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Petite soirée entre potes~
Nanna
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Nanna

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Sam 26 Avr - 21:42
Il sont curieux. Ils sont orgueilleux. Ils se croient maîtres du monde.
A vrai dire, leurs plus grands objectifs sont de renverser les étroites limites de leur condition.
Ces imbéciles sont obsédés par les transgressions : voyager plus vite que la lumière, voir avant le big-bang. Voyager dans le temps.
Pourtant ils le savent: leur modèle de mécanique stipule clairement que pour aller plus vite que la lumière il faut avoir une énergie infinie, parce qu'on a une masse infinie. Ils savent aussi que pour remonter le temps il faudrait aller plus vite que la lumière. Et que pour voir avant le big-bang il faudrait déjà qu'avant il y ait un espace, et un temps. Pour eux, c'est donc impossible.

Pour moi c'est différent, évidemment. Je suis un Dieu. Je gère le bon écoulement du temps, tout en faisant le tour de la terre afin de tenir mon rôle d'astre lunaire. Oui, j'ai pas mal de boulot, mais il faut bien servir à quelque chose! Et puis ma condition a quand même quelques avantages, par exemple en ce qui concerne la puissance, ou bien le respect, vous voyez de quoi je veux parler? Enfin respect c'est vite dit, et ça ne vaut pas vraiment pour moi. Mais ça me convient.

Voilà, ce matin, je tirais le long fil du temps en veillant à ce qu'il n'y ait pas d'irrégularité. Ce faisant, je surveillais une équipe de chercheurs japonais un peu trop curieux. Peut-être que je passerai falsifier leurs compte-rendus d'expérience. Par exemple leur faire croire que le temps est absolu, ce serait drôle, ils se feraient incendier par leurs collègues américains!
La Lune éclairait une Indonésie paisible et festive sous la chaleur tardive offerte par...
Tu es partout, mon frère. J'aimerais tant dissiper les traces de toi qui subsistent dans la nuit! Tu me rappelles trop que je dépends de toi. Tu me rappelles trop que tu m'as trahi, que la Lune et le Soleil s'évitent depuis la nuit des temps. J'aimerais que tu n'aies pas existé.

A présent, je marche vers le sommet d'une colline herbeuse, caressée par un vent de printemps naissant. La Suède me rappelle mes chères steppes désertes, par moments.
Bien que je marche d'un pas vif, la fatigue ne sait pas m'atteindre, le vent ne sait pas faire voler mes vêtements ni mes cheveux. Et pour cause, je ne suis pas vraiment là, pas vraiment là dans la mesure où je suis à plusieurs autres endroits en même temps. Dans mon royaume, gérant le temps, dans un laboratoire insulaire, déguisé en clochard et réécrivant des rapports ultra confidentiels (notion purement humaine, cela va sans dire), au-dessus de la côte septentrionale de l'Indonésie, et sur une colline, contemplant la ville de Stockholm.
Les maisons de l'agglomération cédaient progressivement la place à de hauts immeubles, jusqu'à l'île centrale, protégée, où seules de vieilles bâtisses subsistaient, sous le fier chaperon d'un palais royal. C'est là-bas que vivent ceux qui nous connaissent, nos précieux intermédiaires, les Missionnaires mandatés par nous, les Dieux. Les miens étant particulièrement rares, je tiens d'autant plus à eux. Je ne suis pas comme Inanna, qui elle n'hésiterait pas à tous les faire crever comme des chiens à la seule fin de satisfaire l'un de ses désirs puérils. Ni comme Enlil, trop prétentieux pour se montrer à eux.
Moi, Nanna, je veille sur eux, de loin peut-être, mais très attentivement.

Je suis seul. Il en a toujours été ainsi. Mais je crois que ça ne va pas durer, quelqu'un arrive.
Légèrement curieux, je ne détourne pas la tête de la maison de mes serviteurs. Les humains ne peuvent pas me voir. Alors, quel Dieu, quelle Créanne, quel Missionnaire est-ce?
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Nin
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Nin Hursag

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Mer 30 Avr - 21:11
« Dans quel état j’erre ? » La question semble tourner en boucle dans ma tête, inlassablement. Les Dieux aussi ont parfois des questions existentielles, des regrets. Beaucoup de regrets et de remords. Je crois que c’est un point commun que nous partageons tous, probablement le seul.  Il me semble parfois que je contemple ma propre mort, moi qui me suis toujours fait le défenseur des humains face à d’autres Dieux je le regrette aujourd’hui. Je vois ce qu’ils m’ont fait, ce qu’ils me font. Je me dis que le déluge aurait pu être un moindre mal face à la douleur que j’ai pu ressentir.
Comme lorsque les guerres mêlent le sang à la terre et forment une boue collante et rougeâtre, comme lorsque les humains semblent se moquer de l’effet de leurs expériences sur la Nature. Ils sont toujours plus nombreux, se reproduisent comme des nuisibles. Il leur en faut toujours plus, encore plus de richesse, de productivité. Ne peuvent-ils donc se contenter de ce qu’ils ont déjà ?
J’aime les humains pourtant, leur intelligence vive, leur vie brève semblable à un feu d’artifice éphémère mais plein de couleurs. J’aime aussi cette capacité qu’ils ont à aimer et à éprouver des sentiments infiniment complexes. Moi-même je me sais être quelqu’un de simple, c’est pourquoi je respecte ceux qui savent parfois ne pas l’être. Enfin simple… Quand on est un Dieu ça peut parfois être difficile puisque qu’on ne se trouve que rarement à un seul endroit à la fois. Je peux être en même temps dans mon royaume à méditer et en train de marcher dans les rues du Caire comme je peux être sur une côte du Pacifique en train de savourer un frémissement de ma puissance extérieure – ce que les humains appellent tremblement de terre. J’aime pouvoir prendre mon temps parfois, un luxe que j’ai rarement dans ce qu’on appelle « l’époque moderne ».
Je dois m’occuper de la dérive des continents, surveiller les volcans actifs et tous ces chercheurs géologue pour qu’ils ne s’en approchent pas trop prêt. Je regrette encore la mort de ce couple de français. Un homme et une femme formidables que j’estimais beaucoup malgré ma colère qui les a tués pour une expérience de trop. Ils étaient surement trop proches de la réalité. Quelque part je suis déçu de ne pas avoir pu en faire mes émissaires mais ils étaient trop âgés et trop ancrés dans un monde de logique et de sciences. Le choc aurait pu les rendre fous.
Jake me convient mieux. Son caractère est assez semblable au mien et je l’apprécie. C’est quelqu’un de réfléchi qui sait garder son calme et j’approuve grandement ce genre de qualité. Je sais ce que peuvent donner les passions incontrôlées pour en avoir été victime. Je n’en tiens pas rigueur à Inanna pourtant, je sais que c’est dans sa nature, elle me le rappelle assez lorsqu’elle s’excuse. Je ne l’avais jamais vu aussi désolée sincèrement que ces rares fois.
Les hommes me détruisent à petit feu avec leurs guerres, ils m’empoisonnent avec leurs bombes et leurs centrales. Depuis 1945 j’ai l’impression de me faire lentement injecter un poison violent à petites doses. Un jour viendra où je ne le supporterais plus. J’en mourrai ou bien je les ferais tous disparaitre de la surface de la Terre pour m’avoir provoqué.
Je soupire et diffuse lentement mon essence au travers de la porte de mon royaume. Il fait nuit en Afrique en ce moment, je me promène un instant dans les rues d’un petit village endormi de Tunisie. Tout le monde ou presque dors et la quiétude ambiante me tire un sourire. Je ne dors plus de cette manière depuis longtemps. Je ne préfère pas dormir en fait. Je lève les yeux vers la Lune qui projette ses ombres blafardes sur les murs blanchies à la chaux. Bonsoir Nanna…
Une envie subite de compagnie divine me prend. Cet endroit désert me paraît soudain vide et triste. Je ferme les yeux un instant en cessant de marcher et me concentre. Inanna ne voudrait pas que je la dérange, c’est l’aube chez elle et elle déteste se faire réveiller tôt. Je n’ai pas très envie de voir mon « cher » mari non plus et Enlil encore moins. Utu m’insupporte et je ne tiens pas non plus à voir mon frère… Nanna où es-tu ? Chez toi ? Sûrement mais je ne peux pas y entrer. Sur Terre ? Oui, au Japon –que fais-tu dans un laboratoire scientifique ? – et vers Stockholm. Va pour l’Europe donc. Je me transporte discrètement à quelques mètres de lui.
Le paysage est magnifique, paisible. Je m’approche doucement et m’arrête à côté de lui, fixant mon regard dans la même direction vers les bâtiments de l’institut. Cet endroit est un vrai havre de paix pour nos missionnaires. Bien que j’apprécie très moyennement Steek je dois lui reconnaître qu’il a fait un bon boulot avec ça.


-Bonsoir Nanna, je dis avec un sourire. Ou bonne nuit plutôt.

Une belle nuit même. Tranquille et silencieuse, comme je les apprécie. Comme la Lune sur les jardins de Babylone que j’aimais tant. Je ne crois pas avoir tant de point en commun que ça avec Nanna, à vrai dire je ne le connais pas très bien quand j’y repense.

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Nanna

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Sam 3 Mai - 18:15
Sous mes pieds la terre frémit. Une odeur fraîche de terre et de roche parvint à moi, me révélant ainsi l'identité de mon visiteur. Un Dieu. Que venait-il faire par ici, sinon venir me voir? Deux dieux ne pouvant presque jamais se rencontrer par hasard, puisqu'ils restent presque tout le temps dans leurs royaumes. Mais son royaume à lui est partout, je crois.

Nin Hursag. La colère sourde et maîtrisée, la force et la sombre patience de celui qui arrive toujours à ses fins. Le Dieu des forces telluriques, et de la Terre. Je crois que je n'ai jamais su grand-chose de lui, en quelques millénaires de cohabitation lointaine. Il faut dire qu'avant, quand j'étais encore à l'apogée de mon existence, il y avait mon frère. Il me suffisait.
Maintenant, il ne reste rien qu'une profonde réticence à m'attacher, une rancœur tenace, et la colère, par-dessus tout la colère, puissante et toxique, qui me possède tout entier. Je crois qu'à présent rien ne pourra jamais l'extirper de moi. Elle fera partie de la Lune et du temps, la colère. Les hommes le savent bien, eux qui profitent de l'ombre de la nuit pour extraire d'eux tout ce qui est honteux sous le juste regard du Jour. Leurs hontes, leurs désespoirs, leurs défaites, leurs actes les plus inavouables. Mais la Nuit n'est pas neutre, n'est pas muette, tout en haut il y a mon front lumineux, mon regard qui contemple toutes les bassesses de l'humanité.
Nous les Dieux sommes créés pour les humains, pour organiser et veiller leur vie. La plupart n'en sont plus très reconnaissants, aujourd'hui. Je ne leur en veux pas, c'était inéluctable. Notre âge d'or est loin, notre ire presque oubliée.
Mais pourquoi, pourquoi faut-il donc que la noirceur attire la noirceur, pourquoi faut-il que ma nuit soit tout entière dédiée à ce qu'on fait de pire? Pourquoi n'ai-je pas droit moi aussi à être attendu avec autant de ferveur que le Jour? Qu'on arrête de parler de Lumière et d'espoir, qu'on n'attende pas les premières lueurs de l'aube avec tant d'impatience. Qu'on n'attende pas que mon frère haï me chasse au matin, lorsque le bonheur renaît.
Utu, pour cela je te hais.
Je frémis légèrement lorsque Nin Hursag s'arrêta à côté de moi. Devant nous, sous les froids rayons lunaires s'étendait une ville  paisible, bercée par le murmure de son autoroute lointaine. Que ne font-ils pas pour se rassurer...

-Bonsoir Nanna. Ou bonne nuit plutôt.


Il sourit. Étrange être inusable que rien n'ébranle.
Bonne nuit? Amère nuit plutôt, comme toutes depuis bien longtemps.
Je vole au-dessus de tout, essayant de m'enivrer de ma puissance, pour cette nuit au moins, en attendant le retour de mon glorieux frère. Un sombre sourire croît sur mon visage à la vue de mon propre corps debout sur cette colline. Près de lui, un autre, légèrement plus grand et plus large, puissant et stable, aux fins dreadlocks flottant dans son dos. Deux Dieux cherchant du réconfort.
Peut-être plus semblables qu'on ne le pense.
Même si au fond, je le méprise pour ses actes. Lui, qui pourrait être si indépendant, s'inclinant devant Inanna, cédant à tous ses caprices? Minable.
Malgré tout, sa constance force le respect. Si mon frère avait été comme lui, on n'en serait pas là.

_Nin Hursag.
Je me tournai vers lui, contemplant son visage délicat et sans âge. Qu'est ce qui te fait quitter tes errances solitaires par une si belle nuit?


J'eus un sourire amer, une fois encore. Ne cesserai-je jamais d'entretenir cette rancœur?
Sans lui laisser le temps de répondre je me détournai de ses yeux si calmes et insupportables, perdant mon regard loin au-dessus de l'horizon, cherchant peut-être à apercevoir la lumière d'une étoile bien particulière. Je secouai doucement la tête.

_Pardonne mon amertume. Bonsoir, Nin Hursag. En quoi puis-je t'être utile ce soir?

J'aimerais me souvenir de jours heureux passés dans ton domaine. Il ne me vient qu'une lumière diffuse qui tend à s'éteindre. Le bruit sourd d'un volcan qui s'éveille. Qu'apportes-tu avec toi?
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Nin
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Nin Hursag

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Dim 4 Mai - 11:55
Un instant passe, je sens son regard se faire plus lointain et la Lune paraît plus mystérieuse, nous éclairant de son regard. Je souris en coin, un peu ironique, en devinant ses pensées. Quoi qu'on en dise le Soleil et la Lune se pourchassent toujours, que ce soit par haine ou par amour ils ne cesseront jamais de se courir après.
L'amour est le fléau des Dieux, parfois je me surprend à penser que c'est la raison pour laquelle ils détestent tant Inanna. Je me leurre bien sûr, je sais bien qu'elle est un être détestable parfois. C'est aussi pour ça que je sais le mépris que les autres ont pour moi. Moi, la Terre si forte et si indépendante. J'étais censé être l'égal de An et Ershkigal, leur soeur. J'ai rabaissé mon indépendance et mon pouvoir pour un amour qui ne sera jamais partagé.
Cette situation me convient pourtant, si je me sais incapable de lui refuser quoi que ce soit je suis aussi celui qui la contient. Le seul à la comprendre un peu et à l'empêcher de basculer complètement dans une folie meurtrière. Bien sûr c'est prétentieux de ma part et je sais qu'elle le nierait. Pourtant c'est vrai quelque part.


_Nin Hursag. Qu'est ce qui te fait quitter tes errances solitaires par une si belle nuit?

Je souris doucement. Son ton amer et plein de rancune me serre le coeur. Pauvre Nanna qui n'a pas eu de chance. Je ne le plains pas vraiment, il ne le voudrais pas, mais j'ai de la sympathie pour lui. Je me souvient de ce qu'il s'était passé. A moi comme aux autres il a toute les raisons de nous en vouloir. Je m'apprête à lui répondre mais il reprend la parole avant que j'ai pu ouvrir la bouche.

_Pardonne mon amertume. Bonsoir, Nin Hursag. En quoi puis-je t'être utile ce soir?
-Ce n'est rien, je dis avec un sourire qui se veut apaisant. Ai-je vraiment besoin d'une raison pour venir te voir ? J'avais seulement envie d'un peu de compagnie.

Je lui souris doucement, un peu amusé. Je ne suis pas sa mère à celui-là, j'aurais presque pu pourtant. Mais quelque part je les aime un peu tous comme mes enfants, ces Dieux capricieux et si humain. A part Ersh et An je les ai tous vus grandir. C'est probablement présomptueux de ma part mais j'ai pour eux tous un amour un peu maternel et les voir se déchirer comme maintenant me fait mal aussi. Enfin autrefois ça me serrait le coeur. Depuis je suis devenu cynique et blasé, la Terre a le sens de l’auto-dérision maintenant.

-Comment vas-tu Nanna ? Ça n'a pas l'air d'être la grande forme.

Comme souvent vous me direz... J'espère pour lui que ça finira par s'arranger avec son frère. Les voir comme ça tous les deux c'est triste je trouve. Entre Utu qui est désespéré que son frère le déteste et lui qui le hait sans pouvoir oublier qu'il l'aime énormément... An est sincèrement doué pour tous nous faire souffrir.

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Dim 4 Mai - 19:10
Je sens l'herbe fière sous mes pieds, qui se dresse éternellement contre les éléments, contre le vent sauvage qui erre ici. Quel dommage de l'écraser ainsi, elle qui a mis tant de temps et d'ardeur à grandir. Quel dommage d'écraser les choses valeureuses. Les meilleurs ne réussissent pas toujours, finalement.

-Ce n'est rien. Ai-je vraiment besoin d'une raison pour venir te voir ? J'avais seulement envie d'un peu de compagnie.

Il me sourit. Curieux comme un simple étirement des muscles faciaux peut générer de la sympathie. Mais ne crois pas pour autant que je t'apprécie, ancien. Je crois bien que tu pourrais être considéré comme un parent, pour mes frères et sœurs et moi. Sauf qu'un parent veille sur ses enfants. Peut-être un lointain oncle, alors.
Je regarde ses yeux, tellement plus expressifs que les globes blanchâtres des humains. Au fond flotte quelque chose de mort, de profondément désillusionné, comme souvent chez les anciens comme nous. Ça, c'est ce qu'on appelle la résignation, probablement. Le fait d'être Dieux ne nous empêche pas d'être confrontés à des horreurs. Certains d'entre nous en provoquent, à l'image de ma bien-aimée sœur.
J'y penserai plus tard, j'ai l'éternité pour ça, après tout.
Ce Nin Hursag, là devant moi, a comme un air protecteur. J'aimerais bien lui en coller une, le plus primitivement du monde. Non mais pour qui il se prend, le vieux sage, là?

-Comment vas-tu Nanna ? Ça n'a pas l'air d'être la grande forme
.


Sans blague, aujourd'hui comme tous les jours depuis 8000 ans. Bah, un jour je n'aurai plus à penser, plus à haïr, il n'y aura rien que le temps, la Lune et ma colère. Rien d'autre. Je crois bien que je suis fatigué; étrange pour un immortel.
Nous ne sommes peut-être pas si insensibles que l'on aime à nous dépeindre, après tout.
Peut-être faibles, après tout.
Peut-être méprisables, après tout.
Je sors avec mélancolie de mon désert stérile, de mes pensées arides.

_Je vais aussi bien que possible, rassure-toi. Toi en revanche, tu m'as l'air bien paisible, ce soir. La patience est quelque chose que j'admire.


Je laisse un peu de silence s'étaler entre nous. De la paix, et du vide.
Le Dieu de la Terre n'a sans doute pas choisi la plus bavarde des compagnies, mais il devait le savoir en venant.

_A vrai dire je suis heureux de trouver quelqu'un par cette sombre nuit étoilée. Peut-être pourrais-je y trouver de quoi diluer mon ennui.
Regarde cette paisible ville. Quoi de plus insensé que ces hommes qui se bercent à leur propre pouvoir? Ne faudrait-il pas tenter de leur dire? Une fois de plus, je suppose en vain.


Je lui lançai un regard amusé, reste de trop de sourires amers. Un jour je m'en repentirai. Mais pas cette nuit. Cette nuit sera une parenthèse entre un Dieu que je méprise et des êtres que je hais. Ca promet d'être intéressant.
Voyons... Je réfléchis intensément. Ho, excellente idée.
Je me couvris de bijoux d'or blanc par-dessus ma longue tunique drapée. Je laissai mes cheveux tomber sur mon visage trop sensible.
Cette nuit serait celle des sombres jeux, la nuit de la peur.
Peut-être que ça suffirait, ou peut-être pas.
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Nin
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Nin Hursag

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Mar 6 Mai - 18:18
Paisible, je souris en coin, amusé par ses paroles. Oui c'est bien l'apparence que je peux donner et je le suis surement parfois mais je ne suis pas qu'un dieu patient et calme. Je suis aussi la troisième force primitive du panthéon, moins puissante que Ershkigal et An bien sûr. Mais autrefois je me tenais leur égal. Le Ciel, la Terre et les Enfers. Trois royaumes pour les trois espèces. Je n'ai jamais été un Dieu guerrier contrairement à Inanna : je suis pacifique et le resterai. Cependant je ne suis pas que placide et immobile, la Terre bouge et entraîne avec elle la lave et la chaleur des profondeur. Je fais trembler les continents et jaillir des fontaines de feu liquide qui détruisent toute vie autour d'elles.

_Regarde cette paisible ville. Quoi de plus insensé que ces hommes qui se bercent à leur propre pouvoir? Ne faudrait-il pas tenter de leur dire? Une fois de plus, je suppose en vain.

Je relève la tête, le regard vague en m'apercevant que j'ai raté le début de sa phrase, plongé que je l'étais dans mes divagations. Je le regarde faire apparaître des bijoux d'or blanc sur sa longue tunique blanche et esquisse un sourire amusé. Je vois très bien où il veut en venir et ça ne me déplaît pas. J'ai besoin de me défouler et l'occasion est trop belle. Je me passe une main dans les cheveux avec un sourire, libérant les dreadlocks qui battent dans mon dos en se teintant d'une couleur ocre sang.

-Par quoi voudrais-tu commencer cher Nanna ? Je demande avec un sourire cruel.

Il est bon de rappeler parfois aux humains pourquoi ils nous craignaient auparavant. Les Dieux de l'antique Sumer n'était pas bienveillants. Nous sommes des forces de la nature, les représentation vivantes de puissances dévastatrices. Non, les Sumériens nous adoraient mais pas parce que nous le méritions : parce qu'ils craignaient plus que tout notre colère.

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Nanna
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Mar 6 Mai - 18:53
Mon compagnon crayonne un léger sourire sur son visage sombre. Il a compris. Au fond de moi, un rire mégalomane retentit, et j'espère encore pouvoir m'enivrer de ma puissance, afin d'oublier juste un instant mon amertume.
Nin Hursag passe sa main dans ses dreadlocks, qui prennent soudain une couleur sanglante et voltigent paresseusement sous un vent absent. Magnifique. Nous sommes les seigneurs de la cité oubliée (ça pète, hein?) qui viennent exercer leur courroux. Il redresse la tête et son sourire de légèrement ironique devient complètement cruel. Je suppose que c'est pareil pour moi, mais c'est plutôt terrifiant de voir une telle indolence se métamorphoser siradicalement. Mais c'est vrai que la Terre comprend aussi les éruptions volcaniques, les séismes, et que la Lune a parfois ses éclipses. Nous nous ressemblons, au fond.
Regard sombre et joueur.

-Par quoi voudrais-tu commencer cher Nanna ?


Par quoi commencer? Excellente question, qui demande réflexion.

Le scintillement lointain des rassurants lampadaires orange accroche mon regard. Mais oui, pourquoi pas. Excellente idée, même.
Je prends une immense inspiration, emplissant mes poumons de l'air encore froid de ce début de Mai suédois. C'est comme un coup de balai à  l'intérieur, et j'ouvre les yeux encore une fois.

_Commençons par créer une ambiance propice à la fête. Il ne faudrait pas la gâcher par trop de précipitation, n'est-ce pas? Regarde ces jolies guirlandes. Ne faudrait-il pas les teinter de notre ire?


Partant d'un rire profond et jubilatoire, je me rendis sur l'avenue principale de la ville.
Ici, les rayons de mon astre son presque invisibles, tant la lumière artificielle les filtre. La colère monte en moi, et sans prendre le temps d'attendre mon compagnon, sans aucune attention pour les rares passants qui me jetaient des regards intrigués et effrayés, toujours riant sombrement, je m'élançai au milieu de la rue, renversant tout sur mon passage et brisant le verre des luminaires, de ces RIDICULES lampadaires érigés par des hommes prétendant pouvoir être leur propre dieu et produire leur propre lumière. Ils se prennent pour nous? Ils essayent de nous mettre au placard? Très bien, alors nous jouerons leur rôle. Nous inverserons la situation.
Car oui, gorgés de siècles entiers de colère et de bienveillance, nous devenons si humains que nous sommes prêts à détruire notre monde. Comme eux.

Verre brisé.
Klaxons.
Tôle froissée.
Hurlements déchirants.
Caresse violente du vent qui hurle sur mes vêtements.

Cette nuit est celle du retour des Dieux. De leur colère. Cette  nuit est celle de la peur et de la vengeance. Ya pas à dire, ça défoule.
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Nin
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Nin Hursag

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Ven 9 Mai - 13:10
Je suis son geste vers les lumières de la ville et mon sourire s'étire un peu plus. Pour une fête aussi importante il faut une ambiance adaptée je suis bien d'accord. Je le suis, flottant derrière lui alors qu'autour de nous toutes les lumières artificielles explose dans un bruit de verre brisé. Douce mélodie de chaos et de la panique humaine. Votre peur est bien compréhensible, misérables insectes. A toujours vous prendre pour des dieux vous en oubliez votre vraie place.
Un ricanement sinistre m'échappe, je viens d'avoir une idée plutôt intéressante. Plongeant en moi, dans les profondeurs de la roche gelée sous mes pieds, je rentre en contact avec l'énergie bouillonnante qui ne demande qu'à être libérée. Vous apprendrez, pauvres vermines, que grouiller sur mon territoire comme vous le faites ne vous en a jamais donné le contrôle. La Terre commence à trembler, secouant les hommes et les bâtiments. Je ris doucement en les voyant tomber à terre, à genoux c'est là leur place.
Mes iris ont viré au doré, je me sens ivre de puissance contenue, ma colère enfin libérée comme cela arrive rarement. Eux n'ont sûrement rien fait mais tant pis, ils paieront pour tous les autres, pour tous ceux qui m'ont mutilé et empoisonné. Le vent fait voler mes tresses carmines, fouettant mon visage. Es-tu en colère Enlil ? Je l'espère bien. J'aimerais te voir essayer de nous empêcher de faire ça. Je me tourne vers Nanna, un sourire extatique étirant mes lèvres.


-Je ne te connaissais pas un tel talent pour la mise en scène, je ris.

Se défouler de cette façon fait tellement de bien. Moi qui m'ennuyais, je me sens incroyablement vivant. Je ne regrette vraiment pas d'être venu. J'imagine qu'on me reprochera de ne pas avoir retenu Nanna mais quelle importance ? Je ne peux pas toujours être bienveillant et calme, j'ai soif de vengeance. Le désert réclame une pluie de sang ce soir.
La sol cesse de trembler un instant et je les regarde qui se lève en tremblant. Qu'il est bon de se sentir aussi puissant parfois. Je souris en coin et fissure une allée sur toute la longueur d'une pichenette. Cette ville manque encore de discipline par endroit. Une discipline propre au chaos qui règne dans ma tête. Je ne me rappelais pas être aussi avide de vengeance.


-Je crois qu'il manque encore quelques petites retouches à notre oeuvre. Qu'en dis-tu ?

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Dim 11 Mai - 19:11
La terre s'ouvre sur le gouffre de sa colère. Elle tremble, comme toute la ville, elle tremble comme tout le monde devant nous. Parfois, j'aimerais bien annuler quelques trucs, dire qu'ils n'ont pas existé. Comme certaines personnes de la race humaine par exemple. Oui, les annuler, juste comme ça, en partant d'un ricanement démoniaque façon Ershkigal.
Je parle d'Ersh? Ce type est le plus veinard de l'humanité! Non sérieusement! C'est le seul qui peut se permettre d'être exécrable sans qu'on lui reproche de mal jouer son rôle. Je veux être dieu de la mort. Comme ça je pourrai maudire des gens. Et même Utu ne pourra rien me dire.
...Où en étais-je? Ah oui, me venger.
Autour de moi, les humains ont l'air efficacement marqués par ma vengeance, ce par quoi j'entends effrayés et hurlant. Bon, mais à présent trêve de violence, c'est de peur qu'on a besoin.

-Je crois qu'il manque encore quelques petites retouches à notre œuvre. Qu'en dis-tu ?


-Des retouches? On n'en est qu'à planter le décor! A présent il faut mettre le public dans... De bonnes dispositions. J'ai comme l'impression que le dernier étage de cette tour est resté allumé. On devrait aller voir.

C'est la tour du siège d'une compagnie de télé locale. A mon avis, le dernier étage doit être réservé au pdg, qui ne manquera certainement pas d'en avertir ses chers téléspectateurs. Ce serait dommage qu'ils manquent une chose pareille.
Ohoh, c'est coquet. Les meubles design édition limitée côtoient les reproductions d’œuvres de maîtres humains. Le bureau est au fond.
Une bille rosâtre y trône, sur son socle adipeux enveloppé d'un coûteux carcan sur le point de céder. Charmant.
Notre aimable hôte étant actuellement occupé à faire le plus de bruit possible en broyant des chips, il ne nous a malheureusement pas entendus arriver. D'ailleurs, aurait-il été attentif et prévenu, il ne se serait rendu compte de rien. Si nous sommes des dieux, ce n'est pas pour rien.
D'un geste je mis en marche la caméra qui se cachait dans son coin de plafond. Je sortis de l'ombre, un sombre sourire aux lèvres.

_Bonsoir cher hôte. Je suis en devoir de vous avertir qu'il se passe des faits bien plus intéressants que les amours de jeunes humains juste en bas de chez vous. Vous devriez y jeter un œil, personne ne voudrait manquer ça.


La cravate se retourne brusquement, laissant tomber ce qui aurait pu devenir une nouvelle atteinte à sa pauvre balance, reprit contenance, et se leva à demi, tandis que son coeur s'affolait à soulever cette masse et que sa respiration s'accélérait.

_Qui êtes-vous? Que faites-vous ici? Je vous préviens, je suis armé, et vous, filmés! J'ai la justice de mon côté! Fichez le camp!


A ce moment-là, il sembla remarquer nos tenues. Incroyable comme ces tas de chair sont expressifs.
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Nin
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Nin Hursag

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Lun 19 Mai - 15:02
-Des retouches? On n'en est qu'à planter le décor! A présent il faut mettre le public dans... De bonnes dispositions. J'ai comme l'impression que le dernier étage de cette tour est resté allumé. On devrait aller voir.[/font]

Je suis son regard vers une tour surmonté d'un grand néon brillant annonçant le logo d'une quelconque chaîne de télé locale. Je le suis, flottant derrière lui avec un sourire amusé. Le bureau encore allumé est meublé avec ce que les humains doivent avoir de plus cher dans le style et j'étire une grimace agacée. Ils pensent tous que s'afficher avec ses richesses leur donne quelque chose de plus. Le vrai pouvoir n'a jamais eu besoin d'argent pour exister, celui qui sait rester humble face aux responsabilités est le seul qui sera heureux. En tant que Dieux nous apprenons tous un jour une leçon d'humilité, parfois d'une manière particulièrement cruelle, et les humains auraient bien besoin qu'on leur rappelle parfois leur condition.

_Bonsoir cher hôte. Je suis en devoir de vous avertir qu'il se passe des faits bien plus intéressants que les amours de jeunes humains juste en bas de chez vous. Vous devriez y jeter un œil, personne ne voudrait manquer ça.[/size]
Je ricane alors que l'humain tente de faire valoir ses ridicules prérogatives. Gros porc engoncé dans tes vêtements coûteux, regarde bien. Tu sauras bientôt que le monde bien ordonné dans lequel tu vis n'est qu'une vaine illusion qui sombrera bientôt dans le chaos.

-Justice ? Quelle justice pourrait bien nous atteindre alors que nous marchons sur cette Terre depuis plus longtemps que tous les Hommes. Mais si tu y tiens tant petit homme vas-y, appelle ta sécurité. Sors ton arme, je n'en ai pas besoin pour te montre ma supériorité. Tu n'es qu'un insecte que j'écrase quand bon me semble.

Je suis venimeux, mauvais même. Ça ne me ressemble pas pourtant mais peut-être que j'ai parfois besoin de décharger ma colère sur quelqu'un. L'humain pointe sur moi une arme n tremblant et je lui renvois un sourire cruel. Essaye seulement, donne moi ce plaisir petit insecte que je puisse m'amuser un peu pour une fois. Il y a trop longtemps que je n'ai pas pu en remettre un à se place comme il le mérite.

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Nanna
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Dim 25 Mai - 18:46
-Justice ? Quelle justice pourrait bien nous atteindre alors que nous marchons sur cette Terre depuis plus longtemps que tous les Hommes. Mais si tu y tiens tant petit homme vas-y, appelle ta sécurité. Sors ton arme, je n'en ai pas besoin pour te montrer ma supériorité. Tu n'es qu'un insecte que j'écrase quand bon me semble.

Tu y vas fort, vieux sage! Qui croirait en te voyant que tu es capable d'être aussi acerbe? Ma pensée dérive sur ma situation, presque plus surprenante que la sienne après tout. Quelle Justice, Nin Hursag? Quelle Justice? Mais celle de mon méprisable frère, bien entendu! Celle de ce petit arrogant égocentrique qui est censé départager même les causes les plus ardues. A croire que les pouvoirs sont déterminés au hasard. Oui, au hasard, petit frère. Tu te souviens quand petits tu me disais que cette tâche ne te convenait pas? On dirait bien que tu n'as toujours pas réglé tes problèmes d'identité, sinon nous ne serions pas là... Ou peut-être as-tu juste peur?
Le gros tas hypocondriaque et tremblotant continue de trembler d'hypocondrie. Lamentable. Mais bon, si je ne fais rien peut-être qu'il va tirer sur mon cher Nin, qui bien que compagnon de colère n'en est pas moins l'un des membres de ma bien-aimée et divine famille. Ce n'est pas, bien sûr, qu'un vulgaire morceau de métal puisse vraiment faire plus que l'agacer mais autant ne pas lui donner l'impression qu'il peut nous atteindre. Je réfléchis à quelque chose que je pourrais faire pour l'occuper. Je me rapproche de mon collègue et annule subtilement la lumière autour de nous. Quelle chance que j'aie ce pouvoir sur mon frère. Usant toujours de mes forces divines je soulevai mes vêtements et mes cheveux. Et hop, une petite touche de spectacle pour ajouter de l'ambiance!
Me dressant de ma haute taille, je susurrai à l'intention de l'humain:

_Voyons, petit homme. Tu ne voudrais tout de même pas attirer la colère de mon cher Nin Hursag? Tu sais, quand on est petit et faible, mieux vaut éviter de provoquer le courroux de ceux dont tu ne touches même pas les chevilles.

Je me rapprochai de lui avec un sombre sourire, faisant tinter mes nombreux bijoux d'or blanc, rendus mats par l'obscurité surnaturelle.

_Alors maintenant, méprisable insecte, tu vas faire ce qu'on te demandera bien servilement, comme tous tes minables ancêtres avant toi.

Il fit mine de bouger son bras armé. Ridicule. Incapable de penser autrement qu'avec lui au centre.

_Il me semblait avoir été clair, lui murmurai-je avec mon éternel demi-sourire en lui enlevant délicatement son jouet en métal.
Pauvre imbécile, si tu savais à qui tu as affaire, tu ne serais probablement plus de ce monde à présent. Si tu savais à quel point je brûle de te le dire.
Me redressant, je jetai un regard en coin à mon acolyte. Je fus frappé par la force qui se dégageait de lui dans son maintien, dans son regard. Allez, maintenant c'est à toi de mener les opérations. Puisque nos missionnaires ne suffisent pas à nous rendre tout-puissants, pourquoi ne pas employer des moyens plus modernes?
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Utu
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Utu

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Mar 3 Juin - 9:35

Je cours. Le plus vite que je peux, je force l'astre qui me suit à se dépêcher. Mais l'ordre est ce qu'il est, il ne peux pas être dérangé, surtout pas par moi. Je serre les dents alors que je me rend compte que je n'y serait pas à tant. Bon sang !
Cest deux abrutis m'ont obligés à être indulgents avec Inanna, ils m'ont obliger à demander des cheveux en échange de vies ! Ils m'ont ridiculisé et... Je ne peux pas leur en vouloir. Si je cours maintenant, c'est pour leur empêcher d'aggraver leur faute. Si les deux Dieux les plus sages du Panthéon se mettent à dérailler, j'ai peur de ce qui pourrait se passer. Et je ne tiens plus jamais à revivre la scène d'un tribunal de Dieux. Plus jamais.
Qu'est ce qu'ils ne m'obligent pas à faire, tout de même. J'aurai souhaité les revoir dans des conditions différentes, dans des conditions où je n'aurai pas eu à les réprimander comme si j'étais le plus légitime pour le faire. Je vais encore briser Nanna, encore l'empêcher d'exercer sa colère sur les autres, cette colère qu'il me réservait avant.
Je suis anxieu. J'ai peur que ça dégénère. J'ai peur qu'il m'en veuille encore plus, per que mon rôle ne me dépasse et que je le condamne à plus sévère. Ou alors peur de l'épargner à cause de mon erreur, d'être trop doux, de me plier comme toujours. Inanna a raison, je n'assume pas. Et ça fait 800 ans que je n'assume pas. J'en ai marre.
Je me décide finalement. J'y vais. Tant pis pour ce qu'il se passera, je ne veux pas que le massacre de cette nuit se répète, j'en ai marre de faire la grande nunuche qui se balade pour donner des morales qu'elle ne fait pas appliquer. Il y a un humain en cause. On ne s'amuse pas avec les humains ! Avec les missionnaires à la limite.
Je fais le bon. D'un seul coup, en seul pas, je me déplace jusqu'à l'autre bout du monde. Il fait nuit, ma puissance diminue de moitié, même si je peux compter sur la lumière lointaine des étoiles pour me soutenir. Mon regard cherche... Et trouve. Un plateau télé. Les deux Dieux en train de tourmenter un seul humain. Leurs propos me parviennent, me glacent les veines. Alors c'est tout ce que vous pensez de moi ? Quelle honte.
Dans un flash lumineux violent, j'atterris dans le studio, derrière les deux abrutis qui viennent gâcher mon cycle. Ces deux Dieux censés être calmes... Ils me foutent encore plus en rogne que notre soeur. Les lumières électriques se mettent à crépiter et mon corps entier semble s'illuminer par périodes successives. La colère, ce n'est pas mon truc. La nuit non plus.
Je cris.

_ On peut savoir ce que vous faites ?! Vous vous croyez où là, à la foire des rameaux ?!

Les luminaires de la pièce lâchent. Bon sang Nanna ! Mais qu'est ce qui t'es passé par la tête ?!

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Nin
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Nin Hursag

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Mar 3 Juin - 20:42
Je me sens dominé par ma colère, ça a quelque chose de grisant. Je suis pourtant quelqu'un de stable en temps normal mais ce siècle épuise ma patience. Je me sens affaibli par le poids des hommes et leur exploitation. Je suis en colère surtout, parce que j'en ai assez. Assez de subir sans rien dire ni rien faire, assez de devoir continuer à supporter puisque c'est ce que je fais de mieux. Je demande du respect pour une fois est-ce que c'est trop ?
Nanna s'est avancé pour lui retirer son joujou ridicule. Comme si du métal pouvait me blesser. Je dois lui reconnaître un certain sens de la mise en scène tout de même. Enfin je n'ai pas vraiment besoin de ces artifices de lumière pour impressionner. J'aime pouvoir me dire que mon apparence humaine est assez écrasante comme ça si je m'en donne la peine. Un simple regard peut parfois exprimer bien plus de choses qu'on le pense. Nanna se tourne vers moi, sans doute en attente d'une réponse.
Je n'ai pas le temps de lui répondre, la pièce explose dans des gerbes de lumières et d'étincelles électriques alors qu'une silhouette familière se matérialise dans la pièce en criant.


On peut savoir ce que vous faites ?! Vous vous croyez où là, à la foire des rameaux ?!

Ma colère retombe instantanément en même temps que les lumière de la pièce s'éteignent. Son apparition explosive a fait rechuter le volcan actif que Nanna avait réveillé. Mon regard se porte sur l'humain tremblant de peur sur son siège et une moue de dégoût s'esquisse sur mes traits. Ce n'est pas moi. Je ne suis pas comme ça. Terroriser des humains ne m'a jamais amusé, pourquoi ai-je été aussi en colère ? Est-ce que c'est l'humeur de Nanna qui m'a déboussolé à ce point ? Je ne sais pas. Je ne me reconnais plus.
Je jette un regard doux à Utu. Je l'ai mal jugé on dirait, moi qui pensait que la présence de Nanna lui ferait trop peur pour qu'il vienne... Je m'avance doucement vers l'humain et effleure son front, le faisant tomber dans un profond sommeil. Il ne se souviendra de rien. Un simple humain ne devrait pas être mêlé à des querelles de Dieux.


-On devrait aller autre part pour discuter.

Je me sens las et fatigué. Rends donc ta justice Utu, que je puisse enfin rentrer chez moi.

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Nanna
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Ven 6 Juin - 17:18
Comme je regardai Nin Hursag, une explosion de lumière sema le chaos dans la pièce, et dans le bref éclair apparut cette silhouette tant détestée, la silhouette mince et dynamique de mon traître de frère. Utu. Depuis combien de temps ne l'avais-je vu.
Il devait certainement être en colère. Oh, juste un peu. Après tout ce n'est pas comme si j'avais délibérément cherché à provoquer une situation critique en plein cœur de Stockholm. Ce n'était pas non plus comme si la principale artère menant à cet immeuble était totalement ravagée, et parcourue d'une pittoresque crevasse.

On peut savoir ce que vous faites ?! Vous vous croyez où là, à la foire des rameaux ?!

Sans surprise, j'avais vu juste. La foire des rameaux, par contre, me laisse plus que sceptique. Il se prend pour le Christ ou quoi?! On dirait vraiment qu'il est mal à l'aise, ce pauvre garçon. Je ricane intérieurement à la vue de mon frère, si faible, si aveuglé de sa propre lumière qu'il a même réussi à se persuader de l'utilité de sa tâche.
Tandis que le haut Dieu de la Terre endort avec une moue de dégoût le gros humain, je ne peux m'empêcher de regarder mon frère. Rien à faire, son regard d'enfant, ses expressions si attendrissantes, même dans la colère, m'attirent comme un aimant. Je rencontre un regard de flammes, ce regard que je connais si bien avec ses mille nuances de colère, de pitié, d'amour, de regrets. Ce regard de traître.
Tu ne peux rien contre moi, Utu. Tant que ces lieux sont sous la nuit je suis toujours le plus fort.

-On devrait aller autre part pour discuter.

Nin Hursag. N'assumes-tu donc pas la réalité de tes actions? Peux-tu prétendre, toi au regard si franc, t'être laissé entraîner par ma rage? On ne fait que ce qu'on veut, les Dieux davantage encore que les autres. Et tu sais très bien que si tu n'avais pas de colère telle que la mienne tu ne serais certainement pas ici. Je ne suis pas comme Inanna, ton adorée maîtresse. Je n'ai pas le pouvoir d'influencer ton esprit. Tu es là de ton propre chef.
Agacé de l'attitude des deux autres Dieux je me contente de répondre par bref signe de tête avant de me rendre dans un nuage de poussière au sommet de la colline sur laquelle cette nuit avait commencé. Dans le court laps de temps précédant l'arrivée des autres je m'efforçai de faire le vide dans mon esprit. Pas de colère pour un traître. Pas de requête de pitié ni de complaisance. Seule la froideur d'un désert sans fin lui revient. La froideur qu'il n'a pas habitée de son sourire, toutes ces années. Tu vas voir ce que tu as fait de moi, petit frère. Je ne suis plus le paisible Sin qui te rassurait et t'écoutait.

Le temps est passé. Maintenant, c'est à moi de continuer.

_Ainsi donc tu n'as pas totalement abandonné ta tâche. J'avoue en être surpris, mais crois moi pour cette fois tu aurais mieux fait de rester reclus dans ta faiblesse. Regarde ce que j'ai fait, Utu. N'en es-tu pas révolté? Ne me haïs-tu pas pour mes actes? Et pourtant tu ne peux rien contre moi.
Je ne te pardonnerai jamais. Aucun de tes actes ne m'en persuadera. Allez, défends-toi, pauvre traître. Tu es là pour ça après tout.
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Utu
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Sam 7 Juin - 21:34

Nin semble reprendre ses esprits, un cours instant. Ma lumière peut donc vraiment être utile à quelqu'un ? Je fixais mon regard sur lui, regardant attentivement le moindre de ses gestes. Libérer l'homme, bien. Parler dehors ? Je frissonnais intérieurement. A quoi est ce que je m'attendais hein ? Débarquer tranquillement et dire comme ça "hello arrêtez de foutre la merde merci bye !" pour partir gentiment ensuite ? Je pourrais. Ouais je pourrais me barrer comme ça, les planter là, mais... Vu ce qu'il s'est passé avec Ina, je dois les punir.
Je sens son regard froid sur moi. Je l'évite, me concentrant encore et toujours sur Nin Hursag. Je ne peux pas le regarder. Parce que je suis un lâche, j'évite tout contact. Mais sa présence dans le coin sombre de la pièce, son regard intense fixé sur mes moindres faits et gestes me glace. Il faut que je le supporte, que je le surmonte. Je ne peux pas éternellement m'écraser devant lui, sinon Justice ne sera jamais faite.
Il ne dit rien, continue de me fixer. Je me redresse, pour me donner un peu de stature face à ces deux Dieux fauteurs. Ne me croyez pas tout plats, certes moralement je m'abaisse devant eux mais physiquement je n'en montre rien. Le Dieu de la lumière et de la Justice est un pilier, un être en apparence forte et sûre, capable de supporter le poids des astres et leur lueur aveuglante.
Je m'apprête à parler. Il me devance. Il me parle. Mon cœur se serre devant ses yeux remplis de colère. Non, ne parle pas. Je t'en prie ne parle pa-

_Ainsi donc tu n'as pas totalement abandonné ta tâche. J'avoue en être surpris, mais crois moi pour cette fois tu aurais mieux fait de rester reclus dans ta faiblesse. Regarde ce que j'ai fait, Utu. N'en es-tu pas révolté? Ne me haïs-tu pas pour mes actes? Et pourtant tu ne peux rien contre moi. 

Mon regard se fait douloureux et ma tête se baisse imperceptiblement. Nanna. Non je ne te hais pas, j'en suis incapable. Ta colère est justifiée, même si elle est vieille. Je ne peux pas t'en vouloir, jamais, et tu le sais. Mais si tu pouvais... Non, je n'ai même pas le droit de te demander de ne pas le dire. Je me pince les lèvres, tentant encore d'avoir l'air droit et sérieux.
Je le regarde à mon tour. Emporté dans les tourments de son regard, complètement subjugué par ses yeux sombres. Tant de souvenirs, tant de douleur. J'aime ses yeux autant que je me hais. Je me détourne sans un mot, croisant ensuite celui de Nin, tellement plus posé, tellement plus sage... Je voudrai te ressembler Nin. Tu ne sais pas à quel point.
Un sourire chaleureux vient illuminer mon visage. Toujours le même. Celui de Justice. Toujours le faux. Je me tourne vers mon frère le plus proche.

_ Désolé, je souffle simplement, incapable de plus. Même si tu dois t'en moquer, je n'ai que ça à te dire.

Je sais que tu me hais. Que ce sourire ravive ta haine, que tu voudrai m'étrangler si tu le pouvais. Mais moi je ne peux rien faire. Tu lies mes mains comme si tu avais des chaines, tu m'empêche d'être crédible où que j'aille, les chaines de ta haine Nanna, je les ai tout le temps. Et même si mon cœur est sur le point d'exploser, je ne peux rien dire. Si j'avais pu, je n'aurai pas attendu 5000 ans.
J'écarte les bras, désormais tendu mais d'apparence calme. Je les regarde tous les deux. Il est temps de rendre "Justice". Pff, tu parles...

_ Bien, maintenant passons à l'essentiel ! C'est quoi ce bordel ?

Toujours ce sourire détestable. Toujours cette humeur pétillante, même quand je suis en colère, quand j'ai mal, même quand je voudrai disparaître. Je me hais. Pas vrai, Nanna, que je n'ai pas le droit de sourire ?

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Nin
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Nin Hursag

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Lun 9 Juin - 21:43
Le regard de Nanna me ferait mal s’il m’était adressé. Je le sais haineux envers Utu, envers le monde. Peut-être à raison je pense. Et celui qu’il me lance est déçu et agacé, parce que je n’assume pas mes actes peut-être ? On pourrait le dire comme ça mais ce n’est pas ce que je suis. Ce ne serait pas la première fois que je détruis une ville dans un accès de colère après tout. Ses paroles sont amer, venimeuses, et je me surprends à avoir pitié de Shamash. Il s’est pourtant mis seul dans cette situation il y a des millénaires de ça avec son attitude irresponsable. Je sens qu’il cherche mon regard et lui en renvoi un fermé, indéchiffrable. Je ne compte pas t’aider cette fois, on me dit sage mais la sagesse se laisse-t-elle aller à la colère ? Peut-elle prétendre résister à l’Amour ? Je suis loin, très loin, d’un être parfait. Comme tous j’ai commis des erreurs mais pas ce soir. Ce soir je ne tiens pas à me mettre entre eux deux, leur rancune et leurs sentiments n’appartiennent qu’à eux et je ne les aiderais pas à les régler.
Quelle Justice ? L’astre solaire n’est qu’une pâle copie de ce qu’il était. Il a beau sourire je vois très bien qu’il voudrais être n’importe où ailleurs. Assume tes actes Utu, cesse de fuir tes responsabilités pour une fois. Tu es peut-être venu jusqu’ici – je suis d’ailleurs étonné que tu en ais eu le courage – mais je doute que ton jugement en vaille la peine cette fois.


Bien, maintenant passons à l'essentiel ! C'est quoi ce bordel ?
-Je pense que tu es tout à fait apte à comprendre toi-même ce qu’il s’est passé, non ? Ne te fais pas passer pour plus idiot que tu ne l’es.

Je souris doucement, amusé par la situation. Utu avec son faux sourire, sa façade de bonne humeur, et Nanna avec son sourire froid et son attitude dénuée de sentiments. Vraiment ces deux-là ont des choses à se dire depuis environ 5000 ans et pourtant ils n’ont jamais pris la peine de s’écouter. Ce serait risible si tout le panthéon n’était pas au plus bas à cause de cette histoire. Le seul point positif que j’y vois c’est qu’Enlil est moins pire que son père.

-Enfin si tu as vraiment besoin d’une explication je dirais que j’avais atteint un stade de colère critique. J’ai beau être moins impulsif que vous tous je n’en ai pas moins mes limites aussi.

Des limites que je n’aurais pas atteinte sans Nanna, à sa décharge il a des raisons d’être en colère. Pourtant c’est rare que je me fasse à ce point contaminé par l’humeur d’un autre Dieu. Même Inanna, avec qui je m’entends très bien et que je vois souvent, n’as pas autant d’influence là-dessus. Enfin elle en a… Mais je ne me laisse jamais emporter par sa violence. Peut-être parce que je suis plus attentif à ça avec elle justement.

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Nanna
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Dim 15 Juin - 19:38
[ HS: Mouahahahahaaaa on est tous des salauds! Je nous aime ♥ ]

Il me regarde, comme toujours. Baisse la tête comme un enfant en pinçant les lèvres. Abject traître. Tu me dévisages encore, alors que c'est à moi de le faire, tu exhibes tes remords comme un humain. Tout le monde lit en tes yeux clairs comme dans un livre ouvert et tu prétends encore te défier!
Il se détourne, cherche une force, un soutien chez Nin Hursag. Il ferait mieux de laisser tomber. Personne, pas même quelqu'un d'inébranlable comme lui n'aide son juge lors du procès. Surtout pas quand il est faible.
A sa place, moi non plus je ne t'aiderais pas, méprisable être. C'est toi qui as semé la discorde entre nous. Toi qui es la cause de presque tout. Pauvre imbécile qui as jeté toi-même ta malédiction; tu n'as qu'à en porter le poids à présent.

~

Un éclat lumineux ramène mes yeux vers lui. Son sourire. Si beau, si charismatique, si innocent, mais faux, faux à présent, son sourire qui ne sait que me rappeler le vrai, celui que j'aimais il y a si longtemps. Comme je te hais pour ce sourire, mon frère. Je voudrais te l'arracher d'un mot, t'enlever cette horreur du visage. Mais non. Tu creuseras ta propre tombe comme tu l'as si bien commencé, et tu le conserveras jusque là, doives-tu en hurler de douleur au fond de toi.
Mais malgré toute ma prévention, ses paroles enjouées et son air insouciant ne manquèrent pas d'éveiller en moi un immense flot bouillonnant d'émotions, un véritable fleuve empli de feu et de glace, d'un amour le plus pur et d'une haine la plus noire, la plus sauvage et implacable, la plus déchirante. Et ce tumulte ne souhaite qu'une chose: déborder.
Je jetai au visage d'Utu un regard que je voulus glacial mais qui trahissait certainement mon humeur.

Effrayé de ma faiblesse, je ne soutins pas le contact et détournai le regard juste comme Nin plaçait une remarque bien sentie à l'encontre de Shamash. Malgré tout, même le Dieu de la terre éprouvait le besoin de se justifier face à la Justice. Qui reste-t-il de fort, à présent? S'il suffit d'une seule et unique faiblesse pour avilir tout un Panthéon, que sont les Dieux à présent...

-Enfin si tu as vraiment besoin d’une explication je dirais que j’avais atteint un stade de colère critique. J’ai beau être moins impulsif que vous tous je n’en ai pas moins mes limites aussi.


Tes limites... Il n'a pas fallu grand-chose venant de ma part pour t'y pousser, mon cher. Enfin, peu importe. Je suppose qu'à présent c'est à mon tour de me justifier, bien que je n'en aie pas la moindre envie, surtout pas face à lui.
Inspirant profondément, je domptai mon intérieur, le réprimai et l'ensevelis quelque part comme à l'extrémité de mes orteils, c'est à dire le plus profond possible.
Je plantai mon regard dans celui du Dieu de la Justice.

_Mes excuses ne valent pas plus que les tiennes. Cependant sache que dans leur folie les humains prétendent se dispenser de la lumière divine en la créant d'eux-même. Il est parfois bon de leur rappeler leur ignorance. Si ton divin sourire daignait s'abaisser à mon niveau nul doute qu'il disparaîtrait. Regarde.

Mon ton avait été aussi froid que précédemment et mes yeux se voulaient glace tranchante pour décrocher son sourire. Je lui désignai d'un vague geste de la main la ville en contrebas. Notre intervention de tout à l'heure était presque invisible. Qu'étaient après tout quelques ampoules de mins dans cet océan de lumineuse prétention? Rien du tout. Et nous, invisibles, finirons par disparaître dans l'oubli.

_Tu sais très bien ce que cela signifie. Maintenant, punis-moi, et retourne t'aveugler de ta lumière.
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Utu
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Ven 20 Juin - 9:21

Je retiens, Nin. Je retient ton absence totale de soutient, et ce même regard méprisant envers le traître. Qui est le pire ici ? Celui qui est rejeté par ses frères ou celui qui ne veut se mêler de rien ? Je serre les dents. Je me sens prêt à imploser, j'ai envie de chasser les ténèbres autour de moi, de les purifier de ma lumière. Mon cœur aussi se serre. Les "purifier" ? Ha ha. Je suis un abruti, c'est le soleil qui salit.
Nin commence à parler en premier, laissant tout son loisir à Nanna pour me fusiller du regard. Son regard me tue, il me vole la moindre parcelle de chaleur, il m'empoisonne. Et que dis mon autre frère ? "Ne te fais pas passer pour plus idiot que tu ne l’es." C'est la mode je vous jure, de me prendre pour un crétin finit. Entre Ina il y a quelques minutes et lui, ils font vraiment bien la paire malgré leurs tempérament différents. Quoique vu ce qui vient de se passer, on peut se demander...
Il parle de colère. De limites. Alors même le Dieu le plus calme du Panthéon en est là ? Je retient un soupir. C'est l'anarchie. L'anarchie complète même. Mais après tout tout le monde s'en tape comme de la dernière météorite passée à côté de la terre, tant que rien ne les frappe directement, ils ne bougent pas leur derrière. Je le sentais venir, cette période risque d'être mouvementée. Le seul mouvement en 6000 ans... C'est ce que m'a montré l'avenir. Proche ou lointain ? C'est trop récent pour le dire, mais je sens un événement se profiler. Peut-être qu'inconsciemment eux aussi... Non, je me fais des idées. Je devrai arrêter de penser que ma situation va s'arranger. Déjà Jeanne d'Arc c'était trop d'espoirs.
C'est au tour de Nanna de s'adresser à moi. Je ne veux pas le regarder, la haine qu'il porte dans ses yeux est plus agressive que n'importe quelle autre atteinte. Et moi qui continue à sourire comme un idiot... Dire qu'il n'y a pas si longtemps... C'était autre chose dans tes yeux. De la fraternité. De la sympathie, de la joie. Comment ai-je pu te les enlever ? J'aimerai que tu me dises que tu ne m'en veux plus, que c'est bon, c'était il y a longtemps... Mais tu n'as pas l'intention de me libérer n'est ce pas ?

- Si ton divin sourire daignait s'abaisser à mon niveau nul doute qu'il disparaîtrait. Regarde.

Je vois. Je vois Nanna. Ce que je vois c'est que tu fais tout pour attirer mon attention, tout pour mieux pouvoir m'en vouloir. Pour aggraver ma faute, faire que je me sente encore plus mal face à toi. Tu me décrédibilise complètement, tu le sais ça ?! Et le pire, c'est que je marche. Non, je ne peux tout simplement pas échapper à ce regard. Mes regrets sont trop grands pour ça.
Sourire, encore et toujours...
Si je dois m'abaisser ?! A ton avis, qu'est ce que je fais en ce moment ?! Tu as testé les limites, tu sais que je ne peux pas passer à côté, tu savais que je viendrai, ça t'as pas empêcher de le faire. Je l'ai fait. Je suis venu. Alors que j'aurai pu rester perché sur mon étoile, j'aurai pu fermer les yeux sur ce qu'il se passe. Mais non ! Ta colère m'a ébranlée et je suis descendu. Sauras-tu un jour reconnaître un de mes gestes à ton égard ou continueras tu toujours à me regarder comme la pire des ordures ?!

_Tu sais très bien ce que cela signifie. Maintenant, punis-moi, et retourne t'aveugler de ta lumière.

Les lueurs continuent de parcourir doucement mon corps alors que je m'irrite. Pourquoi suis-je se seul hein ? Le seul à recevoir ce traitement de ta part ?! Alors que Nin Hursag aussi, lui aussi il était de l'autre côté ! Mais non, lui tu t'en fout, tu ne lui en veux pas ! Pourquoi que moi ? De pareil façon, Nin, on peut savoir pourquoi tu me regardes comme ça ?! J'étais dans ton propre camp ! Mais ça aussi tu sembles l'avoir oublié. J'inspire lentement, essayant de garder une fois de plus ma colère pour moi. Même la mémoire des Dieux est sélective, c'en est à vomir.
Peu importe qu'on en voit pas les traces, il me faut vous punir. Ha mais non, suis je bête ! Je ne peux pas ! Parce que de la même façon que je n'ai pas puni Inanna vous devez vous en tirer, sinon ce serait injuste ! Bien qu'il y ai un prix à payer, il sera à la mesure les cheveux de la déesse unique du Panthéon. Ridicule. Je préfère ne rien demander, prendre sur moi.
J'étire mes bras pour essayer de me décontracter et garde toujours ce sourire insolent. Les yeux tourmentés par la colère et l'infinie tristesse d'un jour sans fin.

_ En fait, il n'y a aucun article de notre loi qui dit que la colère justifie un tel acte.

Toujours ce grand sourire. Un abruti crétin de gamin.

_ Mais comme j'ai été clément avec notre chère sœur, je me dois de l'être avec vous. Je vous charge donc comme seule punition de vous occuper des trois médiums que vous venez de créer !

Le présentateur et deux techniciens. Je soupire. Ne m'en veut pas Nanna. Je ne t'ignore pas. Mais je ne peux pas te répondre. Parce que je n'ai aucun arguments pour me défendre.
Et tu le sais.

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Nin
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Nin Hursag

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Mer 25 Juin - 18:39
Je retiens un soupire, mon regard se perd au loin. J'ai l'impression que l'air vibre de pouvoir et de colère contenue. Celle de Nanna qui est incapable de voir autre chose que sa rancune depuis tout ce temps, celle de Utu qui nous reproche à tous de ne pas l'avoir soutenu, la mienne. Vaine colère qui sommeille comme une graine dans mon coeur. Je n'aime pas haïr, ce n'est pas vraiment dans ma nature. Je ne suis pas un être passionné comme vous, je ne m'emporte pas je réfléchis d'abord.
Pourtant toute cette situation épuise ma patience. Les non-dits, les coups bas, les insultes déguisées sont toujours les pires. Je suis las de cette histoire déjà. J'aimerais penser à autre chose. Je suis le regard d'Utu, contemple la ville qui se remet déjà. Ce n'était rien, un simple coup de pied dans la fourmilière qui aura peu de conséquences.

Mais comme j'ai été clément avec notre chère sœur, je me dois de l'être avec vous. Je vous charge donc comme seule punition de vous occuper des trois médiums que vous venez de créer !

Je hausse un sourcil. Il était donc avec Inanna, je sens sa présence quelque part en Amazonie. Il y a un petit moment que je ne l'ai pas vu d'ailleurs je devrais lui rendre visite, elle va se mettre à ma bouder sinon la connaissant.
Je soupire, un peu agacé. Quel est l'intérêt de s'occuper de ces médiums ? Je ne compte pas les appeler pour la congrégation et il y a des tas de médiums qui ne rencontrent jamais de Dieu et s'en sorte quand même. Je me retiens de râler, le punition est justifiée et elle ne me prendra pas beaucoup de temps bien que ce soit pénible.

-Parfait... J'espère que tu ne m'en voudras pas de le faire plus tard. Ces humains peuvent bien attendre une journée.

Je soupire, me passe une main dans les cheveux qui reprennent leur teinte noire habituelle. Je laisse tomber, je ne rêve que de rentrer dans mon royaume et m'enfouir dans le désert.

-Si vous n'avez plus besoin je vais partir. Passez une bonne fin de nuit vous deux, je souris doucement. Et essayez de ne pas vous entretuer mutuellement ça serait dommage d'avoir épargné la ville pour rien.

J'émet un petit rire un peu cynique avant de me dématérialiser pour réapparaître dans mon temple. La nuit ne m'a jamais semblé aussi longue.
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Merci Ina ♥️
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Nanna
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Loisirs : Il est beau mon Utu hein ?
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Nanna

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Pouvoir: LeTemps, la Poussière et l'Annulation... tremblez pauvres humains !
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Mer 16 Juil - 11:19
Il s'irrite sous son sourire rayonnant. Mon frère s'irrite. Et ses yeux bouillonnants m'accablent de reproches autant qu'ils m'implorent de le secourir. Mais tout ceci est inutile, cela ne fait que grandir ta faiblesse. Et moi j'en jubile intérieurement, oui je me réjouis de ta détresse; auparavant jamais je n'aurais pensé pouvoir faire une chose pareille, et surtout pas lorsqu'il s'agissait de lui. Mais les choses ont changé et à présent je vois clairement, Utu, que tu n'es pas la personne merveilleuse que j'ai cru côtoyer jadis. 
Ainsi je te hais et en suis heureux, alors que je me hais autant pour avoir été si aveugle.

_ Mais comme j'ai été clément avec notre chère sœur, je me dois de l'être avec vous. Je vous charge donc comme seule punition de vous occuper des trois médiums que vous venez de créer !


Tiens donc. De la clémence, n'est-ce pas? Moi j'appellerais plutôt cela de la... faiblesse, ou de la peur, tout simplement. Méprisable lâche. Comme il soupire en détournant la tête je le gratifie d'un regard glacé.
Oh, mais ça alors! Mon cher petit Nin Hursag a le regard qui brille quand on parle de sa maîtresse! Avec ce qu'il a fait ce soir il va pouvoir être fier de lui raconter ça, à ma chère sœur... Parfois je me dis que je la comprends un peu, quand elle tue des hommes. Peut-être la haine est-elle de famille chez nous. Assortie d'un peu de rancœur, de vengeance patiente et d'orgueil.
Si quelque chose doit un jour faire tomber les Dieux, ce sera l'orgueil, notre trait le plus humain.

-Et essayez de ne pas vous entretuer mutuellement ça serait dommage d'avoir épargné la ville pour rien.


Il émet un léger rire sans joie avant de disparaître. Ce Dieu m'agace avec ses airs maternels et condescendants. Ça s'appelle Déesse-mère et ça se croit tout permis! Il aura beau faire le vieux sage, il n'en a pas moins participé à la débauche de colère de cette nuit. Haha. Un point pour moi.


Loin à l'Est, une lueur grisâtre entache le bleu sombre de ma nuit. L'aube arrive, et bientôt je serai faible face à l'étoile. Je lui tourne le dos en perdant mes yeux dans l'infinité sombre et oublieuse de la nuit restante. Pourquoi ne puis-je oublier, ou me confier à la Lune comme le font les humains? Il nous faudrait un père pour faire cesser les querelles de ses enfants. Mais notre père a prouvé jadis qu'il était aussi traître et puéril que le soleil. puis il s'est endormi. Nous avons besoin d'un père.
Sans me retourner pour ne pas voir la lumière du Soleil découpant l'obscurité, je pris une profonde inspiration.

_Je m'occuperai des médiums.

Je laissai passer un instant, avant de reprendre:

_A ta place, Utu, j'aurais honte... Mais regarde, ton cher astre renaît et chasse l'obscurité si douce. As-tu encore quelque chose à me dire avant que je ne m'en aille?

Je laissai échapper un léger soupir. Malgré toute ma haine je ne pouvais m’empêcher de lui laisser une chance. Encore un trait désespérément humain. Mais cette chance, charge à lui de la saisir ou non. Parce que je veillerai à ce qu'il n'y en aie pas d'autre.
Je résistai à l'envie de me prendre la tête entre les mains sous l'emprise de sentiments contraires qui désespérés par la glace tentaient de s'exprimer une dernière fois...
Non, il n'y en aura pas d'autre, quoi qu'il arrive.
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Utu
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Localisation : Dans la lumière~
Loisirs : Être avec Nanna, taquiner mes Missionnaires et faire tourner le Soleil
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Utu

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Age: On s'en fout du moment que je suis canon.
Sam 2 Aoû - 22:58
HRP : Désolééééée pour le retard >.<


Il faut rester fort. Rester fort et ne jamais plier. Alors que les mots de Nin m’atteignent comme des poignards, je ne dois rien dire et garder mon sourire innocent, laisser passer comme si... Comme si tout ce qui venait de se passer n'était rien. N'était-ce pas ce qu'il sous entendait ? "Ils peuvent bien attendre un jour..." Qui peut attendre ? Moi ou ces humains ? Moi je ne peux pas. La punition est futile, je ne sais pas si vous vous rendez compte de la fleur que je vous fait... Mais non, de toutes façons tant qu'il y aura Nanna dans les parages vous pensez que je suis prêt à tout accepter ? Pff... Le pire c'est que ce n'est pas faux. J'attends juste avec impatiente le jour où mon frère le plus proche et le plus lointain se retrouve dans mon camp. Je crois que je peux encore attendre longtemps.
Ma bêtise me fait sourire et je hausse les épaules, semblant dire "non je ne te retiens pas, vas y !" à son "ne vous entre-tuez pas". Il y a bien un jour où ça arrivera, j'en suis conscient. Même plus que conscient, je l'ai vu. Et l'avenir que je vois ne peux pas être changé. Même si je me force à ne pas y faire attention, si j'essaye d'oublier... C'est trop proche pour que je l'ignore. Alors que Nin disparaît dans un nuage de poussière, j'essaye de relativiser. Je suis aussi contaminé par la fureur de Nanna. Lui n'y est pour rien au fond, il n'a rien fait et a toujours été le plus raisonnable des Dieux. Si je commence à me fâcher avec lui aussi je n'ai pas fini...
Et enfin, il n'y a plus que nous. Nous deux, dans cette ville trop connue et trop mystérieuse à la fois. Plus que nous. Comme avant ? Putain non, il n'y a plus de "comme avant". Je suis ridicule, il faut que j'abandonne mes chimères. Je me tourne complètement vers lui, prêt à subir les atrocités qui sortiront de sa bouche. Prêt à endurer, avec le sourire, comme toujours. Alors je me tais. Je me tais et je souris.
Et ça fait mal. "A ta place, j'aurai honte". Mais que crois tu ? Que je ne ressens rien peut-être ? Mais penses-tu que je devrais te montrer à quel point je suis pitoyable ? Que je devrai pleurer devant toi ? Je pourrais. Mais je ne le ferais pas. Parce que je l'ai déjà fait, longtemps, et tu as tout ignoré, tu as tout rejeté en bloc. Je suis triste mon frère. Mais tu t'en fous.
L'aube semble se rapprocher de plus en plus. Je sens dans mon dos l'apparition des premières lueurs, celles qui me rendent ma puissance au fur et à mesure, celles qui chassent la haine de mon cœur et qui me donnent la force. Je deviens plus lumineux, sans le vouloir. Alors je baisse ma garde, mon pouvoir. Mon apparence devient celle d'un simple humain, sans même l'étalage de mon aura divine. Parce que le lieu sera bientôt entièrement à moi. Parce que ces moments sont si rares. Ceux où la Lune et le Soleil peuvent parler ensemble...
Je souris doucement. Comme un père. Comme un frère. Je regarde la haine dans tes yeux. Ce que je veux te dire, tu n'es pas prêt à l'entendre. Et ça non plus, je ne veux pas te le dire. Les lueurs de l'aurore m'apaisent. Je respire. Je me calme. Et mon regard vient se fixer dans le sien, mon élan d'espoir se heurtant à un mur.

_ Non. Je n'ai rien à ajouter.

Un jour. Un jour j'exploserai cette barrière qui nous sépare. Un jour, tu verras, ce sera comme avant...
Doucement, mon corps s’effrite, et de simples particules de lumières se font doucement bercer parle vent des Dieux. Je disparais. A bientôt Nanna.
Je n'abandonne pas.

_ Pardon.

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