant dans le bandeau de nuit qui m'enveloppe. Sa réponse ne tarde pas, violente et vaine comme toujours.


_ Bien sûr ! C'est facile de dire ça, ô grand Dieu du temps que tu es ! Toi tu n'as jamais failli à ton devoir, évidemment ! Mais de qui te moques-tu exactement, serait-ce de toi même ?! Oui j'envie ta solitude, car les fonctions que je tiens et que tu sembles ignorer me poussent à ne jamais être seul et à supporter jusqu'à je ne sais quelle ère le regard de ceux qui pensent que ma Justice ne vaut plus rien ! Mais ne demandons pas qui a provoqué cela, ce serait trop !


Cet idiot se rapproche de moi.

_ Tu m'accuses de pactiser avec des Créannes, facile quand tu ne vois personne et préfères rester cloîtré. Crois tu que je ne portes ne serait-ce qu'un simple intérêt au long terme à cette créature ?! Quel être jaloux peux-tu donc être ! Qui fait régner la Justice ou ce qu'il en reste, essayant de sauver ces Dieux Mineurs que NOUS avons créés et que nous abandonnons aujourd'hui ?! Qui passe ses journées à les écouter, à les soutenir et à rendre verdict comme lui demande son devoir ?! QUI failli à ses responsabilités, je t'écoutes ! Je te le demande Nanna, qui a laissé une vulgaire demi Dieu trahir sa confiance et a refuser de la punir comme il se doit à cause de son statut ?! Sûrement pas moi ! Je ne suis pas celui qui a failli, Nanna.

Il s'arrête, enfin. Tout penche, désormais, les moires sombres du liquide qui baigne nos pieds s'écoulent vers moi comme celles, lumineuses, de mon frère remontent. Je serre les dents. Il est encore temps que la confrontation se termine, avant que tout n'explose.

_ Et pourtant je suis toujours là Nanna. La faute que j'ai faite était morale, mais uniquement envers toi. Car j'ai appliqué à la lettre ces més que nous avons conçus, et je refuse de penser que tu peux être assez borné pour penser que j'ai failli à mon devoir.

Je ferme les yeux une seconde, juste un instant fugitif, pour rappeler à moi ce visage venu du passé.

_J'ai encore à l'esprit ce visage radieux et souriant, levé vers moi tandis que le crépuscule créait pour nous une symphonie de couleurs. Ce visage, le tien Utu, si tu savais comme j'ai tenté de le garder ! Comme j'ai voulu le contempler chaque aube et chaque crépuscule, à chaque fois qu'au loin je voyais ton spectre fade m'éviter et baisser les yeux. Combien de fois j'ai tenté de recommencer, d'agir différemment, de recréer un passé où ce visage me sourie encore. Mais non ! Quoi que je fasse, quoi que j'essaye, tu me trahis éternellement, tu broies impitoyablement ce lien qui m'était cher. Comprends-tu, frère ? C'est ta nature. Tu n'es qu'un traître et toutes les deuxièmes chances du monde n'y peuvent rien.

Je m'approche de lui et plante mes yeux dans les siens. Ce salaud est toujours plus grand que moi. Je lui saisis le poignet et durcis encore le ton de ma voix. Le mépris m'arrache la langue.

_C'est toi qui as détruit tout cela, frère. Si tu n'avais pas brisé ce lien nous n'en serions pas là, mais tu l'as anéanti ! Tu n'es plus désormais qu'un pâle reflet singeant celui que tu étais alors, qu'un astre pâle pervertissant les Hommes de sa trompeuse lumière, faisant naître en eux un horrible orgueil tandis qu'ils te vénèrent aveuglément comme le bien universel ! Ce monde souillé que tu administres avec flegme n'a pas assez de mes nuits pour échapper à ton joug avilissant. Qu'as-tu cru en te débarrassant de moi ? Pensais-tu vraiment pouvoir vivre sans moi ? Tout le monde le répète, la Lumière n'est rien sans l'Ombre. Tu vois ? même ces pauvres humains voient ta déchéance, notre déchéance ! En agissant de la sorte tu nous as non seulement condamnés tous les deux à sombrer dans l'oubli mais tu as aussi poussé le Panthéon tout entier dans sa chute ! Regarde nous aujourd'hui. Nous te devons cette décadence, Utu. Le Soleil dans sa fierté a précipité tout un monde vers le chaos, et il essaye encore de le gouverner ! Tu n'as donc aucune fierté, méprisable frère. C'est à peine si tu mérites encore mon mépris.

Je ne te regretterai pas. Je sais à présent que cela n'aurait pu être autrement, et que tu n'en vaux pas la peine. L'obscurité commence à présent à remonter son bras. Mais même ma nuit réparatrice ne le ramènera pas. Il faut l'anéantir. Mes yeux toujours braqués sur les siens je transfère mes écharpes d'obscurité autour de lui. Et je serre, impitoyablement.
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Ven 17 Avr - 13:21

Tu t'arrêtes. Enfin. Tu as cherché à fuir, alors que d'ordinaire je le fais. Je fuis, je le sais. Tu sais pourquoi. Enfin je pensais que tu le savais. Mais je m'aperçois que non. Tu te retournes. Tu me regardes, ho Dieu tu me regarde dans les yeux. Et la lueur que j'espérais voir dans tes yeux est absente à nouveau. Il n'y a que haine. Il n'y a que désespoir. Pitié. Je reste figé. Alors voilà. Tu ne me comprends pas. Plus. Même quand je parle à cœur ouvert tu restes insensible. Tu penses que je suis un idiot pas vrai ? Je sais que je ne peux plus rien faire. Un frissonnement m'atteint alors que tout mon être abandonne.
Et l'image de cette femme revient. Encore et toujours, sa voix résonne, la voix de son futur. Que dira-t-elle ? Peu importe en réalité. Je sais désormais que le délai est écoulé. Je sens déjà les fondations du monde, de celui là et de l'autre, s'effriter. Les més faiblir. Encore. Elle arrive. Elle arrive Nanna, ne peux-tu donc pas sentir cela ?! Elle arrive et je ne peux pas en dire un mot. Comme la dernière fois. Quand comprendras tu enfin ça ?
Puis viennent les mots. Ses mots. Les yeux fermés d'abord, le regard perçant ensuite. Moi aussi Nanna je me souviens de toi, avant. Cet être si calme, qui savait apaiser mes inquiétudes, qui savait écouter et regarder le monde de façon si juste. Ho oui Nanna, tu étais plus juste que moi, plus juste même que Nin ou tout autre Dieu du Panthéon. Ce visage tu ne l'as plus jamais montré après ça. Tu m'accuses d'avoir perdu mon sourire. Mais si je pouvais sourire c'était parce que toi aussi. C'est ton regard de haine qui a détruit mon sourire, Nanna, pas l'inverse. Il n'aurait pas du en être ainsi.
« Combien de fois j'ai tenté de recommencer, d'agir différemment, de recréer un passé où ce visage me sourie encore. » Mon sang divin se glace dans mes veines. Je le regarde, surpris. Effrayé. Ho Nanna qu'as tu fais ? Qu'est ce que tu as fait ?! Dites moi que c'est un mensonge, c'est impossible, dites moi pitié... Il ne ment pas. Il continue. Et la tristesse remonte, le désespoir, la colère. Froide. Bordel. BORDEL ! Je serre les dents. TU AS FAIT QUOI ?! Tu es revenu dans le passé, maintes fois, revivre je ne sais quelle scène en espérant qu'elle changerait ?! Mais quel inconscient es tu, quel irresponsable es tu Nanna ?! Je n'arrive pas à y croire. C'est à mon tour de ressentir la haine. Tu es bien pire que ce que je pensais mon frère. Mais qu'attendais tu ?! Si le passé avait changé, ne serait-ce que d'une phrase, une infime phrase, imagines-tu ce que cela aurait créé ?! Tu es donc prêt à renier ton rôle divin plutôt que de pardonner ?! Mais quel lâche ! Ton orgueil aurait pu causer l'irréparable, ou bien pire encore. Tout ça parce que tu refuses de me pardonner. Maintenant je comprends, j'ai couru toutes ces années après un pardon que je n'aurai jamais eu. Jamais. Car toi tu t'accrochais encore à ces fébriles images, ces stupides sourires du passé alors que j'espérais pour l'avenir. Ce n'est pas ma nature qui est mauvaise. Je ne peux pas te pardonner ça.
Il attrape mon poignet et je sens son ombre, son froid se diffuser dans ton mon corps. Je sers les dents devant son regard de mépris. Tu ressembles à un être désespéré Nanna. Je pensais que j'étais pitoyable. Mais là j'ai l'impression que tu es le plus pitoyable de nous deux. Tu as beau m'accuser de tous les noms, me traiter comme la pire des ordures, le traître, oublie ça, ça ne m'atteint plus. Je m'en fous. Ce que tu as fait est bien pire que mon jugement ne voudra jamais l'admettre. Chercher à changer le passé. Nanna tu es aveugle de tes propres fautes. An t'aurait supprimé pour moins que ça.
« Q'u'as-tu cru en te débarrassant de moi ? Pensais-tu vraiment pouvoir vivre sans moi ? » An, le commencement. Non, je ne voulais pas vivre sans toi. C'est toi qui voulait. Il y avait cette femme, il y avait cette fille, tu y tenais plus que tu n'aurais jamais tenu à moi, je le sais, je le vois aujourd'hui encore plus qu'autrefois. Tu es prêt à me haïr 6000 ans de plus plutôt que de les abandonner. Je voulais te libérer Nanna. Je voulais que l'ombre et la lumière soient dissociables. Je le voulais pour toi, pour que tu sois libre de vivre comme tu le souhaites, de les choyer, de les adorer comme tu les admirais. Oui c'est ce que An m'a promis. Mais je me rends compte que ce sacrifice était stupide. Complètement stupide. J'ai tenté de te libérer de tes serments sacrés, de te libérer de ton devoir envers moi pour de simples êtres inférieurs. J'aurais du tuer cette humaine. J'aurais du tuer sa fille. J'aurai moins été haït pour ça.
Il m'accuse de la chute du Panthéon, je ne bouge toujours pas, la bouche de plus en plus déformée par un soupçon de dégoût. Et tu n'as rien vu. Je les vois, les ténèbres qui remontent mon bras. Je sais ce que tu prévois de faire. M'enfermer, ou me supprimer peu importe. Tes idées sont mauvaises, fausses, mais tu n'es pas prêt à entendre les miennes. Et plus je te regarde plus je vois son visage. Elle me nargue de te dire. Elle sait que je ne peux pas. J'aurai du la tuer.
L'écharpe de ténèbres remonte. Je suis calme. Je crois qu'il est tant pour moi de me retirer. Tu me hais trop. J'ai hâte Nanna. J'ai hâte de voir la tête que tu feras quand elle va revenir. Mais je ne serai pas là pour la voir, tu vois ? Je ne veux plus, j'en ai plus qu'assez de tout ça.
Je regarde mon poignet. Il me fait mal. Tu sers trop fort. Et les ténèbres cherchent à me pénétrer tout entier. Mon corps souffre. Mais je suis calme maintenant. Ma voix sort, lente, détachant chaque mot, chaque syllabe.

_ J'ai passé les cinq mille huit cent dernières années à attendre ton pardon, Nanna. C'était long. Et je m'aperçois aujourd'hui que tu te bornais à regarder derrière toi. Je disais être le même, je comprends pourquoi tu penses le contraire. Je ne serais plus jamais celui que tu as rencontré je ne sais combien de fois. Et je ne veux pas l'être, je ne peux pas me battre contre moi même.

J'inpire lentement, la progression de son pouvoir rendant la parole moins facile. J'ai envie de pleurer. Ça n'arrive jamais à un Dieu, avoir envie de pleurer. Du moins pas comme ça. Merci Nanna, maintenant je comprends. Je me sens libre. Je n'ai plus de dette envers toi, aucune. Mon regard ce fait dur, plongé dans le sien.

_ Mais aujourd'hui, je ne regrette plus rien. Mon jugement était juste, je le sais. Le premier était faussé par mon affection envers toi. Nous avons bien fait de l'enfermer. Nous aurions du la tuer.

Le monde tremble. Je me fais engloutir tout entier dans ses ténèbres. Je les accepte, ils refroidissent mon corps, mon être, mon pouvoir, je me sens un instant perdu dans tous les ressentis que mon « frère » a accumulé toutes ces années. Par lui même. Mon corps devient l'astre vibrant qu'il est à l'origine, une boule de gaz dans un espace vide. J'étends mon onde d’attraction, attrape la main de Nanna qui me tient toujours et explose, littéralement. Je sens les fins ténèbres se déchirer. Il te faudra plus que ça pour me battre. Beaucoup plus.
Je boue de colère. Le monde est désormais déchaîné, le sol se déforme, tantôt lave de lumière tantôt eau de ténèbres, les deux cherchent à s'emparer de l'autre. Je prends de la hauteur, laissant monter autour de moi la puissance de mon astre. Je vais t'exploser, Nanna. Je rappelle tous les brins de lumière à moi, disloquant le monde dans lequel nous sommes.
Je vais réduire nos royaumes en poussière.

_ Tu as entendu Nanna ?! Nous aurions du la tuer, la faire souffrir à la mesure de ses actes ! Cette pourriture d'humaine comme sa traîtresse de fille ! Voilà ce que nous aurions du faire ! L'enfermer n'était pas assez dur. Mais peut-être que je peux toujours m'arranger pour alourdir la sentence, de toutes façons elle n'est plus à ça près !

Qelque part en Europe, un groupe d’astrophysiciens remarquent une explosion d'une ampleur jamais vu sur le Soleil, et préviennent de ce pas les instances internationales.
Vraiment, ça me donne envie de pleurer.

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Ersh
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Lun 27 Avr - 14:26
Une éclipse.
C'est un phénomène assez courant à ce qu'il parait. Il y en a tous les mois mais elles ne sont pas pour autant visibles. La dernière de cette ampleur a eut lieu en 2005 il me semble. Et heureusement pour nous que ce genre de choses n'arrive pas tous les jours autrement je ne donnerais pas cher de l'état du monde. Non pas que je m'en préoccupe grandement mais bon... Vous savez c'est pour l'équilibre des mondes tout ça tout ça...

Dans cette histoire je ne sais pas qui de Nanna ou Utu est le plus à plaindre.
Nanna accuse Utu de l'avoir trahit et refuse catégoriquement de lui pardonner et ce depuis 6000 ans. Il passera probablement toute la durée de l'éclipse à bouder dans son coin, entouré d'une aura dissuasive et désagréable.
Utu tente désespérément de se faire pardonner de son frère sans aucun succès et prétendra joyeusement que tout va bien dans le meilleur des mondes, babillant tout seul dans son coin.
A moins que l'un d'eux ne craque et que cette magnifique éclipse ne finisse en bain de sang... Ou alors peut-être se jetteront-ils sauvagement l'un sur l'autre et baiseront-ils comme des bêtes pour rattraper la frustration accumulée durant les dernières années. Même si l'option un me semble plus probable.

J'observe donc la rencontre des deux astres, assis sur le toit de mon temple en ruine, un air pensif peint sur le visage.
Toute cette histoire est bien moche tout de même. Et autant le dire tout de suite, si je devais choisir un camp ce serait celui de Nanna. Tout comme à l'époque. Et je méprise toujours autant Utu pour la traitrise dont il a fait preuve. Cependant je ne suis pas borné au point de ne pas voir les tords de mon ami. Il ressemble parfois à un petit gamin jaloux quand il s'agit de son frère chéri.

Une perturbation se fait alors ressentir et je lève les yeux juste à temps pour voir une gigantesque éruption solaire se produire. Enfin... Sentir serait plus approprié que voir.
Je grimace. Tout ça n'est pas de très bonne augure. Il semblerait que j'avais raison. Ils ont craqué. Maintenant j'espère seulement que les Més n'en seront pas plus affectés qu'ils ne le sont déjà.

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Alex
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Alexander Aestas

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Mar 5 Mai - 16:55
HRP : J'voulais absolument poster ici avec Alex >w< même si chronologiquement ça marche pas, théoriquement Alex ne connaissait pas Nanna fin mars... mais euuuh tant pis, j'avais besoin qu'il le connaisse. xD Pardon pour l'incohérence chronologique pour mes persos, du coup.


Assis tranquillement sur mon lit, je fixe d’un regard vide mon violon. Je voulais jouer, aujourd’hui. Mais quelque chose me déconcentre, et me fait perdre toute motivation.

Un malaise règne, dans ma chambre vide. Le silence est roi dans la maison en ce moment, mais ça c’est habituel. Mes parents travaillent et ma sœur est encore à l’école. Non, c’est juste que l’air semble plus lourd que d’habitude. Comme avant un orage. Mais le ciel est entièrement dégagé, c’est pourquoi je ne comprends pas.

Je soupire, résigné, et décide de me rendre à la Congrégation. Je mets des chaussures, arrange rapidement ma chemise et me mets en chemin.

Une fois là-bas, je constate que les gens sont rassemblés par petits groupes, et chuchotent entre eux. Ici aussi règne un certain malaise. Pourquoi ?

Il y a trop de monde, ici, je n’aime pas ça. Alors que je m’apprête à ressortir, une boule blanche me percute de plein fouet. Aïe. Je lève les yeux, et reconnais alors avec surprise la fille aux cheveux blancs que j’avais déjà vue une fois. Lynn, je crois. Elle se frotte le crâne, manifestement elle s’est cognée contre mon coude.

Navré, murmuré-je.

— Ah, ça va, j’regardais pas où j’allais. Oh… t’es pas le type coincé que j’ai vu la dernière fois ? Alex-truc ? fait-elle en s’attardant sur mon visage.

Je sens le sang affluer dans mes joues. Le « coincé » ? Bon en même temps…

Alexander, soufflé-je. Euh… c’est normal, cette ambiance ? je demande, en désignant d’un geste vague les groupes qui chuchotent d’un air nerveux entre eux.

Elle regarde autour d’elle, avant de se retourner à nouveau vers moi.

— Ah ouais… c’est comme ça depuis hier en fait. Il y a une éclipse, aujourd’hui.

Je me retiens de hausser un sourcil. La première chose qui me vient à l’esprit est « Et alors ? ». Ouais, c’est sympa à voir une éclipse, c’est pas quelque chose de très courant mais pourquoi autant d’agitation ? Cependant elle semble deviner ma perplexité et reprend :

— Ah oui, c’est vrai que t’es ici depuis pas longtemps toi. Bah en fait… c’est un des rares moments où le dieu de la Lune et le dieu du Soleil sont forcés de se rencontrer…

Je redresse la tête à la mention de Nanna.

Lynn continue, d’un ton insistant :

— Eeeeeet tout le monde sait que Nanna peut pas s’encadrer Utu. Du coup c’est un peu tendu, ici. C’est soit ils se font la gueule pendant une heure et il se passe rien, soit… bah on sait pas trop en fait. C’est pour ça que les gens sont un peu nerveux.

Je serre les lèvres. Un conflit divin, hein ? Je ne peux rien faire…

J’adresse un « au revoir » à la fille aux cheveux blancs, et m’éloigne. Instinctivement, je me dirige vers le temple de Nanna. Doucement, autour de moi la lumière diminue. Alors, j’accélère le pas et me mets à courir.

Je franchis la bulle de sérénité qui borde le lieu sacré. Enfin, c’était une bulle de sérénité selon moi. Là aussi les oiseaux et la forêt se sont tus, comme la première fois que je suis venu. Mais la sérénité et la paix sont absentes, je suis toujours aussi nerveux.

Je lève les yeux vers le ciel. Il n’y a plus beaucoup de lumière, la Lune cache le Soleil, dont on ne voit plus qu’un fin anneau de lumière. Des larmes se forment dans mes yeux, et roulent sur mes joues. Oh, je n’ai pas de lunettes appropriées pour regarder une éclipse… et ne dit-on pas que les yeux bleus sont plus sensibles à la lumière ?...

Je plisse les yeux, ait le temps de voir un flash lumineux, et je baisse la tête, regarder le Soleil ainsi est trop douloureux.

Oh… un flash lumineux ? Je ne suis pas un expert en astrophysique mais… ce ne serait pas une éruption solaire ? Je ne savais pas que c’était visible à l’œil nu. Ça fait que ça doit être particulièrement gros...

Si on considère que cette explosion est dûe à la volonté du dieu de cet astre…
Une pointe d’inquiétude me perce le cœur. Je suis inutile, encore une fois...


HRP : ... ouais, et puis chronologiquement Lynn n'était pas à la Congré' non plus fin mars. MAIIIIS TANT PIS. C'est juste pour ce RP. >.>
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Nanna
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Nanna

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Ven 22 Mai - 18:01
Il ne bouge plus à présent, inerte encore et trop faible pour riposter tandis que la nuit investit son corps et le nimbe d'une aura sombre. Tu ne comprends pas, toi, la beauté profonde des ténèbres, aveuglé de ta lumière fade. Mais là, est-ce que tu les vois ? Tu les sens, n'est-ce pas ? Tu ne pourras plus ignorer mes ténèbres très longtemps. Tu as toujours eu les yeux rivés sur l'avenir, sur ce que nous promettait ce monde, prisonnier de tes inutiles visions changeantes, aveugle, AVEUGLE ! Tu te gargarises de ta propre beauté et dans ton futur radieux tu sombres en te vautrant dans le luxe, pour toi pas de Justice ni de droiture, seuls comptent le plaisir et le bonheur ! Et tu oses encore légiférer sur le monde au nom de ta grandeur ?! Je n'ose imaginer la perversion dans laquelle tu vis, cette orgie infâme qui dure depuis 5800 ans ! Qu'as-tu fait depuis tout ce temps que je m'occupais à démêler ? Des procès ?! Alors que même les Dieux mineurs hésitent à s'adresser à toi ? Les as-tu donc forcés à subir ton jugement ? Oui je te hais, et je sais au plus profond de moi-même que cette haine est la chose la plus juste qui m'ait été donnée. Depuis tout ce temps elle m'éloigne de toi et me préserve de ton immonde présence. Et toi que fais-tu ? Rien. Tu te complais dans ta douleur sans réagir, espérant peut-être que quelqu'un te prendra en pitié et te fera sortir de là, te dispensera de tes responsabilités en te disant qu'il s'en charge et que tu n'as plus à t'inquiéter. Tu es faible, éternellement. Personne n'aide les Dieux, tu devrais le savoir. Et je ne le ferai pas davantage. Je veux uniquement te détruire.
Ton regard essaye de se durcir, inutilement. Si tu savais mon mépris pour toi.

_ J'ai passé les cinq mille huit cent dernières années à attendre ton pardon, Nanna. C'était long. Et je m'aperçois aujourd'hui que tu te bornais à regarder derrière toi. Je disais être le même, je comprends pourquoi tu penses le contraire. Je ne serais plus jamais celui que tu as rencontré je ne sais combien de fois. Et je ne veux pas l'être, je ne peux pas me battre contre moi même.
_ Mais aujourd'hui, je ne regrette plus rien. Mon jugement était juste, je le sais. Le premier était faussé par mon affection envers toi. Nous avons bien fait de l'enfermer. Nous aurions dû la tuer.


Je tremble de colère à ses paroles et le monde entier tremble à mon image. Je jubile tandis que les ténèbres finissent de l'envahir et colorent jusqu'à ses yeux perdus. ENFIN ! Enfin je triomphe, je t'anéantis comme tu le méritais depuis tout ce temps. Comment ai-je pu ne pas le faire plus tôt ? Le Monde se portera bien mieux si tu es affaibli, pâle idiot. Il n'a pas besoin de toi.
Le poignet que je tiens achève de s'assombrir sous mon regard brûlant de triomphe. Je plonge les yeux dans ce nuage sombre mais sa main inerte se referme soudain sur la mienne et dans une intense explosion tout disparaît. Sous moi le fluide mêlé du sol ondoie violemment entre lumière et ténèbres et je perçois confusément une boule de lumière s'élever au-dessus. Il me faut me relever moi aussi sous peine d'être englouti dans ce flot bouillonnant. Je monte moi aussi dans les airs tandis que toute lumière se retire de nos royaumes fusionnés pour se rassembler autour de l'astre flamboyant qui me fait face. MAIS QU'EST-CE QUE TU FOUS?! Tu veux vraiment la mort de ce monde ?! Tu entraves le processus de l'éclipse ?! Alors tu n'es plus rien qu'un raté. Même moi en retournant dans le passé ma nature m'a empêché d'y changer quoi que ce soit, mais toi, pour dénier ainsi tous tes devoirs, dans quelle boue as-tu donc traîné pour t'en défaire si facilement ? Tout va partir en cendres à présent.

_ Tu as entendu Nanna ?! Nous aurions du la tuer, la faire souffrir à la mesure de ses actes ! Cette pourriture d'humaine comme sa traîtresse de fille ! Voilà ce que nous aurions du faire ! L'enfermer n'était pas assez dur. Mais peut-être que je peux toujours m'arranger pour alourdir la sentence, de toutes façons elle n'est plus à ça près !

Vibrant de colère j'étends mon bras vers lui pour annuler ses pouvoirs, une partie du moins. Il ne pouvait pas céder si vite après tout.

_L'enfermer ?! La tuer ? Mais qui es-tu pour décider de cela ? Toi qui as renié ta nature au point de pouvoir briser une éclipse sans hésiter, alors que cela me déchire en deux ! Tu mérites à peine ton statut de Dieu et tu oses encore parler de Justice alors que tu ne la connais plus toi-même ? Et tu aurais fait souffrir Nintu, ma femme, pour les fautes de sa fille ? Et elle ? Ce n'est pas assez de la châtier de 6000 ans d'enfermement ? Mais non, continuai-je avec un rire amer, tu dois en plus la faire souffrir ! Ouvre les yeux, c'est de moi que tu veux te venger au travers de ma fille, C'EST DE MOI ! Eh bien je suis là ! Alors cesse de reculer et bats-toi, tu verras bien qui de nous deux est le plus fort, Shamash ! Je n'ai plus rien à perdre et je ne la reverrai jamais de toutes façons. Donne tout ce que tu as.

Ou devrais-je dire tout ce que tu peux, avec ce que je viens d'annuler. Immobile, j'élève vers lui d'immenses colonnes de poussière tentant de l'engloutir, de le dévorer. Nul doute que je deviendrai plus fort avec le soleil en moi.

Je lui adresse un sourire dur.
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Utu
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Utu

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Ven 22 Mai - 19:18

Je fronce les sourcils. J'ai du mal à me concentrer sur ce qu'il dit tant la douleur me déchire la poitrine. Briser une Eclipse... Quel con je suis. Enfin ce serait ce que je me dirais si j'avais encore un brin de ma conscience qui n'était pas envahie par la rage. La rage de ce que j'entends, de loin, venant de lui. Car le bruit n'est plus seulement dans mes pensées, il est partout, autour de nous, ce monde craque, gémis, se déchaîne violemment, comme un tremblement de terre au milieu de la mer, les deux royaumes sont tiraillés, briser le lien me déchire.
DDes sons arrivent malgré tout jusqu'à moi. Nintu. Elle. Enfermement. Te venger de moi. Je ne la reverrais jamais de toutes façons. Mes lèvres se tordent en un sourire mauvais. Toujours le mot pour attirer l’empathie hein ? MOI Dieu maudis de la nuit ne reverrais plus jamais ma fille ! Quel romantisme ! C'est toi qui es stupide Nanna, tu t'attaches à des choses inutiles. Même un humain l'aurait mieux compris que toi. Toute peine est vouée à une relaxe. Si tu avais un peu suivis mes procès de pacotille comme tu dis, tu l'aurais su. Mais non, tu es juste profondément stupide, plus qu'un simple humain, pas étonnant qu'ils t'aiment bien après tout. Le Nanna que je connaissais n'était pas si con.
Il s'élève alors que je tente toujours avec une force incroyable de rappeler mon royaume à moi. Je tire de toutes mes forces sur ce mélange informe de ténèbres grouillant, y cherchant la moindre particule de lumière. L'espace se distord dans ma tête, me donne mal au crâne. Mais je continue de tout attirer vers moi. Je continuerai même si cela doit me tuer.
Mais évidemment il n'attends pas que j'ai fini de casser ce dernier bout de royaume qui nous relie. N'est ce pas ce que tu attendais depuis des années pourtant ?! Que le lien qui unie le Soleil et la Lune disparaisse ?! Tu sais quoi, pas besoin de An, je vais le faire seul, je n'ai pas besoin de notre père pour ça. Je vais juste tout casser, tout, il ne restera rien du tout de moi, alors peut-être en tireras-tu enfin satisfaction ! Ha non suis-je bête, tu n'auras plus personne contre qui t'énerver, tu choisiras sûrement un autre bouc émissaire ! Enlil, peut-être ?!
Je sens son pouvoir annuler le mien, la douleur que cela cause à mon corps divin. En plus du mal de crâne et de l'éclair qui est en train de me dévorer la poitrine. Je me sens faiblir et je serre les dents. Je ne vais pas abandonner alors que les choses sérieuses sont en train de commencer ! Des colonnes de poussières sortent de la marmelade qui sert désormais de sol et se précipitent sur moi. Mais je reste concentré à ma tâche, déchirer inlassablement les derniers bouts de ténèbres et de lumières. La première vague me percute de plein fouet. Et je vacille, brûlé, étouffé par cette poussière, je perds le contact avec le sol. Je suis à nouveau en son pouvoir total. Je rage. Suis-je donc si faible ?! NON, dégage Nanna, DÉGAGE !
Des gerbes de lumière fracturent le sol dans un craquement affreux, tels des os se rompant sous la pression. Elles remontent vers moi à la vitesse d'un flash, passent à travers la poussière comme du beurre pour rejoindre mon corps agressé. J'écarte les bras et l'espace se déchire également. Le ciel se troue, le sol n'a plus rien d'un sol sinon une masse informe, le pouvoir de Nanna. Je n'ose même pas penser aux répercutions qu'il y aura sur terre. La douleur me fait vaciller à nouveau, mon regard se trouble. Je ferme les yeux, et me déplace. Aussi vite que la lumière. Je suis la lumière. De l'énergie pure. D'abord désorienté par les ténèbres tout autour de moi, je me disperse en flashs lumineux avant de me retrouver derrière Nanna. De le saisir à la gorge. De planter mon avant bras complet dans son corps. De hurler de douleur.
Nous n'avons pas vraiment de physique, nous ne sommes qu'énergies. Mais la lumière confrontée à l'annulation, aux ténèbres, c'est dur à tenir même pour moi. Cependant je n'abandonne pas. Mon bras déverse son flot d'énergie. Tout ça en quelques centièmes de secondes. Mon bras pars en fumée en même temps que le ventre de Nanna. Et dire que ça ne lui fera presque rien, à part peut-être foutre le bordel pendant un instant dans son énergie... Je recule sans attendre sa réponse et les particules de lumières reforment mon bras.
Je serre un peu plus les dents. Arg. Briser ce lien sera plus dur que je ne le pensais. Tant pis.

_ On se demande qui cherche un substitut pour se venger de son père, Nanna. Tu voulais un combat, le voilà !

Je regarde sa forme physique se dissiper en ténèbres. Evidemment. La mienne ne devient plus que lumière.

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Nanna
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Nanna

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Ven 22 Mai - 21:13
Il faiblit, il faiblit doucement ! Je l'aurai à l'usure, et alors ne restera de lui qu'un vague souvenir désagréable. Il se tord tandis que j'annule son pouvoir et qu'il s'échappe dans l'espace environnant. J'aimerais te voir impuissant ! Plier sous le poids de tes devoirs au sein d'une lumière qui t'aveugle, errer sans fin en cherchant une hypothétique issue à ton enfer ignominieux. Mais pour l'heure il continue inlassablement d'attirer à lui toute particule de lumière présente dans le sol magmatique de ce no man's land, ce con cherche à séparer nos royaumes, à arrêter pour de bon l'éclipse ! On n'infléchit pas comme cela la courbe des astres, tu dois bien le sentir non ? Cette douleur qui t'arrache une partie de toi et qui te déchire en deux ? As-tu vraiment renié ce que tu es au point d'y être insensible ?
Ma poussière le dévore et l'emporte loin de toute attache solide, mon frère entièrement à ma merci, que rêver de mieux ? De toutes mes forces je l'enserre dans ce carcan de poussière en espérant le broyer ou l'étouffer en solidifiant la matière autour de lui. En même temps je m'efforce de contenir les rayons de lumière qui tentent encore de rejoindre son corps vibrant, mais mon plancher artificiel se fissure d'un coup dans un horrible craquement; à présent que toute la lumière de nos royaumes est contenue en lui il ne reste que mon obscurité pour garder ce lieu tangible... Mais j'abandonne avec rage ce magma sombre pour ne laisser qu'un espace indéfini où nous flottons tous les deux, Lui, étoile prisonnière d'un bloc de poussière, et moi en face, en apesanteur, mes cheveux et mes vêtements flottant librement autour de moi. Tout est détruit, même plus d'éclipse en cours: tout tremble autour de nous tandis que Soleil et Lune tentent en vain de se détruire mutuellement. Je songe avec horreur à l'état du Monde où les marées doivent se faire démesurées et la nuit arrêter toute activité. Oh, que faisons-nous ?
Tout mon corps crispé dans l'effort je maintiens tant bien que mal le cocon argenté autour de mon frère. Il va céd... La douleur causée par la rupture de l'éclipse me plie en deux et soudain une série de flashs m'éblouit. La lumière est toujours aussi insaisissable, j'en sens le foyer dans mon dos à présent, et son bras, bien plus fort que je ne le pensais, m'enserre la gorge. Une douleur sans nom m'irradie et je hurle moi aussi, détruit de l'intérieur par cette lumière qui ne fuit plus. JE L’ÉTEINDRAI ! Mais il faut que ça s'arrête, tout de suite ou nous allons être détruits tous les deux.

_ On se demande qui cherche un substitut pour se venger de son père, Nanna. Tu voulais un combat, le voilà !


Je me dissous en un diffus rideau d'ombre. Pas besoin d'un corps que l'on peut détruire pour se battre. Je ne suis que Néant et j'absorberai tout ce qui s'approchera de moi. De son côté la vague image qui subsistait dans l'astre éblouissant disparaît tout à fait dans la lumière. Bien, nous nous battrons ainsi, tels que nous sommes vraiment... Que faire à présent ? Il ne nous reste que nos pouvoirs pour nous affronter. Je m'étends autant que possible, absorbant en moi toute obscurité. A présent il ne reste que vide autour de moi. Mais le Vide, c'est moi... le Néant. Il me renforce tandis que je m'efforce d'annuler toute lumière. Je presse chaque rayon dans mes bras intangibles jusqu'à ce qu'ils disparaissent.

_C'est toi, frère, qui as besoin de te cacher derrière notre père pour ne pas assumer tes torts. Que vient-il faire ici ?! Il n'y a pas lieu d'invoquer son nom dans notre conflit ! A moins que tu ne rejettes ta trahison sur lui en lui imputant le tort de t'avoir créé ?! Tu es bien le lâche que tu as toujours été. Ne te fais pas d'illusions, mon frère déchu. Tu ne seras jamais rien d'autre que l'échec de note père, le maillon faible des Dieux. Que cherches-tu ainsi ? Souhaites-tu rompre notre lien ? As-tu encore l'illusion de pouvoir exister sans moi ? Vois : c'est uniquement dans l'adversité que ce lien existe encore. Alors ce n'est pas ainsi que tu le rompras. Ce qui te détruira me détruira aussi, tant que durera ce lien. Mais même si j'en sors moi aussi diminué je te détruirai, misérable parasite du Monde.

Je serre encore mon étreinte, hurlant contre ma nature se rebellant contre la destruction du Soleil. Pourquoi faut-il donc être à ce point contraints par nos devoirs ?! Criant de toute mon âme, vibrant de rage et de douleur, j'absorbe une fois de plus toute la lumière, tout le pouvoir de ce frère honni. Même si elle me détruit de l'intérieur, je m'en fous. Il ne l'a plus. Bientôt, Utu, tu seras totalement en mon pouvoir.
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Utu
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Humeur : Lumineuse !
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Utu

Personnage...
Pouvoir: Celui de te zigouiller la figure si tu m'embêtes ♥
Dieu: Utu
Age: On s'en fout du moment que je suis canon.
Ven 22 Mai - 22:47

Cette douleur, cette déchirure... Elle devient insupportable. Elle me fait brûler de l'intérieur, elle m'arrache au plus profond, provoque plus de souffrance encore que tous les pouvoirs que Nanna pourrait déclencher contre moi. J'ai l'impression que je vais faillir, tomber. Mourir. Si vous saviez comme il est étrange pour un Dieu de se sentir mourir. Ce n'est pas comme arriver à la fin d'un cycle et renaître, ce n'est pas comme un humain dont seul le corps tomberait inerte. Non un Dieu mort disparaît, tout simplement. Comme s'il n'avait jamais existé. L'énergie qui le contenait se meurt, et c'est fini.
Désormais il est partout. Partout et nulle part à la fois, indistinguable de son pouvoir, son énergie. La mienne aussi. Mais je me fais clairement écrasé. Je ne peux pas lutter contre ses ténèbres combinés à son annulation, quand bien même ils seraient moins puissant que ceux de Ersh. Inconsciemment, ma lumière s'amenuise sous les assauts répétés de Nanna, sous son pouvoir qui cherche à m'écraser. Et dans ma poitrine la douleur se fait plus forte, plus présente, plus dérangeante. J'ai l'impression d'étouffer. Pourquoi Enlil n'est il pas là dans ces moments là, quand on a besoin de lui ? Comme son père évidemment, ça aussi doit être un de ses plans.
Ma lumière réduit, je me sens si faible, comme je ne l'ai jamais été, torturé... Qu'ai-je essayé de faire ? Le Vide s'étend, tout autour de moi je sens sa présence, je le sens s'étendre. Est ce ça, l'avenir des hommes, de ce monde de vie ? Est ce une Justice écrasée sous les coups des ténèbres ? Ma lumière diminue encore, perdue au milieu de ces ténèbres sans sens. Il me tuera s'il le faut, il m'emprisonnera avec son royaume pour que l'Eclipse s'achève, ou bien il me fera juste disparaître. Ces mots font encore augmenté la douleur. Mon frère. Non, Nanna. Nanna, me tuer. Nanna pourrait me tuer.
A nouveau, sa voix résonne, venant de partout. De nulle part. Mais ses paroles, je ne les entends pas. J'ai bien trop mal. Je sais de quoi il parle. Evidemment que je sais de quoi il parle, il n'a cessé de me répéter les mêmes choses depuis ce jour là. Depuis le jour où j'ai été corrompu dans le seul but de briser ce lien. Ce lien censé être inviolable. J'ai d'ailleurs été arnaqué sur toute la ligne. An n'avait jamais eu l'intention de briser ce lien pour moi. Mais maintenant il était devenu trop lourd, pas pour lui, pour moi. C'était moi qui ne voulait plus être lié à ce Dieu plein de haine qui ne me comprenait plus. Un déchet de notre père ? Tu te trompes, c'était notre père le déchet, pour nous avoir lié comme ça. Toi aussi, tu es un déchet.

_ TA GUEULE !

Mon souffle se propage comme une onde de choc, dans tous les sens possibles. Je ne me laisserai pas assimiler à ton royaume. Jamais. Ma lumière se développe à nouveau, elle perce ces ténèbres, se faisant aspirée ou repoussée elle n'abandonne pas. Je suis la seule lumière qui ait été donnée aux hommes pour avancer. Je ne suis pas un simple Dieu, je suis un Astre. Je lutte contre cette force qui veut m'englober, me maintenir enfermé. Puis je cours. Vite, toujours plus vite, je cours en cercle, un cercle qui devient sphère, une sphère qui s'agrandit toujours plus, dont la lumière devient de plus en plus forte. Tu ne veux pas me laisser Nanna ? Bien, je vais créer quelque chose que tu ne pourras pas empêcher de sortir malgré tout ton pouvoir.

_ Tu me demandes qui je suis pour décider ?! Je suis une putain d'étoile Nanna ! Une étoile qui fait des dizaines voir des centaines de millier de fois ta petite planète morte et dépendante de la Terre et du pitoyable royaume de An ! Voilà ce que je suis !

La sphère devient compacte, plus grosse, plus lumineuse. Sa vitesse d’expansion devient plus rapide à mesure que je cours. Et le Soleil se créé au centre. Cet astre qui est mien, qui est moi, sa chaleur, son instabilité, sa lumière sont en train de se récréer à l'intérieur du royaume de Nanna. Veux tu d'un deuxième Soleil ? Un Soleil sans âme, sans moi ? Et bien en voilà un auquel tu pourras être lié et qui ne te créera aucune problèmes !
Ma voix furieuse perce à nouveau ses ténèbres.

_ C'est fini Nanna. Notre lien, je n'en veux plus. Je le renie. Moi, Utu, Dieu de la Justice et des Astres, me destitue de mes responsabilités divines pour violation du mé de l'Eclipse et par ce fait me condamne à l'exil dans mon royaume matériel jusqu'à disparition.

Finalement tu seras arrivé à bout de moi. Mon petit Soleil se rétracte sur lui même avant d'exploser, perçant profondément les ténèbres de mon frère, ou devrais-je dire du Dieu Nanna. Car désormais je ne suis plus qu'une Entité perdue. Certes, je n'ai pas tous les pouvoirs, je n'ai pas ce pouvoir. Ou plus, le Verbe m'a été volé comme à tant d'autres. Mais cela je peux le faire.
Je me sens chuter. Ma poitrine semble comme arrachée à moi tant la douleur est forte. Mais le lien n'est plus. Il n'est plus car je ne suis plus le Dieu, celui qui était lié à Nanna. Je ressens ce manque. Ce manque prégnant, comme si on m'avait amputé de mes deux jambes. Mais je n'ai pas le temps de tomber. Je n'ai pas le temps de me faire happer par les pouvoirs de mon frère que déjà mon jugement fait effet. Des chaînes de lumières s'enroulent autour de mon corps, m'aspirent vers mon lieu d'exil. Je jette un dernier regard à Nanna. Une once de détermination, le reste de profonde tristesse. Mon royaume, ou ce qu'il en reste. Tout est retourné, détruit. Je m'y laisse flotter. Seul. La Terre m'est désormais inaccessible.
Bien, voyons maintenant. Voyons maintenant mon frère si je suis si inutile que ça. Et si au final, je n'avais pas raison.


C'était décidément l'Eclipse la plus étrange du monde selon les astrophysiciens du monde entier. Impossible de dire ce qu'il se passait. Certains disaient que le Soleil avait tout simplement disparu, pendant quelques secondes. Qu'il était désormais beaucoup moins fort. De plus, plusieurs personnes eurent des nausées à la suite d'un phénomène "semblable à l'air entier qui aurait vibré". On ne compte plus également le nombre de marrées anormalement hautes, ni les explosions du Soleil qui ont causé des dégâts énormes, l'un sur les populations, l'autre sur le champ magnétique de la terre.

De l'autre côté du monde, dans le Panthéon, les fondations tremblèrent un instant.
C'était la première fois en 5800 ans qu'un des Dieux majeurs tombait.

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Ersh
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Ershkigal

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Sam 23 Mai - 13:34
Tout tremble et semble se déliter.
Mon ventre se tord douloureusement et je sens une pression incommensurable sur les ténèbres. Sur mon être. Par mes pouvoirs je suis liés à Nanna. Nos royaumes sont mitoyens, il est la frontière du monde des morts.

Et tandis que je me tiens sur cette frontière, je sens l'espace se distordre, hurler à l'agonie devant tant de violence. Il n'y a plus de mots pour décrire l'opposition des ténèbres et de la lumière. Plus de mots assez forts pour décrire le combat acharné et destructeur qui oppose Utu et Nanna.
Au plus profond de mon être je sens la déchirure de leurs deux êtres, leur lutte vaine pour se séparer l'un de l'autre.
Les deux frères, liés à jamais par leur créateur. Opposés et complémentaires en tout. La Lumière et le Néant.

Je sens le cours des choses être bouleversé. L'attraction et le champ magnétique de la terre se modifier. Les marées augmenter et baisser en quelques secondes.
On ne brise jamais une éclipse impunément. Non. Il ne faut jamais, au grand jamais, tenter de dévier la course des astres.

Je me tiens à la frontière du royaume de Nanna, le coeur emplit de tristesse et d'inquiétude.
Oh, Nanna, Utu mais qu'avez-vous fait ? Ne pouviez-vous pas tenir le temps d'une petite heure ? Assurer simplement vos devoirs de Dieu ?

Mon souffle se coupe alors, et je tremble et je souffre, tout comme j'en suis certain, chaque Dieu ressent en l'instant présent le trou immense qui vient de se former. Une déchirure béante dans les lois de l'Univers.

Utu qu'as-tu fait ?

Les Mé ont été bafoués. La sentence vient de retentir tel un coup de glas pour nous tous.

Nous venons de perdre notre Astre.

Je secoue la tête attristé. Je méprise Utu, cela est vrai. Je le déteste pour ce qu'il a fait, pour la décision traîtresse qu'il a prise. Mais il n'avait pas le droit. Il vient de violer volontairement un Mé en mettant fin à l'éclipse. Et à présent, je le sens, je le sais, tout va se retrouvé chamboulé.

Il y a désormais une place vacante au Panthéon.

Le monde s'est désaxé une nouvelle fois.

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Nanna
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Nanna

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Sam 23 Mai - 17:09
Il disparaît petit à petit, sa lumière se résorbe au plus profond des voiles de nuit qui l'enserrent. Je sens la présence de mon frère s'amenuiser lentement. S'effacer plus encore qu'elle ne l'a été ces derniers temps. Autour de nous tout n'est plus que néant absolu, agité de soubresauts si violents qu'ils doivent se propager jusqu'à la Terre. J'hésite encore, sous la douleur de notre lien qui se déchire. Que faire ? Le briser et rompre l'équilibre du Monde, les Mé, le Panthéon ? Ou arrêter et recommencer comme avant autant que possible, même en sachant que j'aurais pu le détruire ?
Il ne hurle plus à présent, trop faible sans doute, écrasé par mon pouvoir. Je tremble moi aussi, crispé sur mon pouvoir, dans le doute. Et si nous brisions l'éclipse ? Si tout s'arrêtait et que nous n'étions définitivement plus liés l'un à l'autre ? Il suffirait de dévier un tout petit peu nos orbites pour qu'elles ne coïncident plus jamais. Avec ces vibrations cela ne va pas tarder d'ailleurs. J'ai la sensation d'exploser de l'intérieur. C'est dur, vraiment. Je vacille un instant. NON ! Je ne peux pas faire ça au Monde, uniquement pour des émotions personnelles ! Tout tournera au chaos si je continue, ne serait-ce qu'un instant. Fermant les yeux je reprends progressivement ma forme solide. Un battement sourd résonne à mes oreilles; je n'entends plus rien d'autre. Je suis trop fatigué pour continuer, je souhaite juste arrêter de souffrir, éloigner de moi cette douleur qui me brûle de l'intérieur. Confusément une lumière intense me parvient alors que je suis entre deux formes. Un globe immense et incendiaire, un autre Astre. Évidemment. Si ce n'est pas lui qui meurt, alors ce sera moi ! C'était ma seule chance, je l'avais en mon pouvoir et j'ai eu peur. Peur pour quoi ?! Pour l'humanité ? Oh oui j'ai bien fait, ces pauvres humains ne se seraient pas remis de la perte de leur Soleil adoré ! Ils pleureront moins la Lune, ce ne sera qu'un point de moins dans la Nuit, et ainsi ils verront mieux les milliards d'autres astres de l'univers ! Qu'il me tue, je sais qu'il en est capable, et ensuite il sera délié de moi à jamais, comme il le souhaitait !
Face à moi la sphère incandescente grandit démesurément, jusqu'à ce que tout mon champ de vision ne soit plus que lumière. Finalement c'est presque une belle fin, happé par le Soleil, enfin du côté de la "lumière" n'est-ce pas ? Les Hommes en feront des chansons et se réjouiront de la fin de la sombre Lune. Je ne m'y opposerai pas, je n'en ai plus le pouvoir. Vide, voilà ce que je suis. Néant. Rien qui ne vaille la peine d'exister aux yeux du Monde n'est-ce pas ?
"me condamne à l'exil dans mo..."
J'ouvre brusquement les yeux. QUOI ?! L'exil... Non, ce n'est pas possible ! Tu renoncerais à ton statut de Dieu ? Le petit Soleil explose brusquement sous la pression, dévoilant le minuscule corps de mon frère en son centre, sur le quel se ruent mes ténèbres. Je voudrais les en empêcher mais je ne peux plus, ma haine agit en-deçà de moi et tout me pousse à l'annihiler. Cela n'aurait jamais été le cas, avant, lorsque c'était mon frère... D'immenses bras de lumière l'enlèvent au magma informe qui me tient lieu de pouvoir. Nos royaumes se séparent définitivement dans un monstrueux sursaut, comme des aimants qu'on arrache l'un à l'autre. Je tombe à genoux sous la douleur qui m'arrache le cœur, les yeux plantés dans ceux d'Utu. De la tristesse, oui elle nous submerge tous les deux. Et comme pour la première fois ses yeux disent sa détermination, pourquoi faut-il que sa seule action de force soit commise à l'encontre de lui-même ? Je le hais, oh oui comme je le hais ! Mais il s'arrache à moi, et je réalise avec fureur combien j'ai toujours dépendu de lui. Moi, DEPENDANT ! D'un faible comme lui ?! Oui bien sûr c'était aussi valable dans l'autre sens. Et pourquoi suis-je à ce point dévasté ? De toute mes forces j'essaye de retenir ma haine, comment avancer sans elle ? Mais tout en moi est absorbé par ce vide dévorant. Tout s'efface et s'éloigne en même temps qu'il s'arrache à moi. Je voudrais que le Monde entier sente ce que je sens. Tu me voles Utu, tu me voles la moitié de moi et jusqu'à mon statut de Dieu ! Mais en moi plus de colère, ni même de cette tristesse qui aimerait tant s'emparer de moi.
Mais oui, tu le sais. Tu as toujours été ma raison de vivre.
C'est un regard vide de toute émotion que je lui retourne. Je ne le connais pas. Il n'est plus personne. Pas plus que moi.

Comme il disparaît tout à fait mon royaume se reforme autour de moi. Aussi vide qu'à l'accoutumée. Le cataclysme qui vient de s'y abattre n'est même pas visible. Il n'y a jamais rien eu à détruire ici. Je m'écroule sur le fin tapis de poussière. Je sais que sur le Monde brille un soleil sans nom, une bête boule de gaz en fusion. Et qu'elle ne suffira pas à faire briller la Lune pour les nuits humaines. Nous ne sommes plus rien.
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Enlil
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Enlil
Sam 23 Mai - 19:35
C'était un jour d'Eclipse. C'était un jour important. De ce que j'en sais ça restera un jour important. Peut être plus important qu'il devait l'être au départ. Peut être plus grave qu'il aurait du l'être. L'Eclipse c'est cet événement qui se déroule de temps en temps. C'est un des rouages de l'univers. Ca a toujours été comme ça et ça devait rester comme ça. Ca devait le rester. C'est ce qui avait été dit. C'est ce qui était convenu putain !

Parfois j'aime avoir des surprises. Mais ça c'est quand c'est amusant, c'est quand il y a ce contenu léger avec lequel on peut jouer. Là je n'ai pas grand chose pour jouer. Vous savez ce que c'est quand il n'y a pas cette petite frénésie dans l'air ? C'est barbant, ennuyant, encombrant, pesant .. Tout ce que vous voulez sauf divertissant. Ce monde est une distraction. Les distractions ne sont pas sensé vous rajouter des poids alors bons dieux de merde qu'est ce qu'il se passe ici est ce que je peux le savoir ?!

C'est vraiment une chose que je déteste. Savoir qu'il y a déjà tant de choses à faire et de voir que les dieux ont encore fait de siennes. Je le sentais déjà. C'était difficile de le rater d'un autre coté.. Mais voyez vous.. J'aurais préféré que ce soit un second cratère au sein de la congrégation ou bien je ne sais pas moi .. Raz de marrée. Quelque chose de pas trop grave quoi. Enfin .. Quelque chose dont on peut corriger l'erreur quoi.. Bah voyez vous je n'ai pas grand chose à faire de quelques morts. On passe sa sur le compte du réchauffement climatique et de la pollution et tout va bien. Mais là sérieusement .. Je crois qu'on va avoir du mal à passer ça sur le compte du réchauffement climatique.

Il fallait que je me trouve au Panthéon en cet instant précis. Autant dire presqu'aux première loges. Oui pour une fois je me tenais à mon poste et étonnement je réfléchissais à une bonne action. Car oui je ne suis pas toujours mauvais contrairement à d'autres. Mais à cet instant précis je n'étais plus à réfléchir à une bonne action. Non toute idée sympathique avait quitté mon esprit. Face à moi la petite Olympe et tous ces dieux mineurs, ce qu'il en reste du moins, qui s'agitaient. Si les humains eux même pouvaient le ressentir comment nous, dieux, ne pourrions nous pas.

Ils murmurent. Je les vois regarder une peu partout. Je les sais penser aux Astres. Penser au Soleil, penser à la Lune. Se souvenir du passé. Ils chuchotent. Il y a une once d'incompréhension chez eux. Je sens mes poings se serrer. C'en est trop. Quelques regards fuient vers moi. Mais qu'avez vous à me regarder ? Ne sont ils pas un spectacle suffisant à vos yeux ? Ahah ! Vils êtres ! Parfois vous ne valez pas mieux que les humains vous savez ? An vous aurait fait disparaître. Je suis clément. Vous aurez ma réaction.

Je me lève d'un coup en frappant du poing sur cette table de marbre blanc. J'aimais bien cette table. Maintenant coupée en deux elle fait un peu too much. Qu'est ce que sera l'avenir ? Ahah ! On se le demande bien ! Intérieurement je boue. Je sens bien l'univers actuel se broyer. Putain de merde ! Utu ! Nanna ! Mais qu'avez vous fait bon sang !? Cette table, ce n'est rien, juste un symbole. Pour un conseil c'est là qu'on se rassemble. J'ai Enki en face de moi. Toujours. C'est ce qui fait que j'arrive en général à rester calme. Mais là il n'a rien. Et d'ailleurs l'un de ces sièges le sera désormais pour un certains temps. Mais putain de merde Utu ! Qu'est que t'avais besoin de faire une connerie pareille !

Je savais bien qu'un moment ou un autre ça allait péter, je le savais. C'était évident. C'était déjà écrit mais .. Sérieusement crétin de dieux ! Vous ne savez donc jamais être un minimum mature ! Ouais on est des dieux ! Ouais on peut se faire plaisir et tout c'est chouette ! Okay on a tous les droits .. mais nan  merde ! Les Me t'es sérieux ?! On vient d'avoir les créateurs sur le dos, le cratère vient à peine de se refroidir et vous enchaînez avec ça ?! Okay c'est un putain de show mais il faudrait se calmer un peu là hein ! Utu tu serais en face de moi je t'égorgerais. Jusqu'il y a peu j'avais ce sentiment doux envers toi. Une sorte de compassion. Maintenant.. Laisse moi rire ! Tu fuis ce qui est ta destinée ! Tu n'es rien d'autre qu'un raté ! Crois tu sérieusement que tout ceci n'est pas une énorme blague ? Mais très cher .. Tu fais parti du jeu !

Et toi Nanna ? Comment te sens tu ? Tu me fais rire. Ca y est tu te rends enfin compte du gamin que tu as toujours été ? Tu te rends compte de la stupidité avec laquelle tu produits ton néant. Mais oui très cher nous n'attendons que ça ! Pleure ! Montre nous à quel point tu es vide ! Nous sommes une famille et nous l'avons toujours su, l'un sans l'autre vous n'êtes plus rien ! Tu es tout aussi fautif que lui ! Ta stupidité de l'a donc atteint au point qu'il s'exile. Mais .. mais .. Mais vous êtes tous aussi con les un que les autres ma parole !

-MAIS ALLEZ Y BANDE DE CONNARDS ! CONTINUEZ DE JOUER PUTAIN DE MERDE ! VOUS ALLEZ VOIR QUI EST LE ROI ICI ! CONTINUEZ DE JOUET ALLEZ Y ! JE NE DEMANDE QUE CA  ! HONORONS TOUS ENSEMBLE NOTRE STATUT DE SALOPARDS DE DIEUX MAJEURS ! ALLEZ CEST LA FETE Y'A PLUS DE LOIS ! BOUFFONS VA !


Je n'en dirais pas plus. On va allez se faire un petit tour sur terre pour calmer le jeu. Ou faire croire que c'est l'apocalypse. Quelques volts dans le ciel, du bon song et en avant ! C'est l'éclate chez les dieux dites moi ! Oui j'en ai marre. J'en ai marre de vous tous ! Tss !

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God's watching you:
 

Renzo
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Localisation : Dans la merde jusqu'au cou... Mais genre vraiment.
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Renzo Layne

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Pouvoir: Primordial et complémentaire, la grande classe pas vrai ?
Dieu: Ershkigal
Age: 380 cette année, ça se fête non ?!
Sam 23 Mai - 23:09
Le choc percute de plein fouet.
Alors que je m'occupais de corvées aux Enfers, je fus percuté de plein fouet par l'onde de choc, et me retrouvais d'un seul coup dans le monde des vivants, en plein cours, alors que tous les élèves se précipitaient à la fenêtre. Je tremblais. Je n'avais pas besoin d'y aller pour comprendre ce qu'il se passait, l'air vibrait autour de nous et je priais pour que les vitres n'explosent pas. L'air vibrait, mais il n'y avait pas que ça. La lumière et les ténèbres alternaient, tout semblait chaotique au dessus de nos têtes. Enfin je devais sûrement le sentir plus que les autres, mon pouvoir étant lié aux ténèbres.
Alors que tous les autres étaient focalisés ailleurs, je sortais de la pièce en courant, ayant légèrement l'impression d'être sur un bateau. Putain. Bordel de merde, je pensais pas qu'ils en étaient à ce point. Personnellement Utu et Nanna m'avaient toujours fait de la peine. Parce qu'ils ne savent pas communiquer, comme la plupart des Dieux, alors qu'il me semble qu'à l'origine ils étaient les deux seuls opposés à s'entendre à merveille. Mais je n'aurai jamais pu penser qu'ils puissent aller si loin. Je ne suis pas le seul, d'ailleurs. Le Panthéon se tait. Tous les éléments, tous les Dieux semblent attentifs à ce qu'il vient de se passer.
Mais je ne veux pas y croire. En 400 ans je n'avais pas vécu une seule crise de cet ampleur. C'est... glaçant. Le temps de la chute, peut-être... Je secoue la tête. Nan, je refuse que le Panthéon chute avant que je n'ai fini ma thèse de fin d'année d'abord ! N'empêche, c'est la première fois que je me tape des nausées pareilles à cause d'une anomalie magique...
Je longe les couloirs, sors du bâtiment. On aurait foutu un interrupteur au ciel que ça aurait eu le même effet. Puis d'un coup, un frisson glacé a remonté mon dos. Puis le Soleil s'est éteint. Une seconde. Deux. Trois secondes. Et doucement, sa lumière est revenue. Plus faible. Plus pâle. Je m'arrête de respirer. Je regarde le ciel, me demandant si c'est une putain de blague ou si ce que je pense vient juste de se produire. Putain c'est pas une blague. PUTAIN ! Je serre les dents et cours vers le bâtiment d'administration.
Je passe les portes du bureau de Nath sans frapper, et la trouve sans surprise pâle, les yeux rivées vers le ciel. Elle tourne son regard vers moi, sans savoir quoi dire, quoi penser. Elle réajuste ses lunettes, fait des gestes inutiles, incapable de parler, tremblante. Je suis un peu pareil, j'avoue. Et pour une fois, je n'ai même pas le courage de faire une blague. Quoique, je pourrais quand même dire qu'autant d'années d'abstinence est mauvais pour la santé de la terre entière... Et c'est même pas drôle.
Ma voix se casse.

_ Il est dans son bureau ?

Elle acquiesce en silence sans essayer de me retenir alors que je me dirige vers cette foutue porte. Je l'ouvre sans frapper.
Il est là, et pour une fois il me balance pas des trucs à la gueule. Il y a Fray aussi, ça doit être un hasard ça parce qu'il a rien à foutre là. Jake est toujours pas arrivé lui. Bah, il doit être en train de péter un câble dehors. Je soupire et m'assoie sur le siège des visiteurs, fatigué.

_ Il est parti.

Je sais qu'il le sait. Je me demande si il arrive à y croire, par contre.

_ Avec les Més.

Ça aussi je sais qu'il le sait. Je sais même pas pourquoi je suis ici. Enfin si je sais. Parce qu'il va falloir prendre des décisions. Et c'est lui qui va les prendre pour nous tous.
(Oui je fais le lèche cul, ça vous gêne ?)
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Alex
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Alexander Aestas

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Lun 25 Mai - 16:22

Une secousse me fait tomber à genoux dans la poussière. D’ailleurs, celle-ci s’était légèrement soulevée du sol et tournoyait autour de la clairière. Ah, qu’est-ce qui se passe… ?!

Il se passe des trucs étranges. Déjà… la lumière… c’est comme une ampoule qui clignote…

Je suis envahi de plusieurs… comment dirais-je… sentiments, sensations ? Tout cela en même temps, je crois. En fait, les deux sont liés.

Les secousses répétées me donnent le vertige. Enfin, je crois que c’est dû à ça.

Une déferlante d’émotions, si rapide que je ne peux rien distinguer. Le monde tourne. J’ai l’impression que tout va s’effondrer…

Alors, un mal de tête violent me prend. Pire qu’une migraine. C’est une douleur tellement intense qu’elle me donne la nausée.

Je m’effondre dans la poussière, le nez levé vers le ciel. Les mains crispées sur mon visage, je hurle. Jamais je n’avais ressenti une telle douleur.

La poussière tournoie toujours, me giflant les joues. Est-ce parce que tout se déchaine en moi ou est-ce… Nanna qui cause cela ?

Nanna, qu’êtes-vous en train de faire… ?! Pourquoi…pourquoi tout est si violent ? Si ce que je vis en cet instant est l’écho de ce que vous ressentez… vous devez tellement souffrir…

Tant bien que mal, je me redresse, à genoux. La poussière s’agite, comme le sable au cœur d’une tempête.

Je suis aveuglé. Est-ce que tout cela est normal ?! A chaque éclipse, est-ce toujours la même chose ? Ou aujourd’hui est-il un jour anormal ? Nanna… est-ce que vous souffrez autant à chaque fois ?

Soudain, plus fortement encore que les sensations physiques, des sentiments naissent en moi. Violemment.

L’une de ces émotions ressemble vaguement à de la joie, je crois. Quelque chose qui me donne presque envie de rire. Mais c’est une sensation plutôt faible comparée aux deux autres.

La deuxième… m’évoque un peu ce que j’ai ressenti dans le désert. Pas de la solitude, mais de la tristesse. Mais… celle-ci est tellement forte qu’elle me donne envie de hurler. Comme si mon cœur avait été réduit en lambeaux.

Enfin… la dernière émotion… à vrai dire je ne sais pas ce que c’est. Mais c’est si noir que cela m’effraie presque. Elle menace de m’engloutir. Je prends une poignée de poussière et, en serrant les dents, la jette au loin. J’ai l’impression d’être énervé mais… c’est tellement plus noir que ça…

J’enfouis mes mains dans mes cheveux et, toujours à genoux, me recroqueville sur moi-même. Bon sang, mais qu’est-ce qui m’arrive ?! Trop de sentiments si différents dont je ne connais pas l’origine, ni même la nature pour certains… j’ai l’impression de devenir cinglé… !

Alors, soudainement, tout retombe. La poussière. Les émotions. Tout, sauf le mal de crâne, même s’il diminue.

Alors, l’inquiétude me serre le cœur –et je sais que ce sentiment est mien cette fois-. Tout ça… Nanna, qu’est-ce qui vous arrive ? M’inquiéter de la sorte est probablement absurde, après tout c’est un dieu, je doute que quelque chose de vraiment fâcheux puisse lui arriver mais… c’est une habitude chez moi je crois…

Une autre sensation nouvelle me tire de ces pensées. Quelque chose boue en moi. Une espèce de puissance soudaine se déverse dans mon corps. De la poussière se remet à tourbillonner autour de moi. Mais c’est différent de tout à l’heure. Doucement, je desserre les mains de mon crâne, et les laisse retomber sur mes cuisses. Alors, la poussière retombe, comme suivant le mouvement de mes doigts. Ah… elle ne faisait pas ça, avant… c’était à peine si elle pouvait bouger… qu’est-ce qui m’arrive, encore ?

Je me remets debout, et un nouveau vertige me prend. Une main sur le front, je tente de retrouver une respiration normale. Je crois que je ferais mieux de rentrer chez moi… il se passe tellement de choses simultanément en moi… et puis je crois que cette mystérieuse apparition de puissance m’a, paradoxalement, vidé de toute énergie.

La vision pas très nette, je me dirige en titubant vers le chemin retournant vers la Congrégation. Cependant, juste avant d’arriver à la lisière de la clairière, je m’arrête quelques instants pour me retourner vers l’autel de Nanna, désormais recouvert d’une fine couche de poussière. J’entrouvre la bouche. J’aimerais dire quelque chose à son attention, mais aucun mot ne parvient à franchir mes lèvres. Résigné, je reprends mon chemin.

De toute manière, ce ne seraient que des paroles sans intérêt. Il n’a pas besoin de les entendre, tout ce que j’ai à dire il le sait déjà.

… bon sang, j’ai l’impression d’avoir quarante de fièvre…

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Dave
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David Williams

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Lun 25 Mai - 16:31
Éclipse. La Congrégation est en effervescence suite à la nouvelle. La date est prévue par les scientifiques depuis longtemps, et la plupart des gens se préparent depuis plusieurs jours, si ce n'est semaines, à observer le phénomène céleste. Toi, tu regardes le ciel d'un air un peu vague lors d'un cours de civilisations anciennes. Pour être très honnête, tu as un peu décroché depuis une dizaine de minutes, et joues avec ton stylo en regardant par la fenêtre. Alice, assise à côté de toi, prend sérieusement ses notes en jetant de fréquents coups d'œil au tableau et au professeur sur l'estrade. Toujours très concentrée dans ses études, la petite Alice. Toi, à côté, tu ne brilles pas vraiment par ton intelligence, ni ton intérêt pour les études. À vingt-cinq ans, il est difficile de retourner sur les bancs de l'école, surtout si on y est forcé. Mais quelque part, en t'amenant ici, ton dieu ne t'a pas seulement forcé à le servir. Il t'a aussi permis de vivre. Tu ne le réalises pas vraiment ; le souvenir cuisant de la Corée s'impose toujours à toi. Pourtant, peut-être devrais-tu le remercier. Pour quoi, en revanche, tu ne le sais pas.

Tu repenses un peu à ton dieu lorsque la lune commence à cacher l'astre solaire. Tes interrogations emplissent ta tête, et tu fais à peine attention aux murmures d'admiration ou aux chuchotis tout autour de toi. Alice relève les yeux et attrape les lunettes qu'elle a achetées spécialement pour l'occasion, te les dépose sur le nez en te faisant sursauter. Le verre fumé t'empêche de bien voir autour de toi, et tu esquisses un semblant de sourire en observant le ciel. C'est impressionnant et beau à la fois. Pourtant, quelque chose cloche. Un flash perce les ténèbres, et ton cœur se met à battre plus fort. Tu ne comprends pas ce qu'il se passe, et très honnêtement, la chose t'inquiète plus que tu ne le ferais en temps normal. D'un geste, tu enlèves les lunettes et plisses les yeux, les passes à ta sœur qui arbore une moue inquiète.

- Dave ?

Les mains sur ta table, tu te lèves sans cesser de fixer le ciel. Quelque chose cloche. Quelque chose cloche, et tu as l'impression que peu d'entre vous s'en rend compte. Ton souffle se bloque dans ta gorge. À côté, Alice met ses lunettes pour observer l'événement. À partir de là, tout commence à déconner.

Un flash, puis le soleil voilé. Alternance de jour et de nuit, presque un clignotement. À présent, même l'enseignant s'est rapproché de la fenêtre et fixe le spectacle d'un œil inquiet. L'air se met à trembler, les vitres vibrent. Ton cœur se serre en même temps que ton poing.

Le soleil s'éteint.

Un vent de panique parcourt l'assistance, alors que tu vacilles. Ta tête semble sur le point d'imploser. Tu retombes mollement sur ta chaise en serrant les dents de douleur, la main portée à la tête. L'éclair de souffrance te traverse durant quelques courtes secondes, qui te semblent une éternité. Trop de sentiments qui ne sont pas les tiens. Tu t'agrippes à la table. Prends une longue inspiration pour chasser ta nausée, comme sur un bateau malmené par une tempête. Puis tout s'arrête.

Ta sœur te jette un regard horrifié, empli d'incompréhension, que tu ne prends même pas la peine d'intercepter. Tu ne sais même pas si tu seras capable de te relever pour l'instant.

Le silence règne autour de vous. Dans ta tête aussi, c'est le silence. Il y a comme une coupure nette. Un gouffre qui s'est ouvert. Et une certitude, une seule, qui trotte dans ta tête.

Utu est parti.

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Nin
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Nin Hursag

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Lun 25 Mai - 17:10
L'éclipse est toujours un événement très important au sein du panthéon. Enfin je pense qu'il n'a plus la même signification qu'avant. Au début c'était assez amusant de voir Utu surexcité par qu'il allait enfin passer du temps avec son frère. L'éternel gamin joyeux qui en parlait avec des yeux brillants. Et Nanna qui le regardait avec son air amusé. Et puis tout a changé.
Aujourd'hui c'est plus un motif d'inquiétude je crois. Enfin pas que je m'en fasse, je les sais assez responsable pour ne pas non plus faire de catastrophe. Ou du moins je le pensais. Ce n'est que quelques heures à passer de toute façon. Il n'ont qu'à s'ignorer comme ils le font si bien. Peut-être que si ce n'était pas eux... Nous fonctionnons tous par paire mais eux en sont à un stade où je me demande ce qu'ils en ont fait. Leur statut fusionnel s'est peu à peu changé en une haine étrange, une fausse indifférence mêlée d'amertume.
Malgré tout je ne pensais pas ressentir un jour une sensation pareille. L'air semble vibrer et la lumière voilée par la Lune ne cesse de clignoter. Une catastrophe. Les marées qui viennent et se retirent brutalement sur mes côtes. Le raz de marée même.
Je ne saurais pas dire si je suis vraiment surpris. Quelque part je ne pensais pas qu'après autant de temps à tenir ils craqueraient maintenant. D'un autre côté je suis un peu surpris qu'ils aient tenu aussi longtemps. Je ne suis pas en colère, enfin pas vraiment. Je leur en veut d'être aussi irresponsable. Je ne vais surement pas me contenter de blâmer Utu. Certes sa réaction est complètement inconsciente mais Nanna y a aussi sa part de responsabilité. Ils ont créé cette situation depuis des siècles en se renfermant sur eux-mêmes au lieux d'essayer de se parler.
Je ne pensais pas que les Més pouvaient être brisés. Ils sont certes fragilisés depuis le départ de An mais à ce point... Je crois que la prochaine réunion du panthéon va être très tendue. Je me sens blasé à force. Si ce n'était pas aussi grave je crois que j'en ricanerait. Gamins irresponsables ! Ca vous amuse hein ? De faire n'importe quoi et de laisser les autres se débrouiller avec les conséquences. Parce que si c'est ça n'importe qui peut le faire. Mais nous sommes les Dieux, nous sommes supposés être meilleur que tout ça, meilleurs que les hommes et leurs impulsions.
Je soupire et me masse le front. Ce n'est pas anodin. Quels idiots. Comment va-t-on fait sans soleil ? Les Astres ne sont pas n'importe qui, on ne les remplace pas. Cette boule lumineuse au dessus me serre doucement le coeur. Ce n'est pas Utu, juste un objet inerte, une étoile sans âme.

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Merci Ina ♥️
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Inanna
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Inanna

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Lun 25 Mai - 17:23

Ils l'ont fait.

Ce sont les seuls mots qui me traversent l'esprit à cet instant. J'observe le ciel contenir le combat de ces deux entités autrefois complémentaires et à présent antagonistes. Tantôt frères aimants, tantôt ennemis carnassiers. L'admiration nimbe mon visage ébahi, tandis que j'assiste, sans mouvoir un muscle, au déchaînement des pouvoirs de mes frères.

Oh mes frères, vous ne savez pas à quel point ce spectacle est jouissif. Bien que l'appréhension me torde le ventre, je ressens un plaisir malsain à les voir s'entredéchirer de la sorte. Tant de millénaires à se supporter, durant une heure, tout au plus, une foutue heure où leur égo devait être mis de côté. Certainement présents côtes à côtes, à attendre que cette minuscule heure ne passe. À chaque fois, je me surprend à retenir mon souffle. M'interroger moi-même : tiendront-ils une éclipse de plus ? On pouvait croire que leur animosité, celle de Nanna surtout, et la tristesse rancunière d'Utu, se serait apaisée avec le temps. Que le plus difficile à vivre serait les premiers événements de ce type.

Que nenni ! Après six millénaires, six fichus millénaires à s'ignorer, il a fallu que la chose implose. Littéralement, semble-t-il. Ne pouviez-vous pas continuer à vous haïr en silence ? Exposer vos sentiments ailleurs que durant cette éclipse ?

Un ricanement me secoue lorsque je sens le monde immatériel tout entier se tordre, trembler face à ce combat d'une toute autre envergure que celui d'Ershkigal et moi. Soudainement, la nuit. Puis le soleil, pâle, triste à en pleurer. Je le fixe durant plusieurs longues secondes.

Mon ricanement se mue en rire. Un rire hystérique, terriblement entêtant, terriblement insupportable. Même à mes oreilles, il ne ressemble qu'à des sons stridents et nerveux qui se répercutent entre les arbres de mon royaume.

Impossible de me stopper. Pour un peu, je m'écroulerais au sol. Comment pourrais-je faire pour cesser de rire, dans une telle situation ? Utu. Utu, je ne te pensais pas capable d'une telle parjure. Bafouer tes propres lois, celles que tu prends tant de plaisir à exposer aux yeux de tous ? Toi qui aimes tant infliger des punitions stupides aux autres, tu n'as rien trouvé de mieux pour expier tes fautes ? Peut-être n'es-tu pas si pleutre que tu t'en donnes toujours l'air, mon frère. Et toi, Nanna ; es-tu heureux d'être à présent séparé de celui auquel tu tenais tant, ce traître ? Voilà qui devrait vous satisfaire durant quelques temps. Abrutis...

Mon rire se calme finalement, et mon visage redevient lisse alors que je fixe ce soleil pâle. Je crois que c'est le commencement de grandes choses. Cette fois, je ne sais pas si nous allons nous en tirer sans dommages. Peut-être n'est-ce qu'une crise de plus, mais toucher aux Més... Nous serons bien forcés de trouver une solution, au moins provisoirement. Mais je m'interroge, m'inquiète malgré moi, excitée malgré tout. Tiraillée entre mon essence profonde et ma raison. Doucement, mes yeux se ferment, et je lève mon visage vers le ciel vide.

Qu'as-tu donc vu dans le futur, Utu ?

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Steek
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Lewis Steek

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Lun 25 Mai - 21:30
La lumière s'éteint.
Quelle idée, je suis en train de lire quelque chose d'important, vous savez je travaille moi. Un dossier donné par la Reine, un échange international entre écoles apparemment... Comme si nous avions quelque chose à échanger avec une école aussi loin de nous. A part un choc thermique et quelques coups je me demande quel serait bien l'intérêt. Enfin, ordre de la Reine, il faut donc faire mine d'examiner. Quelque part, ça me permettra peut-être d'aller aux Etats Unis sans que le Panthéon n'y trouve rien à redire. "Ordre de la Reine, on ne discute pas avec ces gens là" ho oui ça sonne bien.
Fray, qui vient de m'apporter le projet, semble prendre un grand plaisir à scruter mon nouveau bureau, plus particulièrement l'aquarium et le crabe dedans. Haaa, cet homme a toujours eu un talent pour détecter les Créannes. Bien que celle ci ne soit pas vraiment cachée je l'admets. Pour les plaintes, s'adresser à Enki, merci, fin de la conversation.
Enfin bref, je disais, la lumière s'éteint.
Ça ne m'a pas vraiment étonné, je le sentais venir, pas depuis des siècles comme certains mais depuis quelques minutes. Ce combat, cet air vibrant qui montait. D'accord, je ne pensais peut-être pas que ça irait jusque là. Je lâche mon stylo, enlève mes lunettes (j'en porte pour lire parfois, pour le style surtout, ma vue va très bien merci). Je me lève, sans précipitation. Et faisant fi de toutes les réglementations à ce sujet, je regarde le Soleil et la Lune. J'aurai bien aimé sourire, mais l'alternance nuit-jour me force à me concentrer. Et puis ça n'augure rien de bon, vraiment, pour une fois je ne vois pas de quoi je pourrais me réjouir.
Je soupire et passe une main dans mes cheveux. Bon. Bien. C'est clairement une situation inédite. Puis le Soleil disparaît. Pour réapparaître. Ou plutôt, pour être remplacé par une boule de feu sans âme. Et avec un temps de retard, une déchirure me traverse le torse, me faisant serrer les dents. Bordel ça fait un mal de chien. Je me frotte la poitrine, espérant peut-être faire partir la douleur. Se barrer avec les Més... Si il en a d'autres des idées de merde comme ça il me préviens avant hein. Au moins que j'ai un plan de secours sous la main.
Une chose est certaine, et je pense que mes amis les Dieux l'ont bien saisis malgré leur débilité divine. Utu n'aurait jamais laissé son rôle ainsi, sans une idée de ce qui allait se passer. L'idée est donc que c'était voulu. Mais pourquoi se retirer avec les lois qui régissent le monde alors que le pouvoir de An qui le maintient est déjà affaibli ? Ma main se crispe. Quoiqu'il veuille réveiller, c'était le meilleur moyen de s'y prendre. Qu'a t-il pu voir ? J'ai ma petite idée là dessus, et pour une fois ce n'est dans l'intérêt de personne, même pas du mien. Surtout pas du mien.
Je tire un cigard alors que Renzo débarque dans mon bureau avec sa délicatesse habituelle. Je n'y prête pas attention, sachant très bien quelle douleur le ronge. Et pour cause, la même me traverse. Il me fait part de ses constatations ô combien novatrices. Malgré tout elles me sont utiles pour assimiler, lui aussi je pense.
J'inspire doucement.
Bien.
Les lois du monde partent en couille, résultat le monde va pas tarder à faire de même.
On me demande de gérer un lieu bourré de bombes divines prêtes à éclater dont une partie se retrouve sûrement perdue, soumise aux sentiments de son Dieu ou à l'absence de celui ci.
On va probablement me demander de trouver une solution à un niveau plus élevé aussi. Et l'autre tapis dans son coin va sûrement pas tarder à revenir pour râler un bon coup.
Mais tout est parfaitement abjecte, le monde va bien mes amis !
Je me retourne vers les présents, Nath venant de nous rejoindre.

_ Fray, ferme la bibliothèque jusqu'à ce qu'on ait vérifié que toutes les reliques en rapport avec Nanna, Utu, les Més ou encore l'Eclipse soient sécurisées. Nath, les cours sont annulés cette après midi, renvoie les élèves dans leurs chambres, je me moque du prétexte, réuni les professeurs pour leur expliquer la situation, je veux que tous les Missionnaires de ces deux couillons de Dieux soient entendus en cellule psychologique. Les résultats sur mon bureau cette après midi. Ha et dis à Jake de faire passer le message aux Émissaires en mission, il faut les rapatrier dans la semaine. Que quelqu'un se charge d'envoyer des médiums pour secourir les populations des ras de marrées, et trouvez moi un pseudo spécialiste pour raconter n'importe quoi à la télé sur ce qu'il s'est passé, Daniel fera l'affaire.

Nath et Fray ressortent, encore sonnés. Je sais qu'il leur faudra du temps. A moi aussi. Sauf qu'on en a pas.

_ Ren, je veux que tu restes attentif, les pouvoirs des Missionnaires de Nanna vont devenir plus puissants mais aussi plus instables, notamment chez les Émissaires. Tu évites les débordements. Préviens Levy aussi et écarte là des combats, si elle panique on aura du mal à la contenir.

Je n'attends aucune réponse de sa part. Il a juste pas intérêt. Je soupire.
Ok, le bordel commence.
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