Poster un nouveau sujet Répondre au sujet
 :: La Congrégation :: Zone d'entraînement
Big Bang. [Alex ♥]
Aller à la page : Précédent  1, 2
Dave
Messages : 1193
Localisation : DTC.
Loisirs : Casser des dents.
Humeur : Je crains qu'elle ne soit pas très lumineuse !
avatar
David Williams

Personnage...
Pouvoir: Astre (Dave) & Source (Alice).
Dieu: Utu
Age: 27
Mar 20 Oct - 13:56


Il n'a tout d'abord pas l'air ravi à l'idée de m'entendre parler. Vous savez quoi ? Je m'en fiche. J'ai besoin de m'exprimer, et son regard désapprobateur ne me fait ni chaud ni froid. Je n'éprouve ni embarras ni gêne ; seulement de la culpabilité, un peu de tristesse, de la colère aussi - mais celle-ci n'est bientôt plus que de l'amertume. Un sourire neutre se glisse sur mes lèvres alors que j'observe les garçons continuer à nettoyer en silence le fruit de leur bêtise. Ils l'ont cherché, et je n'ai aucune pitié pour le brun, que je fixe d'un œil critique durant quelques secondes, en sachant pertinemment que je pourrais aisément faire de même avec David durant les quelques heures qui suivront.

Je hausse les épaules. Aucun n'a cherché à éviter le conflit, hein... J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi ils ont mis la salle dans cet état. Ce n'est pas juste poing contre poing, c'était pouvoir contre pouvoir. L'image me fait frémir, et je baisse les yeux sur le sol. Qu'est-ce que j'ai loupé ? Est-ce que c'est si difficile de vivre ici, David ? Tu ne me dis rien. Tu ne me dis jamais rien. Alors comment veux-tu que je t'aide ? Tu préfères te débrouiller seul, c'est ça ? Mes joues s'empourprent de colère et de honte. Débrouilles-toi seul, alors. Tant pis. Je ne viendrai plus t'embêter.

Le missionnaire prend la parole et je relève les yeux vers lui, troublée. Puis dévie mon regard vers David, qui balance juste sa serpillère dans un placard en passant. J'acquiesce légèrement, sans répondre. Encaisse. L'Eclipse. Je ne comprends pas. Personne ne comprends. Mais les missionnaires d'Utu, et ceux de Nanna, sont dans un tel état... Est-ce que nous sommes si influençables ? Quelque part, ce fait m'effraie un peu. De me dire que je pourrais changer à cause de mon dieu. Mais après tout, ne sommes-nous pas seulement des humains créés pour leur obéir ...? Je n'aime pas cette vision du monde, bien que je comprenne leur place, et la nôtre. Mais n'avons-nous pas aussi notre mot à dire ? Notre manière de penser ? Est-ce qu'être missionnaire ne nous déglingue pas simplement ..?

- Certainement...

Non, je ne comprends pas. Comme je ne comprends pas ce regard de pur mépris que nous lance Dave, avant de se diriger vers la porte avec un sac poubelle. Il doit avoir fini... Je ferme les yeux, soupire.

- Désolée de t'avoir dérangé avec mes questions. Je vais le raccompagner. Bon courage, tu as bientôt fini de toute manière.

Je lui glisse un sourire maladroit. Un sourire qui traduit à la fois mon agacement et mon inquiétude passée, mais aussi de la compréhension. Je ne l'aime pas beaucoup, ce garçon ; il a blessé mon frère. Mais il n'a pas vraiment l'air mauvais. Peut-être que dans une autre situation...

- À bientôt, peut-être. Désolée encore.

Et je disparais derrière la porte qui se referme, suivant Dave jusqu'à sa chambre, où je l'y tire pour avoir une conversation légèrement musclée avec lui. Il ne répond pas. Garde le silence. Je surprends son regard levé vers le ciel, à travers la fenêtre, et je serre les poings.

Servir les Dieux, hein... Est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

Voir le profil de l'utilisateur

Alex
Messages : 366
Localisation : Stockholm, toujours.
Loisirs : Observer le ciel nocturne.
Humeur : Heureuse.
avatar
Alexander Aestas

Personnage...
Pouvoir: Poussière
Dieu: Nanna
Age: 23 ans
Mar 27 Oct - 18:57

— Certainement...

Elle ne semble pas convaincue dans ses propos. Enfin, que puis-je y faire ? Je ne suis pas là pour essayer de la mettre à notre place. C’est une missionnaire, mais je ne saurais dire de quel dieu. Elle ne peut pas se mettre à notre place, à David ou à moi.

Elle tourne la tête vers le blond, et pousse un soupir. Il a dû lui foutre un vent monumental, ou encore la regarder d’un mauvais œil. Je n’en sais rien, je n’ai pas envie de croiser à nouveau ses prunelles d’une couleur étrange de boue mélangée à du sang. Même ses yeux ont une couleur bizarre… Ce type est bizarre.

— Désolée de t'avoir dérangé avec mes questions. Je vais le raccompagner. Bon courage, tu as bientôt fini de toute manière.

Je tourne la tête vers la jeune fille qui se relève.

Je la suis des yeux jusqu’à ce qu’elle arrive au niveau de la porte. Juste avant qu’elle ne la franchisse, je dis à son attention :

Navré si j’ai pu être désagréable avec toi. Tu n’y es pour rien dans toute cette histoire et je n’avais pas à te parler ainsi. Navré.

Je me retrouve ensuite seul dans la salle, et un soupir de soulagement m’échappe. Je jette un regard circulaire à la salle, avant de finir de nettoyer la petite surface qu’il me restait à faire, et entreprends de ranger ce qu’il trainait.

Mon regard se perd à nouveau vers les vitres brisées. Comment ai-je pu perdre le contrôle de la poussière à ce point ?

Je sors en claquant la porte rageusement.

Le soir, il n’y a que Lily à la maison lorsque je rentre. Elle remarque les plaies, les bleus, et les grimaces lorsque j’esquisse certains mouvements qui tirent sur mes muscles. Elle est bien plus en colère que ce que je présageais. En colère que l’on s’en soit « encore » prit à moi. Et aussi en colère que son doux grand frère ait perdu son sang-froid.

— Alexander, tu me déçois ! Tu devrais être bien placé pour savoir qu’on ne règle pas les problèmes comme ça ! Tu pensais vraiment t’en sortir indemne ?!

Parce que tu penses que ça m’est vraiment venu à l’esprit d’anticiper en pensant aux conséquences ?! avais-je dit en haussant le ton.

— J’essaie de comprendre ce qu’il t’est passé par la tête, alors ne me parle pas sur ce ton !

Tu es ma petite sœur, pas ma mère !

Sur ces mots je m’étais enfermé dans ma chambre après en avoir claqué violemment la porte.

Fichez-moi la paix, tous.


* * * *


Quelques jours plus tard, c’est plus ou moins à reculons que je rejoins un homme de l’administration, l’infirmière et… et David, dans la cour de la Congrégation.

Je jette un regard froid au blond.

L’infirmière pose une main sur mon épaule :

— Pas de confrontation haineuse aujourd’hui. Vous êtes collés, je vous signale.

Une grimace tord mes lèvres lorsque je l’entends rappeler ce détail. Des heures de colles, sur plusieurs jours. Avec l’autre, en plus. Ô joie…

— Bien ! Sur cette délicieuse atmosphère détendue et joyeuse, dit alors l’homme de l’administration, je vous annonce que vous aurez l’honneur incroyable de… récurer les toilettes de la Congrégation ! Tant qu’à être puni, autant faire quelque chose d’utile n’est-ce pas ?

…Super… je m’efforce de rester neutre.

Ils nous donnent les dernières consignes, à savoir que « pas de bagarre », ainsi que « aucun faux pas ne sera toléré », blah blah.

On se met donc en chemin, en silence. Au moment de franchir la porte des toilettes, je lui passe juste devant, lui marchant plus ou moins délibérément sur le pied. Je tourne la tête vers le blond et lui adresse un sourire ironique :

Oh, excuse-moi !

Voir le profil de l'utilisateur



Dave
Messages : 1193
Localisation : DTC.
Loisirs : Casser des dents.
Humeur : Je crains qu'elle ne soit pas très lumineuse !
avatar
David Williams

Personnage...
Pouvoir: Astre (Dave) & Source (Alice).
Dieu: Utu
Age: 27
Lun 30 Nov - 14:31
Bla, bla, bla. La soirée a été barbante, hein Davy ? Alice a passé des heures à te reprocher ton comportement, comme si t'y étais vraiment pour quelque chose, au final. Certes, les provocations, tu les as faites, et tu ne le nies même pas, parce que ça t'amuse aussi un peu, dans le fond, cette ambiance où tu peux faire le fier, un peu hautain, carrément mauvais. T'as même une excuse pour ça, c'est pas merveilleux ? Alice cherche à comprendre, mais au final, y a quoi à comprendre ? Tu avais envie de te battre, envie de lui mettre ton poing en plein visage. Tu l'as fait, pas que le poing d'ailleurs, et ça t'a fait du bien. Peut-être que sortir un peu, dans un bar, ça te ferait du bien. Tu pourrais mettre la merde là-bas, y aurait pas toutes ces histoires de prêtre-roi et de dieux, et tu serais tranquille, on te ferait pas chier, ce serait merveilleux, merveilleux non ?

En attendant, t'es puni. T'es puni comme un gosse qui a fait une connerie, et d'un côté, même si ça te casse les burnes de devoir cohabiter avec ce type pendant tes heures de colle, ça te fait te sentir plus jeune. Tu as l'impression de revivre un peu ta vie de lycéen, avant que tout ne parte complètement en sucette, et honnêtement, ton moral, il s'en porte bien mieux. Ca ne veut pas dire que tu n'es pas d'humeur massacrante, mais tes cauchemars ont pas été aussi violents cette nuit, tu te sens plus lucide. Ils ne t'ont pas agressé de part et d'autre, ils ne t'ont pas fait te sentir plus minable que tu ne te sentais déjà, par moment, lorsque tu ouvrais les yeux sur le jour qui se levait. Ce jour qui ne veut plus rien dire et qui signifie tant à tes yeux.

La lumière s'est un peu rallumée dans tes yeux. T'es tout cassé, dans ton corps et à l'intérieur, mais tu te relèves, et c'est ça qui compte. C'est ça qui compte le plus.

Alors tu rejoins le lieu de rendez-vous, et on vous fait encore chier avec vos conneries, on vous fait la morale, et toi, tu regardes ta montre d'un air insolent. Pas besoin de faire semblant d'être intéressé, ils sont pas cons hein.

Du coup, qu'est-ce que vous allez faire ? Récurer les chiottes. Y a pas à dire, tu adores. On vous montre le matos et vous allez dans les toilettes pour commencer le boulot. Sauf qu'il te passe devant. Et t'écrases le pied. En te souriant d'un air hypocrite. D'un air HY.PO.CRITE.

Toi, tu souris. Carnassier. Mauvais. Tu vas le bouffer tout cru.

— Oh, mais ce n'est rien, siffles-tu, en retenant un ricanement.

Pauvre gosse. Pauvre, pauvre petit missionnaire de Nanna. S'il pense pouvoir te prendre pour un souffre-douleur, il est mal barré. Ahah. ahah.

Vous vous mettez au boulot, et tu n'ajoutes rien. Non, c'est vrai, tu n'ajoutes rien, pas tout de suite, ce n'est pas encore le moment. Tu attends plutôt qu'il soit concentré, et profite du fait que tu vas rincer un de tes ustensiles dans le lavabo, pour pas totalement crader ton seau, pour l'observer. C'est mal, quand même, songes-tu un instant. Mais ce serait tellement bon.

Tu agites l'index et une petite bille de lumière vient flotter autour. Brave fillette. Elle flotte silencieusement jusqu'à Alexander pendant que tu avances d'un pas, d'un autre, avant d'exploser en un unique flash lumineux, juste devant ses yeux. Tu profites de la surprise pour l'attraper par les cheveux - sans aucune délicatesse - et lui mettre la tête dans la cuvette, en le maintenant appuyé contre les toilettes. Puis tu tires la chasse en le maintenant.

— Oh, pardon, je suis tellement maladroit, souffles-tu avec amusement, un large sourire aux lèvres.

Il a de l'espoir, lui. C'est bien, il en faut... Ahah... p'tit con va.

Voir le profil de l'utilisateur


S'illumine en #47032C.
Vogue en #67BBCE.

Alex
Messages : 366
Localisation : Stockholm, toujours.
Loisirs : Observer le ciel nocturne.
Humeur : Heureuse.
avatar
Alexander Aestas

Personnage...
Pouvoir: Poussière
Dieu: Nanna
Age: 23 ans
Ven 18 Déc - 22:23


On s’attelle à notre corvée. J’ai presque l’impression que « corvée » serait un euphémisme. Récurer les toilettes était une corvée. Récurer les toilettes avec l’autre zigoto là, c’était pire. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un calvaire, il ne faut pas exagérer, mais ce n’est pas le meilleur moment de ma vie quoi. En fait nous ne disons rien ni l’un ni l’autre, et je crois que, silence comme dialogue, les deux seraient très pesants. Je ne sais pas ce que je préfère du silence ou d’un dialogue froid, en fait…

Je sursaute et un gémissement monte alors dans ma gorge quand un flash lumineux m’aveugle.

Qu’est-ce que… ?!

A quoi est-ce qu’il joue, l’autre –ça ne peut être que lui de toute façon- ?! Je bats des paupières, des tâches noires dansant devant mes yeux, tentant de recouvrer rapidement une vue normale, parce qu’il est forcément en train de préparer un mauvais coup. Quoi d’autre ? Ça vous prend souvent d’aveugler quelqu’un comme ça, vous ? A tous les coups, il va tenter de…

Je sens alors qu’on me tire les cheveux. Je tente de résister à la pression de la main de l’autre connard blond, mais le flash lumineux et ça, ça se passe le temps de deux secondes et je n’ai guère le temps de vraiment me déplacer sur le côté. Je perds l'équilibre, mon crâne tape contre une matière froide que je devine aisément être la cuvette des toilettes. Je tente encore une fois de me redresser, mais je suis surpris cette fois par… de l’eau qui vient éclabousser mon visage, mes cheveux. Non, « tremper » mon visage et mes cheveux serait plus juste. Il a tiré la chasse d’eau, ce con. Je tente de lui donner des coups de coude dans les genoux, mais sans voir ce n’est pas très fructueux. Je bondis sur mes pieds dès qu’il me lâche, me retourne vers lui et lui adresse un regard noir.

— Oh, pardon, je suis tellement maladroit…

T’es vraiment un connard, tu le sais ça ?

C’est sorti tout seul. Du fond du cœur, je dois bien l’avouer. Pauvre abruti.

Je le bouscule en passant devant lui, m’arrêtant devant un lavabo. Une grimace de dégoût étire mes lèvres tandis que je sens des gouttes d’eau dégouliner dans mon cou. Au fond ce n’était que de l’eau, pas spécialement sale. C’était plus l’idée d’avoir eu la tête dans la cuvette des toilettes qui était répugnante. Je crache dans le lavabo, ne tenant pas particulièrement à avaler l’eau de la chasse d’eau qui m’était rentré dans la bouche. Faute de mieux, j’éponge mon visage avec la manche de ma chemise.

Puis je me retourne vers David. Il semble content de son coup. Connard.

Sourire hypocrite, encore.

Tu es donc toi aussi pris d’une soudaine maladresse, aujourd’hui ? Quelle coïncidence, tu ne trouves pas ? Tu excuseras donc bien volontiers la mienne… ?

De la maladresse ? Bien sûr que non ça n’en est pas. Pour lui comme pour moi, chacun de nos gestes est calculé. L’hypocrisie dans nos voix rajoute du défi à chacune de nos provocations. En fait, cela pourrait presque ressembler à un jeu, d’une certaine façon. Ça devait manifestement nous amuser, au fond, puisque nous continuions. Ces heures de colle allaient soit être bien longues, soit pleines de surprises. Ou les deux. Dans tous les cas, la cohabitation semblait complexe.

Je me rapproche de lui, avise le sceau d’eau. Oh. Je fais mine de trébucher, le sceau se renverse sur ses chaussures, le bas de ses jambes. Rien de bien méchant. En revanche, quand je lui claque la porte de la cabine des toilettes sous le nez, j’espère sur le moment qu’il s'est pris la porte dans le genou, ou coincé les doigts.

Tes chaussures étaient waterproof, j’espère ?

Connard.




Voir le profil de l'utilisateur



Dave
Messages : 1193
Localisation : DTC.
Loisirs : Casser des dents.
Humeur : Je crains qu'elle ne soit pas très lumineuse !
avatar
David Williams

Personnage...
Pouvoir: Astre (Dave) & Source (Alice).
Dieu: Utu
Age: 27
Ven 22 Jan - 15:42
C'est tellement bon. Tu ne sais pas depuis quand tu n'as pas ressenti ça ; tu sais que c'est mal, mais au final, tu t'en fous royalement. Tout ce qui compte, c'est de faire passer son affront et qu'il te lèche les pieds à la fin de la journée. C'est pas gagné, mais tant pis. Quelques souvenirs lointains remontent à ta mémoire ; cette époque merveilleuse où être un mec dans un collège ou un lycée australien signifiait surtout jouer le jeu du plus caïd d'entre tous. Quelle belle époque que celle où tes copains se poussaient entre eux, et toi avec, à agir comme les plus beaux connards de la terre. Tu te souviens de ces coups de pieds dans les côtes que tu refilais aux mecs "qui le méritaient", ces rebuts de fond de classe qui ouvraient pas leur gueule et se laissaient tranquillement martyriser. Plus ils pleuraient, plus c'était drôle.

Vraiment très drôle.

T'as un vif sentiment de malaise qui te prend à la gorge, d'une nausée terrible et terrifiante. Alexander te donne des coups de coude et tu recules simplement en le lâchant, en le fixant d'un air interdit. Pas d'expression sur le visage, pas ce dégoût de toi-même, du passé que tu pensais révolu et du présent ; tu fais comme si tu assumais pleinement ton acte parce que c'est clair que c'est plus simple comme ça, de toute manière ton égo peut pas te laisser agir autrement. Tu souris. Ce sourire carnassier mais vague, que tu lui lances.

— Je le sais et le revendique.

Assumer, c'est beau. Assumer que tu faisais ça pour que ce soit quelqu'un d'autre plutôt que toi, c'est magnifique. Mais au fond, le petit ramasse-poussière n'a pas tort. T'es vraiment un connard. Tu pensais que t'avais changé, mais au fond, on change jamais vraiment. Pas toi, en tout cas. Pas à ce propos-là.

Il te bouscule et sort de la cabine. Tu plantes alors tes mains dans tes poches, prêt à encaisser un coup qui ne vient jamais. À la place, le petit enfant te renverse son seau sur les pieds et tu les soulèves chacune leur tour, lentement, et les reposes dans un "sploutch" sonore. Dans la pièce, il n'y a pas de bruit, jusqu'à ce qu'il te claque la porte de la cabine dessus. Tu reçois le coup dans le coude, juste sur le nerf, et profite du fait qu'il ne te voie pas pour t'autoriser une grimace de douleur le temps que ça parte.

— Eh bien, tu lances en grognant malgré tout. T'es pas très imaginatif, dis-moi…

Qu'est-ce qu'il y a à dire de plus ? Tu secoues tes pieds et tentes de pousser la porte. Il la bloque de l'autre côté, forcément. Mais l'espace entre le haut de la cabine et le plafond est suffisamment important pour que tu puisses te glisser de l'autre côté. Avant ça, tu donnes un coup de pied dans la porte pour qu'il dégage.

— Allez, bouge-toi de là. Sauf si t'as spécialement envie que j'te fasse bouffer la brosse que t'utilisais pour récurer les chiottes.

Pas de résistance, il a dû laisser tomber déjà tout à l'heure. Du moins ça t'étonnerait que ta menace lui fasse peur. En tout cas, la puanteur des chiottes commence à te faire bien suffoquer et t'as besoin d'une clope avec tout ça. Tant pis pour la colle. Tu t'inclines bien bas, même si ton dos te fait clairement souffrir. Vaut mieux arrêter les frais là de toute manière, sinon tu sais que ça peut continuer un moment comme ça.

— J'espère qu'ils comprendront en voyant ta tête qu'ils ont eu une très mauvaise idée. Moi j'me casse, je ferai mes colles comme un grand garçon. C'est à dire tout seul. Je crois qu'ils m'en voudraient de te fracasser la tête contre la mur.

Trop d'amour en toi Davy, je sais pas comment tu fais. Ce doit être inné.

— À plus, tête d'algues.(1) J'espère qu'on se recroisera pas.

Ce faisant, tu sors ton paquet de clopes et en coinces une au coin de tes lèvres et lâchant un signe de la main sans te retourner. Tu sens que les mecs de l'administration vont vraiment pas apprécier.



(1) Bwahaha pardon c'était trop tentant… Faut avouer qu'avec les cheveux mouillés… 8D

Voir le profil de l'utilisateur


S'illumine en #47032C.
Vogue en #67BBCE.

Alex
Messages : 366
Localisation : Stockholm, toujours.
Loisirs : Observer le ciel nocturne.
Humeur : Heureuse.
avatar
Alexander Aestas

Personnage...
Pouvoir: Poussière
Dieu: Nanna
Age: 23 ans
Mar 9 Fév - 19:24


Oh, apparemment le petit rigolo assume d’être un connard. J’avoue être un peu déstabilisé, je m’attendais à une autre réaction qu’à un « oui je sais ». Enfin peu importe.

Je m’éloigne vers le lavabo, avant de finalement revenir vers lui pour lui claquer la porte de la cabine en espérant potentiellement lui faire perdre une ou deux dents.

— Eh bien. T'es pas très imaginatif, dis-moi…

Hm, je ne pouvais pas prétendre le contraire. Mon imagination pour ce genre de choses était assez réduite, je l’avoue… et en cet instant je le regrettais un peu, ça me ridiculisait encore plus et par conséquent la présence de ce type m’énervait encore plus.

Il s’énerve contre la porte pour sortir de la cabine. Je l’observe lorsqu’il parvient à se glisser à l’extérieur, le sourcil haussé quant à sa menace de me faire bouffer la brosse des toilettes. Puis je fronce les sourcils lorsqu’il s’incline. A quoi est-ce qu’il joue ? Ce type est vraiment dérangé…

J’esquisse un sourire ironique en entendant son discours d’au-revoir.

Oh je vois, monsieur se défile ? Vas-y, fais-toi plaisir.

Je montre théâtralement la porte de sortie. Ma phrase sonnait comme un reproche bien sûr, mais honnêtement j’étais content qu’il ait la géniale idée de se barrer. En effet, vu comment c’était parti, les toilettes allaient être en plus mauvais état après qu’avant notre passage. Il valait mieux que nous continuions de notre côté. En même temps je n’ai même pas compris pourquoi ils voulaient nous faire faire ces colles ensemble, ils auraient dû se douter que ça tournerait mal. Ils pensaient quoi ? Que nous allions nous excuser autour d’un sceau remplit de produits pour nettoyer le sol ? Cette vaste blague…

— À plus, tête d'algues. J'espère qu'on se recroisera pas.

Tête de quoi ?! D’algues ?! Pourquoi ?!

Large sourire ironique, à nouveau, en guise d’au revoir. Allez, c’est ça, bye bye.

J’avise alors rapidement mes cheveux dans le miroir. Ils font de la peine, certes, mais pourquoi tête d’algues ? Sans déconner… j’espère que nos emplois du temps respectifs ne correspondent pas trop, je n’ai pas particulièrement envie de voir sa tête pendant les cours.



Voir le profil de l'utilisateur



Page 2 sur 2
  Aller à la page : Précédent  1, 2
Les Chroniques de Sumer :: La Congrégation :: Zone d'entraînement
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet