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Est-ce qu'on peut se sentir inquiet et serein en même temps ? [Nabouh :3]
Alex
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Alexander Aestas

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Lun 13 Avr - 20:36

La Lune brille ce soir.

Les mains dans les poches, je marche dans les rues vides de Stockholm, les yeux rivés sur mes pieds. Où vais-je ? Je ne sais pas. Je ne le sais jamais. Je vais là où mes pieds me guident.

La Lune brille ce soir, en effet. Mais son éclat est différent, en quoi, je ne sais pas. D’ordinaire, sa lumière m’apaise. Cette fois-ci, je ressens une sorte de malaise. Ce n’est pas de la peur, mais c’est une sensation étrange, je ressens comme une boule au niveau de l’estomac.

Est-ce la première fois que je ressens cela ? Non. A vrai dire, depuis que cette fille aux cheveux blancs qui offre des mouchoirs à son dieu m’a expliqué pourquoi j’avais cette étrange sensation au-devant du bâtiment de la Congrégation, je me sens bizarre. Est-ce juste mon imagination ? Est-ce l’influence d’un dieu ? Je ne sais pas. Et de ne pas savoir, cela m’inquiète. Je me sens observé. Pourquoi ?

Je lève mes yeux clairs vers l’astre blanc. Est-ce que tu m’observes ? Je ne ressens pas cette sensation de malaise lorsque je suis chez moi, le jour. La Lune observe-t-elle les Hommes ?

Ou… le dieu de la Lune observe-t-il les Hommes ? Je ne connais pas la mythologie mésopotamienne, mais du peu que j’en sache les mythologies se ressemblent. Alors un dieu de la nuit ou de la Lune, ce serait logique.

J’accélère le pas. Je souhaiterais vraiment que la nuit reste mon refuge de sérénité ! Je n’aime pas me sentir observé !

Je m’arrête finalement, sur la pelouse d’un parc auquel je venais lorsque j’étais enfant.

Tu es pitoyable, mon pauvre Alex’. De quoi as-tu peur ? Tu ne fais rien de mal. Tu ne fais rien de honteux non plus. Alors, qu’est-ce que cela peut te faire, que l’on t’observe ? Qu’un éventuel dieu t’observe ?

J’inspire doucement. L’étrange sensation dans mon estomac a disparu. Soulagé, je lève à nouveau la tête vers le ciel. La Lune brille à nouveau comme à son habitude. Son effet apaisant coule enfin en moi, c’est comme si mon corps se réchauffait malgré la fraicheur de la nuit.

Je chuchote doucement, mon murmure se perdant dans l’obscurité :

Merci. Je suis désolé, qui que vous soyez. Mais je n’aime vraiment pas ça.

Un silence s’installe, puis je sursaute en entendant un bruissement anormal, alors qu’il n’y a pas de vent. Qui est-ce ?


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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Mar 14 Avr - 7:25
Mes pas me font errer dans les rues, sans but précis. Aujourd'hui, pour la première fois, je n'ai pas fais de bêtises, je n'ai embêter personne... Bon en fait si, j'ai encore testé mon pouvoir sur deux ou trois personnes mais ce n'est rien! C'est de l'entrainement, sinon je ne progresserai jamais! Sauf que dans un sens, j'ai peur d'attirer l'attention de l'autre taré, et je me passerai bien de son attention justement... Rien que le souvenir de la forêt et de mon épreuve me laissent un goût amer en bouche. Autre raison pour laquelle j'erre ? Je pense que c'est inutile de le préciser mais bon, si vous arrivez juste, je vais le dire quand même : Je suis ENCORE perdu.
Mais franchement, c'est quoi l'intérêt de faire des villes aussi grandes ? Nous aussi on a des grandes villes chez nous mais elles ont une logique, on s'y retrouve quand même! Ici non! Rien n'est bâti comme il faut j'ai l'impression, je suis sûr que c'est pour ça que les dieux sont venus dans cette ville au final, elle est tarabiscotée, comme eux! Oui je suis légèrement agacé, parce que je ne retrouve pas mon chemin depuis plusieurs heures déjà. C'est comme dans les films, tu vois ton but au loin, t'as l'impression de te rapprocher mais en fait, tu t'éloignes, ou tu stagnes, au choix!

Je regarde ma montre d'un air discret. Plus de minuit. Et je ne suis toujours pas rentré. Ce n'est pas tant l'heure qui me dérange ( il m'arrivait chez moi de passer mes nuits dehors quand je ne voulais pas rentrer) que le fait que le froid devient bien plus important la nuit dans ce foutu pays. Et malgré mon passe-montagne, je frissonne un peu. Oui j'ai toujours mon passe-montagne! Faut pas croire, il fait encore très froid ici! Comme mon pays me manque...
Je passe devant un parc, que je ne pense pas avoir remarqué avant. Je jette un rapide coup d'oeil, me préparant à passer mon chemin. Sauf qu'au même moment j'entends une voix qui en provient. Intrigué, je m'approche légèrement, derrière un buisson, et constate un jeune homme ( bon d'accord, il est plus âgé je dirai ) seul, en train de s'adresser à... mystère. je regarde bien autour de moi, plisse les yeux, aiguise mon regard mais je ne trouve toujours personne. Je réfléchis deux secondes, regardant le garçon de travers avant de comprendre : il est fou! En fait, il se sent si seul qu'il préfère se créer un ami imaginaire pour se sentir mieux.
Je suis heureux de ma découverte, en même temps j'ai de l'entrainement car c'est pas le premier que je rencontre, que je tape mon poing dans la paume de ma main, attirant son attention par la même occasion.

-Hey salut!, saluais-je, me sachant démasqué.

Je m'approchais, lentement, pour ne pas l'effrayer. On ne peut pas prévoir les réactions d'un fou, il faut être prudent. Si ça se trouve il est violent, ou son ami imaginaire l'est.

-Oh , et bonjour à ton ami aussi bien sur, dis-je comme si je parlais à un enfant hyperémotif.

Je saluais d'un signe de main le vide près de lui, pensant qu'il devait se trouver par là. Je tourne alors mon visage vers l'homme en question. Il est plutôt beau gosse, rien a voir avec moi mais c'est un début, un peu plus grand que moi, mais pas tant que ça ( mon ami!!! ). Je lui sort un des grands sourires dont j'ai l'habitude avant de poursuivre.

-Et sinon tu fais quoi ici à cette heure-là ?
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Alex
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Alexander Aestas

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Mar 14 Avr - 10:17

— Hey salut ! fait une voix.

Je me retourne vers elle. C’est un garçon, qui semble plus jeune que moi. Enfin je suis bien placé pour le savoir, parfois la nuit et l’obscurité déforment la perception.

— Oh, et bonjour à ton ami aussi bien sûr.

Il adresse alors un salut au vide. Je baisse légèrement la tête, les joues rouges. Fort heureusement pour moi, avec le peu de lumière il ne pouvait pas le voir, ou tout au plus un peu plus de contraste sur mon visage. Un ami imaginaire, hein ? Ce garçon doit me prendre pour un fou. Je ne suis pas fou. Je ne pensais pas que quelqu’un allait m’entendre !

Il me parle comme à un enfant, alors qu’il est manifestement plus jeune que moi. Je me pince les lèvres, ne sachant que répondre. Reprends-toi Alex’, merde !

— Et sinon tu fais quoi ici à cette heure-là ?

Je laisse les muscles de mon visage se détendre. Sa voix est amicale. Me redressant un peu, je lui réponds doucement, en levant à nouveau les yeux vers le ciel constellé d’étoiles :

Le silence de la nuit ne t’apaise pas, toi ?

Je baisse à nouveau la tête vers lui, tandis qu’il me regarde d’un air perplexe.

Je n’aime pas me sentir observé. C’est pourquoi je ne sors que le soir. Traite-moi d’asocial si cela te chante, j’en ai l’habitude après tout, on me le dit suffisamment.

Une maigre grimace déforme mon visage. Je sens qu’il va falloir que je me justifie quant à mes paroles adressée à… à je ne sais pas qui en fait, parce que sinon il pourrait très bien appeler une ambulance pour m’emmener en hôpital psychiatrique.

Tu m’as entendu parler, n’est-ce pas ? Je te laisse juger par toi-même, mais je ne suis pas fou. Je ne suis pas idiot non plus. Pas que je me jette des fleurs hein, ne comprends pas ça ! paniqué-je suite à mes paroles un peu trop à mon avantage.

Je cherche mes mots, mais ne parviens pas à les trouver. Comment voulez-vous que j’explique ce que j’ai ressenti avant son arrivée ? Impossible. Lui dire que je me suis senti observé par la Lune ? Ahah, cette blague.

Je balaye mes précédentes paroles d’un geste de la main.

Laisse tomber, si tu veux bien. Ah, et, s’il te plait, ne me parle pas comme à un enfant, ce que je ne suis pas. Et sinon, toi, si tu ne cherches pas la paix de la nuit, que fais-tu ici ? Enfin… si ma question n’est pas trop indiscrète, bien sûr.

Je me pince les lèvres, inquiet de sa réaction. J’espère que ma question ne le mettra pas mal à l’aise…

J’inspire doucement, et lui adresse un sourire. Finalement sa présence n’est pas lourde. Son regard n’est pas plein de sous-entendus. Est-ce que j’arriverais enfin à sociabiliser et à me sentir moi-même avec quelqu’un ?

Allez savoir.


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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Mar 14 Avr - 14:09
A l'abri des lampadaires, donc plongé dans le noir, c'est dur de vraiment distinguer les expressions des autres. C'est le cas ici. Je ne vois pas énormément son visage mais je le vois baisser la tête suite à mes remarques. Bah pourquoi ? C'est à cause de l'ami imaginaire c'est ça ? Il n'y a pas de honte à avoir tu sais, tout le monde en à eut un à une période de sa vie, toi tu poursuis juste cette même période. Les fous sont souvent plus jeunes dans leur tête... Sa question est d'ailleurs étrange. Si le calme de la nuit m'apaise ? Hum, peut-être... Je n'ai pas l'habitude qu'on essaye de me poser des questions aussi profondes, les gens se contente de rire avec moi ( de moi serait plus exacte) en général. Je remarque toutefois qu'il a relevé la tête en disant cela. J'esquisse alors un sourire. Eh bien tu vois ? C'est pas dur de s'assumer! Faut te manifester t'sais, quelque soient tes convictions!

-En fait si un peu! Chez moi j'avais l'habitude de rester dehors la nuit...

Mais je cesse bientôt ma réponde sur le même ton philosophique pour frissonner un bon coup à le pensée de la nuit suédoise.

-Mais pas ici! Il fait bien trop froid pour penser! Pour vivre tout court d'ailleurs, dis-je comme si je crachais une insulte.

Et là, tout part en vrille. Je le vois grimacer ( oui je distingue suffisamment son visage pour au moins voir ça) et il commence à parler à un débit que je qualifierais de... rapide ? Autant qu'un chat fuyant un seau d'eau j'imagine. Je le regarde, d'abord consterné, comprenant des mots par ci par là , puis, comprenant qu'il essaie de se justifier en m'expliquant des trucs ultra sérieux sur sa personnalité, je cherche à l'interrompre.

-Euh... Mais... Hum... Ah...

Peine perdue. Je parviens tout juste à ouvrir la bouche mais il reprend aussitôt, emporté dans son élan. Finalement, devant cette scène plutôt atypique, je ne peux m'empêcher d'éclater de rire. Je m'approche alors de lui et lui pose fermement les mains sur les épaules.

-Apaise-toi z'lama! Je ne vais pas te conduire au bûcher ou diffuser une vidéo compromettante sur internet!

En fait, si j'aurais pu! Mais je n'avais pas de quoi prendre de vidéos... Trop triste! En tous cas, il est sacrément mal dans sa peau ce type, ou juste très timide. Trop timide d'ailleurs. Il ne faut pas l'être à ce point, ça pourrit l'existence au bout d'un moment.
Un sourire aux lèvres, je place mes mains derrière ma nuque, en mode décontracté.

-Tu sais, t'as pas besoin de te justifier. Que tu sois asocial, fou, zoophile ou autres, ça ne regarde que toi. Je ne vais pas te juger sur ça, dis-je, amusé.

Je prends alors un air plus pédagogue, un peu comme un professeur qui cherche à faire la leçon à son élève.

-Et ne te défends pas de manière aussi brusque, on dirait que tu as honte de quelque chose! Faut pas! Faut être fier de ce qu'on est et assumer jusqu'au bout!

Je termine ma phrase avec un geste de victoire, brandissant mon poing vers le ciel. Un jour, je devrais me convertir en coach sportif, ou de vie tout court, ce serait super bien. Avouez que j'ai un certain pour motiver mes troupes.
Je me souviens alors qu'il m'a posé une question et, après un instant de réflexion pour m'en rappeler, je me tourne vers lui pour répondre.

-Ben... en fait, j'ai livré une grande bataille pas loin d'ici. Avec des dieux et tout, j'ai réussi à vaincre mais ils ont réussis à me blesser et du coup, je me suis évanoui. Je viens de me réveiller à l'instant...

Des étoiles dans les yeux, je raconte cette histoire avec conviction, imaginant parfaitement la scène dans mon esprit. Puis, voyant qu'il me regarde toujours, sentant que mon récit ne lui faisait pas vraiment d'effet, je pousse un long soupir, perds toute ma verve et rectifie le tir.

-Bon non en fait je me suis juste perdu, je ne me rappelle pas comment retourner à la congrégation donc je tourne en rond, dis-je d'un ton ayant perdu toute animation.

C'est vrai quoi, c'est beaucoup moins glorieux comme fait. Certes, c'est la vérité mais qui a besoin de la vérité de nos jours. Les gens ont juste besoin de rêver un peu ( oui je déforme un très beau dicton à mes fin personnelles... Non ce n'est pas du plagiat!)
Désirant passer outre, et surtout changer de sujet au plus vite, je reprends vite un grand sourire débile avant de lui demander:

-Au fait, c'est quoi ton nom jeanne d'arc ?



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Alex
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Alexander Aestas

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Mar 14 Avr - 15:44

Un sourire se dessine sur mon visage. Manifestement il n’est pas du coin. Personnellement je ne trouve pas qu’il fasse si froid en Suède. Enfin, peut-être que mon avis n’est pas très objectif…

Pendant que je parle, il essaie de me couper. D’ordinaire je me serais tût, mais au point où j’en étais…

Finalement, il pose ses mains sur mes épaules, pour que je me taise et dit :

— Tu sais, t'as pas besoin de te justifier. Que tu sois asocial, fou, zoophile ou autres, ça ne regarde que toi. Je ne vais pas te juger sur ça.

Mon sourire s’agrandit, et même un faible rire sort de ma bouche. Moi, zoophile ? Ce garçon a de l’imagination, dites-moi. Bon il est vrai que ma vie amoureuse n’a jamais vraiment été très remplie mais je doute tout de même avoir des tendances zoophiles…

Il réfléchit un instant pour répondre à ma question quant au pourquoi de sa présence ici, puis déclare, content de lui :

— Ben... en fait, j'ai livré une grande bataille pas loin d'ici. Avec des dieux et tout, j'ai réussi à vaincre mais ils ont réussis à me blesser et du coup, je me suis évanoui. Je viens de me réveiller à l'instant...

Je hausse un sourcil. Qu’est-ce qu’il me chante ?

Il pousse un soupir, comme triste de devoir retourner au vraisemblable. Son expression joyeuse disparue, il dit :

— Bon non en fait je me suis juste perdu, je ne me rappelle pas comment retourner à la Congrégation donc je tourne en rond.

Je me retiens de rire, je pense que ce serait mal venu. J’aime bien ce garçon, il est atypique ! Remarque je dois l’être encore plus à ces yeux.

Parlant plus vite, il change alors de sujet :

— Au fait, c'est quoi ton nom Jeanne d'Arc ?

Je sens encore mes joues chauffer. Jeanne d’Arc ? Hé, je n’entends pas de voix hein !
Je le fixe avant de prendre la parole à mon tour :

Alexander. Alexander Aestas. Oh mais…

Je me souviens alors de ce qu’il m’a dit plus tôt.

Tu… tu fréquentes la Congrégation ? Est-ce que tu…euh… est-ce qu’un dieu t’a choisi ?

Je passe mon poids d’un pied à l’autre, mal à l’aise. Cette question est si étrange. Est-ce que vous allez souvent voir des gens en leur disant « Hé, est-ce que ton dieu t’a téléphoné récemment ? Bah ouais, ça fait longtemps qu’on s’est pas fait un ciné ensemble ! »… bref je divague.

Je secoue la tête, comme pour effacer mon étrange question.

Je peux te conduire à la Congrégation, si tu veux. Je connais très bien Stockholm la nuit. En revanche il m’arrive souvent de me perdre le jour, c’est comme si je ne reconnaissais plus rien…

Je fais demi-tour et commence à marcher dans une autre direction. Aller à la Congrégation est toujours étrange. Contrairement à tout autre lieu, je n’ai pas besoin d’un quelconque repère, c’est comme un instinct. Peu importe où je suis, je sais où est la Congrégation par rapport à ma position.

Tout ce qui m’arrive est si étrange, en ce moment.


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Nabouh
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Mar 14 Avr - 20:09
Ce n'est qu'une impression mais je pense qu'il s'est un peu détendu depuis tout à l'heure. Je fais souvent cet effet au gens, ma présence à des vertus apaisantes parait-il. En tous cas, il semble plus à l'aise et semble même s'autoriser à sourire. Bon certes, c'est pour se foutre de moi, mais j'y suis tellement habitué que ça commençait presque à me manquer. Oui je suis une sorte de sado-maso, j'ne redemande toujours. N'empêche que faire sourire les gens, c'est assez gratifiant.

Je le salue à la manière classe, c'est à dire avec les doigts sur les temps qui partent vers le ciel, en lui répondant.

-Enchanté Alex', moi c'est Nabouh!

Et là il se passe LA chose importante. Le truc que je ne pensais pas que quelqu'un pourrait me sortir dans cette fichue ville, et encore en dehors de la congrégation ( oui j'avais lâché le mot comme ça en fait, j'avais pas réfléchi...) : Il m'en parle et il me parle des dieux. Ce qu'il semble au passage regretté, ce que je comprends parfaitement. Pour avoir dû en parler moi-même à quelqu'un, je sais l'effet que ça fait d'être pris pour un timbré ( du moins plus que d'habitude ).

-Ah mais t'es au courant! C'est super, du coup j'ai pas besoin de prendre de gants avec toi! C'est qui ton dieu toi? T'as été appelé ?

Je lâche alors un petit "oh", me rendant compte que je n'ai pas répondu en premier à sa question.

-Oh et j'ai été appelé par ... Le roi des Dieux. Un espèce de taré albinos, sacrément flippant... Enlil voilà, lâchais-je brusquement lorsque le nom me revint.

Je me demande par qui il a été appelé lui. Oui parce que figurez-vous que, après mon altercation avec la déesse des ronces qui m'a cordialement fait comprendre que je n'y connaissais rien, je suis allé me renseigner et, optionnellement, j'ai suivi deux ou trois cours. Donc maintenant, je suis bardé, je peux en parler. Ou presque parce que je m'emmêle dans leur prénom.
Lorsqu'il m'annonce pouvoir me conduire à la congrégation, je le fixe avec des yeux larmoyants et manque de le prendre dans mes bras.

-C'est vrai ?! C'est dieu qui t'envoie! Enfin pas eux, le vrai, enfin c'est pas ce que je voulais dire euh... Le destin! C'est le destin qui t'envoie, rectifiais-je.

Voilà, c'est plus simple et ça permet de ne pas faire d'impair. Du coup, je me rapproche naturellement de lui, et suis son pas de façon joyeuse. J'ai presque envie de chanter tellement je suis content. J'avais déjà commencé à établir un plan pour dormir chez l'habitant, c'est dire.
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Alex
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Alexander Aestas

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Mer 15 Avr - 10:01

Nabouh me suit d’un pas joyeux. Il est un peu étrange ce garçon, un rien le rend heureux. En fait peut-être devrais-je prendre exemple, ma vie n’en serait que plus belle, je suppose.

Je repense à ses paroles. « J’ai été appelé par ... Le roi des dieux. Une espèce de taré albinos, sacrément flippant... Enlil voilà. »

Je n’aime pas spécialement me vanter, mais on me dit souvent que j’ai une excellente mémoire. Or là, je me souviens que la fille aux cheveux blancs que j’avais vue à la Congrégation m’avait aussi parlé de ce Enlil, et que si c’était lui qui me choisissait je « pleurerais ma maman ». Manifestement Nabouh n’en pense pas mieux. Je me demande ce que ce dieu a bien pu faire pour mériter ces commentaires…

Avant de le lui demander, je décide de briser le silence en répondant à ses précédentes questions :

Pour répondre à ta question, je ne sais pas qui est mon dieu et je n’ai pas été appelé. Ou alors je ne l’ai pas compris. Est-ce que l’appel d’un dieu peut être ambigu ? Enfin je veux dire… Est-ce que c’est évident pour nous que ce soit un appel divin ?

Je serre les lèvres. C’est vrai, si ça se trouve un dieu m’envoyait des signaux depuis longtemps et je n’étais pas fichu de les comprendre. Auquel cas j’espère ne pas l’avoir offensé, qui qu’il soit.

Je laisse quelques instants de silence s’écouler, puis je reprends, curieux :

Qu’est-ce que ce Enlil vous a fait, à toi et à la fille aux cheveux blancs ? Lynn je crois. Ni toi ni elle n’avez l’air vraiment enchantés d’avoir été appelés par lui. Pourquoi ?

Derrière cette question s’en cache une autre : « Quel genre de missions donnent les dieux ? » Mais je ne sais pas si je suis en droit de poser cette question, à vrai dire. Je vais voir si Nabouh souhaite me répondre ou non.

Nous arriverons à la Congrégation dans une dizaine de minutes, je pense. Mais, tu loges là-bas ?

Je ne pensais pas qu’ils logeaient des gens. Je n’en ai pas besoin bien sûr, mais c’est toujours bon à savoir…

Je lève la tête. Se découpe dans le ciel la silhouette sombre de la Congrégation. Auparavant je n’y aurais pas prêté attention. Mais maintenant je sais –ou plutôt je sens- que ma vie est là.

Mon présent et mon avenir.


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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Mer 15 Avr - 11:32
Je remarque qu'il m'observe en coin, ce qui ne me dérange pas outre mesure. J'ai l'habitude d'attirer les regards ( être un sex-symbol, c'est pas toujours facile...) et puis le sien n'est pas vraiment méchant, juste un poil intrigué. Sûr que si tous ses amis sont comme lui, je dois détonner dans son univers, en mode bombe atomique quoi! Mais ça fait du bien un peu de changement, et puis, il a bien besoin de s'ouvrir un peu ce garçon. On dirait qu'il est en manque de... tout en fait. Un désenchanté! Pourtant quand on lui parle on se rend compte que ce n'est que de la timidité, mais ça en devient presque maladif quand on l'observe. Je ferai des recherches sur le sujet. Du coup, je me contente de lui retourner un grand sourire idiot, jusqu'à ce qu'il me réponde.
Je hausse tout d'abord les sourcils puis finalement les épaules.

-Ah oui, t'es un médium ou je sais plus quoi... Un humain sans pouvoir mais qui sent la magie, ou les dieux, ou les deux ensemble... Je ne me souviens plus exactement, c'était barbant ce cours, maugréais-je .

Sa question déclenche en revanche un accès d'hilarité chez moi. J'essaie de me contenir au mieux mais je ne peux m'empêcher de lâcher de gros éclats de rire par moment. Pour ne pas le laisser trop perplexe, je lui réponds dès que mon souffle revient.

-Pour reprendre les paroles d'un déesse en personne -enfin déesse, emmerdeuse surtout- crois-moi, tu le sauras quand ton dieu t’appelleras. Impossible de passer à côté comme tu dis, répondis-je en lui adressant un clin d'oeil taquin.

Je préférais ne pas lui en dire plus, déjà parce que personne ne m'avait prévenu moi non plus et, je ne veux pas lui gâcher la surprise. J'espère qu'il sera aussi surpris que moi. Non je ne souhaite pas ça par méchanceté, juste par désir de partager mon expérience avec quelqu'un!
Quand on en revient à parler d'Enlil, je pousse à nouveau un soupir à fendre l'âme. Ce dieu... rien que le nom me provoque des frissons.

-Tiens, je ne savais pas que quelqu'un d'autre avait été appelé par lui, dis-je, surpris, lorsqu'il me parla d'une fille aux cheveux blancs.

Un élan de compassion m'étreint le coeur, et je me surpris à prier pour que cette fille est eut une épreuve moins douloureuse que la mienne.

-En soi, je n'ai rien contre lui... Sauf qu'il est ultra flippant! Et il parle pas beaucoup! Et il est complètement fou aussi!

Je crois que ça résume bien le concept d'Enlil. Remarque, si je me base sur l'autre folle, je me rends compte que c'est peut-être une caractéristique des dieux la folie, pas seulement du mien.

-Je ne sais pas ce qu'il a demandé à la jeune fille dont ut parles, mais moi, j'ai dû vagabonder dans la forêt plusieurs à la recherche d'un cadavre de lutin si tu veux savoir... Super épreuve tu ne trouves pas ?, demandais-je, laconiquement.

Alors que j'aperçois les hauteurs de la congrégation au loin ( j'exécute d'ailleurs une petit pirouette de joie) , il me demande si j'y vis. Je me tourne vers lui avec surprise, ne comprenant pas bien sa question.

-Bien sur que j'y vis! T'as bien remarqué que je ne suis pas suédois. Ils me font venir, ils peuvent bien me loger quand même!

Si ça n'avait pas été le cas, j'aurai fait du forcing. Or de question de dormir dans un hôtel miteux. Quoiqu'il serait peut-être mieux que ce bâtiment tout froid...

-Mais du coup, si tu as déjà rencontré quelqu'un, tu y es déjà allé non ? Comme ça, sans avoir été appelé avant ?



Hrp: Comme je situe le topic avant la mission, Nabouh ne connait pas encore Lynn ;)












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Alex
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Alexander Aestas

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Mer 15 Avr - 12:56

Il s’est mis à rigoler tout seul. Ma question était-elle si drôle ? Oh, qu’est-ce que j’ai dit de bizarre ?...

— …crois-moi, tu le sauras quand ton dieu t’appelleras. Impossible de passer à côté comme tu dis.

Je ne peux pas m’empêcher d’être soulagé. Tant mieux. D’un ton désespéré, il me parle de son dieu, et je ne peux empêcher un sourire de se dessiner sur mon visage. Un cadavre de lutin ? Est-ce que ça existe, un lutin ? Enfin après tout, si des dieux d’une religion aussi ancienne que celle de la Mésopotamie existent, pourquoi pas… Cependant, l’expression de son visage m’incite à penser que trouver ce cadavre de lutin n’a pas été de tout repos, peut-être même qu’il ne l’a jamais trouvé.

N’empêche que, si on me demandait de trouver un lutin, je crois que je paniquerais un peu, voire beaucoup. Un lutin ! J’ose espérer que je n’aurai pas une mission de ce genre ! Enfin si c’est le désir du dieu je le ferai mais… Mais j’avoue que j’ai du mal à comprendre le principe. Quel intérêt que de trouver un cadavre de lutin ? Les missions ont-elles toutes un côté inutile et irréalisable ? Ou est-ce juste typique de son dieu à lui ?

Lorsque je lui parle du fait de loger à la Congrégation, il s’enflamme et s’indigne presque :

— Bien sûr que j'y vis! T'as bien remarqué que je ne suis pas suédois. Ils me font venir, ils peuvent bien me loger quand même!

Je souris. Ah oui, c’est vrai qu’il n’est pas d’ici, et qu’il n’aime pas le temps ici. N’empêche que ce doit être dur de tout quitter pour s’exiler dans un pays si différent du nôtre, pour servir un dieu dont on n’avait jamais entendu parler auparavant.

J’entends à nouveau sa voix résonner dans mes oreilles, me ramenant à l’instant présent :

— Mais du coup, si tu as déjà rencontré quelqu'un, tu y es déjà allé non ? Comme ça, sans avoir été appelé avant ?

Je tourne la tête vers lui. Que croyait-il ? Que je connaissais le chemin sans jamais y être allé ?

Evidemment. Je suis arrivé devant par hasard, une nuit. J’ai ressenti une émotion bizarre, c’est un lieu qui m’attire comme un aimant. J’y suis retourné plusieurs fois… avant d’y aller de jour, pour pouvoir y entrer et demander des explications. C’est là que j’ai croisé la fille aux cheveux blancs, qui m’a tout –ou presque- expliqué.

Je me frotte l’arrière du crâne en essayant de me souvenir de la dernière chose qu’elle m’avait dite.

Euh… est-ce que tu as aussi l’habitude d’offrir des paquets de mouchoirs à la menthe à ton dieu ? La fille semblait très contente d’elle, quand elle a dit qu’elle devait partir pour aller en offrir un à Enlil.

Enfin après elle m’a déconseillé de l’imiter parce que « les dieux peuvent être très susceptibles ». Alors ça veut dire qu’elle provoque son dieu ? Elle est complètement folle. Enfin, enfin ! Je ne la connais pas au final, je ne peux pas juger ! Enfin je veux dire… je ne sais pas trop !

Je secoue la tête. Je n’aime pas critiquer négativement les gens sans les connaître, ça ne me ressemble pas.


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Nabouh
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Mer 15 Avr - 14:31
Bon faut croire que j'ai fait ma BA de la journée, tant il semble soulagé lorsque je lui affirme qu'on ne peut pas manquer l'appel de son dieu. Je me garde bien d'intervenir, lui laissant sa joie éphémère... Quoique en fait non, je vais intervenir!

-Te réjouis pas trop mon gars... Profite de ta liberté avant qu'il ne soit trop tard..., dis-je d'un ton fataliste.

Bon d'accord, j'en rajoute un peu dans le mélodrame. Ce n'est pas comme si nous renoncions totalement à notre liberté, la preuve, je suis dehors! Et perdu! Sans qu'il ne m'ait aidé UNE seule fois ce crétin! Mais aussi, on doit leur obéir ( que dalle! ) et exécuté diverses missions pour la congrégation maintenant que l'on est "mûr"! M'enfin, je n'en fait pas trop non plus. S'il est destiné à être appelé par un dieu, je n'ai pas trop envie que celui-ci se venge sur moi pour avoir dégoûté de la vie un de ses futurs prêtres-roi. Surtout si c'est l'autre folle...

Il m'explique alors comment il est arrivé à la congrégation la première fois. Je hoche la t^te en silence, sans comprendre pour autant. Bien sûr ce lieu est attirant, on comprend pourquoi après quand on est dans le truc, mais franchement, à part ça... Moi j'aurai tout fait pour le fuir cet endroit. D'ailleurs, je cherche encore un moyen. Mais maintenant que je suis lié à Enlil, je ne peux plus faire grand chose. Je me demande même si je pourrais un jour rentrer chez moi... Mes parents doivent être véritablement inquiets sans nouvelles.

-Ah ben si tu sais tout tant mieux, car quand tu n'es pas au courant, crois-moi, ça surprend...

La suite me laisse une expression de pure surprise sur le visage, avant que je n'éclate à nouveau de rire. Cette fille est gonflée, donc géniale! Je dois la rencontrer. Surtout si on a le même dieu, on a des choses à partager!

-Eh bien, il n'a pas vraiment le sens de l'humour... ou alors un qui lui est propre, donc je ne sais pas comment il va réagir- ni même s'il va réagir d'ailleurs...

Je continue de pouffer par intermittence, imaginant quelqu'un poser dans son temple un paquet de mouchoir à la menthe. Au moins, ça ajoute de la couleur.

-Sinon certainement pas! Je lui ai déjà offert un cadavre, je vais pas en plus lui faire des cadeaux!

Bon là je râle pour le principe. Je n'ai jamais envisagé de lui faire un quelconque cadeau, de toute manière il n'en voudrais pas je suis sûr. Il peut déjà avoir tout ce qu'il veut non ? Mais peut-être que si un jour il est sympa avec moi, alors j'envisagerai surement cette possibilité.
La congrégation se rapproche et même moi je reconnais le chemin à suivre. Décidément, il est terrible ce guide! Enfin Alex puisque c'est son nom.

-Dis mec, raconte ta vie un peu! Tu fais quoi au juste dans cette ville-glaçon ?
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Alex
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Alexander Aestas

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Mer 15 Avr - 16:01

HRP : Ah mais oui, Lynn est absolument géniale ! 8D

— Eh bien, il n'a pas vraiment le sens de l'humour... ou alors un qui lui est propre, donc je ne sais pas comment il va réagir- ni même s'il va réagir d'ailleurs...

Oh… un dieu blasé ? En même temps après des millénaires d’existence, peut-être que le quotidien se fait ennuyeux.

Je reste perplexe quant au « je lui ai déjà offert un cadavre ! » c’est un étrange concept d’un présent. Ces gens ont l’air d’être des originaux…

Mais manifestement l’idée du paquet de mouchoirs lui plait bien. Les dieux ne sont-ils pas censés être craints et respectés ? Parce que là manifestement ce concept a été un peu oublié…

J’entends ses pas s’accélérer, je crois qu’il reconnait le chemin. Cependant il ne cherche pas à me planter là –et je suppose que je lui en suis reconnaissant… je crois- et continue la conversation :

— Dis mec, raconte ta vie un peu! Tu fais quoi au juste dans cette ville-glaçon ?

Oh. En même temps il me parle de lui depuis le départ, je lui pose des questions sans gêne, alors il fallait bien que ça arrive. Ah, mais qu’est-ce que je déteste parler de moi et de ma vie ! Il ne se passe rien d’intéressant, dans ma vie ! Comparée à la sienne, où un dieu lui donne des missions –bien que ce soit celle de trouver un cadavre de lutin…- , moi je ne fais rien, à part fuir les gens et les regards. Ma petite sœur me dit très souvent qu’elle ne me comprend pas. Elle adore sortir avec ses amies, faire la fête, aborder des garçons. L’exact opposé de moi en fait. Elle adore me dire avec son sourire moqueur que, si nous n’étions pas liés par le sang, elle ferait tout pour sortir avec moi parce que « mais tu te rends pas compte à quel point t’es beau gosse et charmant, frérot ! ». Peut-être. Mais j’ai toujours été méfiant vis-à-vis de ça. Les filles que je croise ne me fixent que pour mes yeux. Mes yeux ! N’y a-t-il que cela qui compte ? Les yeux n’expriment-ils pas aussi des sentiments ? Mon problème, c’est que les sentiments, je ne les montre pas. Ce qui fait qu’aucune relation n’ait marché jusqu’ici. Un petit soupir m’échappe. J’aimerais tellement avoir la même facilité que Nabouh pour communiquer avec les gens. D’après mes proches c’est quelque chose qui manque terriblement à ma vie.

J’habite à Stockholm, dis-je enfin, la voix crispée. J’ai toujours habité ici. Ma vie n’est pas aussi palpitante que la tienne. Le quotidien, la routine. Je dors une partie de la journée, je lis ou je joue aux échecs avec ma sœur, et je sors la nuit, je déambule, comme attendant je ne sais quoi. Parfois je me force à sortir pour aller travailler, parce que je ne peux pas me permettre de rester chez mes parents sans rien faire à côté, ce serait irrespectueux. Oh bien sûr ils connaissent mon malaise par rapport aux relations avec les gens mais…

Je soupire encore, et tourne le visage vers lui. Je ne l’avais pas encore vraiment remarqué, mais maintenant que la Lune éclairait bien ses traits, je voyais mieux son apparence. Si j’eus été une fille, je l’aurais trouvé franchement beau garçon. Sa peau ressort moins que la mienne dans l’obscurité, alors je suppose qu’il a un teint hâlé. Remarque, c’est plutôt normal s’il n’est pas d’ici. Cheveux d’ébène, comme moi, yeux noisette, d’après ce que j’en déduis. Mis à part les cheveux, nous sommes diamétralement opposés, chacun rappelant là d’où il venait. Je lui adresse un sourire avant de reprendre la parole :

Ton physique avantageux ne te gêne pas dans ta vie de tous les jours ? Je ne connais pas spécialement les critères de la gente féminine quant à la beauté masculine, mais tu dois bien avoir quelques admiratrices non ? Enfin comme nous sommes opposés si bien physiquement que mentalement, je présume que tu apprécies ?

Ma question sonne comme un reproche. Oh, j’espère qu’il ne va pas le prendre ainsi, ce n’est pas mon but, je suis vraiment curieux ! Comment aurait été ma vie si j’avais ressemblé à ce garçon niveau caractère ? Est-ce que j’aurais été plus heureux ? Aurais-je mieux profité de mon « joli minois » ? Aucune idée.


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Nabouh
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Jeu 16 Avr - 9:19
Le fait que je m'intéresse à sa vie ne semble pas particulièrement l'enchanter. Je ne comprends pas trop pourquoi d'ailleurs, moi j'aime bien que les gens s'intéressent à moi. Pas par narcissisme ou quoi, je vous vois venir! Simplement parce que tout le monde aime bien qu'on s'intéresse à soi. Ça donne l'impression d'exister quoi! Par contre, lui, il a dû louper ce cours là. On dirait qu'il se sent mal à l'aise rien que de parler de sa personne. Après, il a peut-être l'excuse du "ma vie n'a rien de passionnant bla bla...". Le truc ce n'est pas qu'elle soit passionnantes, mais de la rendre passionnantes, selon ta manière de raconter et tout. C'est pour ça, vous pouvez me juger fou, mais au moins, les gens se souviennent de ce que je dis, et ça me donne l'impression que chaque partie de ma vie est une aventure, même lorsque je vais 2 minutes aux toilettes!

Aya, donc il est né dans ce trou à pingouins ? Je comprends mieux pourquoi il n'avait pas l'air de souffrir tant que ça du froid. Je hoche la tête en entendant la suite. Ils aiment bien les échecs chez moi aussi, je n'ai jamais été un très bon joueur, je ne joue que pour le plaisir ou passer le temps. Mais ce n'est pas mon jeu préféré autant se l'avouer. J'aime bien ce qui bouge et les échecs ben... C'est pas trop ça. Lorsqu'il reprend son souffle, j'ne profite pour intervenir.

-Ah ben t'es un peu comme moi! Je travaillais tout le temps aussi pour aider mes parents avec de petits boulots, dis-je en souriant.

Puis je prends une mine plus gênée, interrogative presque en réfléchissant à ses paroles.

-Tu n'as pourtant pas l'air d'avoir un VRAI problème relationnel avec les gens... T'es timide, ça un aveugle s'en rendrait compte mais de là à dire que t'as un problème, t'y vas fort mec, diagnostiquais-je, amusé.

La timidité, c'est pas un vrai problème, dans le sens où avec l'âge et avec un peu d'effort, on arrive à s'en défaire. Quand j'étais petit j'étais timide moi aussi ( oui, c'est vrai!!), puis ça s'est amélioré, ça a même radicalement changé comme vous pouvez le voir.
Puis il reprend la parole, sur un sujet que je ne m'attendais surement à ce qu'il soit abordé. D'abord surpris, j'esquisse rapidement un sourire. Il a peur de rien lui! Il cherche à gonfler mon égo ou quoi ? Je m'inspecte alors sous toutes les coutures, peu convaincu quand à l'idée du beau gosse mais je décide tout de même d'en faire mon parti.

-C'est vrai que je suis plutôt pas mal!, constatais-je avec modestie.

Puis, avec un peu plus de sérieux, je passe un bras autour de ses épaules avant de poursuivre.

-Mais t'es super bien foutu toi aussi mec! T'as un beau visage, de beaux yeux... Le truc qu'il te manque c'est l'assurance! C'est ça qui fait tout! Et là, t'en ferais tomber des dizaines dans la rue en marchant!

Je rigole légèrement, puis, même si je suis très flatté par ses propos, je nuance tout de même ce qu'il peut bien penser. Moi attirer les filles ? C'est entièrement faux mais entièrement vrai non plus...

-Tu sais, avec mon côté un peu rigolo, on me voit plus comme le meilleur pote ou le frère que comme le petit ami. M'enfin, ça me déplaît pas, je m'en fiche un peu de tout ça, dis-je avec un grand sourire.

Ben c'est vrai, j'ai tout mon temps pour trouver quelqu'un avec qui passer ma vie. Pour l'instant je suis jeune et je préfères profiter. Tout mes potes cherchent à se caser rapidement ( les coutumes, blabla...) alors que moi, c'est pas mon délire








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Alex
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Jeu 16 Avr - 11:38

— Tu n'as pourtant pas l'air d'avoir un VRAI problème relationnel avec les gens... T'es timide, ça un aveugle s'en rendrait compte mais de là à dire que t'as un problème, t'y vas fort mec !

Je ris intérieurement. Pas un vrai problème ? Tu en vois souvent des gens qui ne sortent que la nuit pour éviter d’en croiser d’autres ? Vraiment !

Lorsque je lui parle de son apparence, il baisse les yeux et semble s’inspecter. Finalement il déclare, content de lui, qu’effectivement il ne se trouve pas trop mal. Un sourire m’échappe. C’est agréable de voir quelqu’un qui a confiance en soi. Il passe son bras autour de mes épaules, et par instinct je me crispe un peu. Je n’ai jamais vraiment apprécié le contact des autres, outre celui de ma sœur. Je baisse un peu la tête, bien forcé d’accepter le fait que la chaleur humaine soit agréable.

— Mais t'es super bien foutu toi aussi mec! T'as un beau visage, de beaux yeux... Le truc qu'il te manque c'est l'assurance! C'est ça qui fait tout! Et là, t'en ferais tomber des dizaines dans la rue en marchant!

Il n’a pas compris. Je ne cherche pas à « en faire tomber des dizaines dans la rue en marchant », au contraire. Je ne veux pas attirer les regards, j’en ai assez de devoir jouer un rôle lorsque je suis dehors. Assez de devoir faire attention à mes moindres faits et gestes par peur de faire quelque chose de ridicule parce que je me sens observé.

En revanche, l’assurance… ça oui, j’en aurais bien besoin. J’ai toujours envié celle de ma sœur. Elle est si vive, si joyeuse, si lumineuse. Je ne fais que m’enfoncer dans son ombre, parce que je ne signale pas –je ne veux pas signaler- ma présence, mes pensées, mes actes. Mon vrai moi s’efface au profit de celui que les gens voient, parce que je ne m’ouvre pas assez. Je risque de m’oublier. Alex’, tu vas devoir réagir à un moment donné, car ta sœur ne sera pas toujours là pour combler ta vie sociale.

Nabouh rit alors doucement puis dit d’un ton plus sérieux :

— Tu sais, avec mon côté un peu rigolo, on me voit plus comme le meilleur pote ou le frère que comme le petit ami. M'enfin, ça me déplaît pas, je m'en fiche un peu de tout ça.

Vraiment, il s’en fiche ? Je n’avais encore jamais croisé un garçon de… il a quel âge ? Tout au plus dix-huit ans, je pense. Je n’ai jamais croisé un garçon de cet âge-là qui se fichait éperdument de sa vie amoureuse. J’apprécie. Il est vrai que vivre avec mes parents est un peu lourd parfois, puisqu’ils s’inquiètent énormément de mon avenir : je peux travailler, pas de problèmes. Mais ils n’arrivent pas à concevoir qu’à vingt ans je n’ai jamais eu de petite amie, et ça les inquiètes. Ça va, je n’ai que vingt ans tout de même, ce n’est pas comme si j’en avais quatre-vingt et que j’étais encore un célibataire endurci…

Je secoue la tête.

Eh bien, nous sommes deux, fais-je avec un sourire. Mais… cessons de parler de ça, veux-tu ? Je ne sais pas pourquoi je me suis lancé dans ce sujet-là, alors que c’est quelque chose qui me met mal à l’aise…

… en même temps, TOUT te met mal à l’aise Alex’. Tu es pitoyable…


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Nabouh
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Ven 17 Avr - 19:22
Je regarde ces différentes réactions, rigolant à certaines, soupirant face à d'autres. Je comprends mieux pourquoi il se catégorise de problématique, mais bon, tout ça, ça se travaille. Je lui ai dis la vérité! Tout est dans l'assurance, et il suffit d'y croire pour en avoir un peu; On en a tous quelque part en soi. Il suffit d'être un peu à l'écoute, de se mettre un bon coup de pied au fesses! Sa remarque a le don de me tirer un nouveau soupir, j'arrêt deux secondes de marcher pour me placer face à lui, les mains sur les hanches.

-De l'assurance mec! De l'as-su-ran-ce! répétais-je en détachant bien chaque syllabe.

Je poursuis d'ailleurs sur ma lancée, l'inspectant au passage sous toutes les coutures, sans me préoccuper de ce qu'il peut penser ou ressentir.

-Tu sais, à part pour les narcissiques, ce n'est le sujet de personne. Mais franchement mon gars, t'as de quoi être assuré avec tout ça, dis-je en désignant son corps entier.

Je reprends ma place à ses côtés, et recommence à marcher vers la congrégation, suivant ses pas avec attention. Il doit surement penser que je n'ai aucun problème d'assurance mais il se trompe, je suis timide moi aussi, mais je la combats à chaque instant, car sinon, je n'aborderais jamais les gens, et je ne vivrais pas complètement.

-T'inquiètes, on travaillera ça tous les deux, dis-je avec un clin d'oeil, en mode coach de vie.

Il me dit alors qu'il préfères parler d'autre chose. N'insistant, je hausse les épaules, les mains derrière le crâne et attends simplement et lui disant:

-D'accord, de quoi tu veux parler ?




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Alex
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Sam 18 Avr - 16:12

— T'inquiètes, on travaillera ça tous les deux, fait-il en m’adressant un clin d’œil malicieux.

Je lui adresse un nouveau sourire. Travailler ça ? Oh, c’est quand il veut, ça me simplifierait tellement la vie… il est patient, ce garçon. Avec n’importe qui d’autre mon comportement aurait vite gavé la personne et elle m’aurait planté là. Pas lui. Il est gentil, et optimiste. De l’optimisme… ça aussi, c’est quelque chose qui me manque cruellement.

— D'accord, de quoi tu veux parler ? me répond-t-il en croisant ses mains derrière sa tête.

Je réfléchis un instant. Lancer des sujets de conversation, ce n’est pas mon fort… Finalement, au bout de quelques secondes de silence, je reprends :

Tu n’es pas d’ici, et tu n’as pas l’air d’apprécier des masses Stockholm… qu’est-ce qui te manque par rapport à chez toi ? Qu’est-ce que tu faisais là-bas et que tu ne peux plus faire ici ?

Oui, je suis curieux. J’ai toujours été curieux, mais je ne l’exprime que rarement, car j’ai peur d’empiéter dans l’intimité des gens. Je suis bien sûr inquiet par rapport à Nabouh, mais je sais qu’il ne m’en tiendra pas rigueur, au pire des cas il me dira qu’il ne souhaite pas me répondre. Enfin j’espère.

Je laisse quelques nouvelles secondes de silence s’écouler, puis ma voix s’élève à nouveau, devançant toute question de sa part :

Moi, outre lire et jouer aux échecs, j’aime jouer du violon. Le violon est un instrument que je trouve mystérieux. Le son qu’il produit me permet de me vider la tête. Bon bien sûr les voisins ne sont pas de cet avis, il se plaigne souvent du fait que je joue trop souvent, même à des heures habituellement réservées à la sieste… donc parfois je m’isole dans un parc ou même dans la forêt si Stockholm est trop fréquentée, et je joue. Est-ce que tu aimes la musique ? fais-je en penchant un peu la tête sur le côté.

Il n’a pas l’air d’être quelqu’un d’axé sur la musique. Lui a plus l’air d’aimer sortir, s’amuser dehors, comme les jeunes de son âge en fait. Oh, j’ai l’impression de parler comme un vieux… Il faut dire que j’ai un peu l’impression d’agir comme tel, des fois. Tout ce qui est sortie en boîte, télévision, filles, alcool, bref, tout ce qui fait un peu la jeunesse d’aujourd’hui ça ne m’intéresse pas, mais alors pas du tout. Pour ce qui est des filles vous pourriez me dire « c’est parce que tu n’as pas encore trouvé la bonne ! ». Soit, mais pour le reste, essayez toujours de trouver une explication… cela doit faire cinq ans que ma sœur cherche et qu’elle ne comprend toujours pas pourquoi je tiens plus à mon violon qu’à une soirée entre pote autour de pintes de bière. Je suis tellement différent que ma propre sœur ne me comprend plus… c’est un peu triste, quand même.


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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Dim 3 Mai - 8:29
Patiemment, j'attends qu'il relance la conversation. Moi j'ai donné, et puis je ne sais plus quoi aborder pour ne pas le gêner. Au moins, là, il sera plus dans son assiette s'il mène la danse. Un sourire aux lèvres, je marche silencieusement durant quelques minutes lorsqu'il se décide à parler. Je tourne mon visage vers lui. Alors ma vie l'intéresse ? Tu ne sais pas dans quoi tu t'embarques là mon gars! Les gens n'arrivent jamais à me faire taire alors si en plus tu me lance sur ma vie et mon pays, tu vas la voir défiler ta nuit! Cependant, je ne me fais pas vraiment prier et cherche par quoi commencer.

-Eh bien, je ne suis pas de Stockolm ça tu l'as remarqué! Et non je n'aime pas le froid, parce que chez moi il fait chaud! Bon sauf l'hiver où on descend très bas avec de la neige partout mais ça dure que quelques mois... Et puis j'aime bien la neige!

Mon regard se perd dans le vague un instant, mais je reviens vite sur terre car je n'ai pas donné beaucoup de précision sur mon chez moi.

-En fait je viens de Palestine! Je suis plus habitué à un grand soleil, avec de la chaleur, des décors ocres et désertiques, avec pleins de gens qui parlent tout le temps et qui s'engueulent des deux côtés de la rue, expliquais-je d'un air rêveur. Je ne retrouve pas tout ça ici. L'ambiance est différente, le climat aussi, le décor on en parle même pas...

Parler de tout ça me rappelle tellement de souvenirs. Au fur et à mesure que je lui explique mon chez moi, des images me reviennent en tête. Ma ville, mon pays, ma famille, mes amis... Ils me manquent. J'ai beau le répéter souvent, je ne me sens pas à l'aise dans ce pays. Je me plains beaucoup du coup les gens en font pas trop attention mais la vérité, c'est que j'aimerais rentrer chez moi. Ce pays n'est pas fait pour moi, et je me sens mal à l'idée d'y rester toute ma vie...

-Lorsque l'on m'a emmené ici, j'étais parti au Liban pour étudier l'histoire et l'archéologie. Mes études me plaisaient, j'avais un bon cercle d'amis puis... Je ne me souviens plus vraiment de ce qui s'est passé mais on m'a emmené ici.

Je fronce légèrement les sourcils à cette évocation. Quand j'y repens,e tout cela est floue dans ma tête. Je me souviens de l'homme qui m'a amené, mais je ne me souviens plus dans quelles circonstances. Je secoue alors la tête, ne voulant pas attirer les questions de mon nouveau compagnon sur ça, surtout que je ne pourrais pas davantage l'éclairer que je ne le suis.

-Mais j'ai rencontré des gens sympas ici! Des fous aussi mais pas vraiment dans le mauvais sens du terme, concluais-je en souriant.

Ça, j'espère que la déesse de la libido ne l'entendre jamais car je ne veux pas qu'elle croit que je l'aime bien! Ce qui est totalement faux, je ne l'apprécie même pas.
Il commence alors à me parler spontanément de lui, sans que je le lui demande. J'approuve discrètement, il commence peut-être à se détendre un peu. Apparemment lui sa passion, c'est la musique. Le violon qui plus est. Je réponds par la négative à sa question, m'imaginant avec un violon entre les mains.

-Enfin si j'aime bien la musique mais je n'en fais pas. Je ne suis pas très adroit donc le résultat ne serait pas très concluant!

C'est pas peu dire...
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Alex
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Alexander Aestas

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Dim 3 Mai - 12:24

Il commence son récit, d’un ton presque passionné.

— En fait je viens de Palestine! Je suis plus habitué à un grand soleil, avec de la chaleur, des décors ocres et désertiques, avec pleins de gens qui parlent tout le temps et qui s'engueulent des deux côtés de la rue. Je ne retrouve pas tout ça ici. L'ambiance est différente, le climat aussi, le décor on n’en parle même pas...

Ah oui, en effet… bon, en même temps pour ce qui est de l’ambiance je peux difficilement comparer, je ne sors pas quand il y a trop de monde dehors. Pendant qu’il parle, je ressens presque sa nostalgie. J’ai toujours eu la faculté de me mettre à la place des gens. Une certaine tristesse teinte sa voix, me mettant un peu mal à l’aise. Que pourrais-je faire pour l’aider ? Il n’est pas venu ici de son plein gré, il est forcé de rester là, comme une punition, loin de tout ce qu’il aime. Il avait des projets, tout est tombé à l’eau, parce qu’un dieu aurait besoin de lui.

Je suis tellement désolé, fais-je d’un ton triste.

Pourquoi je m’excuse ? Je crois que c’est parce que je ne peux pas l’aider, parce que je ne sais pas comment l’aider. La nostalgie et la tristesse dans sa voix font trembler la mienne.

Je crois qu’il essaie de se sortir de ces souvenirs, puisqu’il secoue la tête et déclare, un sourire aux lèvres :

— Mais j'ai rencontré des gens sympas ici! Des fous aussi mais pas vraiment dans le mauvais sens du terme.

Ce point positif m’arrache également un sourire. Il n’est pas que malheureux, alors.

Tant mieux, soufflé-je.

Enfin, il aborde le sujet de la musique. Il semble un peu sceptique quant au fait de devenir musicien, enfin en même temps je m’en doutais un peu…

— Enfin si j'aime bien la musique mais je n'en fais pas. Je ne suis pas très adroit donc le résultat ne serait pas très concluant!

Un éclat de rire m’échappe. Ma sœur est pareille, à chaque fois qu’elle essayait de toucher mon violon elle arrivait à me casser une corde… Oh, ça me fait penser que je lui avais promis de lui donner une leçon un jour, et je ne l’ai toujours pas fait…

Je lève les yeux. La Congrégation est au bout de la rue. Je la lui montre.

Je vais bientôt pouvoir te laisser, fais-je.

Je suis un peu triste, quand même. Pour une fois la présence de quelqu’un ne m’a pas été désagréable. J’espère bien le recroiser un jour.

Tu sauras retrouver ton chemin à l’intérieur ? fais-je avec un sourire en me retournant vers lui.

Je laisse quelques secondes s’écouler, avant de reprendre, mon sourire disparu :

J’espère réellement que tu te feras à ta vie à Stockholm. Si jamais je peux t’aider… je le ferai avec plaisir.

Je ne sais pas ce que je pourrais faire, mais c’est la moindre des choses que de le lui proposer. Il a brisé ma solitude le temps d’une nuit, je dois bien lui rendre la pareille.



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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Dim 10 Mai - 14:40
Durant toute la durée de mon récit, il m'écoute ne silence, n'interrompant pas le fil de mes pensées. Du coup, je me laisse emporter par mes paroles et par la nostalgie de parler de mon pays. Ce qui semble quelque peu le perturber, pour une raison que je ne comprend pas. Peut-être que je parler trop, ou que j'ai dis quelque chose qui ne lui plait pas ? Je l'observe avec attention, guettant une réaction de sa part. je vois mal son visage dans la nuit, c'est difficile donc de déchiffrer ces traits mais il semble... triste ? J'ai un mouvement de surprise lorsque je constate ça, ce que ses paroles ne manque de confirmer. Bouche bée, je reste immobile quelques secondes avant de me reprendre. Je pars d'un gros éclat de rire et entoure ses épaules de mon bras, en mode super pote.

-Hey mais t'en fais pas! Et puis pourquoi tu t'excuses ? C'est pas toi qui m'a emmené dans ce trou paumé que je sache, expliquais-je en rigolant.

Il parait soulagé après en apprenant que je me suis fait des amis ne arrivant ici. Je secoue alors la tête, toujours souriant devant autant d'inquiétude pour si peu. Je veux dire, je n'ai pas menti, je suis pas le plus heureux des hommes ici, mais ce n'est pas une raison pour se rendre malade! Surtout quand on a rien à voir là-dedans. Du coup, pour le soulager complètement, je rajoute à cela:

-Tu sais, tu fais parti des gens sympas dont je parlais parmi mes rencontres d'ici, ajoutais-je avec un clin d'oeil.

Nous arrivons finalement devant la congrégation. Je pousse alors un long soupir de soulagement, ravi d'être enfin arriver, et de ne pas avoir à passer la nuit dehors. Il me demande si je parviendrais à me retrouver à l'intérieur ensuite. Je lâche un rire bref avant de le rassurer.

-Oui oui ne t'en fais pas! En m'amenant ici, tu as fais le plus gros du boulot! Après, je gère!

Je me prépare alors à le quitter, avançant joyeusement vers la structure lorsqu'il me dit une dernière chose avant que je n'entre. je me retourne un instant, le regardant quelques secondes puis esquisse un nouveau sourire.

-Tu vois ? Tu fais déjà des efforts pour établir un contact avec les autres, c'est un progrès!

Je lui fais alors le signe de la victoire avant d'entrer dans la congrégation, mourant d'envie de retourner à mon lit, non sans lui avoir adresser une dernière parole auparavant.

-T'inquiètes, je suis sûr qu'on se reverra très bientôt!

Oh yeah! Ça c'est partir en mode beau gosse!







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Alex
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Alexander Aestas

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Dim 10 Mai - 17:03

— Tu sais, tu fais partie des gens sympas dont je parlais parmi mes rencontres d'ici.

Je n’ai pas le temps de voir l’expression de son visage, car j’ai le réflexe de baisser la tête. Un sourire s’est dessiné en travers de mon visage, mais malgré ça je sais –et je sens- que ma figure s’est très certainement teintée de rouge.

Merci, murmuré-je dans un souffle à peine audible.

Je suis content d’être quelqu’un qui ait pu l’aider, d’avoir pu lui apporter ne serait-ce qu’un peu de joie dans ce pays qu’il n’aime pas.

Mais aussi, je suis content que l’on m’adresse un compliment. Enfin, sur qui je suis, je veux dire. Autre que sur mon physique. Généralement mon caractère taciturne et réservé énerve les gens, et ils cherchent tous à me forcer à parler, ou alors ils cherchent tout de suite à partir parce que je les ennuie. Très peu me connaissent et veulent me connaitre. Aussi faut-il dire que je  n’ai pas spécialement envie que l’on me connaisse…

Mais c’est vrai que c’est agréable d’entendre dire que les gens peuvent parfois vous apprécier malgré la réserve, la timidité ou que sais-je encore comme défaut encombrant.

Nabouh s’approche du bâtiment mais, avant d’y entrer, se retourne un instant vers moi. Il m’adresse un nouveau sourire et dit :

— Tu vois ? Tu fais déjà des efforts pour établir un contact avec les autres, c'est un progrès!

Il laisse un nouveau silence avant de reprendre :

— T'inquiètes, je suis sûr qu'on se reverra très bientôt!

Je lui rends alors son sourire. L’un des plus grands et des plus sincères que j’aie pu faire, l’un des plus rares que je puisse offrir aux gens. Je crois que seule ma sœur en a déjà vu un semblable, peut-être mes parents.

Au revoir… !

Il disparait de mon champ de vision. Un sourire toujours dessiné sur les lèvres, je tourne les talons et reprend mon chemin vers ma maison. Je n’avais pas prévu de rester aussi longtemps dehors cette nuit, mais je ne regrette rien, au contraire. Je suis content d’avoir rencontré ce garçon débordant de vie. Il faudrait que je prenne exemple…

Je lève les yeux vers le ciel. La présence que je ressentais avant que Nabouh n’arrive est à nouveau présente. Mais je me sens moins oppressé, plus serein. Un nouveau sourire se dessine sur mon visage en contemplant la nuit piquée d’étoiles.



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