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FREE - Le psychotique et la folle : première sortie de groupe. Et on se tient la main les enfants !
Dave
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David Williams

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Lun 13 Avr - 13:08
Premier ordre de mission. Ca y est. Le papier est dans tes mains et tu trembles de manière soutenue. Tu sais pas encore si c'est d'excitation, ou la mention du lieu où elle est censée se dérouler qui te fait perdre les pédales. Dans tous les cas, un sourire se glisse sur tes lèvres. En fait, t'es presque heureux. Presque heureux, parce que tu commençais déjà à étouffer ici - avec les cours, les entraînements obligatoires et ceux que tu foirais lamentablement avec tes pouvoirs qui estimaient pouvoir faire n'importe quoi. T'allais pouvoir sortir faire un peu de sport - et rien que cette pensée te faisait danser la samba dans un coin obscur de ta petite caboche pas très remplie. Puis, tu as relu l'extrait de mission, plus concentré, sourcils froncés. Ton compagnon est un missionnaire d'Inanna. Durant un instant, tu imaginais pouvoir compter sur le soutien logistique d'un guerrier, qui pouvait faire apparaître des armes, et tout le toutim ; mais non. Évidemment, comme tu n'as définitivement jamais de bol, ton partenaire est un charmeur. Tu sais pas très bien en quoi consiste ce pouvoir, et tu te dis que franchement, s'il se met à faire un strip tease à votre cible pour essayer de le mettre dans sa poche, vous allez vraiment pas vous entendre.

C'est après une bonne douche, quelques recommandations de la part de ta sœur et t'être un peu calmé que tu rejoins le lieu de rendez-vous. On t'a confié une arme - en te stipulant très clairement qu'il est :
1° interdit de faire feu si ce n'est pas en cas de nécessité
2° interdit de faire feu près de civils
3° interdit de faire feu sur les civils (au cas où le 2° n'était pas compris, m'voyez)
4° interdit de tuer le Créateur s'il ne menace pas ouvertement la vie de quelqu'un d'autre
Puis, on t'a aussi rappelé que, dans le doute, c'était quand même mieux (bon, obligatoire en fait, mais voilà, ton cerveau retient bien que ce qu'il veut) de pas laisser les civils entre les mains des créannes. Mais de toute manière... tu comptes bien faire comme tu le sens au moment dit. Les règles peuvent toujours être transgressées ; et si tu ne comptes pas abandonner qui que ce soit entre leurs mains, tu ne garantis pas vraiment d'être magnanime envers les créations de votre cible. Faut pas déconner non plus.

Le voyage en avion avec ton coéquipier est un peu tendu - tu n'as pas vraiment apprécié de devoir mettre ton sac dans la soute à bagages avec ton flingue dedans. Autant le personnel de l'aéroport est clairement pas commode, autant Warren (ton partenaire, au cas où tu aurais oublié son nom hein) est... Vraiment pire. T'as jamais vu quelqu'un faire autant la gueule - bon, si, toi, mais bon, faut dire que t'es pas tellement un exemple de joie de vivre.

Direction Londres. Une fois là-bas - et t'es bien content d'être enfin arrivé - tu montes dans le 4x4 que la Congrégation vous a loué pour l'occasion côté passager. A moins que ce soit le côté conducteur, vu la manière dont est placé le volant... Hm... Tu t'interroges, là, tout de même. Enfin, pas trop non plus parce que ton partenaire semble légèrement sur les nerfs depuis que tu as posé tes fesses sur le siège de la voiture. Ou bien ce n'est qu'une impression. Boarf, qu'importe.

Tu mets le contact et entre l'adresse de l'hôpital dans le GPS fourni avec - ah bah oui, c'est pas une bagnole de luxe, hein - avant de te lancer sur la route. Et de te faire arrêter net par ton coéquipier qui prend ta place au volant, en te traitant de "grand taré" et en priant le ciel pour sa survie prochaine. Bah, qu'est-ce qu'il a ? Tu roules normalement, toi, c'est tous les autres qui roulent à gauche comme des abrutis. Hum.
Non ?

Une fois arrivé devant l'hôpital, vous sortez et observez longuement les lieux. C'est calme. Tu ne peux pas t'empêcher de plisser du nez. T'es plus rassuré par la présence de ton arme accrochée à ta ceinture, mais devoir entrer dans ce genre d'endroit te file déjà la nausée. Avec une grande inspiration, vous avancez.

- Il faut qu'on arrive à repérer les lieux. Trouver les différentes sorties pour les bloquer. On doit pas laisser le créateur filer quand on aura mis la main dessus.

Penser stratégique. En toutes circonstances.

- Aussi. Il faut qu'on retrouve l'otage, c'est notre priorité. On va devoir avancer prudemment, surtout s'il continue à créer ses... créannes (tu butes un peu sur le mot) aussi anarchiquement.

Tu inspires longuement. En fait, tu te demandes ce que tu feras quand tu seras face à ces créannes, surtout si elles sont hostiles. Parce que tes pouvoirs... on peut pas dire qu'ils soient très coopératifs, hein l'ami ?

- T'es prêt ? je l'interroge, un peu anxieux sans réussir à le montrer.

Visage toujours trop sérieux. Ca t'aide à ne pas perdre pied.

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Warren
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Warren Dawson

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Mer 15 Avr - 21:51
Alors... Je crois que je suis supposé me réjouir mais là je vais avoir du mal. C’est comme avoir un parent qui t’annonce que tu vas passer deux semaines chez ta tante aux prochaines vacances. Mais si vous savez cette tante qui vit seule avec ses quinze chats et qui pense que vous êtes encore en primaire. Donc votre mère vous annonce ça avec le sourire en pensant que ça va vous faire plaisir. Mais non en fait.
Du coup je me retrouve avec un ordre de mission… A Londres… C’est clairement du foutage de gueule à ce niveau sérieux. J’ai mis 3 putains de mois à rejoindre la congré et ma première mission est à Londres. Foutu dirlo. Pas que j’ai pas envie d’y aller non lus hein ! Entendons-nous, j’adore Londres et ça me fait plaisir d’y retourner mais… Enfin j’ai pas envie, ça me casse les pieds. Parce que c’est un rappel de plus que maintenant je ne contrôle plus entièrement ma vie. Ha et j’y vais avec un autre type apparemment. Quoi que vu le pouvoir que je me tape ça vaut mieux. J’espère qu’il est plus utile que moi niveau attaque parce que sinon la mission va tourner court faute de missionnaire.
Parce qu’autant demander gentiment à mon voisin de table de me remplir mon verre au repas c’est facile. Mais autant persuader un gros mégalo créateur d’arrêter les conneries qu’il meurt d’envie de faire… J’ai remarqué ça mais c’est beaucoup plus facile de faire faire quelque chose à la personne que je charme si elle a une inclinaison pour à la base. Normal dans un certain sens.
Bref, mon sac à la va vite et je rejoins le missionnaire au point de rendez-vous. Un Astre donc, missionnaire de Utu si je me rappelle correctement mes cours. Il doit avoir mon âge environ, blond avec des yeux… Rouges ? Okay, ça s’est space mais faisons comme de rien. Je le salue distraitement, pas très motivé et on part vers l’aéroport tranquillement. Le trajet en avion se passe pas trop mal si on excepte le fait que Dave a l’air très sur les nerfs. Bah on du foutre son joujou dans la soute pour le vol. Perso je me sens mieux quand mon partenaire est pas armé, ça me rend un chouille nerveux. Je connais pas ses antécédents avec une arme mais imaginez c’est un psycopathe quoi…
Bref le voyage a été silencieux, un peu long – mais moins que de traverser toute l’europe à pied biatch !  - mais tranquille. Par contre je ne suis pas super rassuré présentement. Le 4x4 loué par la congré est pas mal ais la tête de Dave quand il le voit… Comment dire, j’ai moyen confiance en ses capacités de conducteur même si il dit qu’il sait conduire…
J’avais raison ! Putain je le savais ce mec est taré ! Mais sérieux il a appris à conduire où ? Mais le mec il voit tous les panneaux à l’envers et il se pose pas la question ! Je lui reprend le volant à la première occasion en remercia- Heu non personne l’autre connasse peut aller se gratter pour que je lui dise merci. Je laisse donc Dave me guider jusqu’à l’hosto avec le GPS où je me gare dans un parking.
Bloquer les sorties… C’est une idée quand on est deux, et pas sûr que le personnel de l’hosto sera très coopératif. Quoi que déclencher la fermeture automatique des portes en cas d’urgence ça peut être utile. Oui avec l’alarme incendie parce que je suis un enfoiré et de toute façon vaut mieux ça que se retrouver avec un créateur mégalo dans la nature.

-Je suis pour que tu passes devant je te serais pas très utile si il décide d’attaquer d’entrée de jeu.

Je lui fais un petit sourire pour l’encourager. Il a l’air d’un bon gars malgré tout, il veut juste bien faire et puis il parait que Utu est plutôt sympa comme dieu. Je le suis jusqu’à l’entrée de l’hosto. Plus qu'à trouver la chambre de notre suspect. Je sens que ça va être chaud, apparemment notre cible a pris un médium en otage. J'arrive à chopper une fille un peu terrorisée qui semble ne pas savoir quoi faire dans cette situation. Elle m'indique l'étage présumé de notre cible et je suis Dave dans l'hosto le plus discrètement possible.
Bon, quelques escaliers après j’entrouvre la porte de l’étage et jette un œil à l’intérieur. Bon c’est parti je sens qu’on va rire.

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Dave
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David Williams

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Dim 26 Avr - 18:40
Un dernier coup d'œil du côté du 4x4, certainement plus pour revérifier son emplacement en cas de fuite impromptue qu'autre chose, et tu acquiesce lentement. Durant quelques secondes, tu repenses au plan que tu as imaginé et rangé dans un coin de ta tête. Discrétion et efficacité ; ce n'est pas que la chose est impossible à obtenir avec toi, mais tu as un peu peur de ce que ça peut donner étant donné que c'est ta première mission depuis la Corée. Et quand on voit le résultat… Pas très très encourageant, disons-le clairement, on est en droit de s'inquiéter un peu pour la suite des opérations. Alors autant revoir plusieurs fois le film dans ta tête, avant de faire une connerie que tu regretteras par la suite. Quoique même en préparant minutieusement chaque seconde de cette mission vous risquez fortement d'avoir très vite chaud aux fesses. Une intuition, comme ça.

Le personnel de l'hôpital, pas très au courant de tout ce qu'il s'est produit ici, a malgré tout réussi à bloquer les étages supérieurs avec l'équipe de médiums envoyée un peu plus tôt. C'est du moins ce qu'on vous a précisé avant que vous ne décolliez pour Londres. Le souci majeur reste cependant cette personne que le créateur aurait pris comme otage. Pas très pratique… Surtout quand on s'imagine que vous devrez le sortir de là. Vivant, c'est mieux. Entier aussi. Enfin bon. Vous n'allez pas beaucoup rire, dites-moi… (MOI)

- Tiens-toi prêt tout de même. Ton pouvoir doit bien servir à quelque chose, nan ?

C'est plus de l'espoir qu'une simple question de routine, mais t'en es pas réellement sûr. En fait, très honnêtement, tu t'en fous un peu. Tout ce qui t'importe, c'est que vous puissiez rentrer bien tranquillement ce soir, dans le prochain vol pour Stockholm. T'es stressé, mais en fait, si c'est ça ta nouvelle routine, ça pourrait ne pas être trop mal au final…

Warren interpelle une des employées et tu regardes autour de toi, te diriges machinalement vers les escaliers que vous grimpez tous les deux. Ton partenaire entrouvre lentement la porte et vous glissez un œil à l'intérieur, prudents. Ce que tu vois te laisse coi un instant. Des sortes d'animaux, parfois d'immenses masses informes et sombres, qui se meuvent dans le couloir. Perturbant. Très perturbant.

Tu repenses aux cours dispensés à la Congrégation - et songes avec un soupir que tu aurais peut-être dû te renseigner un peu plus sur les pouvoirs des créatures qui squattent l'hôpital. Tu te tournes vers Warren et souffles :

- Si on en attrape une pas trop virulente, tu crois que tu peux lui faire dire où se trouve le créateur ? Je doute qu'il soit encore sur place.

Ou alors, c'est que vous aurez eu vraiment beaucoup de bol. Et mine de rien, vous avez quand même trois à quatre étages à parcourir…

Tes yeux parcourent le couloir à la recherche d'une créature qui aurait plus ou moins forme humaine. Ton partenaire en pointe une du doigt et tu acquiesces.

- Bouge pas pour le moment. J'vais essayer de la ramener.

Tu te glisses par l'ouverture de la porte, et, alors que toutes les créatures pointent vers toi leurs yeux sombres, tu inspires. Expires. C'est le moment. T'espères juste que ton dieu va pas t'abandonner maintenant. Alors tu as une petite pensée pour lui. Tu te concentres, pour que tout ton pouvoir aille dans tes jambes. Et alors que les créannes se jette sur toi, tu t'élances le plus rapidement possible. Ta vitesse est augmentée par tes pouvoirs, et tu arrives rapidement au niveau de la créanne que tu ciblais ; une sorte de femme à demi formée, que tu percutes sans réussir à ralentir ta course. Vous roulez-boulez tous les deux alors qu'elle hurle, tente de se débattre avec hargne pour se défaire de ta poigne. Vous vous cognez contre l'un des murs qui vous arrête finalement ; le choc est brutal et tu serres les dents de douleur. Tu la retiens en appuyant son bras sur sa gorge, tentes de te remettre debout sur tes jambes alors qu'elle continue à crier, te griffer les bras.

Puis tu lèves les yeux vers ton partenaire alors que t'essaies de la ramener vers l'entrée du couloir en la traînant à moitié. Vous êtes un peu loin pour que tu y arrives comme ça, là...

- Où il est ?! Dis-nous où il est !
- LÂCHE-MOI ! LÂCHE-MOI !
- Warren, un peu d'aide ?! J'suis pas contre là !

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Warren
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Warren Dawson

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Jeu 14 Mai - 12:14
Je retiens un ricanement malvenu. Mon pouvoir ne sert pas à rien. Enfin normalement. N'empêche que pour ce genre de mission ils auraient mieux fait d'envoyer un guerrier qu'un charmeur. Non parce que je veux bien que je sois convaincant mais je suis pas Inanna. Je peux pas faire des miracles à mon niveau. Orienter quelqu'un qui hésite c'est facile. Obliger quelqu'un à nous dire un truc qu'il veut absolument garder pour lui c'est quand même vachement compliqué.
Enfin avec un peu de chance et de la concentration peut-être... J'aurais bien prié ma déesse mais bon ça servirait à rien et j'en ai absolument pas envie. Elle serait même capable de me porter la poisse cette salope. Je respire un grand coup et regarde dans le couloirs. Des espèces de créatures à moitié ont tout envahi. Difficile de déterminer ce que c'est exactement pour la plupart. Tain déjà que les créannes normales c'est pas simples à gérer mais là... Quoi que si elles sont mal formées peut-être que ce sera plus simple à manipuler ? Ca vaut le coup d'essayer. J'acquiesce doucement à la question de Dave, pas rassuré.

-Je te garantis pas un résultat fiable à 100% mais je peux essayer de faire quelque chose. C'est pas une science exacte ce que je fais.

Je suis un pu angoissé à vrai dire. Si je me rate on va se retrouver avec toutes ces bestioles sur le dos et ça sera pas simple à gérer. Je lui pointe une créanne un peu isolé qui a une forme à peu près humaine. Il passe la porte et je serre les dents. Mais qu'est-ce qu'il fabrique ? Il est Astre bordel, pas magicien. Je sais qu'il peut faire des genre d'illusion mais se rendre invisible faut pas pousser. Puis d'un seul coup il disparaît presque et percute sa cible. Je sursaute. Putain je m'y attendais pas à ça. Il peut accélérer aussi ?
Il a l'air de galérer à la ramener. Il a beau être rapide l'autre se débat et pas qu'un peu. Putain les autres vont nous sauter dessus. J'essaye de le rejoindre rapidement et me penche vers la créanne en prenant une grande inspiration. Aller c'est pas le moment de te foirer Warren.

-Ok alors. Calme toi ma jolie, d'accord ? On va pas te faire de mal, on veut juste te poser quelques questions.

J'essaye de rester calme, comme à l'entrainement aller. C'est toi qui a raison, soit convaincant putain. Elle semble se débattre un peu moins et j'aide Dave à la traîner vers la porte. Je crois que j'ai des progrès à faire c'est clair. Je l'immobilise comme je peux et la fixe dans les yeux en respirant à fond. Concentre toi, fais le vide.

-On est pas ici pour te faire du mal. On veut juste voir ton créateur. C'est dangereux pour lui ce qu'il fait là, tu comprends ? A créer comme ça de façon aussi anarchique il va finir par se faire du mal. Donc il faudrait que tu nous dise où il est. On pourra aller l'aider.

C'est un gros mensonge bien sur. Mais ça parait vraisemblable et c'est ça qui est important. Si je lui donne une raison valable de me croire et de douter c'est beaucoup plus simple de la convaincre. J'ai essayé plusieurs fois. Plus tu as des arguments sensés, mieux ça marche. Et en plus je touche à la corde sensible là, je lui fait croire que c'est pour le bien de l'autre qu'on fait ça.
La créanne acquiesce lentement avec le regard hésitant. Elle a arrêté de se débattre. C'est un début. Aller encore un petit effort. Je continue à lui déballer mon petit mensonge en essayant de ne pas montrer à quel point je suis stressé. C'est que c'est fatigant en plus.

-I-Il est au troisième étage.

Elle plaque aussitôt ses mains sur sa bouche pour s'empêcher d'en dire plus. Je fais la moue et me tourne vers Dave. En toute logique on devrait l'assommer pour l'empêcher d'alerter les autres. Mais je suis pas un gars violent moi. Déjà que les autres commencent à s'agiter derrière la porte.

-Merci de ton aide ma jolie~

Je lui envoie un coup de poing à la tempe et elle s'effondre. Bon... On est pas mal barrés. Va falloir arriver jusque là-haut sans se faire repérer. Autant dire mission impossible et je suis pas comme l'autre qui va à la vitesse du son moi. Je me tourner vers lui.

-Tu crois qu'on a moyen d'arriver au troisième sans se faire capter ?

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Dave
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David Williams

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Mer 27 Mai - 15:22
Bon, note à toi-même : les créannes sont des putains de créatures hargneuses. C'est définitif, tu ne les aimes vraiment pas. Si celles que tu as déjà eu l'occasion de rencontrer en dehors de la Congrégation ont presque l'air normales, ou simplement pas violentes, celles que vous venez de voir sont à un tout autre niveau. Elles s'élancent vers vous pour tenter de vous attaquer, et tu es forcé de les éblouir à l'aide de tes pouvoirs pour les maintenir à distance. Celle que tu maintiens tant bien que mal immobile tente de te frapper, commence à entamer une transformation ;  tu appuies un peu plus sur sa gorge et siffles à son oreille :

- Transforme-toi et je te brise la nuque.

La menace fait effet ; elle interrompt sa mutation, tremblante, se débat moins. Le manque d'air commence probablement à se faire sentir, ce qui t'arrange beaucoup plus que tu ne l'avouerais à voix haute. Ta tête se tourne dans la direction de Warren qui arrive enfin, et tu profites du fait qu'il l'amadoue et la calme pour tirer ton pistolet. Tu le pointes sur les créannes qui vous observent à distance, menaçantes, et grondent sévèrement en attendant une faille. Un filet de sueur coule le long de ton dos pendant que vous reculez, pas à pas.

L'une des créatures fait mine de s'avancer à son tour, et tu enlèves la sécurité de ton arme. Tes yeux se plantent dans ceux de la chose. Joute de regard. Elle sait que si elle s'élance vers toi, elle mourra. Mais tu sais aussi que si elle le fait, les autres suivront. Et aucun de vous ne s'en tirera. L'une d'elle s'effondre au sol comme une poupée de chiffon, alors que tu sens une pression se faire sur ton esprit. Tu vacilles, et ton bras dessers sa prise.

Enfin, la porte se rouvre et tu disparais derrière. Tu laisses la créanne aux bons soins de ton partenaire et bloque la porte au cas où les autres seraient tentées de vous suivre. Un instant, tu poses tes deux mains à plat sur la porte et reprends ton souffle. L'utilisation de tes pouvoirs, couplée à cette sensation aussi désagréable que familière, te fait ressentir une certaine fatigue. Une longue inspiration pour te calme. Durant quelques secondes, tu as bien cru que tu paniquerais. Mais le stress reflue lentement, et tu observes du coin de l'œil le missionnaire d'Inanna faire son travail. Il parle longtemps avec la créanne – si longtemps, selon toi, que tu ne crains de voir toute une ménagerie défoncer la porte ou les escaliers. Peut-être avez-vous eu de la chance jusqu'ici, mais ça ne pourra pas toujours être le cas.

Finalement, la créanne parle et tu te recules pour l'observer, son visage livide par la terreur et anéantie par l'aveu qu'elle vient de vous lâcher. Le charmeur n'est peut-être pas si inutile que tu le penses, et tu acquiesce légèrement, rassuré, lorsque tu vois qu'il ne rechigne pas à l'assommer.

- Nan. Monter les escaliers et repousser les créannes qui s'avancent vers nous. C'est notre seule option pour le moment, sauf si tu as mieux.

L'idée de créer une illusion pour vous soustraire aux yeux des créannes ou les attirer ailleurs te traverse l'esprit, mais tu ne sais pas si tu es suffisamment à l'aise avec tes pouvoirs pour ce faire.

- J'pense que les créannes qu'on a là n'étaient pas trop hargneuses parce qu'on n'était pas en train de chasser le créateur. Mais à partir du moment où on sera sur son terrain, 'faudra pas se leurrer, elles vont pas rester sans rien faire.

Tu réfléchis un instant et te pince les lèvres. Élaborer des plans, ça n'a jamais été ton fort. Tu es plutôt adepte du "yolo allons-y au pire on verra bien ce que ça donne hein". Ton regard parcourt la cage d'escaliers et tombe finalement sur un extincteur. Pendant quelques secondes, tu restes comme bugué dessus. Idée de merde en cours de formation.

C'est complètement débile, tu t'en rends p'tetre pas compte, hein. C'est complètement débile, mais c'est p'tetre pour ça que c'est du génie…

Sans rien dire, tu arraches l'extincteur du mur – putain ça pèse – et le balance dans les bras de Warren en espérant qu'il le fasse pas tomber sur ses pieds. S'il se pète un truc, tu l'abandonnes ici, y a pas moyen que tu le trimballes dans les escaliers. Ouais c'est contre l'ordre de mission. Mais honnêtement, tu as déjà suffisamment exprimé ta pensée à ce sujet. En t'approchant encore, tu lui montres les gestes à effectuer sans tenir compte de son regard probablement choqué.

- Tu tires sur la goupille avant qu'on entre et tu baisses la manette pour enclencher le mécanisme. Si tu vois que des créannes foncent vers nous et qu'on arrivera pas à les arrêter, utilises ce truc. Évite de diriger le jet vers nous s'te plaît. T'as qu'une dizaine de secondes de jet, alors utilise-le bien hein ?

Puis tu t'éloignes et commences à monter les escaliers. Avisant son regard sur toi, tu te retournes à demi et soupire, hausse les épaules d'un air désinvolte.

- C'est l'extincteur ou la mort, mec, faut choisir. Au passage si t'as une idée de génie pendant ce temps, j'suis pas contre l'écouter.

Bon allez, maintenant, allez-y et montez les deux étages restants, ça vous musclera les jambes.




HRP : Ma tête quand j'ai pensé à l'extincteur :  ...bam...

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Warren
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Warren Dawson

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Lun 8 Juin - 22:07
Je n'aime pas la violence. C'est un truc qui me répugne un peu. Fin je suis capable de me défendre un peu, ça m'est aussi arrivé d'avoir des coups de sang et de frapper quelqu'un mais ça... Je ne sais pas, c'est un truc auquel je pense pas pouvoir me faire. J'ai pas vraiment le choix quelque part. Là c'est aussi une question de se défendre. Mais je n'aime pas l'idée de devoir blesser quelqu'un sciemment. J'ai franchement rien de personnel contre les créannes. Je me rappelle bien de Nao et si j'ai compris un truc c'est qu'elles ne sont pas toutes mauvaises. C'est comme les humains, il y a de tout.
J'acquiesce à sa proposition en me relevant. J'observe un instant la créanne que je viens d'assommer par terre. Elle est seulement inconsciente. Je ne l'ai pas frappé très fort. Je soupire doucement. A vrai dire on n'a pas vraiment de meilleure option. Enfin à part fuir mais c'est pas un truc que j'envisage maintenant. Quand on aura pas de possibilité d'avancer peut-être...

-Ouais... Je t'avoue que ça m'enchante pas. Je suis pas spécialement doué pour tous ces trucs là. Fin me battre c'pas mon truc.

Il semble réfléchir et je fais la moue, pensif. Pas que je me méfie de ses idées mais... Enfin on a vu quand il a voulu conduire lui. Bon après c'est pas sa faute si il est complètement à la masse. Il fume la moquette si ça se trouve ? Je suis pas contre perso, un joint de temps en temps ça détend un peu, mais en mission... Ca peut donner des idées vous me direz. Tant qu'on est pas trop détendu. Il s'approche de la cage d'escalier et décroche l'extincteur se service. Wow wow wow, il veut faire quoi avec ça là ? Il me balance les truc dans les bras et je le réceptionne comme je peux en laissant échapper un "ourf" quand il manque de me tomber sur les pieds.
Et tout naturellement il me montre comment s'en servir en plus. Genre il a eu une idée tout à fait sensée. MAIS... Mais t'as fumé quoi ?! Nan parce que là c'est pas que la moquette mec. Ou alors t'as enlevé tout le sol de la congré. Et il m'explique posément que j'ai que quelques secondes de jet au total avant de commencer à monter. Je suis en plein délire là. Comment vous voulez que ça marche son idée ? Bon j'avoue que j'ai rien d'autre mais quand même...
Je lui emboîte le pas en traînant l'appareil derrière moi. Déjà c'est lourd, et en plus faut que j'essaye de pas le cogner contre les marches. Ou contre moi. Non parce que ça rebondit et après je me le prend dans les jambes. Je vous raconte pas les bleu que je vais me taper après ça. C'est définitif la prochaine fois je demanderais à changer de mission. Genre un truc tranquille, au canada tiens. Ils sont sympas les canadiens. Pas chiants.

-Sérieux, je me demande où tu vas trouver des idées pareilles, je fais entre deux marches.

Je souffle un peu quand on arrive enfin au 3ème étage. Haha, c'est là qu'on va rire, je vous le dit. Je jette un oeil par la lucarne de la porte. Evidemment ça grouille de créannes. Encore plus qu'en bas même. Mais ce mec... Comment il fait pour en créer autant ? Et de façon aussi anarchique ? Je veux bien qu'elles soient incomplètes mais si ça marche bien comme les Dieux c'est supposé être sur le coup d'émotions fortes. Il peut pas ressentir autant de trucs aussi souvent. C'est qu'un humain bordel.

-Bon... Tu crois que tu peux refaire le coup du flash comme tout à l'heure ? Comme ça on entre avec l'effet de surprise et on pourra bien avancer avant qu'elles reprennent leurs esprits.

Le vrai problème c'est qu'on sait pas dans quelle chambre est le mec. On pourra jamais toutes les vérifier ça prendrait trop de temps et on se ferait mettre en pièce avant d'avoir trouvé. J'ai pas très envie de mourir tout de suite je vous avouerais. J'ouvre la porte brutalement en sentant plus que je vois une lumière vive jaillir derrière mon dos. C'est classe son truc quand même. Je commence à courir dans le couloir en profitant de la surprise des créannes.
Une d'elle, en plein mutation, essaye de se jeter sur moi et je lui balance un jet d'extincteur en pleine tête pour la faire reculer. Putain mais où elle est cette chambre ?! Elles commencent déjà à se réorganiser et forme rapidement un groupe compact devant nous pour nous empêcher d'aller plus loin. Je balance l'extincteur à bout de bras comme une massue sur une espèce d'homme zèbre à moitié transformé. Elles veulent vraiment pas qu'on aille plus loin donc il doit être proche. J'ouvre encore une fois le jet pour repousser les créatures devant moi et progresse difficilement. Je sens confusément Dave derrière moi. On doit pas être très loin, juste encore un peu. Si on trouve le créateur on pourra les faire se tenir tranquilles.

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Dave
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Age: 27
Sam 20 Juin - 23:25
Voilà, tu t'y attendais un peu, mais sa tête de choqué vaut pas mal le détour. Juré. C'est pas que l'idée en soi est particulièrement mauvaise - selon toi, c'est même une idée de pur génie - mais disons qu'elle a quelques désavantages tout de même. Tu aurais espéré pouvoir compter sur un missionnaire plus à l'aise avec ses capacités physiques, et ne pas te taper tout le boulot seul. Parce qu'il est évident que vous allez avoir besoin de ton arme. Quelle idée d'envoyer des gens, magiciens ou non, traquer des bestioles incontrôlables alors que leur créateur semblait pris de folie ? Cette idée-là non plus n'était pas particulièrement intelligente ; et tu te doutes qu'avec le temps qu'il a mis à convaincre cette créanne de vous vendre le Créateur, Warren ne risque pas de réussir à convaincre celle du troisième étage de vous foutre la paix. À partir de là, comment faire ?

- Là-dedans, tu répliques simplement en tapotant sur ta tempe de ton index.

Ce qui en soi n'est pas tout à fait faux. Mais quand on voit le bordel qu'il y a dans ta tête, il y a de quoi ricaner. Au moins un peu...

Vous montez les marches, et tu finis par te demander comment les médiums ont fait pour enfermer les créannes dans les étages sans qu'elles ne courent partout dans les escaliers et au rez-de-chaussée. Peut-être ont-ils plus l'habitude que vous deux d'être sur le terrain, ou peut-être n'étaient-elles pas encore toutes formées, si bien qu'il était plus facile de les laisser courir dans les étages. Tu essaies de te souvenir de la configuration de l'endroit et ferme les yeux un instant. Il y a des escaliers de part et d'autre de l'hôpital. Les portes coupe-feu ont immédiatement été fermées de ce côté, mais uniquement au rez-de-chaussée de l'autre côté, pour les empêcher de s'enfuir. Elles pourraient probablement passer par les fenêtres, mais sans doute n'y ont-elles pas encore songé. Bon.

Dans les étages, c'est la jungle. L'adrénaline ressentie lors de votre entrée - inutile - au 1er commence déjà à s'estomper. Pourtant, tu restes lucide. Il faut rester calme et concentré, te dis-tu.

Une inspiration. Tu acquiesce à sa question, mais ne lui réponds pas. Ça servirait pas à grand-chose de toute manière.

Warren passe devant toi et ouvre la porte : tu te concentre pour rassembler ton énergie et utiliser tes pouvoirs. Le flux remonte de tes jambes à ta tête, et tu sens ton corps chauffer un peu alors que tu exerces une accélération soudaine. Tu fonces dans plusieurs créannes pour les renverser et finis par rouler au sol, avant de te remettre rapidement sur tes jambes. Tu restes aux prises avec une créanne renard à demi formée - et surtout pas mal enragée - qui te bouffe la moitié du bras gauche avant que tu n'arrives à l'assommer contre un mur. Derrière, tu entends le son caractéristique d'un extincteur - et te retiens de ricaner en voyant de la mousse voler partout. Au final, cette diversion n'aura servi à rien : les créannes se rassemblent, forment comme un mur pour vous empêcher d'avancer. Tu jettes un œil derrière toi pour le constater : c'est mauvais.

- Essaie de repérer le Créateur et le medium, tu lâches en grognant avant de sortir ton pistolet et tirer sur les créannes que tu as bousculées.

"Viser la tête."

Tu presses la détente quatre fois, te retournes ensuite vers celles qui vous empêchent d'avancer lorsque l'extincteur rend l'âme. Pas forcément contentes d'avoir été aveuglées de cette manière, tu en aperçois une grosse, bien mieux formée que les autres, qui s'avance vers vous. En chargeant.

Tu écarquilles les yeux et tires le bras de Warren pour vous jeter à l'intérieur de la première chambre qui passe, avant de claquer la porte dans ton dos. Une goutte de sueur te coule le long du dos, et tu souffles bruyamment. Tu as senti à nouveau cette pression sur ton esprit, qui tentait de te maintenir les jambes campées au sol. Semblerait que l'instinct de survie soit plus fort, cette fois.

- Un rhino, sérieux ?! (Rhinocérios ? /pan)

Vous entendez un fracas comparable à une porte que l'on enfonce, et tu comprends que la porte coupe-feu n'est plus qu'un très bon souvenir. Un bon souvenir qui empêchait le reste de l'hôpital de se faire défoncer par des créannes, par exemple.

En parlant de se faire défoncer par une créanne, un bruit de mastication attire ton attention - et tu remarques enfin le corps ensanglanté, à demi caché derrière le lit, et la mare de sang qui s'étale sur le sol. Tu raffermis la prise sur ton arme, t'avances vers lui à pas légers en contournant largement le lit. Tu croises à peine le regard d'une créanne-chien que tu lui colles une balle dans le flanc. Et une autre dans la tête, parce que tu ne supportes pas ses jappements de douleur.

- J'pense pas qu'ils aient pu sauver beaucoup de monde à cet étage, lâches-tu sur un ton amer, avant de vérifier ton chargeur. Evite de regarder par-là.

Soucieux, tu t'approches de la fenêtre et tente de l'ouvrir.

- Faut qu'on trouve un autre moyen de passer. Tu crois que tu peux péter la vitre avec l'extincteur ? Et comment on va réussir à repérer le créateur avec toutes ces bestioles autour ? tu commences à t'énerver en frappant contre la vitre.

Avant de t'éloigner en grimaçant, et déchirer un bout du drap pour te faire un maigre bandage au bras. Ou du moins ralentir le sang qui coule de ta morsure. Manquerait plus que ces saloperies aient la rage.

Tu n'en as pas l'air, mais voir le corps de ce patient t'a bien retourné l'estomac. Reste plus qu'à espérer que ton partenaire rende pas son déjeuner.



HRP : Faut que j'arrête de nous foutre dans des situations inextricables...  ...bam...

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Warren
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Warren Dawson

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Dim 5 Juil - 16:18
L'extincteur crachote encore un peu avant de rendre l'âme. Je jure entre mes dents et tente de m'en servir comme d'une massue pour me défendre. Même vide ce truc pèse un âne mort. J'ai du mal à le manipuler assez vite pour éviter les coups et en donner. Les créannes sont bien trop nombreuses pour que ce soir efficace et mes bras commencent à être douloureux. Les créatures à demi formées se rassemblent devant nous pour nous empêcher d'avancer. J'ai la trouille. Mon cerveau me hurle de me barrer en courant avant de me faire bouffer.

Dave sort son flingue et j'ai un mouvement de recul incontrôlé alors qu'il me demande de localiser le créateur et le missionnaire. J'essaye de regarder ailleurs en entendant les coups de feu qui claquent. Je dois être capable de localiser des auras. En théorie. Mai au milieu d'un couloir bondé de créannes qui essayent de me sauter dessus ça va être dur de se concentrer. Surtout qu'une aura d'humain c'est pas facile à repérer. Je tente malgré tout de me concentrer sur mes perceptions alors qu'un mal de crâne persistant semble vouloir me clouer au sol. Saloperie de possession va. Revient dans 10 ans connasse je suis encore trop coriace pour toi, j'ai une déesse sous le crâne.

Dave m'attrape le bras brutalement pour me jeter dans une chambre et je sens le sol trembler. J'étais tellement concentré que je ne faisais plus attention à l'environnement. Un rhinocéros... Ils sont sérieux là ? Pourquoi pas une girafe tant qu'on y est ! Je fais la grimace en entendant un bruit de métal froissé. Ha il a du trouver la porte au bout du couloir. Je crois que basiquement on est mal. Enfin j'espère que les créannes vont pas sortir.

Je tente de reprendre mon souffle quand je remarque que mon coéquipier s'est avancé entre les lits. J'ai encore les oreilles qui bourdonnent des coups de feu dans le couloir et il colle deux balles à quelque chose que je ne vois pas. Je vais me sentir mal. Je jette un oeil sous le lit et sens un haut le coeur me secouer. Je me plaque la main sur la bouche avant de vomir par terre, écœuré.

-Je veux rentrer chez moi, je grogne faiblement.

Je tente de me calmer en respirant profondément. Il faut que je me reprenne. Je fais signe à Dave d'attendre une minute, le temps que je me reprenne. Je respire à fond et utilise mon pouvoir en me murmurant des phrases à mi voix pour me rassurer. C'est pas super efficace mais ça marche un peu et je me rapproche de la fenêtre en prenant bien soin de ne pas regarder par terre.

-J'ai pu repérer une aura différente à l'étage mais on pourra pas passer par l'extérieur je pense. Puis les fenêtres sont surement renforcées même avec l'extincteur on y arrivera pas et vaut mieux que tu gardes tes balles.

Il faut que je garde la tête froide. Je penserais au reste plus tard, ce qui compte pour le moment c'est récupérer ce salaud et sortir de là vivant. Je réfléchis à un autre moyen. Si on passe par le couloir il faut qu'on se débarrasse des créannes ou au moins qu'on les neutralise. Je jette à oeil à l'extincteur que j'ai laissé tomber à côté de la porte. Il va pas nous servir à grand chose, presque vide. Presque vide...

-Je crois que j'ai une idée. Si on balance l'extincteur dans le couloir et qu'on le fait exploser ? Ca peut en buter quelques unes et la fumée nous cachera le temps d'arriver à la chambre je pense.

Il acquiesce. Je crois qu'il est pas vraiment en meilleur état que moi. J'attrape l'engin et me met derrière la porte en comptant à rebours. Au zéro je balance l'engin dans le couloir alors qu'il tire dessus. L'explosion retentit dans le bâtiment et le couloir se remplit d'une espèce de fumée blanche. J'attrape l'australien par le bras et le traîne derrière moi en courant au milieu des créannes désorientées. Je pousse une porte plus loin et la referme derrière nous. J'ai des traces de griffes un peu partout, les bestioles que j'ai réussi à éviter étaient un peu hargneuses.

La pièce est une chambre avec des meubles renversés de partout. Un homme avec un visage surpris se tient au centre. Ses lèvres s'étirent dans un sourire tordu. Je vais buter ce type. Dave semble paralysé mais j'ai comme un voile de rage sur les yeux. Je hais profondément ce type. C'est comme viscéral. Une masse sombre semble soudain sortir de son corps, menaçante avant de commencer à prendre forme. Je ne sais pas si toutes les créannes naissent comme ça mais venant de lui je trouve ça immonde. Je plante mes yeux dans les siens et lui ordonne de ne pas bouger. Pour ce que ça marchera j'aurais assez de temps. Je me jette sur lui et l'assome alors que la créanne se change en un gros chat qui feule dans ma direction.

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Dave
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David Williams

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Mar 21 Juil - 14:52
C’est la panique dans vos têtes. Tu sais pas comment ça a pu dégénérer à ce point, et ton cœur tambourine dans ta poitrine à t’en faire mal. Ça s’agite et ça te fait peur ; ton ventre aussi tambourine, et quand Warren se plie en deux pour rendre ton déjeuner, tu n’es pas loin d’en faire de même. T’essaie de rester calme et de simplement plisser les yeux, de ne pas flancher en voyant les membres ensanglantés de la victime et surtout de ne pas péter les plombs maintenant. Tu préfères alimenter ta colère et l’utiliser pour contrer les créannes qui se trouvent encore dans le couloir. Une inspiration, tentative pour te reprendre. On se calme.

Lentement, tu t’approches de ton coéquipier pour voir comment il va. Bon. Il est dans un état assez pitoyable, et tu le comprends tout à fait. Une expression neutre s’affiche sur ton visage lorsque tu le vois se murmurer des phrases à lui-même pour se rassurer. T’aimerais pouvoir le trouver pitoyable, mais une petite voix au fond de toi-même te rappelle aimablement que si tu n’étais pas dans un meilleur état quelques années auparavant. T’essaies juste de ne pas y penser. En fait, t’es vraiment doué pour ça, il semblerait. C’est un don de se voiler la face à ce point, tu sais ? Peut-être qu’un jour tu passeras maître dans l’art de l’auto-persuasion ; en attendant, c’est pas trop le moment et vous avez une mission à terminer, tous les deux. T’aides Warren à se relever et tu pinces les lèvres, grommelle un peu en comprenant que vous êtes bloqués dans cette pièce pour le moment. Allez, respirez tous les deux ; restez calmes. Mesurés. C’est difficile, mais ça devrait aller.

Le tout maintenant est de trouver une solution pour sortir de cette pièce. Et l’odeur du sang qui monte doucement dans les airs commence à te donner lentement mais sûrement la nausée. T’aimerais bien ouvrir la fenêtre pour faire entrer un peu d’air frais mais tu sais que vous n’avez pas de temps à perdre.

Tu commençais tout doucement à perdre patience en même temps que la tête lorsque Warren intervient à nouveau, et te propose de tirer dans l’extincteur pour le faire exploser. L’idée te tire une grimace mais tu te contentes d’acquiescer lentement, dépité. Ça devrait le faire, on va dire. De toute manière, vous n’avez pas réellement le choix.

Vous entrouvrez la porte pour faire rouler l’extincteur et tu tires dedans à plusieurs reprises. Le vacarme et la légère fumée qui s’en échappe sonnent quelques créannes alentours et vous permettent de passer. Assez peu restent encore dans les couloirs, mais elles s’interposent suffisamment pour que vous vous sentiez rapidement acculés. Devant toi, Warren ouvre la porte pour vous permettre de vous engouffrer. Puis, là, vous le voyez : ce foutu créateur, un homme dans la trentaine, qui vous fixe d’un œil surpris, sans bouger. Tu ne sais pas trop s’il s’est enfermé dans la salle pour vous fuir ou parce que ses créannes l’effrayaient ; dans tous les cas, tu restes face à lui et tu attends.

Une masse sombre, informe, s’échappe de son corps et s’écrase par terre. Figé, tu gardes ton flingue pointé vers lui machinalement mais ton doigt n’est pas sur le déclencheur. Tu ne bouges pas. Attends. Et Warren se jette sur lui pour l’assommer, alors que la créature prend enfin forme. Le chat vous feule dessus avant de se glisser sous un meuble, terrifié. Tu ne bouges toujours pas, attends toujours. Un filet de sueur te coule le long du dos et tu te retiens de fermer les yeux. Du calme.

C’est un humain. C’est un humain normal, et jamais tu n’aurais pu le descendre. Justement à cause de ça. Tu essaies de te ressaisir et d’inspirer longuement, de chasser cette peur qui te prend aux tripes. Une inspiration, tu expires, tu fermes les yeux, tu trembles un peu. Puis ton visage se reprend, bien plus vite que ta tête, et tu ne tardes pas à empoigner cet homme en tentant de ne pas penser au conflit qui règne dans ta tête. Ennemi à abattre, humain. Si tuer une créanne ne t’a sur l’instant pas choqué, avoir manqué de tirer une balle dans la tête de cette personne te trouble profondément. Tu n’essaies de pas y penser lorsque vous sortez, alors que vous empoignez votre prisonnier chacun sous un bras. Tu lances quelques flashs lumineux autour de toi pour éblouir les créannes qui seraient encore tentées de vous sauter dessus pendant que ton partenaire les tiens à l’écart avec son pouvoir, traverses le couloir tant bien que mal. Tu ignores comme tu peux le sang.

Arrivé en bas, vous le jetez presque à l’arrière de votre 4x4, où se trouve la cage qui vous servira à le rapatrier. Lorsqu’il reprend conscience, vous n’avez qu’une question au bord des lèvres : et l’otage ?

Sa réponse vague et haineuse te pousserait presque à le frapper, mais ton partenaire comprend plus rapidement que toi qu’il était dans l’une des chambres adjacentes à celle du créateur. Lorsque la réalisation te frappe, tu ne peux que serrer des dents et attraper ton téléphone pour prendre contact avec la Congrégation pour connaître la marche à suivre : laisser les créannes en liberté ou s’en aller ? La personne au bout du fil n’est peut-être pas concernée par le ton trouble que tu emploies, mais elle le remarque aisément et vous demande de repartir. « Quelqu’un se chargera du reste. »

Sur le chemin du retour, les yeux perdus dans le ciel, tu te dis qu’une bonne clope te ferait sûrement beaucoup de bien.



HRP : Bon, pardon. C'est l'incohérence totale dans ce topic, on a zappé plein de trucs, fait un enchaînement d'actions hyper confuses, c'est pas super lisible, mais voilà, a priori on en a fini avec ça. S'il y a besoin de modifier quelque chose/un truc qui paraît carrément bizarre et que j'aurais pas vu ou qui paraît ne pas être justifié par le RP/les circonstances, dites-le moi juste ! Love <3

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Dim 30 Aoû - 23:26
Elle regarda le 4x4 partir avec précipitation et lâcha ses jumelles. Le Créateur était dans la cage, parfait. Elle décocha son téléphone et envoya un sms à l'équipe de l'aéroport. « Le colis est embarqué, arrivée dans 20 minutes ». Ils avaient réussi, les jeunes. Elle n'était pas peu fière d'eux, même si elle ne les connaissait pas du tout. C'était leur première mission après tout, et ils l'avaient réussi, ça se fêtait. Elle savait qu'il y en aurait au moins un des deux qui irait boire un coup juste après.
Pas de sa faute, c'était noté sur sa tête. Warren Dawson, elle l'aimait déjà lui. David avait l'air plus crispé, sûrement à cause de son passé militaire, qu'elle se disait. Bah, ça l'importait peu maintenant.
« Bien reçu ».
Elle rangea son portable à la carte pré-payée et repris ses jumelles qu'elle braqua sur l'hôpital. L'otage était toujours là en effet, au troisième étage. 11 Créannes au premier, 19 au second, dont le rhinocéros, ça allait pas forcément être une partie de plaisir, mais enfin. Ha, et 3 au rez de chaussée, elles allaient sûrement tenter de sortir... Bingo, la première franchit la porte d'entrée. Klimt arma l'arbalette accrochée à son bras et tira, du haut de sa branche d'arbre. 300 mètres, rapides comme l'éclair, en plein dans la gorge. La Créanne s'effondra, morte sur le coup.
Une seconde se précipita sur elle, Klimt arma et... Baissa son bras. Hm, Créanne de la compassion, inutile de la tuer. La troisième par contre, de la Colère, se prit un magnifique tir dans son cou de gazelle, qui lui trasperça la gorge.
Bien. Rez de chaussé dégagé. Elle jeta un coup d'oeil aux vitres du premier. De quelques tirs justes, l'Organisatrice abattit celles qu'on voyait depuis l'endroit où elle se trouvait. Elle savait exactement où tirer, d'ailleurs, les faiblesses de l'anatomie n'avaient aucun secret pour elle. Elle fit la même chose avec le second étage, puis descendit de son arbre, alla fermer la porte d'entrée en chassant la Créanne qu'elle avait laissé en vie et monta par les escaliers de service. Plus discrets. Puis elle ferma aussi les escaliers de service derrière elle. Enfermée avec les monstres. Elle monta au second et commença à décocher son arc cette fois, pour plus de puissance de feu. Elle envoya quelques tirs bien placés avant que le rhinocéros ne la remarque, puis elle lâcha son arme et opta pour une carabine gros calibre avec des balles à fragmentation. Une sur deux, pas plus.
Alors qu'il se retournait et entâmait sa course vers elle, elle tira toutes ses balles, perforant la carapace de la masse, touchant également d'autres Créannes et sauta au dernier moment sur le dos de l'animal pour atterrir de l'autre côté alors que celui ci fonçait dans la porte de l'escalier de service. Il s'écroula, mort, et s'évapora quelques instants après. Une Créanne de la haine, ça n'est bon pour personne.
Elle continua son massacre sans un bruit, frappa, tira, poignarda à tous les étages, laissa en vie un chat, Créanne de la peur, et quelques autres aux bons sentiments. Elle était elle même toujours trop sentimentale. Elle accula les dernières Créannes près de la porte d'entrée et les acheva, avant de remonter au troisième étage.
Là elle commença par assommer l'otage sans qu'il la voit, puis le libérer, le sortir de l'établissement et le poser dans une voiture, appartenant sûrement au personnel. Clés sur le contact, elle l'enferma à l'intérieur, récupéra ses armes et repris sa route vers son propre moyen de déplacement.
« Mission accomplie, otage libéré et en sûreté »
Elle détruisit le téléphone.
Il se réveillerait probablement plus tard, au volant d'une voiture, avec la possibilité de rentrer à la Congrégation sans se souvenir avoir été sauvé.
L'hôpital lui était vide, une fine poussière recouvrant le sol.
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