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Mission scarabée antique
Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Dim 16 Aoû - 22:12
Le taxi est coincé dans les embouteillages alors je laisse le chauffeur pester en arabe contre les marchands qui bloquent les rues du Caire et je ferme les yeux.
Cela fait quatre jours que la fête a eu lieu, quatre jours que Inanna est venue hanter mes rêves m'expliquant l'objectif de ma mission.
Une mission digne d'une déesse un poil sadique. Sérieux qui peut demander à son missionnaire de trouver une broche en forme de scarabée dans une pyramide égyptienne alors qu'elle ne demandait rien d'autre que garder sa vie NORMALE.

Ouais, rien que ça.

Pensant que j'avais du temps devant moi j'avais commencé mes recherches doucement, prenant des livres sur l'Egypte, commençant à étudier un peu l'arabe parce que oui parmi les 5 langues dans lesquelles je m'exprime couramment elle ne pouvait pas m'envoyer dans un pays où ils en parlent une !

Foutue déesse.

Enfin j'avais rapidement compris que madame Inanna était pressée en voyant les prospectus sur mon bureau en revenant de la bibliothèque il y a de ça deux jours.
Sur le moment j'ai hésité à porter plainte pour harcèlement mais bon je me voyais mal expliquer mon cas à la police, ils auraient tôt fait de m'envoyer dans un asile...
J'ai donc plutôt pris mon billet et réservé une chambre. Mon compte en banque en a pris un sacré coup. Je crois que je vais sonner la comptable de la Congrégation histoire de lui faire comprendre qu'on est pas tous couvert d'or et que ça serait sympa qu'il nous rembourse nos frais de déplacement. Après tout, moi j'ai rien demandé et me voilà condamnée à manger des patates pour pas mal de mois...

La taxi arrive enfin à accéder à l'hôtel, une fois le chauffeur payé et les valises déchargées je me dirige vers la réception du petit hôtel .
L'hôtel est miteux mais c'est le moins cher que j'ai trouvé et puis au moins je sais que si je dois rester plus d'une semaine ma chambre ne risque pas d'être prise... Même si il est pas top il faut voir positif après tout il n'y a pas l'air d'avoir de rats c'est déjà ça.

J’attends plusieurs secondes devant un comptoir où trône des petites affiches écrites en plusieurs langues, de véritables attrapes touristes. Quoique, la ballade en bateau sur le Nil m'aurait bien plus si j'étais pas là pour risquer ma peau pour les beaux yeux de ma chère Inanna.
Après avoir sonné trois fois un homme quelque peu douillet au crane reluisant arrive vers moi tout sourire.
Il me parle arabe et je le fixe sans comprendre, sérieusement j'ai une tête à savoir parler arabe ?

- Vous parlez anglais ?
- Oui oui, alors qu'est ce que je peux faire pour vous ma petite dame ?


Lui, il commence mal. Je déteste qu'on m'appelle ma petite. Ça me rappelle constamment ma taille plutôt au ras du sol. Je me présente et après avoir cherché dans un ordinateur d'un autre âge il me tend une clé aux bords assez usés vu le dépôt de rouille. Un petit badge dessus m'indiquait que j'étais chambre 21, dernier étage à droite.
Je saisis la clé et avant même que d'avoir le temps de lui demander de l'aide pour monter mes valises il repart derrière un rideau de perles d'où provenait une musique orientale.

Visiblement le service c'est pas ça...

Sans avoir vraiment d'autre choix je pris mes valises et gravis les escaliers. A chaque marche mon sac bute contre mon mollet m'arrachant une injure. Une fois devant la porte de ma chambre j'ai épuisé toutes les insultes de toutes les langues que je maîtrise. Le fait que celle ci soit entrouverte m'intrigue et je laisse mes affaires au sol avant d'entrer dans la pièce.

Il fait étonnamment doux dans la chambre. L'air frais caresse ma peau, une surprise d'autant plus agréable que la décoration de la chambre est assez dépassée et vétuste.
Je trouve les larges fenêtres donnant sur un petit balcon ouvertes, les rideaux sûrement blancs à l'origine volant au vent. C'est donc armée de mon déodorant que je bondis sur le balcon et asperge l'homme qui se trouve là. Celui ci pousse un cri et se frotte les yeux en parlant arabe sur un ton pas très très gentil.
Je fais un rapide pas en arrière prête à lui redonner un autre coup de déo avant de le détailler.

L’intrus est un homme visiblement jeune, dans les vingt cinq ans. La peau mat, des cheveux sombres, une chemise de lin blanche et un pantalon léger beige, pas de doute il est typiquement d'ici.

- Qu'est ce que vous faite dans ma chambre ? Je demande d'un ton qui se veut ferme.

C'est pas qu'il me faire peur mais bon je me dis qu'un mec qui fait trois tête de plus que moi et qui visiblement est assez musclé aurait tôt fait de me balancer par dessus le balcon. L'inconnu essuie les larmes qui coulent sur ses joues et me jette un regard noir.

- Je suis l'employé qui vérifiait que votre chambre était prête pour votre arrivée.


Et là je crois que je ne me suis jamais sentie aussi conne. Me précipitant vers lui, rouge écarlate, je ne cesse de m'excuser et de lui dire de me suivre pour que je puisse l'aider.
Prenant son bras je le guide vers la petite salle de bain et ouvre le robinet qui après plusieurs secondes se décide enfin à laisser couler un petit filet d'eau dans un vacarme assourdissant. Je trempe un coin de la serviette et tamponne son œil avec. Après plusieurs secondes de silence s'installe il le brise en posant sa main sur mon poignet.

- Merci, c'est bon ça va mieux maintenant.

J'ôte ma main et recule pour fermer le robinet et reposer la serviette.

- Je suis vraiment navrée, je sais pas ce qui m'a pris...

Il relève la tête et me regarde mi agacé et mi amusé mais n'ajoute rien. Je lui fais un sourire un peu gêné et sors de la salle de bain. A deux dedans on se sentait rapidement à l'étroit surtout avec un homme taillé comme lui. Tandis qu'il inspecte son œil dans le miroir crasseux de la petite pièce je m'approche de la fenêtre et laisse mon regard se perdre dans la contemplation de l'horizon.

La ville en bas est toujours pleine de vie alors que le soleil achève sa course effrénée. Cette scène laisse place à un spectacle des plus grandioses, le ciel se teinte d'or et de pourpre. Bientôt il ne serait plus que d'un bleu sombre éclairé par les points transcendant des étoiles.
Ce nouveau paysage ne serait autre que celui du domaine de Nanna.
Nanna...
Ce dieu dont j'avais croisé le chemin grâce à Alexander qui n'était autre que son missionnaire et un ami.
Ma main se porte instinctivement à mon cou et je caresse du bout des doigts la plume du collier qu'il m'a offert lors de cette fête où tout a changé.
Ce jeune homme à la gentillesse des plus touchante. Il m'avait aidée, soutenue pendant cette soirée mais bien avant il m'avait fait rire, il m'avait émue. J'étais séduite.
Séduite par ce parfait gentleman il est vrai mais je n'en ai pas pour autant oublié l'impérieuse blonde au yeux de saphir.
Elle avait su m'emmener vers des contrées que je ne pensais pas un jour découvrir et je ne pouvais que l'en remercier car malgré tout ces plaisirs épicés j'ai compris que ce n'est pas ce que je veux.

La douceur d'Alexander m'avait donné envie de découvrir d'autres choses...

C'est perdue dans mes pensées et en train de caresser une plume argentée que l'employé me retrouve. Dans un silence apaisant il s'accoude à la rambarde à mes côtés et nous regardons le paysage ensemble.

- Les anciens du coin se plaisent à dire que l'on pouvait voir d'ici les lumières du phare d'Alexandrie.
- Fait naufrager les papillons de ma jeunesse, je fredonne alors en français.
- En tout cas moi, j’ai plus d’appétit qu’un barracuda...

Surprise qu'il ait saisis la référence je lui fais un large sourire et m'écrie :

- BARRACUDA !!

Nous nous regardons un court instant et nous éclatons de rire, fier de notre bêtise. Nous parlons pendant un petit moment et j'apprends qu'il s'appelle Salim et qu'il est le neveu du propriétaire de l'hôtel.
N'oubliant pas pourquoi je suis là je lui pose des questions discrètes sur les coins assez sombres du Caire du genre là où on peut trouver des pilleurs de tombes.
Il me parle de quelques bars plutôt glauques où une fille comme moi ne devrait pas traîner. Si seulement il savait...
Il prend ensuite congé et je range mes affaires dans les placards pour finalement commencer à me préparer.

Il est grand temps pour moi de me faire belle pour pêcher du pillard.
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Tyarisse
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Jeu 3 Sep - 1:34
Cette fois ci, il ne me fallut qu'une heure pour me préparer. A vrai dire mon objectif était moins plaisant que la fois où j'étais aller au concert avec Alexander alors j'avoue faire un peu moins d'efforts.
Une robe noir moulante sans pour autant être trop aguicheuse, l'objectif c'est pas de se faire violer mais de convaincre les hommes de parler. Je lisse mes cheveux, maquille légèrement mes yeux bleus pour les faire ressortir et saisis mon sac pour sortir après y avoir glissé mon déodorant. Après tout il faut toujours se munir d'une arme et j'avais découvert que le déo était très efficace dans ce domaine.

D'après les indications de Salim les bars les plus étranges sont principalement situés dans la zone est du centre ce qui ne me fait pas trop de route. Après tout si je peux éviter de prendre un taxi ça me permet de manger un peu moins longtemps des pommes de terre...

Le sol est pas trop escarpé ce qui rend le trajet en talon plus simple que je ne l'aurais pensé. Une fois dans le quartiers j'entre dans le premier bar que je vois ; Le Shéhérazade. Jolie nom mais façade dégueulasse. Je vous parle même pas des cocktails. J'ai pourtant pas des goûts de luxe mais quand je prends un truc faut pas que ça est la couleur de la pisse et un goût de jus de pomme avarié !
Bref.
Je fais un rapide tour en quête de mec un peu louche mais visiblement y a plus de pervers européens qu'autre chose.

C'est bien ma veine.

Je ressors rapidement après m'être fait touché le derrière plus d'un fois et du coup après avoir castré plus d'un mec. C'est quand j'ai vu qu'un mec assez baraqué s'avançait vers moi en mode pas content que j'ai filé rapidement.
Du coup je marche dans la rue. Il fait chaud et c'est agréable de pouvoir de nouveau sortir le soir en robe sans se peler le cul. Vive le froid de Stockholm...

Un bar sur ma droit attire mon attention, L'Alexandrin. La musique résonne et je peux voir pas mal de fumée suspecte s'échapper de la porte. Intriguée j'entre pour découvrir un truc très, très, très bizarre.
Les gens sont là, tous à moitié dévêtus, allongés sur des coussins à même le sol avec des chichas partout.
Certains tiennent des joints et personne ne me porte vraiment attention. Je fais discrètement le tour pour voir si je ne peux pas écouter deux trois discussions qui pourraient s'avérer intéressantes mais au final les seuls trucs que je comprends son des mots comme « petits papillons arc en ciel » et j crois même avoir entendu un magnifique « Ma bite sur ton front ça fait une licorne ».

Là je suis partie. VITE.

Je continue de marcher un peu désespérée. C'est vrai quoi, c'est pas non plus compliqué de trouvé un guide un peu véreux ! Ô désespoir...
Mes pas me guident vers un bars toujours un peu plus délabré, Le Rivers of Babylon. Bordel. Rien que le nom il donne pas envie d'y rentrer... Me voilà en train de prier pour qu'ils ne diffusent pas que du Boney M parce que ce genre de merde ça te reste dans la tête pendant des jours...
L'ambiance est dansante et plutôt collée serrée. C'est pas trop changeant des bars dansant de Stockholm. Je me prends un vrai Sex on the Beach cette fois et le savoure en faisant le tour de la piste de danse.
Y a qu'un seul truc de bizarre ici, les filles sont entre elles et les mecs entre eux. En plus à chaque fois que je m'approche d'un groupe exclusivement masculin pour les entendre ils me regardent tous de la tête aux pieds, dédaigneux.
Ok, mon ego prend un putain de coup là.
Vexée je me pose pas loin d'un groupe de fille et sirote mon verre. C'est alors qu'une fille aux cheveux blonds bien moins beaux que ceux de Ka s'approche de moi.

- Salut toi...

Je lui souris poliment mais j'avoue que le fait qu'elle regarde plus mon décolleté que mon visage me fait un peu peur.

- Euh bonsoir.

Elle se colle vulgairement à moi et à ce moment là mon cerveau me crie une chose : DEODORANT !!! Sauf que je suis coincée. Mes deux mains serrent le verre et sont prises entre ses deux obus.
Je la vois prendre la paille entre ses lèvres et me faire un sourire édenté.

- Sex on the Beach coquine... Je peux te faire beaucoup de choses sur la plage tu sais.

La pute elle est en train de me siffler mon verre !! Il est bon à jeter maintenant... pas envie de choper la mononucléose à cause de cette pouffiasse au dentier de travers !
Ok. Calme toi. Je me croirais dans Fort Boyard avec mon instinct qui tambourine à la porte de mon intelligence et qui me hurle de sortir.
Je cherche désespérément mes mots ou comment me sortir d'une merde pareille quand La chanson résonne faisant se lever tout le monde, mais le plus important c'est que celle qui me plaque contre le mur vient de me relâcher suffisamment pour que je lui balance mon front dans le nez et que je lui jette mon verre à la figure.
Finalement, pas besoin de déo.
Je me précipite vers la sortie alors que l'autre se met à brailler et qu'une fille me court après. Bordel de merde. Je slalome entre les couples qui se roulent allègrement des patins et se tripotent et là je bug.
Putain tu m'étonnes que l'autre folle m'ait sauté dessus ! Je suis dans un foutu bar gay !!! Enfin d'un autre côté je comprends mieux pourquoi les mecs m'ont totalement ignorée. Mon ego revit.
Sauf que c'est pas le moment pour ça et je me dépêche de sortir.

L'air frais est comme une délivrance. Je regarde ma montre et remarque qu'il est déjà 23h... Bon encore un dernier et je reprends mes recherches demain soir parce que bon même si y a pas de décalage horaire entre la Suède et l’Égypte, l'avion ça m'a tuée.

Mes pas me guident toujours plus loin et je jette mon dévolu sur un bar appelé Le Bazar d'Ur. Avec une référence pareille j'espère ne pas tombé sur un bordel... Mais vu ma chance ça m'étonnerait pas... Enfin rentrons on ne sait jamais.
Suspicieuse je commande un simple punch avant de partir m'installer sur une table.
L'ambiance est assez particulière à vrai dire. Ça me rappelle presque les tavernes de pirates dans les films. Ça sent le rhum et tout le monde à l'air à moitié bourré.

Je me laisse allée contre le dossier de ma chaise et baille un bon coup. C'est à ce moment là que je saisis les bribes d'une discussion entre deux hommes.

- Et là je lui ai dit : « Ce tombeau sera votre tombeau ! ». J'avoue que j'avais hésité avec « Bande de chacal vous allez crevez comme des chacals » mais je savais pas si c'était pas plutôt des chacaux...


L'homme ivre mort à ses côtés lâche un rot infecte et s'écroule sur la table alors que l'autre fini son verre cul sec.

- Moi je te le dis Abdoul, c'est trop la merde d'être guide au moins à l'époque on pouvait piller des tombes !

J'écarquille les yeux et me redresse d'un bond. Inanna si c'est toi qui m'envoie un signe sache que je t'aime !
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Tyarisse
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Lun 7 Sep - 1:29
Une semaine pour mettre ce foutu plan foireux en place. Ce fut aussi complexe que ce que je m’étais imaginé. Tout d’abord parlons de mes… « Partenaires ».
Des putains de boulets. Ils sont trois au total, les deux du bar ; Abdoul et Kassou qui sont frères ainsi que leur beau-frère ; Raymond.
Je ne suis pas sûre que à eux trois ils atteignent le QI d’une poule…
Enfin bon au moins ils m’ont laissé gérer ça tout de A à Z. J’avais juste à amener l’idée comme si c’était la leur.

Je me retrouvais donc devant une cabine, les mains tremblantes. Bordel de merde. Ce que je vais faire est totalement illégal et je suis complètement flippée. Pourtant je sais que c’est le seul moyen. J’ai revu tous les détails du plan encore et encore à n’en pas dormir la nuit.

Je ne peux pas échouer.

Je ne sais pas pourquoi je me mets autant la pression pour une déesse qui n’en a sûrement rien à faire de moi mais je… Je crois que je veux me prouver à moi-même que je peux être quelqu’un que je ne pensais pas pouvoir être. Quelqu’un de plus… Hors normes.

Après une grande inspiration j’enfile le gant et compose le numéro de la police. Il ne me fallut que 3 secondes pour les avertir qu’une bombe allait être posée prêt des pyramides.
Sans attendre une seconde j’enlève les gants et je pars retrouver mes trois abrutis.

Le plan était le suivant ; à la suite de l’appel, la police ferait évacuer les touristes. Abdoul étant le guide touristique d’un des groupes il sera évacué à ce moment il devra envoyer un message à Kassou nous indiquant que la voie est libre. Par la suite, Kassou affirmait savoir où nous planquer pour ne pas nous faire repérer et accéder au champ de fouille d’une des pyramides très récemment découverte.
A partir de là ça se corsait nous avions moins de 3h pour entrer dans la pyramide, la fouiller et repartir sans laisser aucune trace.

Je crois que je vais mourir d’une crise cardiaque.  
Bon sang ! Je suis pas moi James Bond, si ça foire personne ne sera là pour empêcher ma chute. Je ne vois pas Inanna débarquer à mon procès et avouer que tout est de sa faute…

Kassou et Raymond sont à leur poste attendant le message d’Abdoul. Quand celui-ci arrive enfin il nous faut moins de 30 minutes pour atteindre le site archéologique.
C’est comme si une horloge fait tic tac dans ma tête et que je peux voir un sablier s’écouler trop rapidement sous mes yeux. Les alarmes et les messages d’avertissement diffusé dans toutes les langues commencent sérieusement à me donner mal au crâne mais cela ne m’empêche pas de donner des gants aux deux idiots avec moi.
Je reste étudiante en histoire ancienne et ça me détruit le cœur de penser que je vais bafouer des fouilles archéologiques alors autant en ruiner le moins possible.

Nous allumons nos lampes de poches et nous entrons enfin dans la pyramide.

Un silence de mort règne entre ses murs et je ne peux m’empêcher d’être fasciné devant les hiéroglyphes peint aux murs. Pour un peu j’en aurais eu la larme à l’œil.
Prudemment je m’avance dans le couloir et sursaute quand j’entends Raymond dire :

-  C’est trop calme... Je n’aime pas trop beaucoup ça... Je préfère quand c’est un peu trop plus moins calme...

Je grogne et me tourne vers lui en soupirant.

- Tu préfères retourner dehors ? Alors va dehors et fait le guet.

Raymond nous jette un regard désolé et fait demi-tour alors que Kassou marmonne quelque chose en arabe. Je recommence à marcher et j’entends ce dernier dire alors :

- Euh je crois que moi aussi je vais faire le guet, c’est pas très… Prudent de laisser Ray tout seul.

Avant même que je ne dise quoi que ce soit il détale comme un lapin et me laisse seule. Pour le coup j’ai juste envie de leur courir après et de leur botter les fesses avant de les trainer au fin fond de la pyramide en leur tirant les oreilles.

Mais j’ai autre chose à faire, après tout une putain de broche en forme de scarabée ça n’attend pas.

J’avance rapidement, peu rassurée. Plus j’avance plus j’ai froid et pour la première fois depuis mon arrivée en Egypte je regrette de ne pas avoir emmené de pull.
Mes dents claquent sinistrement et le bruit se répercute contre les murs créant un écho plus que morbide. Bon, vivement que je récupère cette broche et que je me casse d’ici.

Sauf que forcément, c’est beaucoup moins drôle quand il n’y a pas de couilles dans le pâté.

Je vous passe les détails mais voilà ce qui se passe quand on entre dans une pyramide : pente glissante, fosse de piques, murs qui se rapprochent prêts à vous écraser.

La vérité c’est que je ne pensais pas qu’un tibia trouvé par hasard aurait pu m’être si utile.

Après avoir surmonté toutes ces épreuves dignes d’Indiana Jones, je trouve ENFIN cette putain de salle où est sensé se trouver tout un tas de trucs super précieux c’est d’ailleurs pour ça que j’avais réussi à convaincre mes trois loustics de m’aider.
Sauf que là, rien. Néant. Que dalle. Du vent. Du vide.
Même pas un putain de sarcophage.

N.A.D.A
A ce moment-là j’ai rigolé.
Après j’ai pleuré.
Ensuite j’ai failli détruire ma lampe.

Je suis sortie, la mort dans l’âme, le cœur gros et la gorge serrée, pour me planter devant Kassou, Raymond et Abdoul qui nous avait rejoints.

- Y a rien les mecs… Tout a déjà été vidé…

Personne ne dit rien et je m’assois par terre, dépitée.
J’avais fait tout ça pour rien…
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Inanna
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Inanna

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Lun 7 Sep - 12:37
Ohohohohoh. Ohohohohohoh. Ohlala. Qu'est-ce que je ris. Mais qu'est-ce que je ris. Vous savez, les missions d'initiation de nos chers prêtres-rois sont vraiment un divertissement hors pair. Depuis la fête, j'avoue que mon moral oscille dangereusement entre le désespoir le plus infini et le petit rire hystérique bien relou. Observer les petits humains qui grouillent sur terre comme des insectes est assez amusant au final. Là, j'ai l'impression de me sentir comme une midinette devant Secret Story, un bol de pop-corn sur les genoux et une créanne puma du cul allongée contre moi. Qu'est-ce que vous voulez ; on s'en est peut-être trop donnés à cœur joie avec Nin, à cette fameuse fête. Et puis, c'est comme avoir un chauffage qui ronronne : c'est vraiment top. Mieux qu'un chat, adoptez un couguar ! Chiche.

Tout cela pour expliquer que j'observais ma petite dernière en train de piller allègrement une pyramide. Enfin, elle serait en train de la piller allègrement si celle-ci n'était pas délibérément vide. Quoi, moi, méchante ? Ce n'est pas de ma faute si elle n'a pas bien lu mon prospectus. Il date d'il y a plusieurs années, est-ce ma faute si, depuis, ce merveilleux trésor a été déposé dans le musée du Caire, puis, plus récemment, offert au musée de Washington pour l'inauguration de sa dernière exposition ? Non, évidemment, ce n'est pas de ma faute. Disons que j'ai juste choisi le mauvais bijou. Oups ? Pas de ma faute, j'avais besoin d'une belle broche, et toutes celles que j'avais trouvées étaient... particulièrement peu viriles. Ce serait triste que ce cadeau soit mal perçu par son futur propriétaire... Si elle réussit à le trouver, bien entendu.

J'observe la jeune femme s'écrouler au sol, dépitée. Ah non, hein. Dans la maison d'Ishtar, on n'abandonne pas. Abandonner est signe de faiblesse, et je n'accepte pas les faibles dans mon camp. Elle rêve si elle s'imagine qu'elle a le droit de lambiner, les fesses posées au sol de cette manière. (J'espère qu'elle aura du sable dans ses sous-vêtements, pour la peine. Elle ne mérite que ça.)

J'apparais près d'elle, invisible à ses yeux comme à ceux des humains qui l'accompagnent, en dissimulant mon aura. Un léger vent souffle, plus chaud, se met à jouer avec ses cheveux. Un sourire étire mes lèvres, lentement, alors que je fais apparaître une feuille de papier. Celle-ci suit la course du vent, puis, bloquée par son corps comme obstacle, se plaque contre son bras pour attirer son attention. La coupure de journal du New York Times, aux bords un peu abîmés, porte le titre suivant :


BARACK OBAMA PRÉSENT POUR L'INAUGURATION DE LA NOUVELLE COLLECTION DU MUSÉE DE WASHINGTON
La pièce maîtresse de cette collection, le mystérieux scarabée de Toutânkhamon, attise déjà la curiosité des visiteurs...


Un sourire satisfait étire mes lèvres, alors que des agents de l'ordre rappliquent pour embarquer Mlle. Fent et ses trois complices. Je retourne dans mon royaume, les yeux rivés sur la jeune femme, en attente de ses réactions. Allez, ma petite. Ramènes-moi ce joli bijou, tu veux bien ?

Plus que cinq jours.

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Dim 13 Sep - 13:35
Putain. De. Merde.

Allongée sur mon lit, enfin si on peut appeler un lit une feuille de papier sur une planche de bois un lit, je repense au bordel monstrueux dans lequel je me suis fourrée.

Voilà trois jours que je suis en garde à vue, interrogée par la police égyptienne. Ils essayent de me faire avouer que je suis une terroriste mais je tiens bon, je m’en tiens à mon scénario de base.
Bah oui forcément je me vois mal dire aux flics que en fait je suis pas une malade extrémiste, non je suis juste envoyée par une déesse pour trouver une broche antique.
Alors à la place je dis juste que je suis étudiante qui a voulu voir les fouilles archéologiques de plus près.

Bon on va pas se mentir au début ils étaient persuadés que je me foutais bien d’eux mais le fait est qu’il n’y avait pas de bombe et que en plus j’étudiais vraiment dans une école spécialiste des civilisations anciennes a visiblement bien pesé dans la balance et au final ils ne savaient plus trop de quoi m’accuser.
Du coup je suis passée du stade terroriste à pauvre folle.
J’ai été évaluée psychologiquement et reconnue comme étant instable et obsédée par l’antiquité avec un penchant clairement mythomane.
Normal, j’ai fini par lui parlé d’Enlil et d’Ina et de tous les autres. Même le zombi papillon a eu le droit d’être cité.

Enfin comme je suis de nationalité italienne c’est l’ambassade qui récupère mon dossier et vu la fille qui est passé clairement ça la fait chier. C’est limite si elle m’a pas demandé pourquoi avec mes origines françaises et espagnoles j’avais pas choisi une autre nationalité.

Enfin je l’ignorais tranquillement jusqu’à ce qu’elle m’annonce que les charges les plus graves étant abandonnées je n’avais plus qu’à payer la caution pour sortir.
Une caution montant à des milliers d’euros.
Une caution que je n’avais clairement pas les moyens de payer.

Là c’est un peu la fin du monde.

Bon sang, je n’en reviens pas qu’ils m’estiment dangereuse au point de mettre une caution aussi élevée. Enfin le problème maintenant c’était surtout de savoir comment j’allais la payer et c’est là que la super dame de l’ambassade m’a sortie :

- Vous devez bien avoir gardé contact avec vos parents, ils ont sûrement de quoi vous aider.

J’ai hésité à me jeter par la fenêtre ou me pendre.

Non pas eux. Par pitié. Tout mais pas ça. Je suis prête à ramper devant le juge si il faut mais je ne veux pas les revoir encore moins pour qu’ils payent la caution pour me sortir de prison !
Alors que je demande à la fille de l’ambassade si il n’y a pas une autre solution elle me toise ouvertement et soupire.

- Ecoute moi bien, soit tu payes la caution soit tu finis en hôpital psychiatrique. J’ai autre chose à faire que m’occuper de folle dans ton genre donc maintenant tu fais un choix et vite.

Sur le coup j’aurais adoré lui faire bouffer son crayon et son dossier mais j’étais déjà assez dans la merde comme ça.
J’ai longtemps pesé le pour et le contre et je me suis rendue à l’évidence ; dans tous les cas la Congré’ ne m’aiderait pas et il était hors de question de finir à l’asile surtout après avoir vu la une du journal qui était venu se coller à ma jambe juste avant mon arrestation.

Je crois que j’ai jamais été autant énervée de toute ma vie. Même quand mon père à jeter docteur lapinou mon doudou favoris à la poubelle en prétextant que j’étais trop vieille pour en avoir, je crois que j’ai jamais détesté quelqu’un.

En l’occurrence là, c’était Inanna et moi-même que je haïssais. Elle parce que suis sûre qu’elle savait que la broche ne serait pas la pyramide et moi parce que si j’avais regardé les infos ses derniers jours j’aurais sûrement vu que la broche était exposée à Washington.

La gorge serrée j’avais fini par donner le numéro de mes parents et la femme était repartie disant qu’elle s’occupait de tout avant que je ne rejoigne ma cellule.

Me voilà donc, allongée sur mon lit à attendre qu’on vienne me chercher pour qu’on me rapatrie en Italie, que je supporte mes parents et leurs remontrances avant de me barrer vite fait bien fait et de prendre le premier vol pour Washington.

Je me redresse en entendant la clé tourner dans la serrure et mon gardien arriver.

- Debout, il est temps pour toi de sortir.

Je le suis à travers les couloirs et récupère mes effets personnels avant de me frotter les poignets. Il faut dire que j’ai connu plus confortable que les menottes.
A la sortie je retrouve la femme tirée à quatre épingles avec son petit carré et deux hommes qui au vu de la bosse sous leurs vestes sont armés.
Pour un peu je serais flattée des précautions qu’ils prennent pour moi.

Dans la voiture qui m’emmène à l’aéroport on m’explique que je vais être rapatriée en Italie et que ce sont mes parents qui vont me récupérer. L’envie subite de me jeter de l’avion me traverse alors l’esprit.
On m’explique aussi que j’ai intérêt à ne plus remettre un pied en Egypte et que je dois me faire discrète désormais.

Je m’en veux un peu à vrai dire. Je me rends bien compte que j’ai bien failli déclencher un incident diplomatique entre les deux pays mais après tout est ce que j’ai ne serait-ce le choix ?
Je sais qu’on dit qu’on a toujours le choix et c’est vrai qu’à ce moment précis je pourrais retourner à la Congrégation et abandonner la mission sauf que je crois que je préfère supporter de vivre avec mes parents le restant de mes jours plutôt qu’avec une déesse mécontente.

De plus j’ai toujours détesté l’échec.
Une Fent n’abandonne jamais.

Sur cette affirmation l’avion atterrie sur le sol italien et je me sens prête à affronter mes parents.

Bon j’ai peut être sous-estimé leur réaction… C’est vrai qu’à 21 ans tu ne t’attends pas à te prendre une gifle par ta mère enfin je suppose que je l’ai mérité.
Je les suis silencieusement jusqu’à notre voiture et ne dis rien. Ils attendent d’être à l’abri des regards avant d’éructer littéralement. Les remarques désobligeantes pleuvent sur moi en italien, en français et en espagnol.
Je ne dis toujours rien me focalisant sur la présence de Rico, notre chauffeur, qui me fait des petits sourires désolés dans le rétroviseur.

Dans mes souvenirs Rico a toujours été là. C’était le seul qui m’avait vu pleurer, le seul qui m’avait pris dans ses bras quand je n’allais pas bien.  
Nous nous arrêtons devant la maison après avoir remonté l’allée. Rien n’a changé ici, je suppose que c’est parce que c’est toujours le même paysagiste.

Je remonte les marches pendant que mes parents continuent leur monologue. Je les laisse encore une fois, gardant la tête baissée. J’aimerais tellement leur expliquer mais c’est impossible alors j’encaisse c’est tout ce que je peux faire.
Je sais bien que je les déçois encore plus que d’habitude et au fond ça me fait de la peine mais je ne peux rien faire de plus à part partir et continuer ma mission, vivre ma vie.

Alors qu’ils m’ordonnent de monter dans ma chambre le temps qu’ils réfléchissent à la situation je découvre avec joie que mes valises sont là.
Bon pour une fois que y a du positif !
Finalement c’est ce petit détail qui me permet de partir à la recherche de mon passeport avant de me barrer vite fait bien fait.
J’avais fait le mur plus d’une fois dans ma jeunesse et connaissais par cœur les points morts des caméras ainsi que les passages les plus sécurisés pour passer par-dessus le mur.

Ma liberté retrouvée je trouve un taxi et file vers l’aéroport avant de m’envoler pour Washington en première classe.
Merci papa pour ta carte bleue… Oui je sais que c'est pas joli de piquer une des cartes bleues de son père mais ne dit-on pas que la fin justifie les moyens ?
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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Mar 29 Sep - 22:11
L'Amérique, l'Amérique je veux l'avoir et je l'aurais !

Quoi de mieux que du Joe Dassin pour m'aider à affronter les 12h heures de vol ? Faut dire qu'il motive le vieux. Après ça moi je suis juste à fond, prête à me la jouer Christophe Colomb et à conquérir l'Amérique.
Bon pendant le trajet, j'ai pas mal pensé à la manière dont j'allais devoir m'y prendre et on va pas se mentir... J'ai aucune idée faisable en fait.

C'est le dernier jour d'exposition, ma dernière chance de récupérer cette fichue broche, et forcément il y a une immense cérémonie donnée en l'honneur d'Obama qui vient clôturer l'exposition.

C'est bien ma veine.

Du coup à part m'incruster à la soirée et voler en douce le scarabée je sais pas trop comment je peux faire. Mais bon c'est pas comme si squatter une soirée surveillée par toute la CIA, le FBI, les gardes du corps du président et j'en passe était aussi simple que de kidnapper un bébé kangourou... Nan là c'est du high level...
Et pourtant j'ai pas le choix, il va falloir que je trouve une solution.

Me voilà donc enfin à Washington, j'ai réussi à trouver un petit logement pour pas cher grâce à Airbnb (c’est une révolution ce truc). Le plus drôle c'est que sur le trajet de l'aéroport à l'appartement j'ai reconnu certains endroits. Comme quoi se mater Scandal pendant les dimanches pyjama, pot de glace c'est pratique. Je me sens pas trop trop dépaysée.

Une fois installée je suis partie trainer dans les rues en espérant qu’Inanna aurait la bonté de me faire tomber une invitation du ciel. Mais bon je suppose que je dois rêver...

En me baladant je me retrouve à marcher inconsciemment vers la Maison Blanche. Au final je pensais pouvoir être tranquille mais il y avait une manifestation juste devant. Je me retrouvais donc entre les gens avec des banderoles, d'autre qui s'époumonaient sous les fenêtres du bureau ovale.
Je doute que ce soit efficace mais ils ont du courage en tout cas et puis c'est une première étape avec un peu de chance les médias en parleront et ça ameutera des gens pour leur cause.
J'essaye de me frayer un chemin parmi les manifestants avant de sentir quelqu'un me prendre le bras.

- Elle fait partie de ces monstres tyranniques !!

Je me stoppe et regarde la main serrant mon poignet avec stupeur pour finalement relever la tête vers les gens qui se rapprochent de moi avec des visages pas très sympathiques.
Monstre tyrannique ? C'est quoi encore cette histoire ?

Je tente de me défaire de la poigne de l'autre folle et lui jette un regard noir de ma collection spéciale taré.
C'est quoi son problème à celle-là ?
C'est à ce moment-là que je comprends.

En levant un peu plus la tête on peut voir sur leurs pancartes des photos du shooting que j'ai fait il y a quelques jours avec la très fameuse Ka.
Sur une des photos on nous voit seulement couverte d'une couverture de fourrure. Sauf que c'est une manifestation pour la protection des animaux.

Sérieusement, quelle est la probabilité pour que je sois en plein milieu d'une manifestation contre la fourrure quelques jours après que des photos de moi couverte de fourrure ne soient publiées ?
Je vais vraiment commencer à croire que j'ai une malédiction ou un truc comme ça.
C'est peut-être le fait d'avoir pillé une tombe. Ouais ça doit être ça. Sauf qu'au lieu de me faire mourir dans d'atroces souffrances il a préféré me donner une poisse légendaire.
Espèce de momie sadique.

Prise dans la manifestation qui commence à tourner à l'émeute je flippe un peu. On commence par me tirer par la veste, j'esquive une chaussure de justesse et j'essaye tant bien que mal de me frayer un chemin dans la foule de furies qui m'entourent.
Je joue des coudes et arrive à m’extirper de la foule pour foncer tout droit vers une rangée de gorilles.
Je ne comprends pas vraiment pourquoi ils sont là mais en tout cas j’en suis bien contente, après tout ils vont pas laisser des folles me courir après sans rien dire ? Ce serait de la non-assistance à personne en danger…

Pourtant, quand j’essaye de me planquer derrière eux ils me laissent pas passer. Sur le coup, j’ai bien envie de les insulter de tous les noms d’oiseaux inimaginables mais je sais que ça ne changera rien. Reste plus qu’à se tailler en vitesse.
Je décide de contourner l’attroupement qui se fait parce que les autres psychopathes n’ont pas tarder à nous rejoindre et c’est à ce moment précis qu’un truc vient de frapper la tête.

A moitié sonnée je titube et manque de m’étaler de tout mon long mais quelqu’un me retient.
Pendant deux secondes je me sens bizarre, comme si le sol était bizarre, pas palpable...
Le temps que je reprenne mes esprits, je cherche des yeux qui est l’enculé qui a voulu m’assommer pour voir une bonne femme à terre avec deux hommes sur elle entrain de lui faire lâcher sa pancarte.
Pour une fois je crois comprendre ce qui se passe.
Et ça c’est parce que quand je lève la tête, je remarque que la personne qui me tient par le bras n’est autre que Michelle Obama.

Alors que les gardes du corps contiennent la foule Madame Obama m’entraine avec elle et me murmure :

- Ça va ? Pas trop dans les étoiles ?

Je cligne des yeux et secoue doucement la tête.

- Nan merci mais ça va, je... C’est super gentil de m’avoir aidé…

La 1ère dame me sourit et me fait un clin d’œil.

- Je n’allais pas laisser une pauvre médium en pleine mission se faire agresser quand même.

Devant mon air ahuri elle ajoute :

- Je suis une Emissaire d’Enki, une organisatrice.

Oh. Ah. Euh.
Je suis pommée là… Alors qu’elle me guide à travers les jardins je la laisse me poser des questions sur ma mission je tache de lui répondre le plus précisément possible. Nous débouchons finalement vers une autre sortie et elle me lance :

- Je ne peux pas faire grand-chose pour t’aider, ça reste ta mission et c’est à toi de la mener à bien mais je peux toutefois t’ajouter sur la liste pour ce soir.

Je manque de lui sauter au cou pour lui faire un putain de gros câlin ! Sérieux elle peut pas savoir à quel point elle me ôte une épine du pied !
Après l’avoir chaleureusement remercier je me dirige vers la sortie pour partir faire les magasins.
Enfin un truc cool !
Il faut que je me trouve une jolie robe pour aller à la cérémonie de clôture donnée par Barack Obama.

La classe…

Le soir arrive vite et je prends des heures à me rendre parfaite. Il faut dire que c’est pas évident de réussir à se préparer pour un évènement de cet ampleur tout en sachant que tu vas devoir piquer une broche antique. Tout doit être à la fois élégant et pratique.

C’est avec une certaine appréhension que je donne mon nom au type à l’entrée pour finalement avoir le droit d’entrer. Waouh les américains ne font pas les choses à moitié. Tout est super classe, tout le monde discute entre eux, superbement habillés. Pour un peu je me retrouverais dans le même état qu’une gamine de 5 ans le jour de Noël.

Je me glisse discrètement parmi la foule et repère garde et caméras. C’est là que tu remercies tes parents d’être autant à fond dans la sécurité, au moins c’est simple de repérer les caméras et de deviner leurs angles morts.

Franchement pour un musée il est pas super top le niveau de sécurité. En demandant la route des toilettes à plusieurs personnes (eheh la bonne vieille technique) j’arrive à me faufiler dans la partie Egypte antique.
J’essaye de pas trop regarder les pièces qui sont présentées parce que bordel c’est trop beau !!! Et dire que je suis obligée de passer qu’en mode furtif parmi ces bijoux… Ça me désole.

Je réussis enfin à trouver le fameux scarabée.
Entouré de sa cloche de verre je le contemple quelques secondes et manque de verser ma petite larme. Il est là. ENFIN !
Avec émotion j’enfile les gants et inspecte le socle sur lequel repose l’antiquité. Bon il n’y pas de mécanisme d’alarme il faut juste une clé pour permettre de soulever la protection.

En tant que non-experte des crochetages de serrures je mets plusieurs minutes à y arriver. J’en ai mal aux genoux à force d’être accroupie et mal aux bras à force de les avoir en hauteur.

En un clic c’est magique. Je me sens presque prête à faire la danse du ventre tellement je suis contente. Je soulève délicatement la paroi de protection translucide et je saisis la broche dans ma main gantée. Pour finalement remettre la cloche à sa place.

Putain je l’ai !!!
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Inanna
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Inanna

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Dim 4 Oct - 20:08
Que les humains sont agaçants... C'en est presque navrant. Ils utilisent toute leur énergie à faire des choses passablement inutiles - comme, par exemple, manifester contre le port de la fourrure. Oui, c'est triste que des bêtes se fassent tailler en pièces pour des vêtements, mais dites-vous que, jadis, les hommes faisaient de même, hein. Et les parchemins, que croyaient-ils que c'était ? Des étrons recyclés ? De la peau ! C'était de la peau. Alors sérieusement... C'est si pitoyable... D'autant plus lorsque je reconnais les visages sur l'une des pancarte. Ma chère (future) petite missionnaire acoquinée avec ce rebut de ma personne ? Hé bien. Voilà quelque chose d'intéressant. Et à la fois terriblement énervant. Ne lui a-t-on jamais appris à ne pas s'allier avec des créannes ? L'une des miennes ? D'autant plus lorsque ladite créanne s'est fait contacter par Mercutio ? Ahhh... Superbe. Merveilleux. Non mais, elle cumule là. Je suis d'humeur excellente d'un seul coup, tiens. Un ricanement m'échappe, alors que je reporte mon attention sur la médium qui se fait courser par la foule. Dommage qu'elle soit tombée sur cette chère Michelle, j'aurais préféré qu'elle se pète la cheville...

Le temps passe - et passe, et passe, et passe ; non mais franchement, on a jamais vu une meuf prendre autant de temps pour se préparer, ça craint. Enfin, c'est clair que tout le monde ne peut pas être aussi parfait que moi (et heureusement), mais tout de même, y a une limite à ne pas dépasser. Je me lime donc les ongles avec grand soin en attendant que mademoiselle daigne se présenter à la soirée.

Puis, enfin, le moment amusant arrive. Je jette un petit regard d'intérêt à la médium, qui se glisse à l'intérieur du musée pour aller récupérer la broche. Enfin, elle s'agenouille devant le socle pour crocheter la serrure. Et l'ouvre enfin. Ohhh ! Bravo, bravo ma petite missionnaire chérie ! Je suis fière de toi ! Un claquement de doigts, et un petit post-it tombe du ciel pour se poser sur la cloche de verre qu'elle vient de remettre en place.


"Coucou ma petite missionnaire chérie !
C'est bien, je suis fière de toi ! Maintenant si tu pouvais apporter ce bijou à mon cher petit Enlil, dans son temple, en lui précisant bien que c'est un cadeau de ma part, tu serais un chou. Remercie-le de t'avoir transformée en medium, tout ceci n'a pu arriver que grâce à son concours.

PS : Penses à ramener des viennoiseries. Enlil adore les viennoiseries. Et si tu pouvais me ramener le stylo d'Obama, tant qu'à faire... ce serait super cool !
PPS : J'espère que tu ne m'en voudras pas d'avoir averti les gardiens du musée !


Ta déesse adorée, Inanna ♥"





Et sur ce, j'active l'alarme du musée et tous les gardes en faction commencent à se diriger vers elle. Oups ? ♥

Un rire m'échappe, et je laisse mon pouvoir la frôler. Allez, montre-moi ce que tu vaux, ma petite guerrière.

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Mar 6 Oct - 13:17
Comment un si petit objet peut être une telle délivrance. Il ne me restait plus qu’à le planquer dans mon sac et à partir discrètement. Je pourrais même peut être, profiter un peu de la fête maintenant… Ca fait des semaines que je suis sous tension. J’en ai les épaules et le cou tout ankylosé.

Je range la broche dans mon sac après l’avoir soigneusement emballée. Et je vérifie que tout est bien en place.

Sur la cloche je trouve alors un petit post it. Je cligne des yeux et inspire profondément quand je me rends compte qu’il n’était pas là avant.
Il est apparu. Pouf. Comme ça.
Et qui peut faire apparaitre des trucs par magie ? Un dieu ou dans mon cas une déesse.

Le peu de joie et de soulagement que j’avais éprouvé s’envola en fumée. J’étais de nouveau nerveuse. Je sentais que c’était pas normal. C’est pas comme si Inanna était du genre à m’envoyer un post it pour me dire que j’avais réussi et qu’elle était fière de moi…

Je le prends et le lis, la boule au ventre.

"Coucou ma petite missionnaire chérie !
C'est bien, je suis fière de toi ! Maintenant si tu pouvais apporter ce bijou à mon cher petit Enlil, dans son temple, en lui précisant bien que c'est un cadeau de ma part, tu serais un chou. Remercie-le de t'avoir transformée en medium, tout ceci n'a pu arriver que grâce à son concours.

PS : Penses à ramener des viennoiseries. Enlil adore les viennoiseries. Et si tu pouvais me ramener le stylo d'Obama, tant qu'à faire... ce serait super cool !
PPS : J'espère que tu ne m'en voudras pas d'avoir averti les gardiens du musée !

Ta déesse adorée, Inanna ♥"


Le début me laisse un peu… Surprise. Bon bah si en fait elle est fière de moi et étrangement ça me fait sourire. Je ne pensais pas qu’un compliment venant d’elle me ferait autant plaisir…
Mais la suite me fait vite déchanter.

Enlil.

Le roi des Dieux. L’enflure qui a tout niqué dans ma vie.
Je crois que c’est à lui que j’en veux le plus. Il a tout bouleversé et il ne m’a même pas donné de réponse, à la place il est partie tout content.

En lisant le premier PS je me sens juste… Blasée. Des viennoiseries ça y a aucun problème je pense que vu ce que je viens d’accomplir c’est dans mes cordes mais par contre le style d’Obama ?!
C’est quoi ça encore ?! J’en ai pas assez chié là peut-être ?!

C’est en voyant le deuxième PS que je compris que non, en effet, je crois que pour elle toutes les merdes que j’avais accumulées n’étaient pas suffisantes.
Elle est sérieuse à « espérer que je ne lui en veuille pas d’avoir alerté les gardiens » ?
MAIS BIEN SUR QUE JE LUI EN VEUX !!!

Je mets tout dans mon sac en quatrième vitesse et n’attend pas mon reste pour détaler. Sauf que c’est trop tard.

Aux quatre coins de la salle je peux entendre les ordres aboyés à travers les talkiewalkies.

Bordel de merde !

Il est hors de question que je me fasse prendre, pas encore. Surtout que là je suis bonne pour la vraie prison et rien ne pourra m’en sortir...

Bon réfléchis Tyarisse.  Vite.
Il va falloir que je force le passage à un moment où à un autre je n’ai plus le choix… Mais avec quoi ? Ils sont sûrement armés et j’ai pas envie de me prendre un coup de taser.

A quatre pattes, je me planque derrière les quelques œuvres et je guette les allées et venues des gardiens en priant silencieusement qu’ils se décident à laisser une sortie de libre.
Malheureusement pour deux hommes restent en position tandis que les autres s’approchent de la mienne.

C’est vraiment pas bon ça…

Un des deux hommes accourt vers la salle quand des cris se font entendre. Je suppose qu’ils viennent de comprendre que j’avais volé le scarabée mais je me concentre surtout sur le jeune homme qui garde seul la sortie désormais.

C’est maintenant ou jamais.

Sans attendre je m’élance vers la sortie. Le garde ne semble me voir qu’au dernier moment mais ça lui suffit pour m’attraper par la robe. En quelques secondes je me retrouve plaquée au mur par une montagne de muscle.
Je le rue de coups mais ça n’a d’effet que de l’empêcher à me faire une clé de bras digne de ce nom.

Je suis coincée et je vois difficilement comment je vais pouvoir m’en sortir.
Dans un dernier geste désespéré, mon genoux percute miraculeusement ses noisettes ce qui le fait se plier de douleur. J’en profite pour lui donner un coup de coude sur la nuque. L’homme s’effondre au sol et je prends les jambes à mon cou.

La suite ne fut pas aussi simple que je l’espérais. Le bruit de notre bagarre avait attiré les autres et ils étaient à mes trousses.

Je tournais dans les couloirs du musée sans trop savoir où j’allais alors que j’entendais les gardiens se rapprocher inexorablement.
L’adrénaline me permettait de tenir le coup, de penser aux caméras de surveillances, aux angles morts…

Pourtant je me retrouvais bien vite acculée dans un coin du musée dont je ne pouvais sortir. La seule issue était une porte fermée à clé et qui demandait une carte d’accès.
Je jurais alors en pensant que j’aurais dû prendre celle du gars de toute à l’heure. Quelle idiote !

Je me préparais à devoir faire face et la peur me rongeait. Je ne pouvais m’empêcher de penser à ce qui pourrait arriver si je me faisais prendre.
Non. Il ne fallait pas que ça arrive.

Avec une détermination nouvelle je sentis une énergie inconnue bouillonner en moi. C’était la première fois que je ressentais une chose pareille.
Les hommes arrivèrent alors au nombre de cinq et ils sortirent leurs matraques.
Sur mes appuies j’attendis patiemment qu’ils viennent à moi. C’est comme si quelqu’un me dictait la bonne conduite à suivre.
Quand le premier s’élance et lève sa matraque pour me maitriser. Je fais alors une chose qui m’étonne moi-même ; je lève les mains devant moi.
Mais non pas pour me protéger.

Une chose extraordinaire se passa alors.

Dans mes mains je sentis un métal froid, se dessina alors sous mes yeux une épée comme on en voit dans les films.
Longue, aiguisée, fine et brillante.

A son contact je me sentis immédiatement apaisée.
Je savais ce que j’avais à faire.

Mes muscles me dictèrent la suite et je parais l’attaque du gardien. Le bruit du choc entre les deux objets de métal se répercuta sur les murs qui nous entouraient et je profitais de la stupeur des gardes pour les bousculer et leur faire dégager le chemin.

Alors qu’un des hommes porta la main à sa ceinture pour saisir son taser, la lame dans ma main disparut aussi cite qu’elle fut arrivée et elle laissa la place à une autre, bien plus petite.
Sans attendre une seconde je la lançais et elle se ficha dans la main du pauvre homme qui poussa un hurlement de douleur.

Les autres semblaient bien trop abasourdis et terrifiés pour agir alors je m’enfuis sans demander mon reste.

Je courais dans les couloirs et pris la première porte par laquelle je pu passer. « Réservé au personnel » était-ce écrit. J’espérais juste que la chance me sourirait et qu’elle me conduirait vers la sortie la plus proche.

Heureusement je ne croisai personne dans le couloir. L’adrénaline baissait doucement et je commençais à avoir le contrecoup de tout ce qui venait de se passer.
Tout était confus, je ne comprenais pas vraiment ce qui venait de se passer mais j’étais sûre d’une chose ; Inanna n’était pas innocente dans ce qu’il venait de se passer.

En ouvrant une dernière porte je découvris qu’elle donnait sur la pièce principale, là où avait lieu la réception.
Non loin se trouvait Michelle et je soupirais en voyant l’état de ma robe et je ne préférais même pas imaginer ma tête.

Bon réfléchissons, techniquement il me restait à aller chercher des croissants et à prendre le stylo d’Obama.
Quelle merde…

Discrètement j’entrouvris la porte et murmura :

- Eh Psst ! Michelle !

Elle se tourna vers moi et fronça les sourcils.

- T’aurais pas vu Barack ?

A ma question elle leva les yeux au ciel et me montra d’un signe de tête l’estrade avec de grands rideaux rouges où se trouvait son cher mari occupé à faire son discours.

Je lui fis un sourire pour la remercier et fermais la porte.
Allez c’est parti, mission impossible 2, le retour.

Je réussis à trouver le chemin pour arriver dans les coulisses et une idée me traversa l’esprit en voyant l’alarme incendie…
Je la déclenchais, coupant le pauvre président en plein milieu d’une blague et grimpa au rideau pour éviter d’être entrainée par la panique ambiante. C’est là que je le vis, le précieux sésame…
Sur le pupitre, se trouvait les feuilles de son discours et juste à côté. Un crayon. Le crayon.

J’attends que la scène soit libre pour descendre et récupérer le stylo. Stupidement, j’ai cru que personne ne me remarquerait, les gens bien trop occupé à fuir vers la sortie mais il a fallu qu’un des gardes du corps du président me voie pour qu’il commence à tirer.
Heureusement pour mes fesses, j’ai pu me planquer derrière le pupitre à temps. Je glisse rapidement le stylo dans mon sac et ni une ni deux, saute de l’estrade pour essayer de me fondre dans la foule qui est encore plus agitée depuis le coup de feu.

Un second tir résonne dans toute la salle avec des cris. L’adrénaline pulse de nouveau dans mes veines et je ne tarde pas à me fondre parmi les visages terrifiés.

La sortie m’apparait comme une délivrance et je prends le premier taxi qui me tombe sous la main.
Dedans je tache de reprendre mon souffle.
Je vais enfin pouvoir rentrer chez moi…

J’ignore le chauffeur et me calle dans le siège alors que les battements de mon cœur se calment. Une douleur lancinante pulse du côté de mon épaule gauche mais elle est comme anesthésiée. Je regarde alors ce que peut être ce picotement et je découvre avec effroi un trou net dans ma chair.
Tout à coup la douleur devient omniprésente et me fait couiner légèrement.

Merde le con il m’a touché !
Et moi comme une idiote j’ai rien ressenti !

En appuyant sur la plaie je demande expressément au conducteur de me mener à l’hôpital le plus proche.

La suite se passe dans un brouillard flou, on ne tarde pas à s’occuper de moi et on ne me pose pas trop de questions. De toute façon je suis aux Etats Unis, les blessures par balles sont courantes…

Plusieurs heures plus tard je suis enfin de retour chez moi, shootée aux médicaments et un bandage couvrant toute mon épaule gauche.
Rien de grave d’après les médecins, la balle était restée fichée dans l’os permettant de l’extraire facilement sans menacer d’organes vitaux.

Je n’ai pas le temps de me réjouir d’avoir réussi ma mission que je m’affale dans mon lit et sombre dans le sommeil, encore assommée par l’anesthésie.
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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Ven 9 Oct - 20:52
Stockholm.
Enfin.

Le trajet en avion avait été des plus inconfortables. Mon épaule me faisait un mal de chien et je commençais à en avoir marre d'être toujours dans les vapes alors je me contentais de serrer les dents.
Heureusement pour moi, le fait d'avoir un énorme bandage m'a permis de me faire chouchouter par tout le monde. Un des hommes à côté de moi m'a même offert un verre.

Chose amusante, dans l’avion les journaux ne parlaient que du vol du musée à Washington. J’avais dévoré l’article surtout quand il parla d’une jeune femme blessée lors de la panique générale. Visiblement les journaux m’avaient couvert d’eux-mêmes. Enfin je pense que Michelle a un peu aidé…

Ah, sacrée Michelle… Je lui en dois une à celle-là.

Une fois l’avion atterrit, j’avais rapidement récupéré mes affaires et j’avais filé à mon appartement. Tellement heureuse de retrouver mon chez moi j’avais presque pleuré de joie en ouvrant la porte. Avant de buter contre la pile de courriers. J’ouvris en grand toutes les fenêtres pour aérer et j’avais mis la musique à fond tout en rangeant mes affaires.

Gaie comme jamais, j’avais même répondu à un mail assassin de mes parents qui m’annonçaient pour la je ne sais combien d’ième fois qu’ils allaient entamer les démarches pour me faire déshériter.
Je leur indiquais donc que je comptais leur envoyer le plus rapidement possible la carte de mon père. Bah oui, il fallait bien que je lui rende quand même…

Le sourire aux lèvres je me levais après une bonne nuit de sommeil dans MON lit.
Mon cher et tendre lit à la couette duveteuse, à l’oreiller moelleux, aux draps délicieusement doux.
Je mis encore une fois beaucoup de temps à me préparer mais cette fois j’avais une excuse, tout faire avec une épaule et donc un bras en moins c’était pas simple !

Au final j’avais réussi à enfiler qu’un T-shirt assez large qu’en temps normal je ne gardais qu’en cas de dimanche spécial lendemain de soirée.
Par-dessus je ne pus résister à la tentation de mettre la veste d’Alexander.
J’étais tellement contente de pouvoir retrouver quelque chose d’aussi familier que son odeur…

Pendant tout le trajet à la Congrégation je serrais mon sac contre moi. Hors de question qu’un malotru me pique ma broche et mon crayon !
Je passais aussi à la seule boulangerie de Stockholm digne de ce nom et je partis vers le temple d’Enlil.


Une fois devant je restais un instant à regarder les détails de l’architecture.
Je me demande bien combien de personne ont foulé ce sol avant moi. Sûrement des milliers, il faut dire qu’un dieu n’a jamais assez d’esclaves.

Je dépose au pied de l’autel la broche et les viennoiseries avant de dire :

- Euh… Je suppose que vous êtes occupés mais bon voilà je viens de la part d’Inanna qui m’a chargé d’aller vous chercher ce...

Je baisse les yeux vers la broche et soupire.

- Ce scarabée antique. Sinon je vous ai apporté aussi croissants et pains aux chocolats.

Je fais demi-tour avant de rajouter :

- Ah et elle vous remercie de m’avoir changé en médium. Je dis bien elle hein même si mon avis personnel ne dois pas vraiment compter mais juste, la prochaine fois que vous faite un truc comme ça prévenez au moins quelqu’un qui puisse l’aider à comprendre ce qui lui tombe dessus…

C’est vrai que j’avais eu de la chance d’avoir Alexander mais si j’étais tombé que sur des rustres comme l’autre zombie/papillon y aurait eu de quoi se pendre.
Enfin je soupire et sors finalement du temple du dieu de l’air.

D’un bon pas, tout en massant mon cou meurtrit par le poids du bandage, je marche vers le temple d’Inanna.

Je passe tout d’abord les quelques marches qui donnent accès à une large clairière. L’endroit est étrangement calme et reposant. Une douce chaleur y règne et rend la chose d’autant plus agréable.
Le détail des colonnes antiques brisées me fait sourire, étrangement ça ne m’étonne pas que ce soit là.

Je pose le crayon sur l’autel avant de m’asseoir devant.

- Bon bah j’ai fait de mon mieux. La broche et les viennoiseries sont chez Enlil et je vous apporte le crayon de Barack Obama. J’espère que ça vous fera plaisir.

De toute façon que ça lui fasse plaisir ou non je considère que ma mission est une semi réussite. L’objectif serait atteint si je ne m’étais pas pris cette putain de balle qui me fait un mal de chien !
Sans attendre je retourne sur mes pas et je décide qu’il est temps pour moi de me détendre un peu, pour la première fois depuis un mois bientôt.
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