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Qui part à la chasse, perd sa place [Alex ♥♥♥]
Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Mar 13 Oct - 0:26
La Congrégation ne m'a jamais parue aussi belle et douce qu'aujourd'hui.
Un sourire aux lèvres je marchais dans le parc qui entourait l'école pour déboucher sur l'étang. Il faisait beau et même si le temps était frais, mon humeur était au plus haut.

Sûrement l'effet d'avoir enfin terminé ma mission et de sentir l'odeur d'Alexander partout sur moi grâce à sa veste.
Je m'assois dans l'herbe en faisant attention à ne pas bouger mon épaule douloureuse.
Offrant mon visage au soleil je me laisse bercer par le clapotis de l'eau.

C'est si bon d'être de retour ici.
Pour la première fois de ma vie, j'avais l'impression d'avoir un chez moi.
Un endroit où me réfugier... Peut être que maintenant que ma vie a été bouleversée, je me rends compte de ce qui compte vraiment.
La stabilité.

C'est vrai qu'il faut que je me pose dans tous les sens possible et imaginable. Que je décide enfin quoi faire de ma vie. Que je cesse de me comporter comme une ado en maque d'affection et que je commence à penser en adulte.

J'inspire profondément et mon sourire s'élargit quand c'est cette odeur si masculine qui emplit mes narines.
Il m'a tellement manqué... Je dois le revoir mais je ne sais pas où il est et je ne me sens pas vraiment en état de fouiner partout.
Ma blessure me fatigue beaucoup et je ne parle même pas du décalage horaire. 7 heures de plus dans les dents ça fait mal. Il faut que je me réhabitue.
Sans oublier la fraicheur.

Au Caire il devait faire dans les quoi... 25 degrés ? Ici on tourne autour de 7 ou 8 et encore avec du soleil alors bon, j'ai déjà eu du mal à me faire à l'adaptation Egypte/Italie puis Italie/Washington alors Washington/Stockholm on va juste prendre sa patience en main et se couvrir chaudement.
Ah ouais, je peux pas me permettre de mettre le chauffage c'est vrai. J'avais presque oublié que j'étais ruinée.

Peut être que mes parents pourraient... Nan. Ils doivent déjà chercher comment me déshériter on va éviter d'aggraver la situation.
C'est vrai que cette mission n'aura pas été un élément de rapprochement avec mes parents.
Pour une fois, je peux dire que je comprends leurs critiques.
Avoir une fille qui plaque tout pour partir faire des études qui, je cite, "ne mènent à rien" pour finalement la retrouver dans une prison en Egypte c'est sûr que y a de quoi pas être ravie...
Cela dit je m'en veux vraiment de le faire subir tout ça. Si ça ne tenait qu'à moi je leur aurait dit de m'oublier depuis longtemps mais il se trouve que parfois on a besoin de ses parents.
Il m'arrive presque de regretter, de temps en temps, de ne pas être resté en Italie pour mener la petite vie bien rangée qu'ils avaient planifié pour leur fille unique.

Sûrement un choix égoïste de ma part de vouloir faire ce que je veux comme je veux. Surtout quand on voit où ça m'a mené ; à la botte d'une déesse supposée disparue depuis des millénaires.
Enfin au fond, je n'arrive pas à détester Inanna comme je n'arrive pas non plus à détester mes parents.
Je suppose qu'il faut toujours voir le positif et que si il n'apparait pas tout de suite je le trouverais bien après.

Ah la vie est quand même belle, je suis de très bonne humeur c'est officiel.

De ma main droite, je caresse la plume d'argent qui est toujours à mon cou et qui ne m'a pas quittée. Enfin sauf si on oublie l'étape prison.
Le soleil réchauffe ma peau et je ne peux m'empêcher de sourire, simplement heureuse d'être en vie.
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Alex
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Alexander Aestas

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Mar 13 Oct - 19:35

Je laisse mes pas me guider, mon esprit ailleurs.

Je pense à ma sœur. Elle avait pris l’habitude de m’accompagner de temps à autre à la Congrégation. Avant, j’aurais refusé catégoriquement qu’elle vienne avec moi, parce que je ne voulais pas qu’elle soit mêlée à tout ça.

Cependant, tout avait changé depuis qu’elle était devenue médium.

Au sortir de l’altercation avec la créanne dans la prairie, il y a quelques semaines, j’ai naïvement cru qu’elle n’aurait absolument aucune séquelle. Je surveillais souvent son aura, elle était toujours humaine. Elle m’avait cru lorsque je lui avais dit qu’elle avait imaginé tout ce qu’elle avait vu. Elle sait que je ne suis normalement pas du genre à mentir. Mais là il avait fallu que je le fasse. Je ne voulais pas qu’elle devienne médium. Ça avait été compliqué de la convaincre, à cause de ma chemise déchirée et tâchée de sang, mais j’ai réussi à trouver quelque chose, et elle ne m’a plus posé de questions. Mais ce que je ne voyais pas, c’est qu’elle devait quand même se douter qu’il y avait quelque chose de louche, et que je ne disais pas tout.

Alors, l’autre jour, elle m’a surprise tandis que je m’entraînais à créer, avec la poussière, de petits objets avec des formes complexes –parce que, suite à mes altercations avec la créanne, et avec David, je n’avais pu que remarquer que je ne savais créer que des masses sans forme réellement complexe de poussière, alors il fallait que je m’entraîne à faire des formes plus complexes-. C’était une erreur de ma part, je n’aurais pas dû m’entraîner à ça dans ma chambre. D’ordinaire elle frappe à ma porte avant d’entrer, alors je ne pensais pas qu’elle déboulerait comme une furie dans ma chambre pour me demander pourquoi je n’avais pas encore commencé à préparer le repas. Après avoir vu la poussière apparaître puis se volatiliser au creux de ma paume, j’ai cru qu’elle allait piquer une véritable crise. Elle m’a vraiment fait peur, sur le coup, elle s’était mise à hurler et à pleurer, en disant qu’elle en avait marre que je lui cache des choses, et que j’étais trop bizarre, et qu’elle ne comprenait absolument rien. Je n’ai eu d’autre choix pour la calmer, comme j’ai senti que son aura avait changé, de tout lui expliquer. Puis je l’ai amenée à la Congrégation. Depuis, elle vient de temps en temps, elle veut comprendre ce monde dans lequel je vis.

Aujourd’hui, elle était venue avec moi. Le matin il me restait encore deux heures de colle à terminer, à cause de l’altercation avec David, l’autre jour. Pendant ce temps, elle avait déambulé dans les couloirs de la Congrégation. Je ne sais pas trop ce qu’elle a fait, mais je lui fais suffisamment confiance pour la laisser faire.

J’avais donc réussi à terminer ma punition avec une dizaine de minutes d’avance, et on m’avait laissé sortir. C’est donc avec soulagement que je me dirige vers l’étang. J’avais découvert ce lieu il n’y a pas très longtemps, en déambulant dans les bois entourant la Congrégation, et honnêtement je m’y sentais bien. C’était calme, il y avait rarement du monde ici.

J’envoie un message à Lily, pour lui signaler où j’étais, puis lève la tête vers l’étendue d’eau qui se dessinait entre les quelques arbres présents. Je hausse alors un sourcil en remarquant une silhouette. Oh. Il y a déjà quelqu’un. J’aurais bien voulu être seul, juste pouvoir écouter le clapotis de l’eau. Je m’apprête donc à changer de direction pour m’éloigner de la personne, avant de m’arrêter et de légèrement froncer les sourcils.

Cette silhouette. Je ne saurais dire pourquoi exactement mais elle m’est familière.

Piqué par la curiosité, je m’approche donc, puis une fois que je suis assez près je contourne la jeune fille pour voir son visage. Puis j’écarquille un peu les yeux :

Tyarisse ?!

Je ne m’attendais pas à la voir ici, et maintenant. Cela doit faire quoi, peut-être trois semaines qu’elle est partie pour sa mission ? Je n’ai pas eu de nouvelles depuis. Cela m’avait pas mal inquiété les premiers jours, puis j’ai fini par me convaincre tant bien que mal que ça allait bien se passer.

Je m’accroupis pour me mettre à son niveau, et, la surprise perçant toujours dans ma voix, je poursuis :

Oh mon dieu, est-ce que tu vas bien ?!

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Dim 25 Oct - 15:50
Je lâche la plume d'argent à mon cou pour poser ma main à côté de moi. L'herbe chatouille ma paume  tandis que je souris en offrant mon visage au soleil.
Je ne me souviens pas avoir été d'une humeur aussi délicieuse depuis plusieurs semaines.

Bon il ne me restait plus qu'à penser à l'après.
Qu'est ce que je fais maintenant ? J'attends qu'Inanna vienne vers moi ? Nan je pense que j'ai compris le message si elle m'a demandé tout ça c'est pour lui montrer que j'étais digne des espoirs qu'elle plaçait en moi.

Il ne me restait plus qu'à travailler dur pour lui faire honneur.

La vie qui m'attendait était finalement bien loin de la vie que je m'étais imaginée même si elle avait toujours été incertaine.
Je ne savais plus vraiment si je devais continuer à suivre mes études à la Congrégation avec le même sérieux qu'avant. J'ai toujours essayer d'être la meilleure mais maintenant qu'un nouveau monde s'ouvrait devant moi ne devais-je pas m'y consacrer toute entière et ne pas me diviser en deux ? Mieux valait être spécialiste d'un domaine plutôt que connaître sommairement deux choses...

Une légère brise ramène une mèche devant mon visage et celle ci me chatouille le nez. Par réflexe je tente de lever ma main gauche pour la bouger mais je grimace en sentant une douleur soudaine me saisir tout le côté gauche du corps.

En soupirant je finis par masser l'endroit où le bandage frotte contre mon cou. Vivement qu'elle soit rétablie, au bout de deux jours je m'énervais déjà quand il fallait que je boutonne mon jean et je vous parle même pas de mettre un soutien gorge.
C'est un calvaire.

Enfin j'essayais de relativiser en me disant que je n'en avais que pour un mois. Un mois que je n'avais plus qu'à utiliser pour mieux connaître ce monde peuplé de dieux sensés n'avoir jamais existé.
Il va falloir que je rattrape des années de lacunes en quelques semaines mais j'étais déterminée et j'avais un allié de premier choix.
Mon bibliothécaire préféré.

Il fallait que je lui rende une petite visite pour le remercier de ses précieux conseils et lui rapporter des crêpes. Je suis sûre qu'il serait content.
Toujours le même sourire aux lèvres je frissonne de bien être.

- Tyarisse ?!

J'écarquille les yeux en entendant cette voix et tourne la tête dans sa direction. C'est alors que je retrouve ce visage d'ange, ces cheveux bruns et ce regard si bleu.
Mon sourire s'agrandit encore plus et je me redresse à l'aide de mon bras valide en gardant bien le blessé contre moi.

- Oh mon dieu, est-ce que tu vas bien ?!

Je ris légèrement devant sa tête surprise et je m'avance vers lui pour le serrer contre moi dans un élan de joie.

- Oh je suis tellement contente de te revoir !

C'est vrai qu'il m'avait manqué et je ne pensais pas le revoir aussi vite mais visiblement, parfois le hasard fait bien les choses et je suis heureuse de pouvoir le serrer dans mes bras. Un sourire fendait mon visage en deux et je reculais légèrement pour le regarder de la tête aux pieds.

- J'ai l'impression que des mois ce sont écoulés... Comment tu vas ?

Il n'avait pas tellement changé, il semblait avoir grandis un peu depuis le temps mais c'était le seul changement notable que je pouvais remarquer.
A cette instant précis je jubilais. Mes joues menaçaient d'avoir des crampes à sourire comme je le faisais mais je m'en fichais. Il faisait beau, ma mission était une victoire et j'avais Alexander face à moi après tant de semaines à penser à lui.
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Alex
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Alexander Aestas

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Lun 26 Oct - 21:08

Un léger rire franchit ses lèvres tandis que je reste stupéfait devant elle, puis elle s’avance et me serre dans ses bras.

— Oh je suis tellement contente de te revoir ! J'ai l'impression que des mois ce sont écoulés... Comment tu vas ?

Je me recule un peu et observe son visage. Elle semble un peu fatiguée, mais rien de particulièrement choquant. Je lui adresse un sourire.

Mieux maintenant que je sais que tu es rentrée en un seul morceau. Mais parle-moi de toi ! Alors, ta mission ? Tu n’as pas eu trop de problèmes ? Comment ça s’est passé ?

Honnêtement ces dernières semaines n’avaient pas été très joyeuses de mon côté. Entre la confrontation avec le prêtre-roi d’Utu, et le fait que Lily soit devenue médium… et le fait qu’il m’arrive encore de péter des câbles à cause de la fatigue qui m’assaille parfois. Mais ça elle n’avait pas à le savoir.

Je repose mon regard sur elle.

Quand es-tu rentrée ? Est-ce que… est-ce que tu es devenue prêtre-roi ?

Je me rends compte en la posant que cette dernière question était un peu inutile. Il suffisait que je me concentre un peu pour ressentir son aura. Ce que je ne peux m’empêcher de faire. Un frisson parcourt alors ma colonne vertébrale lorsque je sens la puissance nouvelle qui émane d’elle.

Alors tu as réussi… c’est génial !

Je lui adresse un nouveau sourire.

Alors, une voix retentit plus loin :

— ALEXANDEEEEEEEEEEEER !

Je redresse la tête, et me relève pour accueillir Lily avec toujours ce même sourire. Une fois qu’elle arrive à ma hauteur elle passe ses bras autour de mes épaules et vient planter un baiser sur ma joue. Alors, comme si elle ne l’avait pas vue avant, et pose les yeux sur Tyarisse. Puis elle m’adresse un regard faussement accusateur :

— Bah alors Alex ? T’es pas très fidèle hein ! Tu délaisses déjà Laura comme ça ?

Un sourire se fiche sur ses lèvres. Je sais parfaitement qu’elle plaisante, elle plaisante toujours là-dessus. D’autant plus qu’elle sait que je n’ai pas revu ladite « Laura ». Gesh, la fille de Nanna, qui m’avait demandé de l’aide un soir. Elle avait disparu le lendemain, et je n’ai plus entendu parler d’elle, je ne sais pas ce qu’il lui est arrivé. J’espère qu’elle a pu rejoindre son époque sans problèmes…

— Enfin bref ! J’ai reçu un message d’Arthur, il faut que j’y aille.

Je lève les yeux au ciel. Arthur, son nouveau copain. Je n’ai pas encore vu sa tête, mais je ne l’aime déjà pas beaucoup.

Fais attention sur le chemin alors.

Elle me plante un autre baiser sur la joue, avant de reprendre son chemin vers le centre-ville.

Je reporte mon attention vers Tyarisse, et lui adresse un faible sourire :

Excuse-la, elle… déborde vraiment d’énergie.

Mon sourire fond alors comme neige au soleil lorsque je vois l’expression de son visage.

Quelque chose ne va pas… ?

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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Jeu 29 Oct - 22:24
[HRP : Je tiens à dire d'avance que en réalité j'aime beaucoup le prénom Laura hein, c'est Tyarisse pas moi X) ]


Alors que je le serre contre moi en inspirant son odeur qui ne m'a pas vraiment quittée de la journée grâce à sa veste. Il recule finalement et je le vois me regarder avec un mélange de joie et d'inquiétude. Je suis étonnée de ne pas voir ses joues devenir écarlates cette fois.
Se serait-il un peu habitué à mon contact ? Ce ne serait pas pour me déplaire...

- Mieux maintenant que je sais que tu es rentrée en un seul morceau. Mais parle-moi de toi ! Alors, ta mission ? Tu n’as pas eu trop de problèmes ? Comment ça s’est passé ?

Je ris et secoue la tête amusée. Alors comme ça il s'est inquiété pour moi hein ? Pour un peu je suis tellement touchée que je le prendrais bien dans mes bars une seconde fois. Mais il ne me laisse pas le temps de répondre qu'il semble se concentrer et une lueur éclaire soudainement ses yeux turquoise.

- Quand es-tu rentrée ? Est-ce que… est-ce que tu es devenue prêtre-roi ? Alors tu as réussi… c’est génial !

J'éclate de rire et secoue la tête avant de lui donner un très faible coup d'épaule.

- Si tu me laisses pas en placer une aussi ! Plaisantais-je. Bon alors on va te faire une court résumé ! Je suis donc allée en Egypte pour piller une tombe piégée et vide, je me suis faite arrêtée par la police sinon c'est pas drôle et en même temps ma chère déesse adorée m'a envoyé un message pour me dire que la broche était pas dans la pyramide mais que c'était la pièce maîtresse d'une expo à Washington. Pour que ça soit encore plus drôle il a donc fallu que j'aille voler la broche en pleine cérémonie de clôture par Barack Obama.  Si ça n'avait été que ça encore je dis pourquoi pas mais quand j'ai enfin pu choper cette foutue broche ma déesse préférée a eut la bonté immense de déclencher l'alarme en me précisant à l'aide d'un post it que je devais aussi lui prendre les crayon du président américain et apporter des viennoiseries à Enlil.

Je marque et lui souris même si je sais que je dois avoir l'air d'une folle.

- Enfin je suis contente au final j'ai eu la broche, le stylo et les viennoiseries !

Bon on saute le passage retrouvailles avec papa/maman et la balle parce que j'ai pas envie d'en parler de un et de deux je ne veux pas qu'il s'inquiète.

Je souris et ébouriffe ses cheveux d'une main en riant.

- Je suis tellement contente de te voir sérieux !

Mais ma joie est vite coupée dans sa lancée quand j'entends une voix aiguë interpeller mon beau brun.
Je me retourne et vois alors la pétillante Lily, la sœur cadette de mon ami. Je lui souris quand elle arrive et m'écarte quand elle prend son frère dans ses bras avant de lui ébouriffer à son tour les cheveux.

- Bah alors Alex ? T’es pas très fidèle hein ! Tu délaisses déjà Laura comme ça.

Qui aurait pu croire qu'en une seule seconde toute ma bonne humeur pourrait s'envoler comme ça. L'incompréhension et la colère montent doucement une fois la stupeur passé. Laura ? C'est qui celle la ?!

3 semaines... Il avait fallu que je parte 3 putains de semaines et il... Il se trouvait une copine...

Lily enchaîne alors, sans se rendre compte de rien :

- Enfin bref ! J’ai reçu un message d’Arthur, il faut que j’y aille.

Après un dernier baiser à son frère elle part me laissant seule en compagnie d'Alexander qui me regarde surpris.

- Excuse-la, elle… déborde vraiment d’énergie. Quelque chose ne va pas… ?

Si quelque chose ne va pas ? Il se fout de moi ? Nan mais sérieux quoi il a une copine ! En quoi ça irait ? C'est le seul mec gentil, doux et attentionné qui fait attention à moi pour autre chose que du cul depuis longtemps et maintenant il a une putain de copine !!! Et Laura en plus ! Vise le nom de pétasse !

Je serre les poings et je sens ma mâchoire ce crisper. Je suis sensée lui répondre quoi au juste ?

- Alors comme ça on profite de mon absence pour faire ami ami et plus si affinité avec Laura, répondis-je amèrement. C'est cool pour toi.
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Alex
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Alexander Aestas

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Sam 31 Oct - 20:38

Je regarde surpris son visage se crisper un peu. Eh bien… ? Elle était de bonne humeur, je ne sais même pas si je l’ai déjà vu aussi heureuse d’ailleurs.

Mais là, je ne sais même pas si je l’ai déjà vu aussi… aussi quoi ? Je ne comprends pas quelle est l’expression qui brille dans ses yeux. Enfin, c’est de la colère, je crois. Mais pourquoi est-elle là ? Je ne comprends pas ce qui peut l’énerver.

Est-ce que Lily a dit quelque chose qu’il ne fallait pas… ?

Je réfléchis aux paroles qu’elle a pu dire, qui pourrait expliquer ce retournement de situation.

— Alors comme ça on profite de mon absence pour faire ami ami et plus si affinité avec Laura. C'est cool pour toi.

Je te demande pardon ? fais-je sans comprendre.

Je hausse ensuite un sourcil. Je n’aime pas beaucoup son ton.

Par contre, je n’aime pas beaucoup le ton que tu emploies… tu parles de moi comme tu veux, mais merci de lui témoigner du respect, à elle.

Elle est tout de même la fille de Nanna. D’autant plus que Tyarisse ne la connait pas, comment pourrait-elle la voir d’un mauvais œil ?

Est-ce que je pourrais savoir quel est le problème ? Elle est très gentille tu sais, je pense que tu pourrais l’apprécier. N’était-ce pas ce que tu voulais ? Que je m’ouvre un peu plus au monde ? Et puis, je ne pense pas que je puisse vraiment la considérer comme une amie.

Gesh est une connaissance avec qui je me suis bien entendu, je l’ai aidée comme j’ai pu, mais c’est la fille de Nanna, alors je ne peux pas me comporter familièrement avec elle comme je le ferais avec des amis.

Non, vraiment, je ne comprends pas pourquoi Tyarisse a soudainement adopté ce ton si… amer. Où est le souci dans le fait de se faire des amis ? Et puis franchement, pourquoi aurais-je attendu qu’elle parte en mission pour ça ? Même si elle avait été sur Stockholm à ce moment-là, même si elle avait été avec moi au moment précis de croiser Gesh près du temple de Nanna, j’aurais probablement agis de la même manière, enfin je ne l’aurais pas laissée dehors pour la nuit… je ne me serais pas dit « oh bah comme Tyarisse est là, je vais la laisser dormir sur l’autel du temple de Nanna »…enfin, il n’y a pas de rapport entre le fait de lui apporter l’aide qu’elle demandait et le fait que Tyarisse soit ou non présente… !

Je lui jette un nouveau regard perdu. Décidément, je ne comprends pas…

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Tyarisse
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Mer 2 Déc - 22:07
Ça question et son air étonné me fait presque regretter le ton cassant que j'ai employé. Presque... Car la suite fait bien vite remonter toute ma colère et le goût amer qui me reste dans la bouche.
Lui témoigner du respect ? Il se fout de ma gueule ? Nan mais sérieux, il se fout vraiment de ma gueule ?!!!

Je peux pas m'empêcher de ricaner. Je sais que je peux avoir l'air vraiment méchante comme ça mais sur le coup je m'en fous. Il m'énerve comme il ne m'a jamais énervé. Je crois même que peu de personne ont réussies à m'énerver comme ça. Peu de personne m'ont blessée de cette manière....

C'était comme si tout le temps qu'on avait passé ensemble n'était rien, que j'avais fais commencé et apprécier un être factice qui au final était l'inverse de tout ce que je pensais. Un homme doux, généreux et attentif qui se sentait mal à l'aise en compagnie de la gente féminine. Un homme qui ne se laissait pas séduire par la première pétasse qui passe.

Il avait été tellement gentil, tellement doux. La plume en argent que je portais autour de mon cou était là pour le prouver ou même sa veste qui avait si miraculeusement garder son odeur et que j'avais retrouvé au retour de ma mission avec bonheur.

Tout cela ne voulait donc rien dire... Il n'était pas celui que je pensais.
Je desserrais brièvement les dents et lui jetais un regard noir.

- Tu sais quoi ? Je vous souhaite tout le bonheur du monde et allez vous faire foutre.

Le collier me brûle la peau mais je n'arrive pas à me résoudre à l'arracher pour lui jeter au visage. Je suis vraiment trop conne. Comment j'ai pu me laisser berner comme une débutante ?
Faire confiance à un homme, quelle belle connerie.

Mon cœur se serre de nouveau et je préfère partir. La gorge nouée et les dents de nouveau serrées je lui tourne le dos et pars vers la forêt pour fuir de cauchemar...
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Alex
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Alexander Aestas

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Jeu 3 Déc - 18:13


Le regard qu'elle m'adresse est aussi sombre qu'une nuit sans étoiles, et malgré la colère que je pouvais ressentir, je devais bien avouer que ce regard de colère pure me faisait mal. Parce que je ne le comprenais pas. On avait déjà été en colère contre moi, oui, comme tout le monde. Mais là je n'en comprends pas la raison.

— Tu sais quoi ? Je vous souhaite tout le bonheur du monde et allez vous faire foutre.

Tout le bonheur du... Quoi ?! Je comprends alors enfin ce qui n'allait pas. Bon sang, mais qu'a-t-elle pu comprendre ?! Elle n'aurait pas tout compris de travers à ce point... Si ?! Moi, véritablement en couple avec Gesh ?! C'est n'importe quoi !

Qu'est-ce que tu as mal compris dans ce que je viens de te dire, au juste ?! sifflé-je, énervé qu'elle puisse tirer des conclusions aussi... Hâtives.

J'inspire doucement, tentant de calmer la colère qui montait. Bon sang, pourquoi suis-je si énervé ? Au fond ce n'est qu'un... Quiproquo. Un énorme malentendu. Pourtant, celui-ci me faisait particulièrement de la peine.

Elle ne s'appelle pas Laura, elle s'appelle Gesh, je reprends d'un ton froid. Et c'est la fille de Nanna. Nanna, tu sais, mon dieu ? C'est sa fille ! Je ne pouvais pas la laisser dehors, aussi désorientée et paniquée qu'elle l'était ! Tu n'es pas capable de comprendre ça ?! Le sens des mots « apporter de l'aide », tu connais ?!

Le ton de ma voix s'élève, comme il s'élève rarement. Ma colère guide mes mots, et je balance tout sans chercher à avoir un minimum de délicatesse. Et puis, à quoi bon, si même une blague de Lily peut la vexer à ce point ?! Ne sait-elle pas reconnaître l'humour ? Bon certes, celui de ma sœur est parfois un peu particulier... Mais quand même, elle se doute bien que je n'aurais certainement pas réagi comme ça si Lily avait insinué une vérité ?! Manifestement non... Je pensais que Tyarisse aurait cerné mon caractère, qui j'étais. Eh bien non... Elle n'a rien compris. Et qu'elle suive aveuglément une phrase dite sur le ton de la rigolade par ma sœur m'énerve énormément.

Elle se détourne et s'éloigne d'un pas vif. Putain, si en plus elle me crache à la gueule pour un malentendu pareil, elle pourrait au moins me rendre mes affaires, à savoir ma veste...

Je pourrais la laisser partir. Peut-être qu'au fond ce serait plus sage. Laisser s'apaiser les tensions, la nuit portait conseil disait-on. Mais j'ai le sentiment que je ne pouvais pas en rester là, ce n'était juste... Pas envisageable. Je ne peux pas laisser un tel quiproquo, aussi énervant soit-il, jeter un froid parfaitement inutile.

Je la rattrape alors, adoptant un pas vif, et serre son épaule gauche de manière à l'arrêter dans son élan, et qu'elle se retourne un peu vers moi.

Mais est-ce que tu écoutes ce que je te dis, bordel ?!



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Tyarisse Fent

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Ven 4 Déc - 0:13
- Qu'est-ce que tu as mal compris dans ce que je viens de te dire, au juste ?!

Son ton est sifflant et visiblement il est énervé. Comme quoi on est deux. Mais je ne vois pas en quoi il s'énerve. Je veux dire, j'ai cru en lui, j'ai cru qu'il était tellement différent des autres...
Je n'ai pas envie de l'entendre plus. Je suis déjà assez énervée comme ça.

- Elle ne s'appelle pas Laura, elle s'appelle Gesh. Et c'est la fille de Nanna. Nanna, tu sais, mon dieu ? C'est sa fille ! Je ne pouvais pas la laisser dehors, aussi désorientée et paniquée qu'elle était ! Tu n'es pas capable de comprendre ça ?! Le sens des mots « apporter de l'aide », tu connais ?!

Ces mots m'atteignent en plein cœur. Elle est donc bien plus que ce que je pensais... La fille de Nanna. Ça me laissait un goût amer. Comment pouvais-je espérer rivaliser avec elle ? De part sa naissance elle avait un avantage par rapport à moi. Elle était liée à son Dieu qu'il chérissait tant.
La pauvre chérie était perdue et désorientée et lui, comme un joli cœur c'est dévoué pour la guider. Elle a donc jouer la carte de la fragilité.
J'avais pourtant cru que... Ma conscience ricana de nouveau, j'avais cru tellement de choses avec lui et encore une fois je me sentais plus conne que jamais.

- Mais est-ce que tu écoutes ce que je te dis, bordel ?!

A cet instant précis, j'ai l'impression que mon épaule explose de douleur et je sens celle ci me couper le souffle sans pour autant réussir à retenir le cri qui s'échappe de mes lèvres.
Je ne vois plus rien, je ne sens plus rien que cette douleur qui inonde tout mon côté gauche, qui me fait faiblir sur mes jambes.

Je ne sais pas quel réflexe presque animal m'a pris alors. Sûrement celui de l'animal blessé qui tente juste de riposter mais le fait est que ma main traverse l'air pour rencontrer sa joue dans une gifle mémorable.

J'ai mal à l'intérieur et physiquement.

- Tu couches avec la fille de ton Dieu ? Mais tu es encore plus dingue que ce que je craignais ! Et dire que je pensais que tu étais tellement différent des autres ! Je t'ai fait confiance et toi tu...

Je n'arrive pas à finir ma phrase. J'ai trop mal pour ça. Ma tête tourne et j'ai du mal tenir sur mes jambes. Je tente tant bien que mal à de m'adosser à l'arbre derrière moi et porte la main à l'épaule qui me cause tant de problèmes.

Alors que je la touche je sens quelque chose de chaud couler entre mes doigts et je sais parfaitement ce qu'il en retourne et de quoi il s'agit. Il me suffit de la regarder pour confirmer ce que je craignais.

Il ne m'avait fallu que 3 jours pour me rouvrir...
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Alex
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Alexander Aestas

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Ven 4 Déc - 19:57


L'air siffle, tandis que sa main fend l'air pour... Pour me gifler ?! Le temps d'une seconde, la colère laisse sa place à la surprise dans mes yeux, tandis que les douloureux picotements se répandaient dans ma joue. J'effleure du bout des doigts ma peau, qui devait probablement commencer à rougir suite à cette claque quelque peu... Inattendue.

Qu'est-ce que...?

— Tu couches avec la fille de ton dieu ? Mais tu es encore plus dingue que ce que je craignais ! Et dire que je pensais que tu étais tellement différent des autres ! Je t'ai fait confiance et toi tu...

Elle comprend vraiment tout de travers... C'est pas possible, ça... je fronce les sourcils, ma colère revenant au pas de charge, plus intense encore. Pour qui est-ce qu'elle me prend, enfin ?!

Mais t'as complètement disjoncté ma pauvre, au bout d'un moment il faut arrêter, tu es partie trop loin dans ton film là !

Je serre légèrement les dents, ramasse un caillou à même le sol et le jette avec rage dans l'eau de l'étang. Comment peut-elle s'imaginer des choses pareilles ?!

C'est bien parce que c'est la fille de Nanna qu'il ne peut rien se passer ! Je dois lui témoigner le respect que demande son rang, pas la tendresse d'une... Relation amoureuse ! De plus je ne l'ai vue qu'une seule fois, maintenant elle est très loin d'ici, alors COMMENT peux-tu imaginer qu'il se soit passé quoique ce soit ?! COMMENT UNE BLAGUE DE LILY PEUT-ELLE TE FAIRE TIRER DES CONCLUSIONS AUSSI STUPIDES ET HATIVES ?! Je pensais que tu me connaissais un minimum !

Je ne suis pas loin de hurler, maintenant. Je crois que jamais je n'avais été aussi énervé, même lorsque j'avais... Croisé le chemin du prêtre-roi d'Utu, David.

Je me stoppe dans mon élan tandis que je vois Tyarisse chanceler puis s'adosser à un arbre. Alors, je la vois. Cette grande tâche rouge sur son épaule qui s'étale peu à peu, tachant ses vêtements. Du sang.

J'écarquille un peu les yeux. Qu'est-ce que... C'est moi qui aie fait ça ?! Je n'ai pas pu lui causer une telle blessure en lui prenant seulement l'épaule... Je n'aurais pas utilisé mes pouvoirs sans m'en rendre compte, tout de même ?!

Non... Non, ce n'est pas ça. Depuis le début elle ne l'avait pas bougé ni utilisé, son bras gauche. C'était une blessure qu'elle avait déjà, j'ai probablement dû la rouvrir.

Qu'est-ce que tu as à l'épaule ?

La culpabilité m'assaille alors, et ma colère, elle, diminue un peu d'intensité.

Viens avec moi, tu ne peux pas rester comme ça.

J'attrape alors son poignet droit, plutôt fermement, ne lui laissant pas le choix.

Je ne veux pas risquer de la faire attendre longtemps dans la salle d'attente des urgences. C'est le jour de repos de ma mère aujourd'hui ; elle saura la soigner. Je prends alors le chemin de ma maison, entraînant la jeune fille avec moi, malgré toutes ses protestations, vérifiant de temps en temps en me retournant qu'elle arrivait à suivre.



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Tyarisse
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Ven 4 Déc - 21:43
Il est surpris, je le vois dans les yeux... Moi même j'ai du mal à croire ce que je viens de faire.  Comment j'ai pu le frapper comme ça ? J'avais bien plus tendance à aboyer qu'à mordre et là je venais de lever la main sur lui...
La culpabilité m'assaille tout comme la douleur me fait chanceler.

Le problème quand vous vous prenez une balle c'est que c'est comme la roulette russe. Soit tu as de la chance soit tu n'en as pas mais parfois dans ton bonheur il y a aussi un malheur. C'est un peu mon cas.

La balle n'avait touché aucun organe vital dans son bonheur mais dans son malheur en rencontrant l'os elle s'était divisée en plusieurs morceaux causant de plus nombreux dégâts. Autant dire qu'ils avaient bien charcuter mon épaule avant de trouver des bouts allant de l'épine de l'omoplate à la cavité glénoïde.

Autant vous dire que ça fait pas du bien.

Alors que j'essaye d'endiguer tout ça, Alexander crie. Je pourrais même dire qu'il hurle.
Je ne l'avais jamais vu en colère mais franchement ça fait peur à voir. Il saisit un cailloux au sol et le jette dans le lac. Je le regarde tracer un arc parfait dans le ciel pour venir finalement troublé le calme de l'eau de parts ses ondes.

Fermant les yeux et serrant un peu plus les dents je l'écoute exprimer toute sa colère.

- C'est bien parce que c'est la fille de Nanna qu'il ne peut rien se passer ! Je dois lui témoigner le respect que demande son rang, pas la tendresse d'une... Relation amoureuse ! De plus je ne l'ai vue qu'une seule fois, maintenant elle est très loin d'ici, alors COMMENT peux-tu imaginer qu'il se soit passé quoique ce soit ?! COMMENT UNE BLAGUE DE LILY PEUT-ELLE TE FAIRE TIRER DES CONCLUSIONS AUSSI STUPIDES ET HATIVES ?! Je pensais que tu me connaissais un minimum !

J'aimerais tellement lui répondre, lui dire que c'est justement parce que je pensais le connaître que l'idée qu'il soit avec quelqu'un au bout d'à peine quelques semaines alors que moi j'étais là depuis bien plus longtemps m'avait soulevé le cœur.
Lui dire que je ne pouvais pas comprendre que Lily plaisantait, que c'était sa sœur, qu'il connaissait tout d'elle alors que moi au fond je suis quoi exactement ?

Mais rien ne sort je n'y arrive pas. C'est presque comme si mon cerveau, pour une fois, avait pris le contrôle et ordonnait à mon corps de garder ses forces. Je déglutis en pensant que j'allais devoir retourner à l’hôpital. Je détestais les hôpitaux. Ils me rappelaient de si mauvais souvenirs.
Quand j'y allais c'était toujours pour accompagner mes parents lors de leurs visites à des malades. Tout ça devant un photographe histoire de montrer que les chercheurs sont aussi proche du peuple qui souffre... Belle connerie. Tout ça c'est pour récolter des fonds mais pour ce qui est de mes parents, je sais une chose : rien d'autre ne les intéresse que leur carrière et leur si précieuse image.

La rancœur m'envahit et mon cœur s'alourdit un peu plus. C'est Alex qui me sort de mes pensées en demandant ce que j'ai à l'épaule.
Je relève les yeux vers lui et parviens à lui dire :

- Pendant ma mission, je me suis fait tirée dessus.

Pourquoi développer ? Je vois bien qu'il se sent mal et que d'une certaine manière il a peur. Alexander reste un être généreux et protecteur... Parfois un peu trop comme me le montre la suite des choses.

- Viens avec moi, tu ne peux pas rester comme ça.

Il saisit alors mon poignet droit et me traîne de force derrière lui. Je tente de le suivre tant bien que mal. Mon bras droit tendu devant moi par Alexander et mon corps derrière en retard qui luttait pour suivre son rythme. J'essayais de garder mon bras gauche contre moi afin de ne pas trop le faire bouger mais c'est compliqué. D'autant plus que je sens mes forces me quitter peu à peu.

Une nouvelle forme de colère m'envahit alors ; une colère bien plus dévastatrice qui m'était adressée. A moi et uniquement à moi. Je m'en voulais de paraître aussi faible, aussi dépendante.
J'avais toujours refusée d'être ce genre de femme et me voilà pitoyable à ne même pas réussir à résister face à un homme.

- Alex, je t'en prie, ralentis, soufflais-je.

Je commençais sérieusement à paniquer, tout commençait à me lâcher ; mes jambes, mes bras, ma vue...
Sentir mon propre sang couler le long de ma bras et venir goutter contre ma cuisse en tachant tout sur son passage n'aidait pas à garder la tête froide...

- Où est ce que tu m'emmènes comme ça ?
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Alex
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Ven 4 Déc - 22:09


— Pendant ma mission, je me suis faite tirée dessus.

Mes mots se bloquent dans ma gorge et je la regarde, stupéfait. Une balle. Elle a faillit y passer. Oh mon dieu... Elle aurait pu ne jamais rentrer, et moi, au lieu de me réjouir qu'elle soit là, que fais-je ? Je lui hurle dessus. Je me frotte l'arrière de la nuque, embarrassé, ne sachant plus trop où j'en étais. Bon, on va tenter de faire passer la colère pour le moment, il y a plus urgent.

Je l'attrape donc par le poignet et l'entraîne avec moi. Je marche d'un pas plutôt rapide, la tâche rouge qui s'étendait de plus en plus m'inquiétait.

Dans un souffle, je l'entends dire d'une petite voix :

— Alex, je t'en prie, ralentis...

Je m'arrête et me retourne vers elle. Elle tremble de tout son corps, et ne semble vraiment pas loin de tomber inconsciente. Je marmonne des excuses et reprends ma route, plus lentement. Nous sommes presque arrivés, de toute façon.

Nous arrivons devant ma maison. Je l'aide à gravir les quelques marches du perron, et ouvre la porte. Vu le calme ambiant Lily n'était pas encore rentrée -sinon elle aurait mis de la musique-. Tenant toujours le poignet de Tyarisse, je m'avance dans le couloir et tourne la tête vers le salon. Ma mère se trouvait là, installée sur le canapé, lisant un livre. Ses cheveux courts et de la couleur des blés cachent ses yeux, aussi bleus que les miens.

Elle redresse la tête en m'entendant, un sourire aux lèvres :

— Tiens Alexander, je ne pensais pas que tu rentrerais si tôt, tu as...

Elle se coupe alors dans sa phrase lorsqu'elle remarque Tyarisse. Et la tâche de sang qui allait avec.

Elle balance son livre sur le canapé et s'approche d'un pas vif vers nous, la mine inquiète :

— Oh, ma pauvre chérie, que t'est-il arrivé ?!

Elle lève les yeux vers moi, penche légèrement la tête sur le côté tandis qu'elle analyse mon expression. Elle sait, elle voit que quelque chose ne va pas, mais je ne sais pas à quoi elle pense.

— Ce n'est tout de même pas Alexander qui t'a fait ça ?

Bien sûr que non ! m'écrié-je, scandalisé. La plaie s'est rouverte... Aide-la, je t'en supplie !

Elle m'adresse un rapide regard amusé, puis retrouve tout son sérieux en contemplant la tâche sur le t-shirt de Tyarisse, désormais tellement imbibé de sang que ça coule par terre.

— Va t'asseoir dans la cuisine, ma belle. Je vais chercher mon matériel.

Elle s'éloigne en direction de la salle de bain, tandis que je guide Tyarisse vers la cuisine, la main posée sur son épaule valide.

Je lui intime de s'asseoir sur une chaise, puis je m'adosse au plan de travail, les bras croisés, ne sachant pas trop quoi faire. Finalement, je marmonne :

Désolé, pour ta blessure. Je ne savais pas que tu étais blessée, pardon de t'avoir fait mal en la rouvrant.

Je ne m'excuse cependant pas pour lui avoir hurlé dessus. On laisse ce problème pour le moment, mais on réabordera probablement le sujet plus tard, j'avais toujours ce goût amer dans la bouche.

Ma mère revient alors dans la cuisine, une mallette de soins de premier secours à la main. Elle avise Tyarisse quelques instants :

— Alexander, tu aurais pu l'aider à se déshabiller, quand même...

Mon visage devient rouge écarlate. Embarrassé, je marmonne :

Euh... Je n'y ai pas... Pensé...

Un rire léger échappe à ma mère. Bien sûr que non elle ne s'attendait pas à ce que je le fasse, elle tentait juste de... Détendre l'atmosphère.

— Laisse, je vais le faire... Maintenant, sort de la pièce s'il te plaît. Même si ça ne dérange pas cette demoiselle que tu restes, je te sens bien énervé, et tu ferais mieux de te calmer.

Parce que c'est de ma faute, en plus ? marmonné-je comme un enfant capricieux.

Ouais, un gamin, c'est ça... Je ne cherche pas à protester cependant, parce qu'au fond elle avait raison, et me dirige vers la sortie de la cuisine. Avant de sortir je me tourne un instant vers Tyarisse.

Je redescendrai dans un quart d'heure/vingt minutes pour voir comment tu vas.

Je me tourne vers ma mère :

Tu sais où me trouver si tu as besoin de moi.

Je me détourne et vais dans ma chambre. J'empoigne alors mon violon, le cale sur mon épaule et commence à jouer, cherchant distraitement un moyen d'apaiser la situation plutôt houleuse.

* * Mère d'Alex * *

La femme blonde aida Tyarisse à retirer son haut imbibé de sang. Elle avisa les bandages. Il allait falloir les lui retirer. Elle commença alors sa tâche, doucement pour ne pas faire mal à la demoiselle. Elle chercha alors à mettre la jeune femme à l'aise, brisant le silence :

— Tu es Tyarisse, n'est-ce pas ? Alexander nous parle de toi, parfois, quand il a envie de nous raconter sa journée.

Elle lui adressa un sourire doux.

— Tu as des yeux magnifiques, tu sais ? Je suis sûre que les garçons te courent après. Peut-être même mon petit Alex, qui sait ?

Elle finit alors de retirer les bandages, et écarquilla les yeux en regardant la plaie ensanglantée.

— Oh mon dieu, ça ressemble à une plaie par balle... Que t'est-il arrivé, ma pauvre chérie ?!

Elle tendit la main vers sa mallette, sortit compresses et désinfectant, et entreprit de nettoyer la plaie.



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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Ven 4 Déc - 22:56
Alexander finit par se tourner et dire quelque chose tellement bas que je ne comprends pas. Il a l'air vraiment inquiet et j'avoue que ça m'inquiète un peu plus. Je fais tellement peur à voir ?
En tout cas je suis contente de voir qu'il ralentit, je n'aurais jamais réussi à suivre sa cadence...

On arrive devant la porte d'une maison et je fronce les sourcils, il n'avait toujours pas dit où on allait mais je pensais le savoir maintenant....
Alors qu'il me fait entrer je ne pense qu'à une chose : ne pas tacher le tapis ou la tapisserie.

Je grimace quand par inadvertance je bouge mon bras et essayant de le maintenir contre moi. Une femme arrive alors et je reconnais en elle la chevelure blonde de Lily et les yeux bleus d'Alexander.
Il n'y a pas de doutes je me trouvais bien devant celle qui leur avait donné la vie...
A ma vue elle fait une drôle de tête et s'approche de moi, tout surprise.

- Oh, ma pauvre chérie, que t'est-il arrivé ?!

Je déglutis et chercher à reprendre mon souffle pour lui répondre mais voyant que j'ai bien du mal elle regarde Alexander qui ne lui dit rien non plus.

- Ce n'est tout de même pas Alexander qui t'a fait ça ? Demande-t-elle alors.

- Bien sûr que non ! Réagit il sur la défensive. La plaie s'est rouverte... Aide-la, je t'en supplie !

Je crois que je suis tellement dans les vapes à ce moment que je ne cherche même pas à comprendre le jeu de regard qu'il y a entre les deux et en plus, le sang commence à goutter sur le sol. Décidément rien ne peut aller correctement dans cette putain de vie...

- Va t'asseoir dans la cuisine, ma belle. Je vais chercher mon matériel.

Je laisse Alex me guider, bien trop épuisée pour dire quoique ce soit. Bon sang mais quand est ce que ça va arrêter ? J'ai l'impression d'avoir couru un marathon et qu'un camion m'a roulé dessus...
Une fois assise, si on peut appeler ça s'asseoir et pas plutôt s'effondrer lamentablement, je peux souffler un peu. Plus besoin de lutter pour mettre un pied devant ou pour que mes genoux ne cèdent pas.

- Désolé, pour ta blessure. Je ne savais pas que tu étais blessée, pardon de t'avoir fait mal en la rouvrant.

Je ferme les yeux alors que je sens un vertige me prendre. Je suis sensée lui répondre quoi ? Que je ne lui en veux pas ? Ce serait lui mentir. Bien sûr que je lui en voulais mais d'un autre côté je savais que ce n'était pas de sa faute. Je n'avais pas une pancarte au dessus de mon épaule avec marqué « ne surtout pas toucher ».
J'ouvre la bouche pour lui répondre mais serre les dents devant un nouveau pic de douleur. PUTAIN MAIS TU VAS ME FOUTRE LA PAIX ?! Être handicapée ça va deux secondes merde !
Sa mère arrive à ce moment là et je l'entends dire :

- Alexander, tu aurais pu l'aider à se déshabiller, quand même...

- Euh... Je n'y ai pas... Pensé...

Pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir qu'il a les joues rouges. La situation est plutôt cocasse à vrai dire. Je suis en train de me vider de mon sang dans la cuisine d'Alexander et sa mère lui demande de m'aider à enlever mon T-shirt alors qu'il n'est même pas capable de me toucher sans se sentir mal à l'aise.

- Laisse, je vais le faire... Maintenant, sort de la pièce s'il te plaît. Même si ça ne dérange pas cette demoiselle que tu restes, je te sens bien énervé, et tu ferais mieux de te calmer.

- Je redescendrai dans un quart d'heure/vingt minutes pour voir comment tu vas.

Je me contente de hocher la tête n'ayant rien à lui dire dans tous les cas.
Sa mère m'aide à me déshabiller et je serre les dents essayant de ne rien montrer de ma fatigue ou de mon mal.

- Tu es Tyarisse, n'est-ce pas ? Alexander nous parle de toi, parfois, quand il a envie de nous raconter sa journée.

Cette réflexion me fait tourner la tête vers elle. Je la regarde fixement, essayant d'assimiler ses paroles. Alex, parler de moi à sa famille ?
La curiosité me grignote et je prends une grande inspiration avant de demander :

- Je suis assez étonnée. Je me demande ce qu'il peut bien raconter sur moi...

Alors que mon T-shirt passe par dessus ma tête je le regarde et je me rends compte de l'étendu des dégâts. C'est vraiment pas un ou deux points qui ont pété là...
Je pense que c'est la gifle que je lui ai mise qui a fait le plus de dégâts.  

- Tu as des yeux magnifiques, tu sais ? Je suis sûre que les garçons te courent après. Peut-être même mon petit Alex, qui sait ?

Là par contre c'est carrément chelou.
Pendant une seconde j'oublie presque la douleur et je me tourne vers elle les yeux écarquillés.

- Non enfin je veux dire je ne sais pas... Je ne pense pas être son... Genre de fille...

Comme si Alexander avait un genre de fille... Mais c'est... Etrange. Je veux dire, Alex et moi ensemble c'est impossible. On est différent et puis même si les opposés s'attirent je ne cherche pas de relation sérieuse. Comment entretenir une relation de couple en étant missionnaire ? Ca paraît impossible et puis je lui ferais trop de mal.

- Oh mon dieu, ça ressemble à une plaie par balle... Que t'est-il arrivé, ma pauvre chérie ?!

Je me mords la lèvre. Merde. J'aurais du penser qu'elle me poserait la question... Je ne peux pas lui dire que je me suis fait tirée dessus en piquant le crayon du Président des États Unis, elle va juste me foutre dehors et m'empêcher de m'approcher de son fils.

- Une balle perdue... Je me suis retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment...

Je n'arrive qu'à parler avec des mots hachés et ça a le don de m’exaspérer. Elle commence à enlever le bandage ce qui ne pose pas tant de problèmes que ça vu comment il est imbibé de sang.
Ses gestes sont si doux et elle est si gentille avec moi... Les petits surnoms qu'elle m'a donné à la seconde même où elle m'a vu. « ma belle » « ma chérie », le genre se chose que ma propre mère ne m'a jamais dites.

Non ! Il ne faut pas que je pense à elle. Pas maintenant. Je me sens déjà proche du précipice si en plus je commence à penser à elle ça va être la catastrophe...
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Alex
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Alexander Aestas

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Dim 6 Déc - 19:36


* * Mère d’Alex * *

— Je suis assez étonnée, je me demande ce qu'il peut bien raconter sur moi...

La femme blonde laissa échapper un petit rire, tandis qu'elle commençait à l'aider à retirer son t-shirt.

Elle fit alors mine de réfléchir, comme cherchant tout ce que son fils avait bien pu dire.

— Voyons voir... Entre autre que tu es une jeune femme pleine de vie, que tu étais adorable avec lui et... Hm... Ça il ne l'a pas dit, mais ça s'entend dans sa voix... Il a beaucoup d'estime pour toi.

Elle lui adressa un sourire.

— Crois-moi, je connais mon fils.

Elle posa alors le vêtement humide sur le dossier d'une chaise.

— Navrée de te dire ça, ma chérie, mais je crois bien que tes vêtements sont fichus...

Elle enchaîna, souhaitant toujours mettre sa patiente improvisée à l'aise, en lui disant qu'elle avait des yeux magnifiques. D'un bleu profond. Pas clair comme les siens ou ceux de son fils. La couleur de l'océan, de celui qui fait voyager.

La jeune femme semble surprise et se retourne vers la blonde, yeux écarquillés.

— Non enfin je veux dire je ne sais pas... Je ne pense pas être son... Genre de fille...

Un rire léger échappa à l'infirmière.

— Si j'étais toi, je ne dirais pas ça ! Tu sais, Alexander n'y connaît absolument rien en matière de filles, il est aussi expérimenté qu'un oisillon... Alors je doute qu'il ait réellement un genre de fille défini. Ou en tout cas, je ne pense pas que tu en sois exclue...

Elle lui adressa un clin d'œil.

Elle finit de défaire le bandage, et alors elle vit la plaie. Par balle.

— Une balle perdue... Je me suis retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment...

La femme blonde lui adressa un regard compatissant, quoique teinté de tristesse.

— Heureusement que ça n'a pas été plus grave, alors.

Elle analysa la blessure.

— Hm, les points de suture ont sauté... Je vais devoir te recoudre, ma belle...

Les saignements avaient presque cessé. Elle fouilla dans sa mallette, cherchant une seringue stérilisée, ainsi qu'un produit anesthésiant.

— La piqûre risque de te faire mal, mais je doute que tu veuilles que je te fasse ça à vif...

Elle prépara sa seringue, et en posa le bout près de la peau rougie de la jeune femme, sur un point précis. Elle chercha alors à détourner son attention, afin que, peut-être, cela lui fasse moins mal :

— Tu l'entends, sa musique ? Elle reflète généralement son humeur, dit-elle en levant les yeux vers le plafond, d'où des notes jouées au violon se faisaient entendre. Il dit des choses à son violon qu'il ne dit à personne d'autre, par le biais de la musique. Son instrument est comme son plus proche confident.

Elle injecta le produit.

— Il a toujours su mieux s'exprimer avec de la musique qu'avec des mots. Si un jour il choisit de te jouer une mélodie, écoute-la bien ; il se peut qu'il t'adresse un message, même si lui ne s'en rend pas forcément compte.

Elle prit dans son matériel le nécessaire pour recoudre la plaie.

— On va attendre un peu que l'anesthésie fasse effet. En attendant, parle-moi de toi, ma belle ! Tu es dans la même école qu'Alex non ? Toi aussi tu es prise d'une passion pour les civilisations anciennes ? Tu vis toute seule à Stockholm, tu as quitté ta famille ?

Elle pencha la tête sur le côté, un sourire doux sur les lèvres.



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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Dim 6 Déc - 21:49
- Voyons voir... Entre autre que tu es une jeune femme pleine de vie, que tu étais adorable avec lui et... Hm... Ça il ne l'a pas dit, mais ça s'entend dans sa voix... Il a beaucoup d'estime pour toi.

Cette dernière phrase résonne en moi et je baisse les yeux tandis que ma gorge se serre. Je crois qu'on peut mettre cette phrase au passé désormais.
Ce qui c'était passé cet après-midi avait changé beaucoup de choses et je doutais sérieusement d'être resté dans son estime.

Elle m'aide à enlever mon T-shirt avant de m'annoncer que malheureusement il était juste bon à jeter maintenant. Le surnom qu'elle me donne me frappe de nouveau ; « ma chérie »... Comment pouvait-elle être si douce et attentionnée avec moi alors qu'elle ne me connaissait pas alors que celle qui m'avait donné la vie n'avait pas fait preuve du quart de sa gentillesse au cours de toute ma vie ?

Ma gorge se serre un peu plus et je cligne des yeux pour chasser mes larmes. J'étais épuisée aussi bien physiquement qu'émotionnellement et je me sentais sur le point de craquer or je préférais le faire seule chez moi plutôt que dans la cuisine de celui que j'avais giflé avec sa mère qui était en train de s'occuper de moi...

Le rire de la mère d'Alexander résonna dans la pièce et je me sentis un peu mal à l'aise.

- Si j'étais toi, je ne dirais pas ça ! Tu sais, Alexander n'y connaît absolument rien en matière de filles, il est aussi expérimenté qu'un oisillon... Alors je doute qu'il ait réellement un genre de fille défini. Ou en tout cas, je ne pense pas que tu en sois exclue...

Son clin d’œil me fait rougir et j'ouvre la bouche sans trop quoi savoir lui répondre. C'est vrai quoi, je m'attendais à tout sauf à ce genre de réaction. En temps normal une maman ferait tout pour ne pas voir son fils dans les bras d'une autre femme mais là elle semblait prête à me pousser directement dans les siens ce qui était plutôt embarrassant quand on pense à ce qui c'était passé précédemment.

- Nan mais je veux dire que il cherche quelque chose de sérieux et je... Disons que si j'ai bien appris une chose de mes parents c'est que dans la vie il faut faire un choix entre sa carrière et sa vie personnelle. Mon choix est fait et je ne veux pas qu'Alex ou enfin que quelqu'un croit que... Enfin que moi aussi je ne m'attache et que...

Je toussote, de plus en plus mal à l'aise. Il fallait que je trouve les mots justes et j'avais l'impression de nager dans un océan d'incertitudes...

Elle m'explique par la suite ce qu'elle va faire et je hoche la tête en évitant de regarder la taille de l'aiguille. Reste rationnelle Tyarisse. Certes elle est longue mais elle ne va pas l'enfoncer entièrement, elle va juste mettre la pointe et après on en parle plus.

Je fermais les yeux et me laissait bercer par une musique venue d'ailleurs, je suppose que c'est Alex qui a du mettre un CD... Un faible sourire étire mes lèvres en reconnaissant le morceau et l'instrument. Du violon... Toujours du violon...

- Tu l'entends, sa musique ? Elle reflète généralement son humeur. Il dit des choses à son violon qu'il ne dit à personne d'autre, par le biais de la musique. Son instrument est comme son plus proche confident.

Je fronce les sourcils étonnée. La musique était donc Alex et pas un CD... Je savais qu'il était doué pour l'avoir vu jouer mais là ça frôlait la virtuosité.
Je sentis comme un vif pincement dans mon épaule gauche et je mordis ma lèvre essayant de l'oublier et de me concentrer sur les notes.

- Il a toujours su mieux s'exprimer avec de la musique qu'avec des mots. Si un jour il choisit de te jouer une mélodie, écoute-la bien ; il se peut qu'il t'adresse un message, même si lui ne s'en rend pas forcément compte.

Le pincement s'atténua et je la vis reposer la seringue avant de prendre les autres instruments.

- Il est doué, m'entendis-je dire. Vraiment très doué. C'est dommage qu'il n'aime pas que les autres l'écoute il aurait pu faire un grand violoniste...

La dame se retourna vers moi et me dit :

- On va attendre un peu que l'anesthésie fasse effet. En attendant, parle-moi de toi, ma belle ! Tu es dans la même école qu'Alex non ? Toi aussi tu es prise d'une passion pour les civilisations anciennes ? Tu vis toute seule à Stockholm, tu as quitté ta famille ?


« ma belle »... Je sentis mes larmes revenir au galop et je tentais de les chasser tant bien que mal en papillonnant des yeux.
Les souvenirs m’assaillirent alors et je me sentis me noyer dedans. Mon petit papy... Celui qui m'avait donné envie de suivre la voie des civilisations anciennes avec ses histoires merveilleuses. A ses côtés j'avais l'impression de rattraper une partie de mon enfance ; celle d'un père qui me racontait des histoires au coin du feu...

Est ce que j'avais quitté ma famille ? Pour cela ne fallait-il pas en avoir une ?

- Je viens de Milan... Mes parents vivent là bas et je...

Qu'est ce que je pouvais ajouter ? Que si j'étais venu là c'était pour m'éloigner le plus possible d'eux ?
Avant que je ne m'en rende compte une larme roula sur ma joue et je la dissimulais tant bien que mal. Comme si c'était le moment de craquer. J'étais déjà assez pitoyable comme ça...
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Alex
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Alexander Aestas

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Age: 23 ans
Lun 7 Déc - 19:51


— Nan mais je veux dire que il cherche quelque chose de sérieux et je... Disons que si j'ai bien appris une chose de mes parents c'est que dans la vie il faut faire un choix entre sa carrière et sa vie personnelle. Mon choix est fait et je ne veux pas qu'Alex ou enfin que quelqu'un croit que... Enfin que moi aussi je ne m'attache et que...

La femme blonde lui adressa un sourire.

— Tu es jeune, et c'est bien normal que tu doutes. Je suis passée par là, moi aussi. Je voulais faire mes études de médecine, les garçons ne m'intéressaient absolument pas. Pourtant... L'homme qui allait devenir mon mari a su donner de la couleur à la difficile période qu'était mes études. Peut-être as-tu l'impression que je te sers des phrases toutes faites, mais honnêtement c'est lui qui m'a donné la force de continuer, de réussir mes examens et concours. Sans lui, je me serais écroulée. Tu as tort de penser que tu ne peux t'engager dans une relation sérieuse pour cause de travail. Certes, si tu travailles beaucoup tu verras ton compagnon moins souvent, bien sûr. Mais cela n'empêchera pas ce lien d'exister. Mon mari, le père de mes enfants, il voyage beaucoup, rentre à peine une ou deux semaines par mois, pourtant ces instants de retrouvailles sont toujours des grands moments de joie, pour tout le monde. Même si je le vois rarement, je ne regrette pas de l'aimer, d'être aimée par lui.

Elle marqua un temps.

— Et puis tu sais, ajouta-t-elle, le véritable amour ne se choisit pas vraiment. Tu comprendras quand tu l'auras trouvé.

La conversation s'enchaîna sur la blessure, puis sur la musique d'Alexander.

— Il est doué. Vraiment très doué. C'est dommage qu'il n'aime pas que les autres l'écoute il aurait pu faire un grand violoniste...

Un faible sourire éclaira le visage de l'infirmière :

— Il a juste envie de jouer pour lui. En jouant, il ne cherche pas à faire quelque chose pour les autres. Il joue pour lui, juste pour lui. C'est son monde à lui, qu'il ne veut pas vraiment partager. Même si je t'avoue que je serais aux anges s'il daignait jouer plus souvent devant nous...

Finalement, le sujet dévia sur Tyarisse. Ce qui rendit la jeune femme plutôt mal à l'aise manifestement ; elle avoua venir de Milan. Cependant elle ne finit pas sa phrase. La femme blonde pencha la tête sur le côté en analysant l'expression du visage de Tyarisse. Alors, elle la vit. Cette larme, que la brune voulait cacher. Une mère ne manquait pas ce genre de choses.

Elle se pencha en avant, et serra Tyarisse dans ses bras, faisant toutefois attention à ne pas toucher son bras blessé.

— Oh, ma belle... Tu n'as pas à cacher tes pleurs devant moi, tu sais. Ce n'est pas moi qui te poserait des questions. Si tu en ressens le besoin, tu peux pleurer. Tu sais, trop garder ses larmes, ce n'est pas bon. Pleure, tu pourras t'en sentir soulagée. Si tu as envie de me parler, tu peux le faire aussi.

Elle se recula légèrement, sourit, et essuya les larmes de la jeune femme.

Encore cinq minutes passèrent, puis elle déclara :

— Je vais commencer à recoudre ta blessure...

Elle se saisit de son matériel et commença son travail.

— Tu sais... Il ne faut pas que tu hésites à parler de tout ça à Alex. Lui aussi saura t'écouter.



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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Lun 7 Déc - 20:00
- Tu es jeune, et c'est bien normal que tu doutes. Je suis passée par là, moi aussi. Je voulais faire mes études de médecine, les garçons ne m'intéressaient absolument pas. Pourtant... L'homme qui allait devenir mon mari a su donner de la couleur à la difficile période qu'était mes études. Peut-être as-tu l'impression que je te sers des phrases toutes faites, mais honnêtement c'est lui qui m'a donné la force de continuer, de réussir mes examens et concours. Sans lui, je me serais écroulée. Tu as tort de penser que tu ne peux t'engager dans une relation sérieuse pour cause de travail. Certes, si tu travailles beaucoup tu verras ton compagnon moins souvent, bien sûr. Mais cela n'empêchera pas ce lien d'exister. Mon mari, le père de mes enfants, il voyage beaucoup, rentre à peine une ou deux semaines par mois, pourtant ces instants de retrouvailles sont toujours des grands moments de joie, pour tout le monde. Même si je le vois rarement, je ne regrette pas de l'aimer, d'être aimée par lui. Et puis tu sais, le véritable amour ne se choisit pas vraiment. Tu comprendras quand tu l'auras trouvé.

Son discours me laisse sans voix et je sens mon cerveau prêt à tout remettre en question. C'est vrai que ça fait rêver, voir qu'une femme qui est aussi épanouie dans sa vie professionnelle arrive à être une mère aussi... Aimante et aimée...

Elle avait su élever ses enfants d'une manière remarquable, il n'y avait qu'à regarder Alex ou même Lily. Bien que je ne connaisse pas tellement cette dernière elle semblait être loin d'être mal élevée et puis elle était si proche de son frère, ça ne pouvait montrer qu'une vie de famille heureuse...

Mais cette vie n'est pas pour moi... Peut être que si j'avais eu ce discours il y a un mois ma vie aurait été bouleversée mais maintenant j'étais missionnaire d'Inanna, je dois être prête à donner ma vie pour elle... Comment penser à fonder une famille dans de telle condition alors que je ne suis pas sûre de pouvoir me réveiller le matin au côté de celui qui partagera ma vie, alors que je ne suis même pas sûre de voir le premier anniversaire de notre enfant... C'est parfaitement égoïste d'imposer ce genre de vie à d'autre...

Mais ça, je ne peux pas le dire à la femme qui me fait face, son fils me tuerait pour ça et puis je n'ai pas envie de le pousser à me détester encore plus qu'il doit être entrain de le faire.

- Il a juste envie de jouer pour lui. En jouant, il ne cherche pas à faire quelque chose pour les autres. Il joue pour lui, juste pour lui. C'est son monde à lui, qu'il ne veut pas vraiment partager. Même si je t'avoue que je serais aux anges s'il daignait jouer plus souvent devant nous...


Je lui souris doucement. Mon épaule commence à s'engourdir tout comme tout le côté gauche de mon corps. Ce qui n'est pas plus mal parce que je commençais sérieusement à arriver au bout de mes forces. Même si le sang avait arrêter de couler la fatigue était là. Je commençais tout juste à récupérer du décalage horaire sans compter qu'émotionnellement je me sentais perdre les pédales comme jamais... Et la dispute avec Alex venait de réduire mon moral à zéro. C'était bien la dernière personne avec qui je pensais me prendre la tête surtout avec une telle violence.

- Oh, ma belle... Tu n'as pas à cacher tes pleurs devant moi, tu sais. Ce n'est pas moi qui te poserait des questions. Si tu en ressens le besoin, tu peux pleurer. Tu sais, trop garder ses larmes, ce n'est pas bon. Pleure, tu pourras t'en sentir soulagée. Si tu as envie de me parler, tu peux le faire aussi.

Alors qu'elle me prend dans ses bras et qu'elle essuie ma larme, d'autre ne tardent pas à la rejoindre et je me retrouve à pleurer toute les larmes de mon corps. Quand les nerfs lâchent c'est pas beau à voir.

Entre quelques sanglots j'arrive à articuler :

- C'est juste que... Que vous avez plus d'attention envers moi en quelques minutes que ma mère au cours de 21 ans...

Je reniflai et essuyai mes larmes. Elle avait raison, pleurer un bon coup ça fait du bien. Maintenant je voulais juste rentrer chez moi et dormir pendant des jours et des jours.
Mais pour ce qui en était d'en parler avec Alex, je doute que maintenant il soit très apte à m'entendre parler de ma vie de famille proche du désastre...

- Je vais commencer à recoudre ta blessure...

Je hoche la tête pour lui montrer mon accord et la laisse faire en essayant de ne plus bouger. Je crois que je commençais à avoir l'habitude maintenant... Un vrai bout de tissu qui passe à la machine...
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Alex
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Alexander Aestas

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Mer 9 Déc - 20:49


Dans les bras de l’infirmière, la jeune fille fondit en larmes. « Elle doit être épuisée… » pensa la femme, tout en la berçant doucement.

— C'est juste que... Que vous avez plus d'attention envers moi en quelques minutes que ma mère au cours de 21 ans...

Elle ne sut d’abord pas quoi répondre. Dès qu’elle était tombée amoureuse et qu’elle avait reconsidéré l’ordre de ses priorités, elle avait toujours voulu des enfants. Cela avait toujours été une évidence. Mais vu les propos que Tyarisse avait précédemment tenus, ses parents avaient dû faire passer leur carrière avant elle.

— Les amis de mes enfants sont toujours les bienvenus ici, tu sais. Et puis, mon métier consiste un peu aussi à écouter les autres. Si tu as besoin que quelqu’un t’écoute et que tu ne sais pas à qui t’adresser, tu peux venir me voir. Il ne faut pas rester seul avec sa peine, je l’ai suffisamment appris avec mes enfants.

Elle lui caressa les cheveux.

— Et tes grands-parents ? Si tes parents ne savent pas t’écouter ou n’en ont pas le temps, tu peux peut-être les contacter eux.

Elle se recula ensuite, puis commença à recoudre la plaie.

* * Alex * *

Cela fait dix minutes, un quart d’heure à peu près que je tourne en rond dans ma chambre. Un quart d’heure que les vingt minutes que j’avais dit à Tyarisse se sont écoulées. Je devrais être redescendu, mais je ne sais pas trop, j’hésite. J’entends des éclats de voix de temps à autre, alors je me dis que je n’ai pas envie de m’imposer alors qu’elles discutent… Enfin, je crois surtout que je suis juste nerveux de refaire face à Tyarisse, maintenant que la tension était redescendue, ne resterait qu’un désagréable malaise, et affronter ce dernier m’inquiétait un peu.

J’entends alors frapper à ma porte, et ma mère entre dans ma chambre. Je lui jette un regard interrogateur, un peu inquiet. Elle m’adresse un sourire, et se met à fouiller dans mon armoire :

— Elle va bien, elle est juste fatiguée. Tu permets que je lui passe un de tes sweat ? Son t-shirt est mort…

Euh… non, vas-y…

Elle sort de l’armoire un sweat que je ne mettais plus, dont la couleur noire commençait à virer vers le gris.

Elle retourne vers la sortie, puis avant de franchir la porte m’adresse un signe de la tête. OK, donc je peux descendre…

Je m’apprête à la suivre, mais m’arrête dans mon mouvement. J’effleure du bout des doigts le collier de Gesh, qui pendait à mon cou. Tyarisse ne l’avait pas vu, et heureusement… je le retire donc, et le pose doucement sur mon bureau. J’y tiens, évidemment, mais je ne voulais pas provoquer un nouveau conflit, ce serait remuer le couteau dans la plaie.

Je retourne vers la cuisine, frappe à la porte avant d’entrer. Ma mère est en train de nettoyer et ranger son matériel. Vu ce qu’elle range, elle avait dû lui faire des points de suture… Je tourne un regard un peu embarrassé vers Tyarisse. Je remarque alors ses joues et ses yeux rouges. Comme si elle avait pleuré. N’osant pas lui poser la question de vive voix, je me tourne vers ma mère, la fixant d’un regard interrogateur. Elle secoue la tête, ce que je comprends comme un « ça ne te regarde pas ». OK… bon…

Est-ce que… euh… est-ce que ça va ?

Question stupide… bien sûr que non ça va pas… un faible soupir m’échappe. Ma mère prend alors la parole :

— Je pense que tu devrais raccompagner ton amie chez elle, Alexander. Elle est fatiguée, vous parlerez plus tard… d’accord ?

Je hoche la tête, m’approche de Tyarisse pour l’aider à me suivre, en la tenant par l’épaule droite. Je me saisis des clés de la voiture au passage, je ne crois pas que Tyarisse ait la force de faire le chemin à pied. Je prenais rarement la voiture, je préférais marcher, mais bon dans ce cas précis c’était bien pratique de savoir conduire…

Je l’aide à s’attacher, m’installe, puis nous prenons la route. Le tout en silence. Je n’ose pas trop prendre la parole, même si, pour une fois, j’en meurs d’envie. En fait, je ne sais même pas précisément quoi dire. Finalement, je préfère me taire.

Je tourne dans l’une des rues, et m’arrête devant un immeuble. C’était là que je l’avais ramenée, la dernière fois.

Je l’interpelle avant qu’elle ne sorte :

Tyarisse ?

J’hésite un instant.

Je suis désolé ça se soit passé ainsi.


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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Sam 19 Déc - 22:40
Je me laisse aller dans ses bras, les larmes dévalant mes joues alors qu'elle caresse mes cheveux et qu'elle me parle doucement.
Quand elle parle de mes grands-parents je sens mon cœur se serrer. Oui, ils sont là eux... Les seuls point positif de mon enfance, la lueur d'espoir qui m'a fait tenir, l'océan d'amour qui m'a fait vivre.
Grâce à eux je sais que l'amour, le vrai existe.

Je hochais la tête en me souvenant de ces étés passer avec eux. Un mois en Espagne, un mois en France et au final deux mois de bonheur.
L'été était le jardin de mes meilleurs souvenirs. Je pouvais être une enfant comme les autres, pas de pression, pas d'exhibition que de l'amour et de la confiture.

La mère d'Alexander finit par me lâcher et elle s'attaque à ma blessure. Je ne sentais rien mais j'entendais tout. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine et je sentais ma tête sur le point d'exploser. Je ne voulais qu'une chose ; qu'on en finisse et vite.

Il ne lui faut que quelques minutes pour terminer son travail d'orfèvre et elle me laisse finalement après m'avoir donné un gant et une serviette pour me laver de tout ce sang, de mon sang.
Quand elle revient, j'étais en train de tamponner ma peau devenue sensible.
J'enfilai ensuite le sweat qu'elle me tendait. A l'extérieure elle faisait délavée mais à l'intérieure elle était toute douce. Étrangement cela me réconforta.

Peu de temps après, Alexander descendit. Je n'osais pas vraiment le regarder et encore moins lui parler alors quand il me demanda si ça allait je fus bien contente d'entendre sa mère répondre à ma place.
Je me levai et le suivis jusqu'à sa voiture après avoir remercier sincèrement l'infirmière qui avait si gentiment prit soin de moi.

Alex m'aida à m'attacher et je passais le trajet, le regard perdu, derrière la vitre, à regarder le paysage défiler.
Aucun de nous deux ne savait quoi dire alors nous ne disions rien. Cette froideur entre nous me blessa et m'attrista mais je ne savais pas quoi lui dire. J'étais encore sous le coup de la colère et de la fatigue et puis la honte et la culpabilité me clouait les lèvres... Je n'arrivais pas à ouvrir la bouche...
Mon immeuble se dessina enfin et quand il se gara je défis rapidement ma ceinture en murmurant un merci et sorti. Avant de fermer la portière j'entendis Alex m'appeler.

Je relevais la tête et le fixais pour la première dans les yeux.

- Je suis désolé ça se soit passé ainsi.

Mon cœur eut un pincement et je baissais les yeux en déglutissant avant de relever la tête et de lui dire sincèrement :

- Moi aussi Alex, moi aussi...
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