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Le prélude d'une histoire... [Tyarisse]
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Alex
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Alexander Aestas

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Lun 20 Juil - 12:45

Pour la deuxième fois en deux jours, j’en viens à me demander la raison de ma présence ici. C’est… bondé de monde. Bon, ce ne sont pas des gens hyper excités comme à un concert « normal », mais bon. Pas excités ? Ah excusez-moi, j’avais oublié ma sœur, qui sautille toute seule à côté de moi.

La veille, lorsque j’étais rentré chez moi après l’heure de colle, je crois que Lily a passé approximativement dix minutes à m’engueuler parce que j’étais rentré plus tard que ce que j’avais dit, sans la prévenir. Si j’avais osé la couper, je lui aurais fait remarquer que j’avais vingt ans, et que donc techniquement je pouvais faire ce que je voulais au niveau de mes horaires. Mais elle se comporte comme ma mère, ou du moins comme une grande sœur. C’est pourtant censé être moi l’aîné… je ne sais pas tenir mon rôle… c’est pitoyable…

Puis passées ces dix minutes, j’avais enfin pu lui expliquer ce qu’il s’était passé. Enfin, « expliquer »… J’ai juste eu le temps de dire que j’avais été collé et… et elle a pété un plomb. Pas de la colère, de la déception ou quoique ce soit… non, elle était contente. Elle m’a applaudit en sautillant toute seule, en me demandant comment j’avais fait, si je me décidais à me rebeller contre l’éducation comme beaucoup de jeunes ou quoi… Puis elle a déchanté complètement lorsque je lui ai raconté que c’était une blague de Lynn. Quelque chose dans le style « …oh. ». Puis elle s’est à nouveau emballée en me faisant l’un de ses discours habituels sur « non mais Alex, faut que tu t’imposes blah blah blah, pas te laisser marcher sur les pieds blah blah blah… ». Je sais tout ça. Mais je n’y arrive pas. Je ne peux pas. Après un bref soupir, j’avais enchaîné sur le déroulement de l’heure de colle, enfin plutôt le « service » que je devais rendre à Tyarisse. Alors là, c’est l’apogée de la joie pour elle.

— OH PUTAIN MAIS T’AS RENCONTRÉ UNE FILLE ET TU DOIS LA REVOIR DEMAIN ?!

Non mais… c’est juste pour lui rendre service…

— CE concert en plus ! Quand je pense que tu m’as fait chier quand je t’ai proposé d’y aller ! Enfin bon, viens avec moi.

Sans même écouter ce que j’avais à dire, elle avait pris mon poignet et m’avait traîné jusqu’à ma chambre. Elle s’était alors mise à fouiller dans mon placard, puis dans ma penderie.

Qu’est-ce que tu cherches… ?

Elle avait poussé un soupir.

— Pff… t’as vraiment rien à te mettre quoi ! Bon, reste ici, je vais voir dans la chambre de papa.

Puis elle était sortie en fermant la porte de ma chambre. Comme pour m’empêcher de sortir… comme si j’allais m’enfuir.

Je me suis alors étalé en travers de mon lit, et avait plaqué ma main sur mon front en repoussant quelques mèches de cheveux au passage. Un soupir m’avait échappé. Quelques minutes plus tard, Lily était revenue, tenant fièrement à la main un… costume… ? Ah mais… mais non ! C’est… c’est trop voyant ça ! Quoique bon, c’est habituel dans ce genre de concert mais… mais bon…

Avec un nouveau soupir, je me suis redressé, fixant ma sœur d’un regard un peu… exaspéré ?

Bref… en plus ma sœur a absolument tenu à m’accompagner jusqu’au lieu du rendez-vous, je crois pour me surveiller et éviter que je ne fasse demi-tour ou autre. Donc on attend Tyarisse, ma sœur sautillant comme un ressort à côté de moi. Je lève anxieusement les yeux vers le ciel sombre. Je crois que je cherche désespérément dans l’observation de la nuit la paix que m’apporte d’ordinaire Nanna. Mais je la ressens nettement moins souvent depuis l’éclipse. Nanna… est-ce que je dois m’en inquiéter ou pas ?

Hm, il faut vraiment que je cesse de toujours ramener mes pensées vers lui. Je sais que c’est inutile de m’inquiéter ainsi. Tu crains Alex, pourquoi t’es pas capable de suivre ta raison ? Pff…

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Jeu 23 Juil - 23:38
2 heures pour m'habiller. 2 putain d'heures ! Comment c'est possible ?! Logiquement c'est que dans les films avec un personnage féminin bourré de stéréotypes à deux balles ou quand tu es une vraie diva.
Étrangement, ça me fait penser à mes cours sur la mythologie sumérienne. Les sumériens avaient une déesse qui a du servir de prototype à toutes les salopes de cette terre, typiquement du genre à essayer des dizaines de tenues pour revenir à la première, à prendre trois plombes dans la salle de bains pour finalement opter pour un maquillage pas trop marqué et un coiffure compliquée qui paraît pourtant simple...
NOOOON ! Je veux pas être comme la déesse de pétasse, ou même une pétasse tout court. JE REFUSE !
Respire Tyarisse, après tout, j'ai quand même des différences avec elle. Oui c'est ça je suis loin d'être aussi vaniteuse et superficielle... Bon loin d'être aussi canon aussi... Et ça avait l'air d'être un super plan cul aussi, elle a quand même inspirée les premier récits érotiques de notre monde.
Ah ces sumériens, à peine ils t'inventent l'écriture qu'ils parlent de sexe...
Enfin quand on y pense, ils avaient des dieux de merde.
Ça me fait marrer d'étudier leurs histoires.

Ils ont un dieu qui passe son temps à roupiller et ce depuis des millénaires ! Je veux bien comprendre que créer un monde tout ça tout ça, ça soit crevant mais pioncer 6 millénaires ça craint du boudin... En plus t'imagine si il bave dans son sommeil ? Ça doit faire des croûtes infectes sur l'oreiller...

Bon sinon pour remplacer la Belle aux Bois Dormant on a Kuzco, un putain d'empereur mégalo. Il est complètement barge ce  dieu moi je vous le dis...
Après on le couple le plus merdique de toute l'histoire des couples merdiques où l'un est un putain d'ivrogne et où l'autre fini droguée et tellement désespérée qu'elle change carrément de sexe et devient un homme.
Il y a aussi la pauvre fille qui au fil du temps voit son rôle lui échapper pour finir par être filer à un dieu mineur. La loose. Elle sera obligée de changer de sexe elle aussi.
Si ça c'est pas une vie de merde...
Bon après on a accessoirement Irma et le premier gynéco pour vache du monde.

Résumé comme ça ils font vachement pitié.

Tout ça pour dire qu'au final j'ai pris ma robe bleue. Sauf que là c'est la merde. J'ai plus que 20 minutes pour aller au point de rendez-vous or il est à l'autre bout de la ville et j'ai des talons bien trop haut pour me permettre de courir.
Solution de repli : le taxi.

Je me jette presque sous les roues du premier qui passe et j'arrive en 18 minutes – très exactement -  devant l'opéra.
Les gens commencent à monter les marches et je cherche mon brun du regard. Je le vois alors dans un coin avec... Une fille.
J'approche d'un pas mesuré et affiche un léger sourire, pendant que j'avance vers eux je remarque qu'Alexander a mis un costume. Super classe.
Une fois à leur hauteur je toussote pour attirer leur attention.

- Salut, désolée du retard...
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Alex
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Alexander Aestas

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Ven 24 Juil - 16:03

Je baisse le regard au son des talons qui claquent sur le sol. Bien sûr, ce bruit était omniprésent autour de moi, mais disons que celui-là avait retenti bien trop proche. Je sursaute un peu lorsque je reconnais Tyarisse, vêtue d’une robe bleue. Elle dévisage ma sœur un peu bizarrement par contre, me faisant esquisser instinctivement un mouvement vers cette dernière. Je ne sais pas, une espèce d’instinct protecteur ? Je crois que je ne me connais vraiment pas bien, en fait. Bon, peu importe… peut-être que c'est juste une impression.

— Salut, désolée du retard…

Je hoche doucement la tête. Ce n’est pas grave, pour le retard. Je ne l’ai jamais vraiment été parce que de un je ne suis pas vraiment souvent convié à des rendez-vous, et de deux je ne fais jamais vraiment énormément de choses qui pourraient causer un retard…

Un sourire immense se dessine sur le visage de Lily, et, toujours sautillant un peu, elle prend soudainement Tyarisse dans ses bras. J’écarquille un peu les yeux.

— Salut ! Alors c’est toi Tyarisse ? Moi c’est Lily, la sœur d’Alexander ! J’suis vraiment trop contente que quelqu’un ait réussi à le tirer de sa solitude !

Qu’elle lui parle et se comporte aussi familièrement… comme ça… me tire une vague grimace. Je lui pose la main sur l’épaule et la tire vers l’arrière, avant de murmurer à son oreille :

Lily… un peu de tenue, quand même…

J’adresse un petit sourire d’excuse à la demoiselle aux yeux bleus. Ma sœur gonfle les joues et tourne ses prunelles vertes vers moi, prunelles où je peux y lire une vague lueur signalant qu’elle est vexée. Cependant l’excitation est nettement plus présente, envahissante même. En fait, elle semble presque aussi enthousiaste que quand elle s’apprêtait à passer un après-midi avec son copain, quand elle en avait un –ce petit abruti prétentieux…-. Ou de manière plus générale quand elle se prépare à passer une soirée avec ses amies. Pourtant là ce n’est pas elle qui doit sortir, mais moi…

— Bon ! Moi je vais vous laisser alors !

Lily se tourne alors complètement vers moi, lève les mains et resserre mon nœud de cravate. Mes joues se colorent de rouge. C’est gênant là, quand même ! J’ai juste l’impression d’être un petit garçon qui s’apprête à quitter ses parents pour aller en colonie de vacances…

Elle me plante un baiser sur la joue avant de s’éloigner en courant et en faisant coucou.

Je me retourne vers Tyarisse, mal à l’aise.

Euh… on y va, peut-être ?

Je fais un mouvement de tête vers l’entrée du bâtiment.

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Dim 26 Juil - 12:22
Je souris légèrement en voyant Alexander sursauter légèrement, sourire qui s'estompe quand il esquisse un mouvement vers la jeune fille à ses côtés. Je ne sais trop comment interpréter ce geste alors je fais comme si je n'avais rien vu, même si c'est peine perdue.
Quand je m'excuse de mon retard, Alex hoche la tête faisant tomber quelques mèches devant ses yeux. Ses yeux... Bon sang je ne crois pas m'en remettre un jour.

Perdue dans mes pensées qui vagabondaient à la recherche d'un adjectif pour qualifier le bleu de ses yeux je n'ai pas le temps de réagir que la fille me saute dessus.
Écarquillant les yeux je ne bouge pas retenant mes réflexes pour ne pas la frapper. Oui j'ai des réflexes assez violents.
Sur le coup je ne sais pas comment réagir alors je reste immobile à fixer Alex', déboussolée.

- Salut ! Alors c’est toi Tyarisse ? Moi c’est Lily, la sœur d’Alexander ! J’suis vraiment trop contente que quelqu’un ait réussi à le tirer de sa solitude !

Ma première réaction fut de cligner des yeux. Ma deuxième réaction fut de rire et ma troisième de tapoter doucement les épaules de Lily.
Cette jeune fille était donc la sœur d'Alexander et visiblement Alex était plutôt solitaire. Amusant quand on voyait sa sœur déborder d'une telle énergie.

- Enchantée de te rencontrer Lily et je suis ravie de voir que j'ai pu être utile.

Même si à la base ce n'était pas du tout l'objectif. A vrai dire je trouvais la réaction de Lily attendrissante, elle voulait que son frère s'épanouisse et même si ça devait être gênant pour ce dernier je trouvais ça mignon.
Sûrement parce que j'étais fille unique et que je n'aurais jamais ce genre d'attention.

Je la sens alors reculer et je remarque que c'est Alexander qui la tire légèrement par l'épaule, il semble figé dans une expression gênée.
Il lui murmure alors quelque chose à l'oreille, quelque chose que je ne saisis pas mais qui laisse un masque vexé sur le visage de Lily.

- Bon ! Moi je vais vous laisser alors !

Je la regarde avec amusement remettre la cravate d'Alexander en place. Ce geste était tellement tendre... A vrai dire je ne sais pas si c'est moi qui est trop sensible face à leurs marques d'affections mais ils étaient vraiment trop mignon tous les deux.
Je salue Lily d'un sourire et la regarde s'éloigner.

- Euh… on y va, peut-être ?

Me tournant vers lui, je hoche la tête et je ne peux retenir un sourire rieur. En temps normal, la galanterie voudrait qu'il me donne son bras pour m'escorter mais je vais mettre ça sur le compte d'une erreur de débutant.

- Oui, allons-y.

Je prend alors son bras et le met dans la bonne position pour y glisser le mien. Je tente un sourire rassurant mais je sais que mes yeux doivent trahir mon amusement.
Cette soirée s'annonçait décidément pleine d'humour.

Nous montons les marches et nous installons tranquillement. Autour de nous il n'y a que des personnes plus âgées, toutes soigneusement habillées. Je sens le regard de certaine femme peser jalousement sur mes épaules. Eh, pas étonnant quand on voit mon cavalier et le leur qui ressemble plus à un vieux croulant. Envieuses les vieilles et bien non désolée il est à moi...

Alors que nous trouvons nos sièges, l'orchestre s'accorde et les souvenirs m'assaillent. Cette ambiance, ces sons... Tout me rappelait mon passé en Italie.
J'avais parfois l'impression que j'avais beau vouloir m'en détacher il revenait toujours à moi.
J'arrive à me sortir de mes pensées quand le violoniste vedette arrive et que l'assemblée se lève pour applaudir son arrivée.
Il marche d'un pas décidé et salut la foule gaiement.
Le temps semble alors se figer et tandis qu'il monte les marches de la scène on le voit exécuter une cabriole digne d'une comédie.
J'écarquille les yeux alors que son pantalon se déchire et montre à la vue de tous, son postérieur.
Le silence est le plus total dans la salle si on enlève les cris de douleur du soliste qui se tient le poignet après avoir été redressé par deux hommes et moi qui éclate de rire.
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Alex
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Alexander Aestas

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Dim 9 Aoû - 17:02

Tyarisse approuve et… et me prend par le bras, pour glisser le sien au creux de mon coude. Ce contact soudain me fait rougir, j’ose espérer qu’elle ne le remarquera pas. Je suis probablement le type le moins… à l’aise de la foule. Ce n’est pas normal, sérieusement ! Pour le commun des mortels, c’est le garçon qui se doit de mener la fille… ouais… Bon… à la limite, tant que ça ne se voit pas… Je tourne les yeux vers Tyarisse et aperçois alors la lueur amusée dans ses prunelles, causant un second échauffement de mes joues. Bon, je préfère que mon… incompétence l’amuse plutôt que ça la mette mal à l’aise. Enfin, je crois que j’ai un don pour amuser les gens sans chercher à le faire…

Nous nous dirigeons donc vers le bâtiment, la demoiselle brune me tirant plus qu’autre chose. Enfin, ce n’est peut-être qu’une impression après tout… c’est vrai que généralement quand on me prend par le bras ainsi c’est pour me trainer de force quelque part. Mais aujourd’hui, pour une fois, j’ai l’impression d’être plutôt content d’être là.

Nous nous installons dans la salle, et je ne peux m’empêcher de détailler les instruments finement sculptés. Les violons sont magnifiques, d’un bois sombre parfaitement verni. Personnellement, je fais particulièrement attention au mien, c’est probablement l’objet le plus précieux que je possède.

Alors, des applaudissements retentissent dans toute la salle, je détourne donc instinctivement les yeux des violonistes pour chercher la cause de ce soudain enthousiasme. Ah, c’est l’entrée du soliste. Probablement le musicien le plus important de l’orchestre. Il salue la foule et… et tout s’enchaîne assez vite. Il chute, d’une manière plutôt spectaculaire, et une grimace étire mes lèvres tandis qu’il hurle. Il a vraiment dû se faire très mal, vu comment il vient de tomber… Quoique les chutes les plus spectaculaires ne sont pas toujours les plus douloureuses. J’ai une cousine qui fait de l’équitation, et elle nous a de nombreuses fois répété que souvent les chutes très stupides étaient susceptibles de faire plus mal qu’une chute spectaculaire.

J’entends alors Tyarisse éclater de rire à côté de moi. Je lui jette un regard un peu choqué, lui donne un léger coup de coude avant de murmurer :

Tyarisse… un peu de respect, enfin… !

Je me mordille la lèvre inférieure. J’espère ne pas lui avoir mal parlé, après tout je n’ai pas à lui dire ça, je ne suis pas sa mère…

Je lève à nouveau des yeux inquiets vers la scène, en espérant que le soliste ne se soit pas fait trop mal. Les musiciens et des membres du staff avaient commencé à se rassembler autour du malheureux, et ils semblaient très agités. Au vu de leurs mines inquiètes et des coups de téléphone qu’ils commençaient à passer, le soliste allait devoir passer sa soirée aux urgences. Or, pas de soliste, pas d’orchestre.

Franchement, je porte la poisse ou quoi ?

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Lun 17 Aoû - 0:10
Pendant que nous montons les marches je  ne peux m'empêcher de remarquer ses joues rouges. Un détail qui m'attendrit encore une fois. Après tout je rougis moi même bien plus souvent que je ne le voudrais.

Rapidement j'adapte mon pas au sien, un peu plus lent que le mien. C'est devenu une habitude car j'ai toujours eu une marche assez rapide.

- Il te va bien ton costume, dis-je doucement à son oreille.

Je déteste les silences et puis lui faire un compliment sur son élégance me permet à la fois de combler celui ci et de dire se que je pense à l'homme à mes côtés.

A peine entré dans la salle je fixe Alexander qui semble bien trop concentré par la contemplation des instruments pour me prêter attention.
Pour être franche, je ne sais pas trop si j'arrive à le cerner.
Il est beau, très beau or tout les hommes que j'ai rencontré qui peuvent prétendre égaler sa beauté sont ravagés par le syndrome du nombrilisme. Alexander, lui, rougit, est rapidement gêné, reste discret et effacé, tendre et doux, bref il est tout l'opposé des canons que j'ai pu côtoyer au cours de ma courte vie.

Serais-je tombée sur la perle rare ?

Je détourne le regard avant qu'il ne me surprenne laissant place à une situation assez gênante où lui comme moi nous serions mis à rougir sans trop savoir quoi se dire.
J'imite le reste du public à l'arrivée du musicien vedette et une fois l'épisode du culbuto et l'apogée de mon fou rire passés je sens Alex me donner un coup de coude.

- Tyarisse… un peu de respect, enfin… !

Je tente tant bien que mal de me ressaisir en me mordant les joues mais ma crise de rire se calme difficilement. Je ne suis pourtant pas du genre à me moquer ouvertement des gens bien que je ne sois pas non plus une Sainte je savais me tenir, surtout en public, mais là c'en est trop.
La scène qui vient de se dérouler sous nos yeux est d'un tel ridicule !
Sentant un nouvel éclat de rire menacer je me cache le visage contre son épaule.
C'est ainsi que je peux de nouveau sentir son odeur. Elle a le don de m'apaiser presque instantanément et je prends une grande inspiration avec de murmurer à son intention :

- Je suis navrée, je crois que c'est nerveux.

Je me détache et remet quelques mèches en place quand un homme prend la parole pour annoncer que le concert est finalement annulé et que les places nous serons remboursées.
A vrai dire je suis ennuyée.
Je pensais vraiment pouvoir passer du temps avec ce mystérieux bruns aux yeux turquoises mais il semblerait que les éléments soient contre moi...
Toutefois, alors que la salle se vide de ses spectateurs et même d'une bonne partie des musiciens, nous ne bougeons pas.

Une idée me vient alors à l'esprit. Je prends sa main dans la mienne et le tire vers l'estrade.

- Viens, pour pas que cette soirée ne soit totalement gâchée on va voir si un violoniste ne peut pas te donner deux trois conseils.

Je le traîne sans vraiment faire attention. Un de mes défauts sûrement ; agir tête baissée et foncer dans le tas.  

Une fois au pied de la scène je fais un sourire rassurant à mon compagnon et un homme arrive vers nous.

- Je peux vous aider ?
- Bonsoir, à vrai dire moi non mais je crois que mon ami oui. Il joue du violon depuis des années et il voudrait avoir l'avis de grands professionnels tel que vous.

Toujours flatter l'ego d'un homme quand tu as quelque chose à leur demander tel est la base de toute manipulation.
Son sourire éclatant me prouve que c'est dans la poche comme me le confirme ses paroles :

- Ne bougez pas, je vais chercher Sandra et Miguel, deux de nos violonistes.

Je le remercie et le regarde s'éloigner avant de me mordiller la lèvre. Je n'ose pas regarder Alexander. J'y suis peut être allée trop fort ? Je sais qu'il est assez timide et sur le coup j'ai cru bien faire mais maintenant je n'en suis plus si sûre.

Voilà qui t'apprendra à réfléchir après avoir agi.
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Alex
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Alexander Aestas

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Lun 17 Aoû - 9:49

— Il te va bien, ton costume.

L’expression « on pourrait faire cuire un œuf sur mes joues » est on ne peut plus vraie. C’est… gênant. Mais… d’un autre côté cela me fait plaisir. Je crois. D’habitude les compliments me mettent plus mal à l’aise qu’autre chose. Pas là. Du moins pas vraiment. Euh… je ne sais pas, en fait…

Ah… merci… toi aussi, tu es jolie dans cette robe… enfin, pas que dans cette robe mais euh… enfin tu m’as compris !...

Ça craint comme je ne sais pas m’exprimer. Je tourne la tête, comme pour vérifier que je n’avais rien fait tomber, mais tout ce que je voulais c’était juste avoir une excuse pour détourner les yeux. J’espère ne pas l’avoir vexée, ce n’est pas ce que je voulais. Je n’ai pas vraiment l’habitude de complimenter les gens, du coup je crois que je ne le fais pas bien. Non pas que je ne trouve aucune qualité aux autres, au contraire j’ai tendance à avoir du mal à leur trouver des défauts. Je n’ose juste pas exprimer ce que je pense à voix haute, de peur de passer pour bizarre voire hypocrite.

Mais je ne le suis pas, du moins je ne pense pas. Tyarisse est vraiment jolie et élégante vêtue ainsi, c’est indéniable.

On s’installe donc dans la salle, puis on assiste à la chute du soliste. A côté de moi, Tyarisse est tellement hilare qu’elle plaque son visage contre mon épaule pour se calmer. Je me crispe un peu, mais ne dis rien, jusqu’à ce qu’elle recule.

— Je suis navrée, je crois que c'est nerveux.

Nerveux ? Ouhlà, elle doit être vraiment fatiguée non ? Dans ce cas-là, elle devrait faire attention à elle et à sa santé…

Alors l’une des personnes du staff annonce que le concert est annulé. Compréhensible en même temps… j’avoue ne pas être spécialement déçu –enfin un peu quand même mais bon-, juste inquiet pour le soliste et désolé pour Tyarisse. Elle semblait vraiment l’attendre, cette représentation. Je me lève et tends la main vers la demoiselle pour l’inviter à me suivre. Cependant, son regard s’illumine étrangement, elle me prend par le bras et me tire vers… la scène ?! Ah, mais qu’est-ce qu’elle fait ?

Tyarisse, qu’est-ce que tu… ?

— Viens, pour pas que cette soirée ne soit totalement gâchée on va voir si un violoniste ne peut pas te donner deux trois conseils.

Je retiens un gémissement à l’intérieur de ma gorge. Je me débrouillais très bien tout seul ! Je ne voulais pas aller déranger ces musiciens, ils avaient probablement mieux à faire ! Je ne mérite pas vraiment que ces génies du violon m’accordent la moindre importance.

Je regarde, gêné, Tyarisse engager la conversation avec l’un des musiciens. Elle commence à raconter que je joue du violon depuis des années etc etc… peut-être n’aurais-je pas dû le lui préciser ?

Lorsque le musicien annonce qu’il s’en va chercher deux violonistes, mon cœur loupe un battement. C’est un honneur mais… qu’est-ce que je vais leur dire, moi ?

Je ne remarque que du coin de l’œil le sourire de Tyarisse. J’attends, anxieux. L’homme revient quelques secondes plus tard, suivi par deux jeunes adultes, la trentaine probablement, élégamment habillés, violon à la main.

L’homme –Miguel manifestement- m’adresse un sourire et prend la parole :

— Bonsoir. C’est vous qui jouez du violon ? Je m’appelle Miguel et suis violoniste dans l’orchestre de Stockholm. Je suis navré pour la représentation de ce soir, vraiment… alors, si je peux vous aider, en dédommagement… vous voulez des conseils ?

J’entrouvre la bouche, ne sachant que répondre. Alors, la femme, Sandra, prend la parole, toute enthousiaste :

— Vous pourriez peut-être jouer quelque chose ? Nous pourrions mieux vous aider si vous nous montriez ce que vous savez faire.

Euh, balbutié-je, je… je n’ai pas mon instrument avec moi, alors…

Je cherche un peu désespérément un moyen pour ne pas avoir à jouer devant ces génies de la musique.

— Ce n’est pas un problème voyons, nous ne manquons pas de violons ici !

Sandra me met alors son propre instrument dans les mains. Une espèce de paix m’envahit alors, celle que seuls le violon et la nuit m’apportent. Je jette un vague regard inquiet à Tyarisse, puis aux deux violonistes qui m’encouragent du regard. Avec un faible –qui ne me convainc pas moi-même- soupir, je cale l’instrument sur mon épaule, prends l’archet que la femme me tend et commence à jouer, m’efforçant d’oublier leurs regards à tous.

Vivaldi, l’Eté. Le même mouvement dont Tyarisse a vu la partition toute abimée hier. Toujours le même. A force, je commence à le connaître par cœur.

Oublie le regard des autres, Alexander. Joue correctement. Donne une bonne image, pour une fois.

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Lun 24 Aoû - 13:39
Je regarde Sandra et Miguel encourager Alex et je fais de même en lui lançant un regard confiant.
Étrangement je sais au fond de moi qu'il va briller de son talent, ça me parait comme une évidence. Quand il commence à jouer les premiers accords je ne suis pas déçue.
Je reconnais immédiatement le morceau et je ne peux m'empêcher de sourire avant de fermer les yeux, me laissant porter par les notes.

Vivaldi, L'été.

Le morceau que j'ai reconnu la veille parmi ses partitions. Un de mes préférés.

Il joue merveilleusement bien et je rouvre les yeux pour l'admirer.
Quelques mèches tombent sur son front et me donnent envie de les repousser pour pouvoir regarder ses yeux au bleu si transcendant.
Parfois il les ferme et des plis barrent son front. Je trouve ça adorale. Il a l'air tellement concentré, ses doigts bougent si rapidement que je n'arrive même pas à comprendre comment il arrive à jouer aussi rapidement sans aucune fausse note.

Tout est là.

La beauté du morceau, les fluctuations de rythme, et l'émotion qui me donne des frissons.
Je me sens transportée jusqu'à ce que le morceau prenne fin.

Alors qu'il repose l'archet à ses côtés Miguel et Sandra se regardent fixement sans rien dire.
Ce silence pourrait annoncer tellement de choses mauvaises mais un détail montre qu'ils sont agréablement surpris : Leurs yeux pétillent.          
Je tourne alors la tête vers mon ami et lui fais un large sourire.

- Alors là j'avoue que je m'attendais à un débutant mais je suis scotchée ! S'exclame Sandra.
- Ta maitrise de l'instrument est excellente maintenant je crois que le seul conseil qu'on peut te donner c'est d'être moins crispé. Il faut que tu cesses de te concentrer tout doit te venir naturellement et pour ça il n'y a pas de secret, tu dois répéter inlassablement le même morceau.

- Tu peux faire comme moi, je me bande les yeux pour être sûre de ne pas y penser.

Je plisse les yeux. Y a que des professionnels qui peuvent réussir à jouer un morceau complexe en se bandant les yeux pour ne pas réfléchir... Ça me parait assez étrange comme approche.
Miguel a l'air de voir que j'ai du mal à comprendre car il ajoute :

- Un des plus grands à un jour dit que pour vivre un morceau il faut l'oublier or pour oublier il faut le connaître jusqu'à ce qu'il fasse partie de nous.

Je réfléchis quelques instant et pèse la sagesse de cette citation. Je me souviens avoir vu un jour un film sur un virtuose de la musique qui employait cette même méthode.

Alexander rend le violon à Sandra et je me penche vers lui pour lui souffler à l'oreille :

- Tu as été incroyable...

A cette distance, son odeur me chatouille une nouvelle fois et je sens même une de ses mèches sur ma joue.
Je me mordille la lèvre et recule légèrement en espérant ne pas rougir.
La proximité avec les autres ne m'a pourtant jamais gênée mais avec le brun, tout est toujours différent et c'est perturbant certes mais loin d'être déplaisant.

Sandra me tire de mes pensées  se tournant vers moi un petit sourire aux lèvres.

- Et tu joues de la musique toi aussi ?

Je grimace et me frotte la nuque.

- Euuh. J'ai joué du piano pendant un temps mais c'était vraiment pas brillant.

Miguel me jette un regard plein de défi et se décale pour montrer me piano derrière lui.

- Ça c'est à nous de te le dire...

Je fixe le violoniste sans savoir trop quoi dire.

Merde.
Ça fait des années que je n'ai pas joué et même si mes profs étaient du genre intransigeants j'étais nulle...
Pourtant j'adorais en jouer. Je ne sais pas si c'est le solfège et mes professeurs qui m'ont dégoûté ou le simple de fait qu'en jouant du piano je me conformais à l'image de la fille parfaite que mes parents ont.
Enfin ce qu'il y a à retenir c'est que j'ai arrêté le piano et que là j'étais dans la merde.

Tous les regards sont braqués sur moi et je me sens mal à l'aise.  Je finis par  comprendre que je n'ai pas vraiment le choix...
Je soupire et secoue la tête.

- Comme vous voulez... Mais c'est vraiment pas fameux et puis je ne connais que les basiques.


Miguel et Sandra se mettent à rire et je m'avance vers le piano.
Il est magnifique.
Le bois est sculpté de façon à faire ressortir les rainures.
Je passe mes doigts dessus et souris faiblement en sentant à quel point il est lisse et doux.
Je m'assois ensuite sur le petit siège de velours pourpre taillé dans le même vois que le piano.
Je procède aux quelques réglages et je me concentre.

Inspire. Expire. Inspire. Expire.

Les battements de mon cœur se font réguliers et je laisse mes doigts glisser sur les touches.

La lettre à Élise, simple et complexe à la fois...
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Alex
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Alexander Aestas

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Lun 24 Aoû - 15:09

La musique. J’ai tendance à penser que c’est une espèce de magie. On oublie tout. Simplement en frottant les cordes d’un instrument, on peut tout exprimer sans même avoir à parler. La musique fait ressentir des choses, et elle ne juge pas. C’est un refuge pour moi.

A l’instant où les dernières notes s’évaporent, où l’archet n’est plus en contact avec les cordes, l’inquiétude de jouer devant tous ces gens me revient à la vitesse d’un boulet de canon. Je lève des yeux anxieux, d’abord vers Tyarisse, puis vers les deux musiciens. Ils ne disent rien. Mince, qu’est-ce que j’ai fait ?

Alors, Sandra s’exclame soudainement :

— Alors là, j’avoue que je m’attendais à un débutant mais je suis scotchée !

Je rougis un peu, surpris.

— Ta maîtrise de l’instrument est excellente, maintenant je crois que le seul conseil qu’on puisse te donner c’est d’être moins crispé. Il faut que tu cesses de te concentrer, tout doit te venir naturellement et pour ça il n’y a pas de secret, tu dois répéter inlassablement le même morceau.

Je hoche doucement la tête, acceptant le conseil. Je n’ai pas encore le niveau pour me détacher complètement quand je joue, mais je travaillerai.

— Tu peux faire comme moi, je me bande les yeux pour être sûre de ne pas y penser.

Je me pince légèrement les lèvres. Me bander les yeux ? Je n’ai clairement pas le niveau pour ça.

J’essaierai peut-être un jour, mais je dois mieux maitriser le morceau avant.

J’acquiesce à nouveau.

Merci de vos conseils, fais-je doucement.

Un faible soupir m’échappe et je me détends un peu. Je rends le violon à Sandra. A cet instant, un souffle léger me chatouille l’oreille et la voix de Tyarisse me parvient :

— Tu as été incroyable…

Mes joues prennent à nouveau une teinte cramoisie. Je ne saurais dire si c’est à cause de sa proximité ou de son compliment. Peut-être les deux.

Je… merci, murmuré-je doucement.

Elle se recule. Je tourne les yeux vers elle, tandis que Sandra lui demande si elle aussi joue de la musique. Ce à quoi elle répond, plutôt peu enthousiaste, qu’elle avait fait du piano. Tiens, pourquoi elle ne me l’avait pas dit ?

Miguel montre le piano derrière lui, on ne peut plus clair dans son message.

L’expression sur le visage de Tyarisse, je ne la connais que trop bien. Gène, malaise. D’une voix douce, je dis à son attention :

Vas-y, ça va aller.

Oui, c’est moi qui dis ça. Mais, ce n’est pas parce que ce genre de situation me mettrait moi mal à l’aise que ça doit forcément être le cas pour les autres.

Je lui adresse un petit sourire, et fais un petit geste de la tête en direction du piano. Elle hésite encore un temps, puis elle s’y installe.

Et elle se met à jouer.

Je la regarde, surpris et impressionné à la fois. Elle a dit qu’elle ne jouait pas bien. Que ce n’était ni « brillant » ni « fameux ». Je crois très franchement qu’elle se sous-estime beaucoup trop. Les notes s’enchaînent, fluides, belles, justes. Pas de fausses notes. Et le plus impressionnant dans tout ça, c’est qu’elle joue sans partition, seulement de mémoire. Pour quelqu’un qui n’a pas joué depuis longtemps –c’est ce qu’elle sous-entendait quand elle a employé le passé tout à l’heure-, je la trouve juste extraordinaire.

Je l’observe pendant qu’elle joue. Ses mains, l’expression de son visage. Et toi Tyarisse, qu’est-ce que tu ressens quand tu joues ?... Elle semble simplement… très concentrée. Sur le mouvement de ses doigts. Elle fronce un peu les sourcils de par sa concentration, et je remarque que de temps à autre elle se pince les lèvres.

Je penche légèrement la tête sur le côté, un sourire sur le visage. C’est très joli, ce qu’elle joue. Elle le joue bien. Si elle continuait à faire de la musique, elle pourrait avoir un excellent niveau.

Elle lève finalement les mains, les dernières notes vibrent encore un temps dans l’air, puis le silence se fait. Je tourne les yeux vers Miguel et Sandra. Ils sourient, tous les deux.

— Eh bien ! Je ne pensais pas qu’on tomberait sur deux virtuoses ce soir ! fait Miguel.

— Tu sais quoi ? continue Sandra. Je ne suis pas une spécialiste du piano, mais pour quelqu’un qui n’a pas joué depuis longtemps, tu te débrouilles vraiment très bien ! Juste… je te conseillerais de continuer à travailler avec les partitions, ça pourrait t’aider. Tu te basais sur ta mémoire, non ? Ça se sentait, tu avais quelques hésitations à certains moments. Avoir les notes sous les yeux, ça devrait t’aider, et après tu pourras maitriser pleinement le morceau. OK ?

Je hausse un sourcil. Je ne peux pas faire de commentaires, ce n’est pas moi le professionnel de la musique ici. Mais je n’ai personnellement pas entendu ces hésitations. Enfin, après tout ce morceau est destiné à être joué au piano à l’origine, je ne le connais donc pas aussi bien que les morceaux que je peux moi-même jouer, peut-être qu’il y a eu des moments où les notes auraient dû s’enchaîner plus vite mais où j’ai pensé que ça faisait partie de la musique originale. Je ne sais pas.

Tyarisse se relève, et, quand elle revient à côté de moi, je lui souffle :

Tu te sous-estimes beaucoup. Tu ne devrais pas… c’était très joli.

C’était on ne peut plus sincère.

Je lui adresse un sourire.

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Tyarisse
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Lun 24 Aoû - 15:15
Je laisse mon corps guider mes gestes. Il connait ces mouvements par cœur.
Je les ai tellement répété.
Inlassablement pendant des jours, des semaines, des mois...

Par moment mon cerveau sème le doute dans mon esprit et je me sens troublée, heureusement mes doigts reprennent le contrôle de la situation et je me rend compte que le piano m'a manqué.

La liberté a toujours été un besoin omniprésent dans ma vie qu'il soit conscient ou non et avec le piano je suis libérée.
Je peux me laisser emporter par les sons multiples, je peux être moi, je peux être quelqu'un d'autre...
Je peux être la liberté absolue.
Je le peux et je le veux.

Les accords s'enchaînent et je sens mon cœur battre en rythme avec la musique. Je ne veux pas que ça s'arrête, jamais.
Et pourtant arrivent les dernières notes.

Je repose mes mains sur le clavier et les fixe un instant le souffle court.
J'y ai mis tout ce que j'ai pu et alors que je savoure l'effet grisant des retrouvailles le goût amer de l'adieu menace de prendre  place et de tout détruire sur son passage.

Je passe ma langue sur mes lèvres pour les humecter et tourne me regard vers les trois êtres à mes cotés.

Pour un peu je les aurais presque oublier.

Eh bien ! Je ne pensais pas qu’on tomberait sur deux virtuoses ce soir ! S'exclame Miguel.

Mes joues deviennent écarlate et je ne sais plus trop où me mettre.
Je suis loin, très loin d'égaler Alexander et encore plus loin d'être une virtuose.
Et puis je n'ai aucun mérite après tout, Alexander, lui, maitrise des dizaines de morceaux moi je n'en connais que trois et encore un de ces morceaux n'est autre que le célèbre "Au clair de la lune".... Rien de glorieux...

Tu sais quoi ? Ajoute Sandra. Je ne suis pas une spécialiste du piano, mais pour quelqu’un qui n’a pas joué depuis longtemps, tu te débrouilles vraiment très bien ! Juste… je te conseillerais de continuer à travailler avec les partitions, ça pourrait t’aider. Tu te basais sur ta mémoire, non ? Ça se sentait, tu avais quelques hésitations à certains moments. Avoir les notes sous les yeux, ça devrait t’aider, et après tu pourras maitriser pleinement le morceau. OK ?

Je hoche la tête avant de me mordiller la lèvre. Ses compliments me touchent profondément mais quand elle parle de partitions je me sens mal.
C'est bien joli d'avoir des partitions mais il faut savoir les lire or pour ça il faut faire du solfège...
La patience n'a jamais été mon fort et je n'arrive pas à me limiter à des dessins sur des lignes.
Pour moi la musique c'est tellement plus, elle ne peut pas se limiter ou être enfermée dans un monde de papier.

- Merci du conseil mais si j'ai arrêté c'est en partie parce que les cours de solfège et moi on était pas en très bons termes...

Ouais enfin c'était surtout le prof de solfège et moi.
En un an, j'en ai eu deux. Un jeune qui ne pensait qu'au fait que mes parents le payait une fortune pour avoir des résultats alors forcément comme il n'y avait aucun résultat positif il est vite devenu exécrable. Ensuite il y a eu une vieille femme.
A la voir on aurait pu la confondre avec mamie Nova mais elle avait les manières de la veille époque coups de règle compris.

Je me relève alors et après avoir caresser une dernières fois les touches ivoires  je rejoins Alexander.
Celui ci me souffle alors :

Tu te sous-estimes beaucoup. Tu ne devrais pas… c’était très joli.

Je le regarde de nouveau rouge et je me laisse convaincre par son sourire.
Un sourire qui fait ressortir de petites fossettes adorables de chaque côté de son visage.
Un sourire qui fait briller ses yeux turquoises de mille feux.
Un sourire qui me fait littéralement craquer...
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Alex
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Lun 24 Aoû - 17:59

— Merci du conseil mais si j’ai arrêté c’est en partie parce que les cours de solfège et moi on n’était pas en très bons termes…

Oh, c’est donc pour ça qu’elle ne se basait pas sur une partition… c’est dommage, de devoir s’arrêter dans la musique « simplement » à cause du solfège, surtout si c’était une passion. Elle aurait pu continuer d’une autre manière… même si ce n’est pas à la portée de tout le monde de jouer simplement d’après écoute… mais après tout, on dit bien que si l’on veut, on peut.

Elle se replace à côté de moi, et je remarque qu’elle rougit tandis que je complimente sa prestation. Oups, je ne pensais pas que ça causerait cette réaction chez elle… Cependant, un petit rire amusé m’échappe. Tout est tellement plus simple lorsque l’attention n’est pas tournée vers moi. Je préfère complimenter les autres qu’être complimenté.

Je relève les yeux vers Sandra et Miguel, et je remarque que quelqu’un les a rejoints, et leur dit des choses à voix basse. Finalement, Miguel hoche la tête, et se retourne vers nous :

— Jeunes gens, ce fut un réel plaisir de vous écouter et de vous aider ! Maintenant, vous feriez peut-être mieux de repartir. Nous avons encore à ranger le matériel, et puis ce serait plus simple que vous soyez sortis avant la fermeture de l’entrée principale. De plus… il est encore tôt, ce serait dommage que vous perdiez du temps ici. La soirée ne fait que commencer ! conclut-il avec un clin d’œil que je ne sais pas comment interpréter.

Sandra nous dit à son tour au revoir, et les deux musiciens retournent avec leurs collègues.

Je présente une nouvelle fois ma main à Tyarisse, pour l’inviter à me suivre, tout en disant :

Ça va aller, cette fois-ci tu ne vas pas m’emmener ailleurs que vers la sortie ?

Je ponctue ma phrase d’un sourire, pour lui faire clairement comprendre que je ne lui en veux pas. Comment pourrais-je en vouloir à quelqu’un pour ça ? Non je n’étais pas particulièrement serein et à l’aise, mais au fond je ne le suis jamais. Non, au contraire, je lui suis presque reconnaissant. Ça n’a été que bénéfique pour moi, j’ai encore beaucoup à apprendre pour jouer du violon. Il reste toujours des choses à apprendre.

On traverse la salle en sens inverse, puis on arrive dehors. L’air frais qui vient caresser mon visage me fait du bien, et je me rends compte qu’il faisait assez chaud dans cette salle. Je me retourne vers Tyarisse, et lâche sa main.

Au fait… si tu veux… si tu as envie de reprendre le piano… je peux essayer de te réapprendre les bases du solfège… tu pourrais apprendre de nouveaux morceaux, si tu aimais en jouer… je sais que ce n’est pas facile de jouer à l’oreille…

Je passe ma main sur ma nuque, un peu embarrassé. Je pense vraiment que ce serait dommage qu’elle arrête la musique si elle aime ça simplement à cause de ça. Elle a grandi entre temps, elle accepterait peut-être plus facilement de le réapprendre. Après… je ne sais pas si je serais vraiment bon pédagogue. Pour moi lire une partition est devenu évident alors je ne sais pas… mais… je ne fais que proposer, bien sûr que je ne l’oblige à rien.

Tu… tu as du talent, ce serait dommage que tu te prives de jouer si tu aimes ça simplement à cause du solfège.

Je détourne un peu les yeux, avant de les lever vers le ciel. Il ne fait pas encore totalement nuit noire, comme l’a dit Miguel il est encore tôt. Ce serait vraiment mal venu de lui proposer de la raccompagner maintenant, surtout que même moi je n’ai pas envie de rentrer tout de suite.

Je m’apprête à lui demander ce qu’elle voudrait faire, mais une voix un peu lointaine me coupe :

— Hé mais regardez ! OHÉÉÉ TYARIIIIISSE !

Je tourne instinctivement la tête vers la voix, et aperçois un petit groupe de jeunes qui s’approche. Rires, voix un peu fortes, ils semblent euphoriques. Soirée entre amis, je suppose. Je recule instinctivement d’un pas, me sentant immédiatement de trop, tandis qu’ils nous rejoignent.

J’espère qu’ils ne nous entraineront nulle part, pas dans un lieu de fête ou autre. Je n’ai vraiment pas envie de me retrouver coincé au milieu de dizaines d’inconnus.

Clairement pas.

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Mar 25 Aoû - 21:42
Le rire amusé d'Alexandre me surprend agréablement. Après tout si il commence à me taquiner c'est qu'il doit se sentir un peu plus à l'aise et ça me fait plaisir.
Je sens mes propres lèvres s'étirer dans un sourire amusé et je secoue la tête pour dissiper le rouge de mes joues.
Mon regard se tourne vers les musiciens et je remarque qu'un troisième les a rejoint. Ils discutent quelques secondes et je détaille le nouveau venu. Plus vieux que Miguel et Sandra il semble un peu serré dans son costume... Je n'ai aps le temps de m'attarder que Miguel prend la parole en nous souriant :  

- Jeunes gens, ce fut un réel plaisir de vous écouter et de vous aider ! Maintenant, vous feriez peut-être mieux de repartir. Nous avons encore à ranger le matériel, et puis ce serait plus simple que vous soyez sortis avant la fermeture de l’entrée principale. De plus… il est encore tôt, ce serait dommage que vous perdiez du temps ici. La soirée ne fait que commencer !

A la fin de sa phrase il nous fait un clin d’œil et je sens de nouveau mes joues me chauffer. Pour autant il n'a pas tord. La nuit vient juste de tomber et je compte bien profiter des quelques heures qui nous reste.
Nous saluons Sandra et Miguel en les remerciant chaleureusement pour leurs conseils et leur gentillesse et ils partent avec le troisième homme.
Lentement je me tourne vers Alexander et lui souris, celui ci me tend sa main et je la regarde de nouveau surprise et toujours dans le bon sens.
Je prend sa main et la serre légèrement dans la mienne. Elle est chaude et étonnamment douce. Pour un violoniste je m'attendais à ce qu'elle soit calleuse mais non...
Sa sœur a peut être une bonne crème hydratante après tout ils ont l'air si proches que ça ne m'étonnerait qu'ils s'échangent des choses. Il n'y a que sentir son parfum, quand Lily m'a sauté dessus j'ai distinguer la même touche floral dedans.

- Ça va aller, cette fois-ci tu ne vas pas m’emmener ailleurs que vers la sortie ?

Je sens mes épaules se crisper et je fais la moue. Timidement je tourne mon regard vers lui et je vois alors qu'il sourit. Je sens mes muscles se détendre d'un coup. Heureusement qu'il n'a pas mal pris mon initiative, je crois que notre soirée aurait été vite avorté dans le cas contraire...

Nous traversons la salle et mon regard se perd sur les nombreux détails des plafonds ou des balustres. C'est vraiment beau ici...
Je me promet d'y revenir histoire de pouvoir vraiment écouter un concert ou même voir un opéra enfin une représentation où la pièce maîtresse ne se détruit pas un membre.

A peine passons-nous les portes que le froid me mord la peau. Pour le coup je regrette presque d'avoir mis une robe. Certes ça fait beaucoup plus élégant mais si je me met à claquer des dents ça va tout gâcher.
Parfois je regrette le soleil d'Italie, sa chaleur et même les cigales qui chantent... Certes ce n'est pas à Milan qu'il y en a le plus mais j'avais mon petit coin secret, un petit parc préservé au sud de la ville. J'adorais me poser sur un banc et laisser mes rêves prendre le dessus.
Je sens la nostalgie me serrer la gorge et je croise les bras sur ma poitrine quand Alex lâche ma main.

- Au fait… si tu veux… si tu as envie de reprendre le piano… je peux essayer de te réapprendre les bases du solfège… tu pourrais apprendre de nouveaux morceaux, si tu aimais en jouer… je sais que ce n’est pas facile de jouer à l’oreille…

Je cligne des yeux et le regarde étonnée. Il se frotte la nuque, geste qui traduit toute sa gêne, encore une fois je ne peux trouver ça qu'attendrissant.
Il propose de m'aider et le voilà tout mal à l'aise.
Un sourire aux lèvres je cherche son regard.

- Tu… tu as du talent, ce serait dommage que tu te prives de jouer si tu aimes ça simplement à cause du solfège.

A son compliment je me mordille la lèvre et sens encore une fois mes joues s'échauffer. A croire qu'avec lui ça devient une habitude.
Je garde le silence quelques secondes et pèse le pour et le contre.
Alexander semble être bien plus patient que mes deux autres professeurs et puis là il n'y aura aucun enjeux particulier, juste du plaisir...
Cette idée me plaît et puis je me suis rendue compte que le piano m'avait manqué alors maintenant que je n'avais plus mes parents sur le dos plus rien ne m'empêche de faire ce que je veux comme je veux.
J'hoche la tête et lui fais un grand sourire.

- C'est très gentil de ta part Alexander et je ne vois pas comment refuser une proposition aussi généreuse.

Après un dernier sourire je regarde aux alentours. Que pouvons nous bien faire désormais ? J'aimerais aller au chaud mais où ? Je doute que l'ambiance d'une boite de nuit plaise à mon compagnon et puis il est trop tard pour aller au cinéma... Un restaurant peut être ? Je ne sais pas, il a du manger avant de venir...
Je suis rapidement tirée de mes pensées par des cris.

- Hé mais regardez ! OHÉÉÉ TYARIIIIISSE !

J'écarquille les yeux en voyant l'attroupement me foncer dessus et je me retrouve soudain au beau milieu d'un câlin collectif.
Tout le monde semble ravie de me voir et je souris doucement à ceux qui avaient été mes camarades l'année passé.
On était resté en contact mais il y avait certaines personnes que je préférais éviter...

- Waouh en tout cas Tyarisse tu es encore plus belle que d'habitude dans cette robe.

Je serre les dents et me retiens de lever les yeux au ciel en entendant Newton.

- Merci Newton, c'est trop aimable, rétorquais-je ironiquement.

Newton est le prototype parfait du suédois cliché ; blond, les yeux gris, un sourire Colgate et il fait même du ski de fond. A première vue il paraît sympathique mais quand on le connaît comme je le connais on découvre qu'en fait il est lourd. Très lourd...
Bon je reconnais que l'utiliser comme plan cul n'était pas non plus la meilleure idée que j'ai eu mais quand je suis partie à la Congré' j'ai tout fait pour ne plus rien avoir à faire avec lui...

Un échec visiblement.

En entendant un gloussement sur ma droite je me tourne et remarque Erika en train de fixer Alexander avec une lueur presque animale. Ouais elle est flippante comme meuf. C'est à croire que avoir des grands parents éleveur de caribous ça vous donne des instincts primaires.
Sauf que je ne compte pas laisser Erika prendre mon brun en chasse. Ce n'est pas une proie merde !

- Vous venez boire un verre avec nous tous les deux ! C'est mon anniversaire vous n'avez pas le droit de refuser ! s'exclame mon amie.

Je jette un regard à la fois désolé et désespéré à Alexander et avant même que nous n'ayons le temps de nous enfuir en courant mes amis nous attrapent par les bras et nous traînent dans un bar où la musique pulse à travers les enceintes.

Moi qui pensait passer une soirée tranquille avec pour seule compagnie Alexander et bien là, j'étais servie...
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Alex
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Alexander Aestas

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Ven 28 Aoû - 18:50

Je regarde le câlin collectif dans lequel Tyarisse a été embarquée. Je ne saurais dire si elle est contente de voir ces gens ou non. J’ai l’impression qu’ils parlent tous en même temps, et avec les bruits de la ville autour je n’entends pas tout ce qu’ils disent. Aussi faut-il dire que je n’écoute pas vraiment, ça ne me regarde pas. Je baisse alors les yeux vers le sol. J’attends, c’est tout. J’attends quoi, je ne sais pas vraiment… probablement que je sache quoi faire.

Alors, un son plutôt familier me fait redresser la tête, un horrible frisson me parcourant la colonne vertébrale. Un genre de gloussement féminin qu’il m’arrive d’entendre, gloussement souvent accompagné de regards plutôt… euh, effrayants. Je passe d’un pied sur l’autre, mal à l’aise. D’habitude quand ça m’arrive je passe mon chemin, mais étant donné que là j’attends Tyarisse… Je baisse à nouveau les yeux vers le sol.

Deux phrases parviennent alors à mes oreilles.

— Vous venez boire un verre avec nous tous les deux ! C'est mon anniversaire vous n'avez pas le droit de refuser !

Je relève la tête, et capte le regard de Tyarisse. Cette idée ne semble pas lui plaire des masses. Et à moi non plus. Surtout que ces gens ne me connaissent pas, franchement je trouve ça étrange qu’on me propose ça à moi aussi. Ça vous arrive souvent de croiser quelqu’un dans la rue et de lui dire « Hey on s’connait pas mais on va boire un verre ? » ? Moi je trouve ça étrange… mais bon, je ne suis pas vraiment une référence quant à ce genre de chose non plus, il faut dire…

Ils ne nous laissent pas le temps de répondre qu’ils nous prennent par le bras et nous traînent à leur suite. J’esquisse une faible grimace, mais dans leur liesse ils ne la voient pas. La seule chose qui me rassure, c’est que Tyarisse n’a pas l’air plus enthousiaste que moi.

On arrive dans un bar, où la musique est forte. Peu importe ce que vous pouviez penser, ce n’est pas la première fois que je me rends dans un bar. J’y suis déjà allé plusieurs fois avec ma sœur, tantôt parce qu’elle me le demandait –probablement pour pouvoir la ramener à la maison après-, tantôt parce que je venais de mon plein gré pour passer un moment avec elle, tenter de la comprendre, ou tout simplement surveiller qu’elle n’abuse pas trop de l’alcool. Elle est majeure, je le sais très bien, mais j’ai la fâcheuse tendance à toujours la considérer comme une enfant. Elle me le reproche assez souvent, d’ailleurs…

On nous installe directement au bar. Manifestement les amis de Tyarisse connaissent bien les lieux, puisque le barman leur sert une boisson sans même leur demander ce qu’ils souhaitaient. Lorsqu’il se tourne vers nous, pour nous demander ce qu’on voulait, je m’empresse de secouer la tête.

Je ne veux rien… merci…

Il m’adresse un regard plutôt mécontent, auquel je lui retourne un regard désolé. Honnêtement, la nervosité m’empêcherait d’avaler quoique ce soit, même un simple verre d’eau.

J’enfouis mes mains dans mes cheveux, et ferme un instant les paupières. Je n’aime pas ce genre d’endroit. Trop de monde au mètre carré, trop de bruit… ça ne me plairait vraiment pas de venir seul. Enfin disons plutôt que ça ne me viendrait même pas à l’idée.

Je rouvre les yeux et me redresse un peu, avant de tourner la tête vers Tyarisse. J’élève un peu la voix pour couvrir la musique :

Tu connais ces gens ?

Ma question est stupide, bien sûr qu’elle les connait. En fait, c’était plutôt une manière subtile de demander d’où elle les connaissait. Tant qu’elle était là, autant lui parler, sinon me connaissant je me serais mis à compter les bouteilles alignées contre le mur en face en attendant que le temps passe.

Tu ne semblais… pas très heureuse de les voir. Ni de venir ici, d’ailleurs.

Pourtant, elle ne semble pas être le genre de fille à ne pas aimer ce genre d’endroit.

A cet instant, un jeune homme vient lui tapoter l’épaule.

— Bonsoir mademoiselle, pourrais-je vous payer un verre ?

Je détourne les yeux et reconcentre mon attention sur les bouteilles alignées contre le mur du fond. C’est le genre de trucs qui ne me viendrait pas à l’esprit, d’aborder une inconnue, aussi jolie soit-elle, au bar ou dans la rue. Le genre de trucs que je ne comprends pas.

Je commence à compter le nombre de bouteilles sur la première étagère.

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Sam 29 Aoû - 1:03
Tout le monde semble heureux et pendant quelques instants j'ai l'impression de revenir une année en arrière. Pas que je ne m'entende pas avec les gens de la Congrégation, loin de là mais c'était pas pareil. J'avais l'impression qu'il y a deux clans, ceux qui bossent et ceux qui nous prennent de haut.
Avec Alex c'était différent il était au delà de tout ça, il était unique en son genre ça c'est le moins que je puisse dire.

Je m'installe au bar avec ceux qui furent mes compagnons de beuverie, ceux avec qui je passais la nuit à faire la fête jusqu'au petit matin, ceux avec qui j'allais dormir entre les rayons de la BU entre deux cours. On avait passé de bons moments ensemble mais ils me semblent si loin désormais...
Les enceintes diffusent une musique tendance du moment et j'ai envie de rejoindre les danseurs sur la piste de danse sauf que je ne veux pas lâcher Alex et que je sais que ce n'est pas son élément.
Je me rapproche de lui et lui fais un petit sourire.
Il ne me remarque pas bien trop occupé à décliner poliment l'invitation à boire. Le barman lui jette un regard noir et je me penche vers lui pour couvrir le bruit pour lui commander ma boisson.

L'éternel Sex on the beach.

- Tu connais ces gens ?me demande Alex.

Mon regard se tourne automatiquement vers Erika et Newton qui s'enfilent des shots en riant. Et dire qu'avant j'étais une des meilleures dans ce domaine. Je suppose que ma descente est inchangée et qu'on ne perds pas si facilement la main mais qui sait, en un an j'ai peut être plus changée que je ne le pensais.

- Tu ne semblais… pas très heureuse de les voir. Ni de venir ici, d’ailleurs.

Mes yeux se posent sur Alexander et je lui souris doucement avant de rapprocher mes lèvres de son oreille pour ne pas avoir à crier.

- C'est vrai que j'étais un peu agacée de les voir. Je voulais passer une soirée tranquille avec toi, faire ta connaissance.

Je m'interromps le temps de prendre le verre que me tend le barman. Puis je reprends :

- Mais au fond ça me manque un peu. Les gens que tu vois là bas sont des amis de la fac où j'étais avant d'arriver à la Congré, on a un peu tout fait ensemble mais depuis que je suis partie c'est plus pareil. Je suppose que on a plus les mêmes priorités...

C'est vrai que désormais je dois travailler bien plus dur que l'année passée. L'échec n'est pas envisageable, je veux briller, être à la hauteur de mon ambition et je sais que j'ai toutes les cartes en mains.
La chanson change et j'entends Erika crier que c'est ça préférée avant de courir avec les autres sur la piste de danse. Je la suis des yeux et souris, nostalgique.
Une petite tape sur l'épaule me tire de mes pensées et je me tourne vers un homme du genre pas mal, pas mal du tout.

- Bonsoir mademoiselle, pourrais-je vous payer un verre ?

Je cligne des yeux et lui fais un petit sourire avant de lui montrer mon verre.

- C'est très aimable mais comme vous pouvez le voir je n'ai pas encore toucher au mien, désolée.

Manière douce et courtoise de décliner une offre pourtant alléchante.
Il fait une petite moue déçu et je me penche pour lui murmurer à l'oreille :

- Par contre, la rousse sur la piste de danse acceptera avec grand plaisir.

Je lui fais un clin d'œil et il part vers Erika. Contente de moi je me retourne vers Alexander qui semble gêné et qui regarde les bouteilles sur le mur.

C'est quand même très flatteur de voir que je peux attirer des hommes aussi séduisant que l'inconnu mais pour une fois j'ai pas envie d'y prêter attention.

Le seul sur lequel je veux me focaliser est là, à mes côtés et il s'appelle Alexander Aestas alias mon beau brun.
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Alex
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Alexander Aestas

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Sam 29 Aoû - 10:11

Il y a vingt bouteilles sur la première étagère.

Je retourne la tête vers Tyarisse. Je n’ai pas entendu ce qu’ils ont dit –ils sont vraiment obligés de mettre la musique aussi fort ?-, mais je remarque que le jeune homme n’est plus là.

Je repense à ce qu’elle m’a dit il y a quelques minutes. Des changements de priorités, hein ? C’est sûr que la quantité de travail demandée n’est pas la même, vu les dossiers que demande la Congrégation aux humains normaux pour y entrer…

Est-ce que tu regrettes ? Je veux dire… est-ce que tu regrettes ta vie d’avant ? Regrettes-tu d’être entrée à la Congrégation ?

Je ne suis pas là pour la juger, loin de moi cette idée. J’aimerais juste… comprendre. La Congrégation, Nanna, ça m’a donné comme un but, un objectif. Alors, dans mon esprit, ce n’est pas envisageable de regretter d’avoir rejoint la Congrégation. Mais en la regardant simplement comme une école… je ne sais pas trop ce qu’on peut en penser.

Qu’est-ce que tu faisais, avant ?

Pour moi, la Congrégation représente vraiment la frontière entre un « avant » et un « après ».  Mais pour elle, probablement n’est-ce qu’une école, un lieu de passage.

Je tourne les yeux vers les jeunes qui dansent au rythme de la musique.

Je n’ai pas l’habitude de venir dans ce genre d’endroit sans Lily… ça me fait bizarre.

Je me retiens d’ajouter qu’en fait ça me rend vraiment nerveux. Pourquoi est-ce que je suis là… ou plutôt, pourquoi est-ce que je reste là ? D’autant plus que… je ne veux pas que Tyarisse se sente obligée de rester avec moi.

Tu sais, fais-je à nouveau, tu peux aller rejoindre tes amis, ne te force pas à rester avec moi. Ça ne me dérange pas.

Je lui adresse un sourire. Si, ça me dérangerait un peu de me retrouver seul ici, mais ce serait égoïste que de lui demander de rester. Cela fait longtemps qu’elle n’a pas vu ses amis, alors qu’elle en profite, c’est probablement mieux pour elle. D’autant plus que, vous avez vu le super sujet de conversation que j’ai entamé ? « L’école », super… tu crains, Alex… les gens n’ont probablement pas envie de parler de leur école en soirée…

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Tyarisse
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Sam 29 Aoû - 11:52
Je prends une gorgée du cocktail et le savoure. J'avais presque oublié à quel point c'est bon, doux, sucré, frais, rafraichissant.
Parmi tous les cocktails il était mon préféré. Avec lui on peut danser toute la nuit sans avoir soif et puis c'est super bon.

Alex se tourne de nouveau vers moi et je vois son regard glisser à mes côtés alors que je lui fais un sourire. Et non il n'est plus là, je compte bien me focaliser que sur toi...

- Est-ce que tu regrettes ? Je veux dire… est-ce que tu regrettes ta vie d’avant ? Regrettes-tu d’être entrée à la Congrégation ?

Sa question me laisse pensive et je prends une seconde gorgée.

- Non. C'est la meilleure école et j'ai pas mal d'ambition alors c'est la voix royale et puis même si je fais moins la fête, que je sors moins souvent c'est pas non plus un couvent. De plus, il y a des gens super à la Congré'...

Je le fixe un peu plus intensément avant de détourner le regard. Je ne veux pas le mettre mal à l'aise mais c'est compliqué d'apprendre à le connaitre alors que plus on parle, passe du temps ensemble plus je me rends compte qu'il me plaît. Beaucoup et différemment.
Reste plus qu'à espérer que ce ne soit pas une impasse...

- Qu’est-ce que tu faisais, avant ?

Je tourne de nouveau mon regard vers lui et prends la parole.

- Disons qu'il y a plusieurs avant dans ma vie. Mais je vais te faire un rapide résumé : j'ai commencé à étudier dans une école de traduction à Milan et puis après j'ai décidé de tout quitter. Je suis partie travailler pendant une saison dans un restaurant dans une station du Mont Blanc et puis là bas j'ai rencontré qui m'a donné envie de découvrir les civilisations antiques. J'ai finalement décidé de changé d'air et le vol qui partait le plus tôt était celui pour Stockholm et me voilà donc. J'ai d'abord étudié un an à la fac d'histoire et j'ai entendu parlé de la Congrégation alors j'ai postulé.

Je viens de lui dire tout ce que j'accepte de dire sur mon passé. Si il me questionne sur mes motivations je ne sais pas vraiment ce que je pourrais lui dire. Je n'ai pas envie de parler de ma vie à Milan, de mes parents...
Parfois je me dis que je fais tout pour les fuir et pourtant ils sont omniprésents, et ça me rend dingue.

En plus, j'ai envie de profiter de la soirée pas de me prendre la tête...

- Et toi alors, parle moi de toi. Tu faisais quoi avant de finir à la Congrégation ?

Je suppose que ce n'est pas du genre à aimer parler de lui et pourtant je compte bien l'y obliger enfin avec toute la diplomatie et la douceur dont je suis capable bien sûr. Après tout, je ne fais rien d'autre que lui retourner ses questions par politesse.

Son regard se tourne vers les gens qui dansent et j'en fais de même. Le type qui m'a accosté est en train de se frotter vulgairement contre Erika qui semble aux anges. Pendant quelques secondes je vois Newton en train d'essayer de capter mon regard mais je l'ignore et tourne plutôt mon regard vers Alexander.
Il est perdu. Ca se voit. Et comme pour confirmer mes pensées je l'entends dire :

- Je n’ai pas l’habitude de venir dans ce genre d’endroit sans Lily… ça me fait bizarre.

Lily... La jeune fille qui l'a accompagné. Sa sœur.

- Vous avez l'air très proches tous les deux...

Je me rends compte qu'une pointe de tristesse perce dans ma voix et je détourne le regard. Comme on dit on est jamais content de ce que l'on a, j'avais tout ce que je voulais matériellement mais quand les parents manquent à l'appel c'est différent, on a toujours ce vide en nous. Et parfois je me dis que si j'avais eu un frère ou une sœur je me serais senti bien moins seule.

- Tu sais, tu peux aller rejoindre tes amis, ne te force pas à rester avec moi. Ça ne me dérange pas.

Je relève la tête et plisse des yeux. Son sourire sur son visage adoucit ses traits et je penche la tête sur le côté alors que je réponds à son sourire par le même.

- Mais qui te dit que j'ai envie de passer de passer la soirée avec quelqu'un d'autre que toi ?
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Alex
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Alexander Aestas

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Sam 29 Aoû - 12:32

Elle m’explique son parcours, ses études, ses boulots. Je l’écoute, attentif. Honnêtement, je l’admire beaucoup. Elle m’impressionne. Elle représente un peu tout ce que je ne suis pas capable de faire. Se rapprocher des gens ; tout quitter pour les études ; avoir la motivation de faire quelque chose de sa vie ; avoir suffisamment confiance en soi pour postuler dans une école qui demande un bon dossier. Avant la Congrégation, je n’avais pas prévu de passer encore d’autres années sur un banc d’école. Il faudrait que je me reprenne en main, quand même…

Ça n’a pas toujours dû être simple…

Je laisse passer un temps. Puis elle reprend la parole :

— Et toi alors, parle-moi de toi. Tu faisais quoi avant de finir à la Congrégation ?

Un faible rire nerveux m’échappe.

Rien.

Je laisse passer quelques secondes, puis décide de développer un peu :

Je suis sorti du lycée, avec mon diplôme reçu avec mention. Ma mère aurait bien voulu que je fasse de grandes études, peu importe le domaine, elle pense que je peux aller très loin. Seulement… j’ai une confiance en moi assez faible, et vouloir rejoindre de grandes écoles pourrait rimer avec le fait de m’éloigner de tout ce que je connais, parfois aller à l’étranger. C’est quelque chose que je n’ai jamais eu le courage de faire.

J’ai honte de moi, parfois. J’ai vingt ans et je me comporte comme un enfant. Ou du moins, je me comportais comme un enfant. Peut-être qu’avoir été appelé par Nanna m’a fait changer, un peu.

Je ne connaissais pas la Congrégation, à l’origine. Mais… je ne regrette pas d’avoir pu y entrer. Je peux me raccrocher à quelque chose, avoir comme… un objectif.

C’est la vérité, même si je ne peux pas tout lui dire. Mais je ne préfère pas m’attarder sur mon entrée à la Congrégation, la dernière fois je crois que ça l’avait un peu blessée quand j’ai insinué que je n’étais pas arrivé là par la même voie qu’elle.

Je détourne donc les yeux, avant de dire que l’absence de Lily me faisait bizarre.

— Vous avez l'air très proches tous les deux…

Je reporte mon attention sur Tyarisse, surpris par l’intonation qu’elle a prise. J’ai l’impression qu’il y a de la tristesse dans sa voix. Hm, peut-être que je n’aurais pas dû dire ça ? Peut-être qu’elle a mal compris, et qu’elle pense qu’en cet instant je préfèrerais être avec ma sœur qu’avec elle. Ce n’est pas ce que je voulais dire…

Mal à l’aise à cause de ma potentielle gaffe, je lui offre une possibilité de ne pas rester avec moi. De rejoindre ses amis. Je ne lui en voudrais pas. Je ne veux pas dire autre chose qui puisse faire ainsi percer la tristesse dans sa voix…

Elle me répond par un sourire, avant de reprendre la parole :

— Mais qui te dit que j'ai envie de passer la soirée avec quelqu'un d'autre que toi ?

Mes joues s’échauffent et je détourne les yeux. Ma voix se fait plus hésitante.

Bah… au fond tu ne me connais pas… tu es plus proche de ces gens que de moi… tu t’amuserais plus avec eux, tu sais…

J’inspire doucement par le nez, avant de reprendre. Parfois, quand je dis ce genre de choses, les gens me comprennent mal et pensent que je veux me « débarrasser » d’eux, alors que ce n’est pas le cas.

Mais… merci. Sincèrement.

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Dim 30 Aoû - 11:10
Alors qu'un rire nerveux lui échappe et je penche la tête sur le côté et le regarde surpris. Il me dit alors qu'il n'a rien fait. Rien ? Qu'est ce que ça veut dire ? Je ne dis rien me contentant de le fixer, attendant qu'il s'explique.

- Je suis sorti du lycée, avec mon diplôme reçu avec mention. Ma mère aurait bien voulu que je fasse de grandes études, peu importe le domaine, elle pense que je peux aller très loin. Seulement… j’ai une confiance en moi assez faible, et vouloir rejoindre de grandes écoles pourrait rimer avec le fait de m’éloigner de tout ce que je connais, parfois aller à l’étranger. C’est quelque chose que je n’ai jamais eu le courage de faire.


J'hoche la tête en l'écoutant. Il y a tant de chose à comprendre quand on l'écoute, il ne veut pas partir de chez lui... Pour moi ça ne veut dire qu'une chose ; il a trouvé sa place.
Là où je ne suis rien d'autre qu'un électron libre en quête d'attaches lui il est la stabilité. Il a cette lueur d'amour dans le regard quand il parle de sa mère ou de sa sœur.
En faite il est tout ce que je voudrais être...

- Je ne connaissais pas la Congrégation, à l’origine. Mais… je ne regrette pas d’avoir pu y entrer. Je peux me raccrocher à quelque chose, avoir comme… un objectif.

Je reprends une gorgée et lui souris de nouveau, c'est vrai que la Congrégation est une école prestigieuse mais elle est étrangement entourée d'une aura de mystère. Ce n'est pas une école ordinaire, ça je le sais et pourtant elle semble tout faire pour le paraitre.

- Tu parlais de ta mère qui voulait que tu fasses de grandes études, elle fait quoi elle ?

En voyant les joues d'Alexander devenir rouges je comprends qu'il a sûrement saisi le sous entendus derrière et pour le coup je me met à prier pour qu'il saisisse la perche que je viens de lui tendre mais non à la place il détourne les yeux.
Je me retiens de soupirer, décidemment il va falloir que je sois patiente avec lui à moins que je ne vienne de ruiner toutes mes chances...

Heureusement, il reprend la parole me montrant que mes craintes sont infondées.

- Bah… au fond tu ne me connais pas… tu es plus proche de ces gens que de moi… tu t’amuserais plus avec eux, tu sais…

Je soupire et secoue la tête avant qu'un sourire plus amusé qu'autre chose ne vienne se plaquer sur mon visage. Je vais alors pour lui répondre quand il reprend la parole :

- Mais… merci. Sincèrement.

Le sourire amusé est alors remplacer par un sourire attendri. Je crois que je n'ai jamais été aussi fleur bleue mais il a ce petit truc qui me fait fondre et qui n'a rien à voir avec ses yeux.

- Mais de rien, c'est avec plaisir. Tu sais Alex, c'est vrai qu'on ne se connait pas vraiment toi et moi mais le peu que je sais de toi me pousse à vouloir apprendre à te connaitre. Tu es doux, gentil et attentif et ce sont des qualités très rares chez un homme...

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Alex
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Alexander Aestas

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Lun 31 Aoû - 20:26

— Tu parlais de ta mère qui voulait que tu fasses de grandes études, elle fait quoi elle ?

Elle est infirmière. Mais… ne te méprends pas, elle ne veut pas que je fasse de grandes études, elle pense simplement que j’en serais capable et que c’est dommage que je n’en fasse pas. Enfin du moins, c’est ce qu’elle pensait avant que je n’intègre la Congrégation.

J’ai toujours du mal à aborder le sujet de « mon école » auprès de ma famille. C’est vrai que, d’un point de vue humain, c’est simplement une école très spécialisée. Or, je n’ai jamais vraiment montré un intérêt particulier pour les civilisations anciennes, par conséquent ils ne comprennent pas trop pourquoi je me suis engagé là-dedans. Mais bon, ils sont juste ravis que j’aie « trouvé ma voie », alors ils ne me posent pas trop de questions, et ils ne savent pas à quel point je leur en suis reconnaissant. Si je devais expliquer que j’étais devenu le serviteur de Nanna, je crois que ma mère tomberait dans les pommes, et ma sœur me regarderait un peu bizarrement.

Ensuite, je rougis aux paroles de Tyarisse, tandis qu’elle confirme qu’elle n’avait pas particulièrement envie de rejoindre ses amis. Je l’en remercie, un peu soulagé de savoir que je ne l’ennuyais pas certes, mais aussi touché qu’elle me prête une telle attention.

— Mais de rien, c'est avec plaisir. Tu sais Alex, c'est vrai qu'on ne se connait pas vraiment toi et moi mais le peu que je sais de toi me pousse à vouloir apprendre à te connaitre. Tu es doux, gentil et attentif et ce sont des qualités très rares chez un homme...

Je ne sais plus où poser mon regard. Je n’arrive pas à la regarder elle, tant la gêne que je ressens est immense. Souvent, ces adjectifs me sont attribués avec un « trop » devant, ainsi ça sonne plutôt comme un défaut. Trop gentil, le petit Alex, tellement qu’il ne sait pas s’affirmer, ne sait pas se faire écouter.

Merci… mais… tu as bien de la patience… ne le prends pas personnellement, ça n’a rien à voir avec toi, mais je n’aime pas tant que ça parler de moi…

… Alex, t’as le don pour foutre des espèces de vents aux gens sans même le vouloir. Je m’empresse d’ajouter :

Mais je répondrai à tes questions, si tu en as.

« Je répondrai à tes questions »… putain… mais ça se fait pas comme ça, faire connaissance avec quelqu’un ! Ça se fait au fil de la conversation… pas comme un interrogatoire…

Je pousse un soupir, exaspéré de moi-même. Je préfère changer de sujet :

Et… euh… toi ? Tes parents, ils font quoi ?

Je passe ma main sur ma nuque, embarrassé. Je n’ai pas l’habitude d’autant questionner les gens. Mais… la situation s’y prête, alors je suppose que ce n’est pas dérangeant…

J’aperçois alors le garçon blond, Newton je crois, se diriger vers nous. Même si je ne saurais dire pourquoi, je crois qu’il n’est pas très content.

Il s’arrête devant Tyarisse.

Moi, je baisse les yeux vers mes genoux.

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Jeu 3 Sep - 11:45
Il rougit encore une fois et je ne peux retenir un petit sourire. Je suis contente de rencontrer quelqu'un qui rougit presque autant que moi. J'espère juste que c'est pas parce qu'il est trop mal à l'aise. C'est vrai je veux qu'on devienne plus proche pas qu'il me fuit.

- Merci… mais… tu as bien de la patience… ne le prends pas personnellement, ça n’a rien à voir avec toi, mais je n’aime pas tant que ça parler de moi… Mais je répondrai à tes questions, si tu en as.

Je ris doucement et il pousse un soupir exaspéré. Je sais exactement ce que ce regard et ce soupir veulent dire et c'est d'autant plus touchant que de le voir aussi maladroit.

- Un proverbe français dit "La patience vient à bout de tout." Alors je vais m'armer de patience et réussir un jour à venir à bout de ta coquille.

Je lui fais un clin d'œil et reprends une gorgée. Que je manque de recracher en entendant sa question.

- Et… euh… toi ? Tes parents, ils font quoi

La chose à ne pas aborder... Je tousse quelques secondes après avoir avaler de travers et lui adresse un petit sourire mal à l'aise. Le pauvre il allait se sentir encore plus mal alors que c'est pas de sa faute, au contraire il a même fait un effort pour relancer la discussion mais là c'est vraiment un manque de bol... Bon allez j'espère juste qu'il va pas culpabiliser....

- Ils sont chercheurs.

Ni plus, ni moins. Je ne veux pas m'éterniser là dessus même si je lui ai parlé calmement et que je lui ai fait un petit sourire. C'est à ce moment que Newton se campe à mes côtés et que je vois Alex baisser la tête.
Quoi ? Me dite pas qu'il a peur de ce crétin de Newton ?
Je soupire et arbore mon plus beau sourire hypocrite.

- Tu veux quelque chose ?

Il me dévisage et je remarque qu'il est vraiment pas content. Merde. Il est encore plus chiant quand il boude.

- Ouais je voudrais des réponses.

Je penche la tête sur le côté et fronce les sourcils, Newt' ajoute alors :

- Des réponses à mes sms, mes appels, à mes questions ! Bordel Tyarisse tu m'ignores totalement pendant des mois et là je te revois enfin et tu trimballes ton nouveau mec sous mon nez comme ça !

Je le dévisage et essaye tant bien que mal de me calmer. Heureusement pour ce crétin que je suis à côté d'Alex parce que là je crois que la ville entière m'aurait entendu gueuler.

- Ok on va mettre les choses au clair. Petit un : tu n'as jamais été mon copain, j'ai toujours été très claire envers toi ce n'est pas de ma faute si tu te fais des films. Petit deux : Alexander n'est pas mon copain non plus. Petit trois : Si je n'ai jamais répondu à tes appels, sms etc... C'est pour que tu m'oublies plus facilement alors maintenant tu me fais le plaisir de dégager le plancher et de plus me faire chier.

Je suis pas cool je sais et au fond j'ai de la peine pour lui mais je ne vais pas me forcer à être avec lui parce que j'ai fait bobo à son ego.
Il me fixe et ouvre la bouche pour répondre mais je crois que mon regard noir le fait taire. Il tourne finalement les talons et je ferme les yeux avant de soupirer.
En les rouvrant je me dis que j'ai bien le droit d'un petit remontant et je finis mon verre cul sec.

- Je suis désolée, je... Je pensais vraiment pas que la soirée se passerait comme ça... dis-je à Alexander, mortifiée.
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Alex
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Alexander Aestas

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Ven 4 Sep - 19:27

— Un proverbe français dit "La patience vient à bout de tout." Alors je vais m'armer de patience et réussir un jour à venir à bout de ta coquille.

Un mince sourire étire mes lèvres. Ma coquille ? Seule Lily a réussi à la briser. Tyarisse a bien de la motivation, je lui souhaite bon courage. Mais je ne souhaite que ça… pouvoir enfin lier une nouvelle relation de réelle confiance. Ma sœur, c’est ma sœur, ce n’est pas pareil que quelqu’un de l’extérieur, un ami. Mais il va falloir que moi aussi je fasse des efforts, c’est moi le problème dans l’histoire, alors c’est à moi de m’adapter…

Tentant de relancer la conversation, je lui pose une question concernant ses parents. Et je reste un peu perplexe devant sa réaction. Est-ce une coïncidence qu’elle avale une gorgée de son verre de travers au moment même où je demande ça ? Peut-être que ma question la dérange, j’aurais probablement dû me taire… Son sourire mal à l’aise –je ne connais que trop bien cette expression- me le confirme, et je lui adresse un regard d’excuses. Cependant, avant que je ne puisse lui proposer de ne pas répondre à cette question si elle n’en avait pas envie, elle me répond :

— Ils sont chercheurs.

Je hoche la tête doucement. Elle ne veut pas en dire plus, c’est son choix. Je me retiens également de faire des remarques, apparemment l’évocation de ses parents lui rappelle de mauvais souvenirs.

A cet instant, l’ami de Tyarisse vient se placer à côté d’elle, par conséquent entre elle et moi. Je baisse les yeux, dans l’espoir de m’effacer un peu plus, parce que manifestement, vu l’expression de ce garçon, c’était clairement une conversation d’ordre privé.

Cependant, ils sont trop près pour que je ne puisse pas écouter.

— […] Des réponses à mes sms, mes appels, à mes questions ! Bordel Tyarisse tu m'ignores totalement pendant des mois et là je te revois enfin et tu trimballes ton nouveau mec sous mon nez comme ça !

…ouhla. Non mais… non ! Pourquoi… pourquoi il interprète ça comme ça… pourquoi tout le monde interprète toujours ça comme ça ? A croire que c’est impossible d’avoir une simple relation amicale entre une fille et un garçon…

Cependant, Tyarisse en vient rapidement à éclaircir la chose.  Qu’il se faisait des idées quant à leur prétendue relation, que je n’étais pas son petit ami, et enfin lui demande gracieusement de dégager. Wouah, cette fille est vraiment… super directe et franche. Disons que c’est… intriguant ?

Honnêtement, j’ai un peu pitié de ce garçon. Pour avoir déjà vu ma sœur après qu'elle se soit pris un râteau, je sais que ça peut être douloureux de se faire rejeter.

Je relève les yeux vers Tyarisse, et la vois finir son verre cul sec. Je n’arrive pas à comprendre comment les gens font pour finir un verre cul sec… oh et puis au pire c’est pas bien important.

— Je suis désolée, je... Je pensais vraiment pas que la soirée se passerait comme ça…

Je lui adresse un sourire qui se voulait rassurant.

Ne t’en fais pas, je sais que ce n’est pas de ta faute.

J’évite de poser d’autres questions sur Newton, je doute que Tyarisse ait très envie de parler de lui. Bien que je serais curieux d’en apprendre plus sur ce qu’il se passe dans une vie étudiante plus… « normale », disons. Sans lien avec les dieux, les missionnaires etc, je veux dire. Sans avoir une timidité maladive. En étant… l’exact opposé de moi, en fait.

J’esquisse un autre sourire. Presque malicieux.

Tu as fini ton verre, non ? Ton amie… elle a bien dit que c’était pour boire « un » coup ? Le « un », il est passé, non ?

Mon sourire s’agrandit. J’ai envie de sortir d’ici. C’est super oppressant, tout ça.

Je tourne les yeux vers la sortie, puis me remets debout. Je montre la rue d’un geste de la tête à Tyarisse, avant d’entreprendre de me faufiler entre les gens, et de refuser poliment une invitation à danser. Enfin, l’air frais me caresse le visage, et j’ai l’impression d’enfin respirer. Un soupir de soulagement m’échappe.

J’observe les gens qui passent dans la rue en face, en attendant que Tyarisse me rejoigne. Puis je lui souffle :

Il y a le port, pas loin. On peut aller par là, si tu veux.

Je commence à marcher dans la rue, m’éloignant du bar. Nous sommes assez loin, mais la musique s’entend encore, et les sons qui me parviennent me confirment que j’ai bien fait de sortir à ce moment-là.

Je ne reconnais pas la musique de loin, mais les cris de joie et les rires que j’entends me font comprendre que c’est une de ces chansons populaires où tout le monde se doit de se lever, et de participer à la danse. Mon dieu, j’aurais tellement pas apprécié d’être entraîné dans un truc pareil…

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Mar 22 Sep - 1:29
Je suis dépitée devant la tournure que prend cette soirée. Moi qui voulais vraiment passer du temps et découvrir en douceur Alexander… J’ai l’impression que c’est peine perdue.

Quand je relève la tête pour le regarder, penaude, je vois sur ses lèvres un sourire apaisant. Je tente de lui rendre ce sourire bien je n’en sois pas moi-même persuadée.

- Ne t’en fais pas, je sais que ce n’est pas de ta faute.

Mon sourire s’élargit faiblement mais je suis soulagée de voir que cet idiot de Newton ne lui a pas fait peur et qu’il n’ait pas parti en courant.
Je ne sais pas vraiment quoi ajouter, je me sens plutôt mal à l’aise, alors je joue distraitement avec la paille de mon verre vide.

Quand je relève finalement les yeux vers lui, il a gardé son sourire mais une lueur particulière brille dans ses yeux bleus. Je me plonge dedans et me laisse happer son regard malicieux.
C’est la première fois que je vois ce regard-là chez lui et c’est assez intriguant. Je me demande bien ce qu’il peut se passer dans a si jolie petite tête…

La réponse ne tarde pas à arriver.

- Tu as fini ton verre, non ? Ton amie… elle a bien dit que c’était pour boire « un » coup ? Le « un », il est passé, non ?

Je ris et secoue la tête, amusée. Il a donc qu’une envie ; sa tirer de là au plus vite. Après tout je le comprends.

- Tu as raison, on a plus qu’à filer.

Je souris à Alex et hoche la tête quand il me montre la sortie d’un signe pour lui faire comprendre que je le rejoins au plus vite. Je paye alors rapidement ma consommation et traverse la foule.

Je n’ai pas manqué le moment où une fille c’est approchée de mon beau brun pour lui proposer une danse et je crois qu’elle n’a pas manqué mon regard noir quand je suis passée.
On ne le touche pas, c’est pas compliqué quand même !

Je sors et ce qui me surprend immédiatement, c’est la fraicheur de l’air. Bon sang qu’il fait froid !
Je frotte mes bras et les serre contre moi en espérant les réchauffer un peu. D’un côté quelle idée de mettre une robe. On est en Suède pas en Italie, ici dès que le soleil ne pointe plus le bout de son nez c’est le pôle nord.
Après tout on en est pas si loin

Je me place à côté d’Alex’ et essaye de calmer mon claquement de dents. Bordel c’est carrément un tue l’amour ça !

Il se tourne finalement vers moi et je remarque que ses traits sont bien plus détendus qu’il y a quelques secondes seulement.

- Il y a le port, pas loin. On peut aller par là, si tu veux.

- Oui, pour-pourquoi pas, grelottais-je.

Bordel je vais choper la crève si ça continu. C’est bien le moment en plus !
Je cherche alors me rapprocher un peu plus d’Alexander pour avoir un peu plus chaud pendant que nous marchons côté à côte vers le Port.
Au loin je reconnais la musique de la chenille et je ne peux m’empêcher de penser que nous avons bien fait de partir avant, dans ce bar là dès que cette musique retentit tout le monde est entrainé et je ne pense pas que cela aurait plu à Alex…

Le silence entre nous se fait apaisant et je me surprends à vouloir poser ma tête contre l’épaule d’Alexander.
Le port devant nous ferait nous croire comme dans une image de carte postale. On voit le reflet des bateaux qui se découpent sur l’eau avec la lune qui s’y reflète. Le tout pourrait paraître nostalgique moi je trouve ça juste époustouflant.

- Nanna doit être en forme ce soir, plaisantais-je. La lune est particulièrement belle.

Je souris à Alexander. Je savais que lui il pouvait comprendre ma boutade après tout nous étudions tous les deux à la Congrégation il savait forcément qui était Nanna dans la religion Sumérienne.

- J’ai toujours aimé être sur les toits. Que ce soit en Italie ou ici. J’aime grimper dessus une fois la nuit tombée, comme ça je me sens plus proche du ciel, de la lune, des étoiles. C’est si beau, si tranquille. C’est comme si l’ordre du monde était imperturbable. Après tout, qu’est qui peut perturber une étoile ou encore la lune ?

Je m’assois finalement au bord des quais, les pieds pendant dans le vide. Le visage tournée vers la voute étoilée.

- Nul homme ne soit, tant qu'il n'a pas souffert de la nuit, à quel point l'aube peut être chère et douce au cœur.

Je baisse finalement les yeux vers le visage d’Alexander en souriant.

- C’est dans Dracula.
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Alex
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Alexander Aestas

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Mer 23 Sep - 20:31

La brise fraîche m’apaise. Je force mes épaules à se détendre, pendant que je fixe la rue d’en face en attendant Tyarisse. Je tourne la tête en l’entendant arriver, je lui propose alors d’aller vers le port. Ce à quoi elle répond :

— Oui, pour-pourquoi pas.

Je pense la tête sur le côté. Un bruit caractéristique, un claquement de dents. Ah… il fait si froid que ça ? J’avoue que je ne m’en rends pas vraiment compte… j’avise ses épaules nues. Oui, bien sûr qu’elle a froid, avec une tenue pareille, la nuit, en Suède.

Toujours pas habituée au climat d’ici, hein ? Tu n’aurais pas dû sortir sans veste.

On commence à marcher, et je sens qu’elle essaie de se rapprocher, je suppose pour se réchauffer.

Si… si je te propose de te prêter ma veste, tu comptes la refuser ou pas ?

Cette scène un peu classique, du « Tiens, prends ma veste.  –Nooon mais tu vas prendre froid, garde-la !   -Si si, j’insiste ! … » … enfin après, il faut bien passer outre les situations clichés, je ne peux pas la laisser tomber malade comme ça.

Je retire donc ma veste et la lui mets sur les épaules.

Pour anticiper diverses remarques : non je n’ai pas froid, non ça ne me dérange pas, et oui je suis sûr. Ne refuse pas de la prendre, ça m’embêterait que tu tombes malade…

Je retourne la tête vers le port. La vision de ce lieu de nuit m’est familière, j’y viens de temps à autre. Mais c’est un spectacle qui change souvent, les bateaux ne sont pas toujours identiques, et puis la lumière varie en fonction de l’heure et de la date.

— Nanna doit être en forme ce soir. La lune est particulièrement belle.

Mon cœur loupe un battement, et pendant un instant je crains qu’elle ait soudainement tout compris, à propos des dieux, de la Congrégation… mais non. Elle est toujours simple humaine. En tournant la tête vers elle je remarque qu’elle sourit. Oui, bien évidemment qu’elle ne se doute pas que ce clin d’œil à nos cours puisse avoir une autre signification pour moi. Je me sens un peu stupide.

Je hoche la tête en levant les yeux vers ledit astre.

Ahah… oui, j’espère pour lui en tout cas.

Je m’efforce de répondre à son sourire, en espérant qu’elle pense que je réponds simplement à son clin d’œil. Mais honnêtement, je crains que Nanna ne soit justement pas très en forme. L’éclipse a changé beaucoup de choses, même si je ne peux pas en saisir les détails, je l’entends suffisamment dire dans les couloirs de la Congrégation.

Plongé dans mes pensées, je n’entends pas le début de sa phrase suivante. Je m’efforce de recentrer mon attention sur la demoiselle.

— …C’est si beau, si tranquille. C’est comme si l’ordre du monde était imperturbable. Après tout, qu’est-ce qui peut perturber une étoile ou encore la lune ?

Une entité de puissance similaire.

Pas grand-chose à notre échelle, en tout cas…

Je m’assois à côté d’elle, fixant le reflet de la Lune dans l’eau.

— Nul homme ne sait, tant qu'il n'a pas souffert de la nuit, à quel point l'aube peut être chère et douce au cœur.

Je tourne les yeux vers elle en entendant cette phrase. Je reste silencieux pendant un moment, pensif, avant de finalement dire :

Penses-tu que cette citation n’aille que dans ce sens ? Pour certaines personnes, la nuit est plus apaisante que le jour…

Je laisse passer un temps, avant de demander, hésitant :

…Est-ce que… tu assimiles la nuit à une certaine souffrance ?

Je penche un peu la tête sur le côté. C’est de la curiosité, pas vraiment un reproche. Je voudrais simplement savoir ce qu’elle en pense.

Je détourne les yeux pour fixer l’eau sombre devant nous. Alors, je sursaute en sentant mon téléphone vibrer dans ma poche. Mince, je ne l’avais pas éteint… Je l’ouvre donc dans le but de le faire, et l’écran s’allume sur un nouveau message de ma sœur.

De : Lily
A : 22h26
ALORS ?! Le concert ? *^*


Je lève les yeux au ciel, et mets le téléphone en silencieux. Je tourne à nouveau la tête vers Tyarisse, en m’excusant :

Désolé, c’est ma sœur. Elle a un peu tendance à se mêler de mes affaires…

Je me frotte l’arrière de la nuque, un peu gêné. Je sais que ce n’était pas du concert que Lily voulait des nouvelles, enfin pas seulement, je la connais suffisamment bien pour ça.

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Mer 23 Sep - 21:31
- Toujours pas habituée au climat d’ici, hein ? Tu n’aurais pas dû sortir sans veste.

Je fais la moue. Merde, il a remarqué... D’un autre côté difficile de manquer mes dents qui ont décidés de faire un bazar monstre en s’entrechoquant.

- C’est vrai que c’est un peu dur. Il fait bien plus chaud à Milan et quand je bossais dans les Alpes je ne sortais pas comme ça.

… Ou sinon j’avais toujours quelqu’un pour me réchauffer mais bon je vais éviter de m’étaler sur le sujet surtout après que Newton m’ait fait sa petite scène. Pour quoi j’allais passer ? Pour la fille qui enchainait les histoires pas sérieuse, qui n’avait jamais cherché à se caser ?
Mouais bon on est un peu trop proche de la vérité justement…

- Si… si je te propose de te prêter ma veste, tu comptes la refuser ou pas ?

J’hausse un sourcil étonnée mais aussi amusée qu’il me propose ça, je ne pensais pas qu’il le ferait allez savoir pourquoi… Avant même que je ne réponde il me devance :

- Pour anticiper diverses remarques : non je n’ai pas froid, non ça ne me dérange pas, et oui je suis sûr. Ne refuse pas de la prendre, ça m’embêterait que tu tombes malade…

Je souris et saisis la veste qu’il me tend avant de l’enfiler. Je savoure cette douce chaleur et je sens mes muscles se dégourdir presque immédiatement.
Il y a un détail qui me fait encore plus d’effet, son odeur.
Elle est imprégner dans le tissu et pour un peu je me mettrais à la renifler comme quand je faisais, petite, avec mes doudous sortant de la machine à laver.

Je relève la tête vers lui et lui fais un clin d’œil rieur.

- Zut alors, tu as volé toutes mes répliques. Il va falloir que je renouvèle mon stock maintenant...

Un silence s’installe de nouveau entre nous et come tous les autres, il n’a rien d’étouffant, d’oppressant. C’est comme si on se comprenait assez pour ne pas avoir à combler ces vides.
Le fait que je me sente aussi bien avec lui avait quelque chose d’un peu troublant. Il restait un quasi inconnu et je n’étais pas du genre à faire confiance facilement en temps normal.

Assis sur le quai, seul le son des cordes contre le mat des bateaux vient résonner dans la nuit.
Il ne réagit pas tout de suite et je tourne la tête vers lui pour le voir la lever au ciel.

- Ahah… oui, j’espère pour lui en tout cas
.

Je souris en l’entendant ajouter que rien de notre échelle ne peut perturber la Lune. C’est vrai qu’à part un changement de rotation de la Terre ou un astéroïde géant je ne vois pas non plus…

- Penses-tu que cette citation n’aille que dans ce sens ? Pour certaines personnes, la nuit est plus apaisante que le jour…

Il ne dit rien pendant quelques secondes mais finit par demander hésitant, alors que je le regarde, la tête penchée légèrement :

- …Est-ce que… tu assimiles la nuit à une certaine souffrance ?

Je me mordille la lèvre inférieure, pensive.

- Non au contraire. Pour moi c’est presque l’inverse. J’ai toujours été plus libre la nuit que le jour.

Je déglutis avant de soupirer faiblement. Je ne sais pas ce qui se passait, si c’était la fatigue où l’air de la mer qui me mettait dans cet état mais je me sentais vraiment en confiance, comme si je pouvais me confier à lui… Ce que je ne tarde pas à faire.

- Le jour il y avait trop de pression, trop de regards braqués sur moi pour être sûr que je faisais tout bien comme il faut. Alors il n’y avait que la nuit que je pouvais sortir en douce et faire ce que je voulais comme je l’entendais. Enfin ces petites sorties nocturnes m’ont parfois fait défaut et m’ont causées quelques mauvaises rencontres cependant je n’ai jamais été aussi heureuse que quand Nanna veillait sur moi.

Je lui fis un clin d’œil avant de reporter mon attention vers le large. Je sais que parler de la Lune comme étant Nanna alors que ce n’est qu’un mythe peut paraître absurde mais au fond ça a quelque chose de presque rassurant de savoir qu’il y a des gens qui sont là pour faire notre bien. Parce que après tout, c’est bien le rôle des Dieux…

- Et toi tu en penses quoi ?

Je le vois sursauter avant de prendre dans sa poche son portable. Je réussis à retenir ma curiosité et à ne pas regarder qui peut bien lui envoyer un message.
De toute évidence j’ai bien fait parce qu’il m’explique que c’est sa sœur.
Je lui fais un sourire et dis :

- Vous avez l’air vraiment très proches tous les deux…
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Alex
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Alexander Aestas

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Ven 2 Oct - 22:12

— Zut alors, tu as volé toutes mes répliques. Il va falloir que je renouvèle mon stock maintenant...

Un rire léger m’échappe.

Admire mes dons de devin…

Le sourire toujours plaqué sur mon visage, nous continuons à marcher vers le port.

C’est là qu’elle me parle de Nanna. Enfin, avec son point de vue à elle bien sûr. Plus comme… une métaphore pour mentionner la Lune.

Nous discutons un moment. Pour finalement aboutir à cette question : est-ce qu’elle assimilait la nuit à une certaine souffrance ?

— Non au contraire. Pour moi c’est presque l’inverse. J’ai toujours été plus libre la nuit que le jour.

Un temps s’écoule, pendant lequel un mince sourire vient se dessiner sur mon visage. Puis elle reprend la parole, me parlant plus… d’elle. De sa vie. Elle semble… se confier.

Ce qu’elle me dit, je le comprends. Mieux que quiconque, je suppose. La pression apportée par le jour. Les regards. Et que la nuit était pour elle comme… libératrice.

— … cependant je n’ai jamais été aussi heureuse que quand Nanna veillait sur moi.

Mon sourire s’élargit et je tourne la tête vers elle. Elle avait porté son attention sur cette ligne qu’était l’horizon, là où le ciel rencontre la mer.

— Et toi tu en penses quoi ?

Je reste silencieux quelques secondes, réfléchissant à comment j’allais pouvoir répondre.

Nous nous ressemblons un peu sur ce point… non pas que je ne peux pas faire ce que je voudrais le jour, simplement… je crois que je me dresse des barrières tout seul. Je crois… que je considère les gens comme des sortes de barrières. Ainsi le jour j’essaie de les éviter, pour ne pas les toucher, ne pas les renverser. La présence des autres me met mal à l’aise, même si ce n’est pas ce qu’ils veulent. La nuit… Sous le regard de Nanna, comme tu dis… il y a moins de monde. C’est… apaisant.

J’inspire doucement.

Alors, je sursaute en sentant mon téléphone vibrer dans ma poche. Un message de ma sœur. Je m’empresse de m’excuser auprès de Tyarisse.

Elle m’adresse un sourire, avant de remarquer :

— Vous avez l’air vraiment très proches tous les deux…

Je me mets à fixer l’eau, un peu plus loin.

Elle a toujours été là, expliqué-je. Toujours. Malgré mes défauts, malgré ma personnalité totalement opposée à la sienne. Elle est… disons… comme un lien avec le monde, pour moi. Honnêtement ? Si elle n’avait pas été là je doute que je serais venu ce soir. Elle m’aide à… aller vers les autres, en fait.

Mon lien avec ma sœur est un peu compliqué à expliquer. Elle est l’une des rares personnes en qui j’aie parfaitement confiance. Elle est… comme un appui.

Hm… je crois que je ne m’exprime pas bien, désolé… c’est un peu indescriptible… je suppose que c’est un peu ridicule, mais j’ai beau être l’aîné, j’ai l’impression que c’est elle ma grande sœur.

Mes joues chauffent un peu. Oui, c’est un peu ridicule, quand même… que je ne tienne pas mon rôle d’aîné…

Je focalise mon attention dans la contemplation d’un bateau en face de moi, tentant de faire passer mon malaise inaperçu.

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