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Parce que je dois obéissance à Nanna...
Alex
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Alexander Aestas

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Lun 18 Mai - 18:38
HRP : Alors ! Ce sujet n'est pas un vrai RP, la plupart du temps ce sont des messages qui n'attendent pas de réponses de la part de Nanna... considérez-les comme des hors-séries, des trucs à ne pas prendre en compte dans les autres RP d'Alex xD... Ah, et ne venez pas me voir avec des grands yeux scandalisés par les situations bizarres que vous pourrez lire ici, tout à été vu au préalable avec Nanna. xD


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Comment suis-je arrivé là, déjà ?

Mes doigts entremêlent des mèches de cheveux entre elles, ce genre de truc que je faisais parfois avec les cheveux de ma sœur parce qu’elle adore que je la coiffe (« t’as les mains toutes douuuuces grand frère ! »), ou encore que je faisais avec ses poupées Barbies pour changer leur look et l’amuser. En fait j’aimais bien coiffer ma sœur, elle a de si jolis cheveux… Hmm, passe-temps peut-être plutôt féminin…

Enfin, c’était ma sœur quoi. Une fille. Du coup je pouvais faire des tresses et d’autres choses, mettre des fleurs dans ses cheveux, ça faisait princesse.

Mais… coiffer un homme… enfin, un être de sexe masculin… qui a de longs cheveux… je ne vais pas lui mettre une fleur dans les cheveux quand même, si ? En plus c’est pas comme s’il y avait beaucoup de fleurs, dans cette clairière remplie de poussière.

Oula, je divague…

Bref. Et vous, est-ce que ça vous arrive souvent de coiffer votre dieu ? Si j’avais su que j’en viendrais à faire ça… pas que ce soit désagréable, ils sont magnifiques, ses cheveux. Mais c’est étrange, quoi. Surtout de nuit, des fois je me mélange dans mes tresses parce que je ne vois pas grand-chose. Enfin il y a bien la Lune qui brille, mais elle n’est pas très haut dans le ciel, les arbres autour de la clairière projettent leurs ombres autour de nous.

Je suis à genoux dans la poussière, Nanna assis juste devant moi. Il a le nez levé vers le ciel sombre, et semble perdu dans ses pensées, depuis un bon moment déjà. Je ne cherche pas à briser le silence qui règne. Je n’ai jamais aimé briser le silence.

Le soleil se couchait quand je suis venu ici. Je viens assez souvent, j’aime beaucoup ce lieu, bien que ce fût l’endroit de départ de ma mission dans ce désert froid et sec, qui a été source de cauchemars par la suite. Je viens toujours le soir. Déjà parce que, même si je fais des efforts depuis que je suis rentré, je préfère toujours sortir la nuit. Ensuite, parce que je trouve mal venu de me rendre dans le temple du dieu de la Lune en plein jour.

Je ne m’attends jamais à ce qu’il vienne me voir, je n’attends rien de lui. Je reste toujours dans la clairière, dans le silence le plus total, que seul vient briser le vent et ma respiration. J’observe le reflet du ciel sur la petite perle, juste au-dessus de l’autel. Je reste peut-être une heure, laissant mes pensées divaguer, puis je m’en vais, toujours silencieusement, comme si j’avais peur de réveiller quelqu’un.

Mais cette fois-ci, il était venu. Il s’était soudainement matérialisé devant moi, à peut-être deux mètres. Il m’avait adressé un vague sourire, et expliqué une situation qui sur le moment m’a surpris. Il m’a dit qu’il devait voir quelqu’un, un ami, un proche, que sais-je encore, il n’a rien précisé. Il m’a dit qu’il devait être présentable, et m’a demandé d’arranger ses cheveux. Je me suis retenu de hausser un sourcil. Je sais pertinemment que c’est un dieu, et qu’il peut lui-même « arranger ses cheveux » comme il lui plait. Enfin, je n’ai pas protesté. Comment le pourrais-je, après tout ?

Ses cheveux sont si lisses. J’ai d’abord entrepris de démêler avec mes doigts les deux ou trois nœuds que le vent avait formés, m’excusant au moins une dizaine de fois si j’avais le malheur de tirer trop fort. Après ça, j’ai donc fait des tresses avec quelques mèches pour les faire onduler, pour rajouter un peu de volume. Je n’ai jamais été un grand artiste coiffeur, alors bon, j’improvise un peu…beaucoup. Je ne sais même pas si ce que je fais est beau ou même simplement potable. La seule chose qui me rassure est le fait qu’il pourra tout modifier lui-même si cela ne lui convient pas.

Je défais toutes les tresses que j’ai faites, et démêle à nouveau la chevelure de Nanna. Coiffer mon dieu… franchement…

Finalement, j’avance mes mains et me saisis doucement de deux mèches, à droite et à gauche de son visage –auquel je fais attention de ne pas toucher-, les réunis vers l’arrière de sa tête, et commence encore une fois une tresse. Toute fine et légère. Je n’ai aucun moyen de l’attacher, mais ses cheveux sont si longs qu’elle devrait pouvoir tenir toute seule.

Je laisse mes mains retomber sur mes cuisses, et entreprend de m’excuser, dans un murmure, de toutes les horreurs que j’ai pu faire aux beaux cheveux de mon dieu. J’ai honte, pourquoi il me demande ça à moi ? Au fond c’est un honneur mais…

Nanna se remet debout et se tourne vers moi. Son sourire, aussi petit soit-il, me rassure et je sens mes épaules s’abaisser sous le soulagement. Il m’adresse quelques mots, la poussière du sol se met à tournoyer autour de lui, et il disparait, me laissant à nouveau seul dans la clairière obscure.

HRP : A l'origine j'avais pas prévu de poster cette chose, c'est Nanna qui a voulu //pan//

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Alex
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Alexander Aestas

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Jeu 21 Mai - 18:37

Parfois j’ai du mal à comprendre mon dieu. Bien sûr je ne me venterais pas de dire que je le comprends, c’est un être supérieur après tout.

Mais là, j’ai du mal à comprendre ce qu’il lui passe par la tête.

Ca fait environ une demi-heure que je me suis enfermé dans la salle de bain. D’habitude je ne reste pas aussi longtemps… tellement que ma mère vient de passer et de frapper à la porte en disant « Lily ! Ne reste pas trop longtemps dans la salle de bain s’il te plait ! » en pensant que c’était ma sœur.

Nanna, je ne vous comprends pas, là. Pourquoi cet accoutrement… ? A la limite de l’habit moyenâgeux, du chapeau à plume aux collants, en passant par la fraise en dentelle ! En plus je ne peux pas enlever ces vêtements, ils se resserrent dès que j’essaie ! Même le chapeau je ne peux pas l’enlever, c’est comme s’il s’alourdissait dès que je le touchais avec ma main ! Enfin, je ne vais pas passer la journée comme ça, si ?... Qu’est-ce que je suis censé faire avec ça moi, au juste ? Ah, je vais devoir aller à la Congrégation du coup, si je veux savoir ce qu’il veut que je fasse avec cette tenue… comment je vais faire pour sortir ?! Je n’aime déjà pas qu’on me fixe, mais alors là, avec ça sur le dos… !

Je pousse un soupir, plaque mon oreille contre la porte de la salle de bain pour vérifier qu’il n’y ait personne dans le couloir, et m’empresse de rejoindre ma chambre en prenant soin de fermer à clé derrière moi. Je vais alors fouiller dans ma penderie, avant d’en sortir ce que je cherchais. Une grande cape d’hiver grise. Je ne la mets jamais, pas même en hiver, parce qu’elle me tient trop chaud. Ahhh, je vais mourir avec ça, en cette période… enfin bon, je n’ai pas trop le choix…

Je déplie le vêtement et m’enveloppe dedans, en faisant attention à ce qu’il ferme bien devant. Bon… mes étranges habits étant un peu volumineux, ça fait des formes pas très naturelles par endroit… sans parler de la coiffe que je ne peux pas enlever… mais bon, c’est mieux que rien à la limite.
Je m’apprête donc à sortir, mais pour atteindre la porte d’entrée je dois passer devant la cuisine… et forcément…

— Alexander ?! Qu’est-ce que tu fiches avec ça sur le dos ?!... c’est quoi, ce chapeau à plume là ?

Je me tourne à la manière d’un automate vers ma sœur, les joues rouges.

Euh… en fait… c’est… c’est… un pari, oui, voilà…

Elle hausse un sourcil.

— Tiens, tu fais des paris toi maintenant ? Je sais pas ce que t’as foutu quand tu t’es barré pendant plusieurs jours l’autre fois, mais t’as un peu changé, depuis.

Ah, ma mission… en même temps, je suis obligé de lui servir des excuses bizarres quant aux phénomènes et à mes actions en lien avec Nanna… genre quand je me retrouve du jour au lendemain avec plein de poussière dans ma chambre, je suis obligé de dire que j’ai oublié de faire le ménage pendant toute une semaine… chose que je n’oublie jamais en temps normal. Donc elle me trouve super bizarre, ce que je conçois.

Oui… enfin… pas vraiment mais… pas le temps de t’expliquer, je dois y aller !

J’ai le temps d’entrevoir un sourire sur son visage, puis je me précipite vers la sortie.

Les gens me regardent un peu –beaucoup- bizarrement dans la rue, mais certainement moins que si je n’avais pas mis cette cape.

C’est avec soulagement que j’arrive à la Congrégation. Là-bas, les gens bizarres, on a l’habitude, n’est-ce pas ?

Mais c’était sans compter –encore- sur l’apparition soudaine de la fille aux cheveux blancs, Lynn. Je ne sais pas comment je fais, presque à chaque fois que je viens je la croise… et j’ai bien compris qu’elle adorait m’embêter. Ah, pourquoi il fallait que je tombe sur elle aujourd’hui !

— Ohh, Alex le coincé ! fait-elle avec un grand sourire en me voyant. Tiens, qu’est-ce que tu fais avec ça sur le dos ? Et puis c’est quoi ton chapeau là ?

Elle prend un morceau du tissu de la cape et je m’empresse de reculer, pour ne pas qu’elle me l’enlève, parce qu’elle en serait capable. Elle affiche une expression de surprise. C’est vrai que d’habitude je n’ai pas de mouvement de recul, avec qui que ce soit…

— Bah alors ? Qu’est-ce que tu caches ? T’es à poil en-dessous ou quoi ?

Mon visage prend une teinte cramoisie.

Bien sûr que non ! Je…

Pour ponctuer mes paroles, par réflexe, je dégage la cape de mes bras et agite les mains. Je me rends alors compte de mon erreur. Lynn plisse les yeux en voyant les manches de mon merveilleux costume sorti de nulle part. Je m’empresse de cacher à nouveau mes mains sous le vêtement d’hiver.

Elle lève les yeux vers mon visage.

— Hey, Alex le coincé… c’était quoi, ça ?

Rien, je marmonne, les joues rouges.

— Alleeeeez, montre !

Alors, d’un geste vif, elle s’empare d’un pan de la cape et la repousse. Elle écarquille les yeux en voyant mon costume.

Puis explose de rire. Je serre les dents.

Entre deux respirations, Lynn parvient à demander :

— Oh mon dieu mais… mais c’est une blague d'un dieu ?! …

Je détourne les yeux, avant de répondre :

Je pense… en tout cas je ne m’amuse pas à m’habiller en valet tous les matins…

Les larmes au bord des yeux, elle souffle :

— Hey dis, j’peux te traiter en esclave du coup ? T’as la tenue pour… !

Je me retiens de dire que ça ne changeait pas beaucoup de d’habitude… le fait d’être traité comme un « esclave », je veux dire. En même temps je suis incapable de refuser quoique ce soit… enfin ça dépend… bref.

Prenant mon silence pour un « qui ne dit mot consent », elle affiche un air supérieur et plisse les yeux.

— Bien ! Alors, déjà je veux que tu me portes jusqu’à l’étage supérieur, c’est vrai, ils sont trop grands les escaliers ici. Ensuite… ah bah en fait non t’as de la chance, j’ai un cours après.

Elle m’affiche un sourire moqueur. Je serre les lèvres. Ah, je ne sais pas dire non… Bon sang Alex, t’en a pas marre d’être traité comme un moins que rien ? Aucune autorité ni aucune fierté, franchement…

Bon, c’est parce que je t’aime bien, hein…

En vrai ça aurait pu être n’importe qui, je n’aurais pas refusé. Je crois que j’essaie juste de garder un minimum de crédibilité…

…crédibili-quoi ? Ouais, pardon, je n’ai rien dit en fait.

Je m’accroupis, pour qu’elle monte sur mon dos, ce qu’elle fait avec joie. Elle enroule ses bras autour de mon cou –rigolant pour la fraise au passage-, manquant de m’étrangler –à croire que cette fille n’est dotée d’aucune délicatesse… à moins qu’elle ne le fasse exprès, ce qui est fort probable aussi-. Je me remets debout et me dirige vers les escaliers. Cette fille est un poids plume, ce n’est pas ça qui me pose problème… c’est plutôt que, pour tenir ses jambes, je suis obligé de dégager la cape. Les gens me regardent donc passer avec ma superbe tenue, et les rires fusent dans le couloir. Le teint toujours cramoisi, j’accélère le pas. Vivement que cette journée se finisse… j’espère que Nanna n’a pas des idées lumineuses comme ça tous les jours… enfin après tout il fait bien ce qu’il veut de moi, mais bon…

— Arrête-toi là, Alex le coincé ! fait alors la voix de Lynn dans mon oreille.

Je la redépose sur le sol, et m’empresse de me frotter les côtes. Elle a pris un malin plaisir à me donner des coups de pieds, comme si elle était sur un cheval… ça fait mal, merde !

Elle m’adresse un sourire, se met sur la pointe des pieds et me frotte les cheveux, comme à un enfant.

— C’est bien, petit esclave ! Merci ! Les dieux devraient t’habiller en valet plus souvent, c’est très drôle ! Bon, en attendant je dois y aller. See you later !

Puis elle s’éloigne me laissant là, perplexe. Cette fille est vraiment flippante, quand même.
Bon, à l’origine j’étais venu pour aller dans le temple de Nanna… c’est lui que je dois servir, personne d’autre. Enfin, en priorité quoi…

Je m’enroule à nouveau dans la cape et m’empresse de sortir du bâtiment, dont l’ambiance commence à m’étouffer. Je prends le chemin qui commence à m’être familier, dans la forêt, puis débouche dans la clairière de poussière. Je me débarrasse du vêtement d’hiver qui me tient désagréablement chaud, et me mets à genoux devant l’autel.

Dites, Nanna… c’était vraiment obligatoire, cet accoutrement ? Vous savez très bien que j’obéirai à vos ordres et que vous n’avez qu’à demander, alors… m’habiller de la sorte, était-ce vraiment nécessaire ? C’était vraiment gênant…

En plus j’étouffe, là-dedans… Mon dieu a manifestement un sens de l’humour bien à lui…

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Nanna
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Nanna

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Dim 31 Mai - 10:08
Je souris en voyant mon Missionnaire s'en retourner vers mon temple. On croirait voir un authentique représentant de la Renaissance italienne déambuler dans la forêt. J'avais beaucoup apprécié cette période, celle du renouveau intellectuel et d'un nouvel intérêt pour les Dieux des "anciens", c'est-à-dire nous. En même temps quelle idée, le monothéisme. Tout le Moyen-âge en Europe nous avait affaiblis, certes ceux qui croient en un seul Dieu croient par conséquent à tout le Panthéon, mais il est bien dur de se partager la foi destinée à un seul, entre nous six. Seul Ershkigal avait eu une belle part, vu comme les humains craignaient Satan. Et il faisait tout pour leur donner raison, jouant le pervers avec ses collants d'un goût très discutable. Les cornes aussi, c'était parti d'une blague... Et voilà, nouvel emblème du Mal chez les humains. Non non, la Renaissance c'était bien mieux. Puis ce cher Alexander est à croquer en jupette. Tunique, pardon. Très mignon, vraiment ! Et c'est si agréable, son dévouement sans faille, il serait capable de faire absolument tout ce que je lui demanderais, et j'en ai la preuve avec ces vêtements pour le moins incongrus.
Il vient s'agenouiller devant mon autel, et je ne peux m'empêcher d'admirer cette humilité dont il fait preuve. De la soumission, quoi. Mais il a raison, je suis un Dieu et il est totalement en mon pouvoir.

Dites, Nanna… c’était vraiment obligatoire, cet accoutrement ? Vous savez très bien que j’obéirai à vos ordres et que vous n’avez qu’à demander, alors… m’habiller de la sorte, était-ce vraiment nécessaire ? C’était vraiment gênant…

Je souris encore plus largement. Gênant hein ? Figure-toi que c'était un peu le but, petit homme ! Il va sans doute falloir que tu apprennes à démontrer un peu plus de force de caractère pour mes missions tu sais. Et je ne précise pas que tu ne démarres pas très bien. Mais c'est sans importance, si tu n'es pas encore un bon Missionnaire, tu es déjà un très bon jouet. Haa, j'ai même un peu de tendresse pour toi. Cette totale abnégation ne laisserait personne insensible, j'aurais presque aimé avoir un enfant comme toi.

Je me matérialise dans son dos, dans un nuage de poussière qui retombe rapidement au sol. J'ai fait aménager cette clairière exprès pour ça.

_Tu le portes à merveille, Alexander. Ca ne t'aurait pas plus de vivre à la Renaissance, en Italie ? Haha... Je suppose que tu es bien ici. Oh, mais tu es gêné, je le vois... Tu souhaiterais peut-être que je t'ôte ces vêtements ?

J'ai un grand sourire en me penchant pour mettre mon visage à la hauteur du sien.

_J'espère que tu sais ce que tu souhaites...

D'une pensée je fais disparaître sa veste. Hahaha, quel garçon exquis ! Si mignon, si spontané... Pour un peu j'irais jusqu'au bout.
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Alex
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Alexander Aestas

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Lun 1 Juin - 16:53

Je sens soudainement une présence dans mon dos. D’abord, je m’inquiète : est-ce qu’on m’a suivi ? Mais je comprends rapidement grâce à la sensation de paix qui m’envahit que ce n’est pas ça.

Je me tourne vers Nanna, toujours à genoux.

— Tu le portes à merveille, Alexander. Ça ne t'aurait pas plu de vivre à la Renaissance, en Italie ? Haha... Je suppose que tu es bien ici. Oh, mais tu es gêné, je le vois... Tu souhaiterais peut-être que je t'ôte ces vêtements ?

Oui, j’aimerais être habillé normalement. Cependant, au ton qu’il emploie, la sensation de paix qu’il m’inspire habituellement se dissipe. L’immense sourire qu’il m’adresse ne présage rien de spécialement bon non plus. Joueur, c’est ça.

Il se penche vers moi, toujours avec ce grand sourire. D’une voix on-ne-peut plus calme, presque un murmure, il ajoute :

— J'espère que tu sais ce que tu souhaites...

Une pointe d’inquiétude me fait serrer les dents, et je me retiens à grand peine d’avoir un mouvement de recul. Nanna me fait presque peur avec cette expression joueuse.

Un poids disparait, et je m’aperçois qu’il ne me reste que la chemise blanche et ample en guise de haut. Le fait de n’avoir fait disparaitre qu’un seul élément m’indique très clairement qu’il a l’intention de  faire durer mon malaise, un certain temps. Pourquoi, quand on me demande un service, c’est toujours pour rire de moi ? Qu’est-ce que j’ai fait ? Pourquoi est-ce que ça vous fait tous rire de me mettre dans l’embarras… j’aimerais bien satisfaire les gens autrement qu’en jouant le bouffon de service… enfin… peut-être ne suis-je pas capable de faire autre chose… ah, tu es si désespérant, Alex…

Qu’est-ce que vous voulez que je fasse… ?

Je me sens horriblement mal à l’aise. Enfermé, sans grand espoir de fuite. Probablement parce que Nanna a tous les pouvoirs, et que je ne sais pas de quelle façon je vais terminer cette journée.

Son expression joueuse m’effraie. Jamais je n’aurais cru que mon dieu m’inspirerait ce malaise et cette inquiétude. Que la Nuit se jouerait de moi, en quelque sorte…

Mais je n’ai pas le droit de montrer cette gêne. Parce que j’ai moi-même suffisamment profité de la paix que m’offrait Nanna, le soir. Alors je suppose que c’est à lui maintenant de m’utiliser comme bon lui semble, y compris pour l’amuser… Un serviteur n’a pas vraiment le droit de protester… n’est-ce pas ?

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Nanna
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Mar 23 Juin - 9:01
Il serre les dents, et pour un peu je verrais une goutte de sueur couler le long de son front. Ah, la voilà... Je te donne des sueurs froides, Alexander ? Pourtant je ne te veux aucun mal, tu le sais ? Ce n'est pas pour rien que je t'ai choisi, enfin je l'espère. Si tu es là et que je daigne t'apparaître c'est bien que tu me plais, petit homme. Je retiens un soupir d'amusement teinté d'un peu de résignation et de tendresse.
Alexander, ce petit humain a sans doute l'impression d'être une éternelle victime, peut-être même bon à rien. Je lui jette un regard un peu peiné. Un rapide coup d’œil à ses pensées me confirme cet état d'esprit. J'aimerais que tu voies qu'il suffit d'un rien pour passer du statut de victime à n'importe quel autre qui te plaira plus. Il faut agir. Prendre les gens à revers. Oh, pour moi il est trop tard pour faire cela, les Dieux se connaissent trop bien pour changer d'opinion ainsi. On se ressemble, tu le sais ?

—Qu’est-ce que vous voulez que je fasse… ?

Il voit donc les choses ainsi, si trivialement. Du chantage. Je lui fais peur, je le sens. Mais non, la Nuit n'est pas que protectrice. C'est le moment de toutes les débauches, que je le veuille ou non, et cela fait partie de moi. Toutefois il ne goûte pas à ma petite plaisanterie, de toute évidence.
Je lui adresse ce même sourire, sombre et joueur, en lui parlant doucement.

_Je veux que tu cesses d'avoir peur. Crois-tu vraiment que je vais te faire du mal, puisque je t'ai choisi, et que de toute évidence je n'ai aucun motif de te punir ? La Nuit te protège...

Je claque des doigts pour faire disparaître sa chemise, le laissant torse nu dans le tiède après-midi suédois.

_Je t'ai donné des pouvoirs, non ? Et je sais que je ne les ai pas donnés à n'importe qui, tu te débrouilles déjà bien avec il me semble. Ils sont puissants, plus que beaucoup d'autres. Alors qu'attends-tu ? Utilise-les pour devenir plus fort.

Un autre claquement de doigts et ses chausses disparaissent de la même manière. Je me penche tranquillement vers lui, dans une attitude volontairement joueuse.

_Vas-y, je sais que tu en es capable. Sinon tu ne vas pas tarder à te retrouver nu face à moi... Ce qui ne serait pas pour me déplaire.

C'est vrai qu'il est mignon, ce petit. Mais pour l'heure, je veux juste le faire réagir. Il est encore trop faible, trop peureux... J'ai besoin d'un jeune homme fort, et je ferai tout pour l'aider à le devenir. Encore un sourire et c'est la jupe de brocart qui s'évanouit. Allez, petit, tu es en caleçon... Fais quelque chose, ou je vais te faire très peur. J'effleure son visage d'un geste de la main, les pieds dans la douce poussière qui tapisse le sol de la clairière.

_Tout ce dont tu as besoin est déjà ici... A moins que ce ne soit pas ce que tu veux ?
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Alex
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Alexander Aestas

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Mar 23 Juin - 15:10

A quoi est-ce qu’il joue ? Qu’est-ce qu’il me veut ? Je ne comprends pas pourquoi il fait ça. Me mettre mal à l’aise doit visiblement être un jeu très drôle, au vu du nombre de fois où je l’ai subi…

Nanna reprend, toujours de cette voix grave et douce, bien que son sourire joueur orne toujours son visage :

— Je veux que tu cesses d'avoir peur. Crois-tu vraiment que je vais te faire du mal, puisque je t'ai choisi, et que de toute évidence je n'ai aucun motif de te punir ? La Nuit te protège...

Que je cesse d’avoir peur ? Mais est-ce qu’il se rend seulement compte que son expression est vraiment effrayante ? Je sais qu’il ne me ferait pas de mal, pas physiquement du moins. Mais moralement, c’est une autre histoire, je suppose… je ne sais pas. J’ai toujours fait instinctivement confiance à Nanna, mais mon passé me pousse à me méfier face à son regard sombre et joueur. Je ne sais pas trop quoi faire. Donc je me tais.

Il claque des doigts. Une brise vient alors caresser mon torse désormais dénudé. Je serre un peu plus fortement les dents, les joues ayant pris une teinte écarlate. Instinctivement je tente de camoufler la cicatrice qui me barre le torse, souvenir de la dernière fois où j’avais vraiment dit « non » aux autres. Oh bien sûr c’est inutile de cacher ce genre de chose à un dieu mais bon… c’est devenu une habitude de vouloir cacher ma cicatrice… elle est tellement source de mauvais souvenirs…

La voix de Nanna me tire de ces pensées :

— Je t'ai donné des pouvoirs, non ? Et je sais que je ne les ai pas donnés à n'importe qui, tu te débrouilles déjà bien avec il me semble.

Moi, bien me débrouiller avec mes pouvoirs ? Est-ce une blague ? Je dois probablement être celui qui gère le moins bien ses pouvoirs… il suffit qu’une émotion un peu trop forte me prenne et la poussière n’en fait qu’à sa tête. D’ailleurs je n’y avais pas fait plus attention que ça, mais quelques grains avaient commencé à me chatouiller le bout des doigts.

— Ils sont puissants, plus que beaucoup d'autres. Alors qu'attends-tu ? Utilise-les pour devenir plus fort.

Les utiliser, pour quoi faire ? En quoi la poussière peut m’être utile en cet instant ? Il ne me demande pas de l’attaquer, quand même ? Je ne peux pas faire ça ! Pourquoi il me demande ça ? Je ne peux pas me dresser contre lui, je n’en ai pas le droit ! Il le sait non ?

Je sens mes chaussures disparaitre et mes pieds s’enfoncer dans la poussière de la clairière. Je serre légèrement les lèvres. Nanna se penche alors vers moi, tout sourire :

— Vas-y, je sais que tu en es capable. Sinon tu ne vas pas tarder à te retrouver nu face à moi... Ce qui ne serait pas pour me déplaire.

Je crois que mes joues ne peuvent pas prendre une teinte encore plus écarlate. Lily me dit souvent que je dois avoir un problème d’irrigation sanguine à ce niveau-là, que ce n’était pas possible de rougir autant.

Je… pourquoi…comment… ?

Ok, pour la phrase constructive, tu peux repasser, Alex. Les mots s’entrechoquent dans ma bouche et je ne suis pas capable de former une phrase correcte.

L’instant suivant, je sens grâce aux courants d’air soudains qu’il ne me reste plus que mon caleçon sur moi. Même avec ma sœur j’évite ce genre de tenue, et pourtant elle est probablement la personne avec laquelle je suis le plus à l’aise au monde. Remarque, même quand je suis seul je n’aime pas me voir aussi dévêtu. Principalement à cause de la cicatrice, en fait. Autant vous dire que je fuis les miroirs dès que je me rends à la salle de bain...

Nanna effleure alors doucement mon visage, me tirant à nouveau de mes pensées.

— Tout ce dont tu as besoin est déjà ici... A moins que ce ne soit pas ce que tu veux ?

Ce que je veux ? Qu’est-ce que je veux, au juste… ? Je baisse un peu la tête.

Pour le moment, que Nanna cesse son petit jeu affreusement gênant. Mais… je n’ai pas le droit de lui dire non…

Pourtant… c’est plus ou moins ce qu’il me demande, au final. D’utiliser mes pouvoirs pour mon compte personnel. Il m’en a donné la permission, voire l’ordre. Alors, pourquoi est-ce que j’hésite ?

Les souvenirs se rapportant à ma cicatrice me reviennent en mémoire, me tirant une grimace. La fois où j’avais dit « non », et que ça n’avait pas plu. Eux aussi d’une certaine façon m’avaient mis au défi de refuser de me plier face à eux. Je l’avais fait. Au final, j’avais fini l’après-midi à serrer un oreiller ensanglanté contre moi, à espérer que personne ne rentre dans ma chambre.

Oui, mais… Nanna n’est pas comme ça, je le sais. C’est lui qui me le demande. Apprend à faire confiance, Alex… surtout à ton dieu, il va falloir que tu lui fasses confiance, aveuglément…

Je lève à nouveau les yeux vers lui, et son sourire joueur m’inspire un nouveau frisson dans le dos.

Arrêtez… s’il vous plait…

Oui… bon… un ton autoritaire, moi ? Surtout face à Nanna ? Il ne fallait pas trop espérer…

Bien entendu, ma ridicule tentative de communication –c’est déjà pas mal que j’aie réussi à mettre les mots dans le bon sens…- n’a absolument aucun effet, à part peut-être l’amuser d’avantage. Approximativement autant d’impact que les paroles d’un jeune enfant…

Le souffle de vent qui vient alors caresser ma peau me fait alors prendre pleinement conscience de ma situation quelque peu coincée. Mon cœur s’accélère sous l’effet de l’inquiétude. S’il vous plait Nanna, laissez-moi tranquille… !

Je la sens, la poussière qui était apparue près de mes doigts, elle s’agite. La poussière de la clairière près de moi aussi, d’ailleurs. Mais plus faiblement, peut-être. Je ne gère toujours pas mes émotions, manifestement. A moins que ça ne soit ma volonté ? Une vague envie de me défendre ?... Est-ce que je dois laisser cette brèche s’ouvrir un peu plus ?

J’esquisse un mouvement de recul, bien que je sois toujours à genoux. Tout s’emballe à cet instant. Comme si mes pouvoirs étaient soudainement libérés.

Dans un faible grondement, un mur de poussière se dresse entre Nanna et moi. J’écarquille un peu les yeux. Je sens également la poussière du sol remonter lentement le long de mon dos, jusqu’à mes épaules. Je tourne la tête, surpris. Elle a formé une espèce de cape…

Pendant un instant, je suis tenté de me demander si c’est Nanna qui cherche à me perturber d’avantage. C’est vrai, d’ordinaire ma poussière ne bouge pas, pas autant. Mais… premièrement, ce n’est pas la mienne, c’est celle du sol, peut-être que ça a une certaine influence…

Et puis, peut-être que cette fois-ci, c’est vaguement lié à ma volonté. Enfin, vaguement. Ou pas. Je n’en sais rien. En fait je n’ai pas du tout les pensées claires, alors si c’est vraiment dû à ma volonté, ça vient du fin fond de ma conscience…

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Nanna
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Nanna

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Dim 25 Oct - 17:39

Je secoue la tête en souriant en écoutant les faibles dénégations de mon Prêtre-roi. Au moins a-t-il trouvé la force de les formuler, songé-je avec fatalisme. Mais je sens bien qu’en lui sa colère s’agite. Nul ne peut subir éternellement la volonté des autres sans se soulever un jour ou l’autre. Alexander n’échappe sans doute pas à la règle, comme en témoignent les petits grains de poussière qui commencent à s’amonceler autour de ses doigts. Je suis presque embêté de lui faire subir cette mascarade, il doit être frigorifié, humilié, ainsi agenouillé dans le froid. C’est malheureusement plus que nécessaire. Je me dois d’être injuste avec lui. Accentuant la menace de mon aura, je le vois avec plaisir vaciller, tandis que la poussière s’amasse autour de ses épaules en une chape grise évoquant une cape. Enfin quelque chose… Je le vois agrandir les yeux avec incrédulité. Certes, ici son pouvoir se trouve un peu amplifié, mais ce sont tout de même ses capacités qui lui ont permis de faire ça.
Je masque un sourire en me redressant.
_Alexander, c’est ainsi que je veux que tu réagisses. Si l’on t’agresse, défends-toi, si on t’enlève ce qui t’es cher, recrée-le, sois aussi mouvant et adaptable que la poussière que tu manipules. Un envoyé de Nanna n’a pas à se soumettre aux autres, et c’est aussi à toi de me représenter par ta force. La bonté ne fait pas tout, et il faut savoir soutenir ses intérêts.
Je marque une petite pause.
_Relève-toi donc, et tiens-moi tête, je t’en donne la permission. Le respect que tu me portes se doit d’impliquer une part de recul, aussi si je te semble cruel, ou irréfléchi, je t’invite à m’en faire part – bien que je ne te garantisse pas d’en tenir compte. Je t’ai choisi, tu comprends ? Je ne veux pas n’avoir que l’ombre de toi pour me servir. Sois fort à présent, nous continuons à t’entraîner. Mouvant et adaptable, mais ne cède pas un pouce de terrain.
Je le regarde, vaguement inquiet quant à ses réactions. Puis, sans prévenir ni esquisser un geste, je rends le sol instable et l’agite de soubresauts sous les pieds du jeune homme, essayant de le déstabiliser – gentiment, je l’avoue.
Dans un milieu au sol entièrement recouvert de poussière, il ne devrait pas avoir trop de mal à trouver de quoi se défendre, si ?
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Alex
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La cape de poussière me coupe un peu du vent et mes tremblements diminuent. Je reste un peu surpris par le mouvement soudain de la poussière, qui ne s’était jamais mû ainsi.

Je reporte mon regard vers Nanna tandis qu’il se redresse. Je ne saurais dire ce qu’il pense, son expression est devenue plus… neutre. J’ai beau savoir que c’est ce qu’il veut, que j’agisse face à ses provocations, mais j’ai peur de l’avoir offensé…

— Alexander, c’est ainsi que je veux que tu réagisses. Si l’on t’agresse, défends-toi, si on t’enlève ce qui t’es cher, recrée-le, sois aussi mouvant et adaptable que la poussière que tu manipules. Un envoyé de Nanna n’a pas à se soumettre aux autres, et c’est aussi à toi de me représenter par ta force. La bonté ne fait pas tout, et il faut savoir soutenir ses intérêts.

Je baisse légèrement la tête. Lily m’avait déjà tenu ce genre de discours, maintes et maintes fois. Mais jamais ses mots n’avaient eu autant d’impact, autant de… force. Ce que Lily disait, ça ressemblait plus à « Mais bordel de merde, botte-leur le cul putain ! Arrête de te faire marcher sur les pieds ! ». Le calme et l’autorité présents dans la voix de Nanna, eux, donnent une autre dimension, une autre force à ces mots. D’autant plus que, comme c’est mon dieu, je me sens d’autant plus obligé de l’écouter, de comprendre et de réfléchir à ces paroles.

Soutenir mes intérêts… le souci est que je ne sais pas comment m’y prendre, je ne l’ai jamais su. Enfin… est-ce une excuse ? Peut-être que je me cache derrière une fausse raison, pour ne pas avoir à faire l’effort de faire des choses que je n’ai pas réellement envie de faire. Ou plutôt que j’ai la trouille de faire. Ce que je veux n’a jamais été très clair, même pour moi. Enfin, après tout, là tout de suite j’ai bien réussi à faire un minimum ce que Nanna me demandait. S’il me dit tout ça, c’est qu’à ses yeux je ne dois pas être un cas complètement désespéré.

— Relève-toi donc, et tiens-moi tête, je t’en donne la permission. Le respect que tu me portes se doit d’impliquer une part de recul, aussi si je te semble cruel, ou irréfléchi, je t’invite à m’en faire part – bien que je ne te garantisse pas d’en tenir compte. Je t’ai choisi, tu comprends ? Je ne veux pas n’avoir que l’ombre de toi pour me servir. Sois fort à présent, nous continuons à t’entraîner. Mouvant et adaptable, mais ne cède pas un pouce de terrain.

Je m’exécute et me redresse, même si ça ne me plait pas énormément. Être debout face à Nanna me met un peu mal à l’aise. Probablement ai-je une vision un peu trop fermée de la chose, mais selon moi… un serviteur n’a pas à se mettre à la hauteur de celui qu’il sert…

Hm… pourquoi est-ce que je me pose tant de questions ? Je ne comprends pas moi-même ma manière de raisonner. Pourquoi, si on m’en donne la permission, je rechigne à faire quelque chose ? Est-ce réellement mal, ce qu’on me demande de faire ? Non… c’est plus comme si… il voulait que je me respecte, afin de mieux le respecter lui.

En tout cas, je ne pensais pas que dans le fait de le servir il entendait que je lui donne mon avis sur ses actions.

Je ne pensais pas qu’il vous plairait d’entendre les avis d’un humain. Enfin, si c’est ce que vous voulez vraiment, j’essaierai de vous faire part de mon opinion, bien que je ne vous garantisse pas de pouvoir réellement dire quoi que ce soit sur vos actions. Vous existez depuis longtemps, vous possédez une sagesse et une connaissance du monde que je n’ai pas.

Si une chose me semble cruelle ou irréfléchie, peut-être qu’à lui elle lui semblera juste et meilleure pour le maximum de personnes. Je ne peux pas avoir un point de vue omniscient, alors est-ce que donner mon avis est vraiment… utile ?

Je vois alors la ligne des arbres devant mes yeux flancher et je me rattrape comme je peux en changeant mes appuis et en bougeant les jambes. Je baisse les yeux vers le sol, surpris, avant de les lever à nouveau vers Nanna, dont le visage était toujours impassible. Le sol, la poussière se meut sous mes pieds, si ce n’est pas moi ça ne peut être que lui.

Qu’est-ce que vous… ?

Je suis déséquilibré constamment par les vagues instables de poussière qui bougent au sol, et j’ai l’impression que plus je tente de bouger de la masse grise plus je perds l’équilibre. Que cherche-t-il à me faire faire ?

Je tente de faire passer l’énergie que me confère mon pouvoir dans mes pieds, dans la poussière de la clairière. Je suis censé pouvoir la faire se solidifier, je crois. C’est donc avec un certain soulagement que je sens les soubresauts qui agitaient le sol sous mes pieds s’atténuer, et que je peux retrouver mon équilibre. Mais c’est pourtant avec une certaine inquiétude que je relève les yeux vers Nanna.

« Tiens-moi tête ». Une grimace tord doucement mes lèvres au fur et à mesure que je comprends ce qu’il veut que je fasse. Non mais… il ne me demande pas d’utiliser mes pouvoirs contre lui ?!

Vous êtes sûr ?…

Allons, Alex, c’est lui qui te l’a dit. En plus tu sais pertinemment que tu ne pourras rien lui faire, si t’arrives à l’effleurer tu pourras t’applaudir.

Je me pince légèrement les lèvres. « Il faut savoir soutenir ses intérêts ».

Dis-toi simplement que c’est pour mieux pouvoir servir Nanna après. Ce n’est pas un manque de respect. Au final c’est obéir à ses ordres et ses désirs. Arrête de réfléchir.

Résigné, une certaine forme de détermination dans les prunelles, je baisse le regard vers ses chevilles, avant de le porter vers ses poignets. Au sol, la poussière se déplace lentement à la manière d’un serpent vers lui.

Mon but est simplement de le faire trébucher. Que la poussière s’enroule à la manière d’une corde autour de ses chevilles et de ses poignets, pour l’immobiliser. Au fond ça ne servirait à rien même si ça marchait puisqu’il n’a pas besoin de ses membres pour utiliser ses pouvoirs.

C’est juste… pour le déstabiliser.

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Nanna
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Nanna

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Lun 28 Déc - 17:18
[yolooo on passe en speedRP !]

Je retiens un sourire sans répondre ; Alex est comme étranger à son époque : il y a plusieurs siècles son humilité aurait été parfaite mais aujourd'hui elle est plutôt déplacée. Néanmoins je ne peux pas nier que j'apprécie !
Mon Missionnaire vacille légèrement puis se reprend, avec un air de détermination qui aurait pu faire peur sur le visage d'un autre.
Oh bien sûr le fait que je puisse lire dans ses pensées lui enlève un peu l'effet de surprise, mais ses initiatives, bien qu'un peu timides, ne sont pas si mauvaises. La poussière qu'il déplace se désintègre à l'approche de mon corps tandis que j'intensifie les ondulations du sol et que je suscite une sorte de tempête miniature autour de lui. Je suis sûr qu'il est capable de prendre le contrôle de la poussière que je manipule, en tout cas je m'applique à ne pas mettre trop de pression mentale dessus pour qu'il puisse l'évincer. Je pense que c'est à peu près la même intensité que celle d'un prêtre-roi du coup.

_Essaye de maîtriser la poussière qui t'agresse, n'oublie pas que tu exerces ton pouvoir sur toutes les formes de poussière. En fait, ça ne t'avancera pas à grand-chose de m'attaquer, alors concentre-toi plutôt sur ta défense et la puissance de ton pouvoir. Si tu te concentres tu peux percevoir les objets réceptifs à ton pouvoir, la poussière donc. Ordonne-lui de retomber.

Je lui lance un léger sourire que je veux encourageant, en me demandant s'il peut le voir depuis le centre de son maelström.
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Alexander Aestas

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Jeu 14 Jan - 21:11
HRP : Un quoi ? Un speed RP ? C'est quoi, ça se mange ? xD 8'D


Ça ne fonctionne pas, évidemment que ça ne fonctionne pas. La poussière disparaît en s'approchant de Nanna.

Après, si mes tentatives sont toutes aussi... Vaines que cela, je ne sais pas trop où ça doit me mener.

J'observe la poussière qui se met à tourbillonner autour de moi, venant me gifler les jambes, le torse, les joues. Je plisse légèrement les yeux, cherchant toujours à garder l'équilibre sous l'effet du sol mouvant sous mes pieds.

Sa voix me parvient, me disant de plutôt m'atteler à la réalisation de choses possibles. En somme... Me défendre, plutôt que de l'attaquer lui.

Je tente de faire ce qu'il me demande, ou me conseille. Cependant, reprendre le contrôle de la poussière que lui contrôle déjà est moins facile que de faire bouger celle du sol. C'est comme reprendre quelque chose des mains de quelqu'un alors qu'il est en train de le serrer fortement contre lui...

Je fais comme je peux. Pour faire passer de l'énergie dans la poussière, comme je l'avais fait plus tôt avec la poussière du sol. Ça me demande plus de concentration, pour contourner les pouvoirs de Nanna —même si je me doute qu'il n'y va pas de toute sa puissance—.

Finalement, après une lutte quelque peu invisible, le mouvement de la poussière se fait moins rapide, puis elle tombe au sol. Je trébuche, lève les yeux vers Nanna.

Que je me défende, n'est-ce pas ?

Un faible sourire étire mes lèvres, tandis que je m'efforce de recentrer mon attention sur la poussière du sol. J'ose espérer qu'avec de l'entraînement cela pourra se passer d'autant de concentration, car c'est quelque peu... Handicapant, je suppose. Enfin pas ici, mais dans une autre situation, autant baisser sa vigilance par rapport à son adversaire doit être... Embêtant.

Je parviens à dresser un mur de poussière entre Nanna et moi. Plutôt fragile, mais je n'arrive pas à en contrôler beaucoup plus. Comme quoi... Je manque cruellement d'entraînement.

Je ne peux pas rester là-dessus… l’inutile mur de poussière s’effrite et s’effondre, pendant que je recentre mon attention vers le sol, plus éloigné de moi. En fait, je fixe mon regard sur la poussière se trouvant aux pieds de Nanna, puis y concentre toute mon énergie, avant de la libérer d’un coup.

Prévisible, sûrement. En espérant que ça suffira quand même à faire se mouvoir la poussière du sol, dans le but, encore, de le déstabiliser. J’ai un réservoir d’idées assez limité… Bon sang, qu’est-ce que je fais là…



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