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Je.. Ouais.. Mais nan. Je vais pleurer. /KaDa❤/
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Ka
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Ka Jehms

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Ven 27 Nov - 18:10
Aéroport de Stockholm, 12 décembre 2015.

Un homme immense aux cheveux interminables argents poussait un chariot de valise. A ses cotés une gamine d'environ une quinzaine d'année mâchait un chewing-gum gum bruyamment. Devant eux le couple qui faisait dernièrement la une des journaux du à leur mariage innatendu. L'homme d'affaires et de jeu connu pour son invisibilité et l'étoile montante du cinéma hollywoodien qui avait subitement disparu il y a près des 6 mois. La femme semblait pressée, l'homme pas le moins du monde.

« Oswaaaaaald ! Allez non de dieu dépêche toi ! Mais bouge ton cul un peu ! Je t'ai pas épousé pour que tu faces la larve derrière moi merde ! »

« Oh Katchounette, calme toi un peu on vient juste d'arriver .. »

« Je t'ai dit que j'avais quelque chose d'important à faire et qu'on devait faire vite ! Merde ! »

« Ah oui tu dois retrouver ton amant .. »

« Ta gueule ! »

A la sortie de l'aéroport un homme en costume lui tendit mis un manteau de fourrure, un autre lui tendit des lunettes de soleil et un dernier lui passa un téléphone portable. Cela semblait assez étrange de reposer les pieds sur le sol suedois. Elle sentit comme une sensation de puissance et de faiblesse. Sensation paradoxale certes mais non moins compréhensible. La congrégation n'était pas loin. Cette ville regorgeait de missionnaires. Elle le savait et c'était d'ailleurs pour ça qu'elle était là.

Une limousine attendait nos quatre protagonistes. A peine rentrée à l'intérieur Anzu sorti son ordinateur et Katharyna lui dicta tout ce qu'il fallait faire dans les trois prochains jours. Anzu n'était pas une véritable gamine de 15 ans. C'était une créanne de 47 ans qui travaillait avec Oswald se faisant passer parfois pour sa fille. A coté le grand muet en uniforme était Chêne. Rien à dire sur lui pour le moment. On se sait pas comment il s'est allié à Ka mais le fait est qu'il est là, qu'il agit comme un garde du corps et qu'elle est bien heureuse de l'avoir. Sinon là vous ne la voyez pas mais Sybil n'est pas très loin non plus. Enfin bref. Rapidement ils arrivèrent à bon port, non sans s'être épargnée les gueulantes de la reine.

« C'est là ? »

« Normalement oui. »

Ils se situait à proximité de la congrégation. Les élèves qui sortaient pour aller en ville ou qui n'habitait pas à la congrégation passait par là. Elle l'attendait. C'était toujours ici qu'elle l'attendait. Elle patienta. Oswald bailla et elle lui jeta un regard noir. Ils avaient beau avoir plusieurs centaines d'année d'écart c'était elle qui commandait la plupart du temps. Peu importe. Là. La tignasse blonde. Elle reconnue sa soeur aussi. Il était un peu en avant. Elle attendit qu'il se rapproche pour être sûr que c'était lui. Elle marcha doucement sans être suivi par ses acolytes. Quand elle fut sûre elle courra et le saisit dans ses bras. Elle le serra fort dans ces bras un instant puis saisit son visage entre ses mains le caressant presque frénétiquement. Il lui avait manqué. Terriblement manqué. Si durant son absence il lui était arrivé quoi que ce soit elle ne se le serait jamais pardonné. C'était déjà trop de l'avoir laissé comme ça. Elle approcha son visage et lui déposa un doux baiser sur les lèvres puis enfouit son visage dans son cou. Elle sentit qu'il avait changé. En six mois des choses se passent .. Elle avait peur. Elle voulait arrêter le temps. Qu'allait il se passer après .. ?

« Tu m'as tellement manqué.. »

Derrière, son mari, Oswald regardait sa montre en espérant que ces retrouvailles ne durent pas trop longtemps. C'était assez désagréable de voir sa femme faire des mamours à un mec comme ça. Il fit une légère grimace. Ka avait toujours été très ferme au sujet de ce gamin et n'avait jamais rien voulu lâcher à son propos. Elle tenait bien trop à lui. Un soupir dédaigneux. Lui et Anzu s'était prévu un partie de Halo 3 avec pop corn, vivement le calme de la maison.

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Dave
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David Williams

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Mar 1 Déc - 22:33

Tempête de neige

C'est vrai. Elle avait dit qu'elle reviendrait à Stockholm. Pour être tout à fait honnête, David ne savait pas vraiment à quoi s'attendre. Il s'est sûrement dit que ça ne valait pas le coup de s'attarder sur cet espoir dérisoir de la revoir un jour, de pouvoir à nouveau apercevoir son sourire dans la foule des gens anonymes qui peuplent cette terre. Pourtant, il la guettait, et elle n'était pas la. Jamais. Pas une fois il n'a pu entrevoir son expression joyeuse, qu'elle lui réservait lorsqu'il rentrait dans leur appartement. Longtemps, après la nouvelle, David s'est dit que s'il continuait ainsi il allait finir par totalement péter les plombs, à force d'y penser, encore et encore, jusqu’à n'en plus pouvoir. La tristesse l'engourdit, souvent, aussi loin que sa pensée le lui permet. Sa pensée ne lui permet pas grand-chose, pourtant. C'est tout juste s'il parvient à trouver quoi répondre lorsqu'on lui parle, tout juste s'il arrive à s'organiser pour l'avenir. Il y a Noël, et il a envie de croire qu'il passera de belles fêtes, avec sa soeur, avec Warren, Timeo peut-être. Il ne sait pas trop pourquoi il s'y raccroche si désespérément. Ce n'est pas comme s'il avait toujours aimé ces fêtes - il les a souvent détestées, parce qu'elles représentaient cette obligation de revoir la famille, même lorsque personne n'avait envie d'être là. Pourtant, maintenant, il a envie de la revoir, sa famille. Ce n'est plus tout à fait la même qu'il y a plusieurs années, mais elle est bien là. Il aimerait bien voir un sapin, à la Congrégation, et il se demande s'ils vont en installer un.

Alors quand il la voit, en sortant de la Congré, sa soeur à ses côtés, il ne sait pas comment réagir. En fait, il ne la voit pas vraiment, tout d'abord ; elle lui saute plutôt dessus, le serre dans ses bras avec son parfum qui monte, qui l'embaume et fait chavirer son coeur. Il ne réagit pas, trop choqué, trop perdu. Un temps passe, pendant lequel Katharyna se recule pour prendre son visage entre ses mains, en tremblant, un peu, pour caresser son visage, retracer son contour. Ses yeux s'humidifient, à peine, suffisamment peu pour faire passer cela pour l'oeuvre du vent qui hurle qui dans leurs oreilles et dans leurs visages. La main de David se tend, légèrement, pour effleurer une joue pâle. Elle, elle l'embrasse sur les lèvres avec une tendresse touchante, qui remue des choses dans le creux de son ventre ; il se dit qu'elle a changé, que son aura est terriblement plus forte, mais qu'en même temps, elle est restée la même. Les cheveux courts lui vont bien, serait-il tenté d'ajouter, si son cerveau n'avait pas décidé de s'arrêter de fonctionner.

Katharyna se blottit contre David, et David ne sait plus quoi faire. Il a cette femme dans ses bras, qu'il est tenté de refermer sur son corps, et en même temps, il y a ce type derrière, qui les mate con, et qui lui donne envie de péter les plombs. Il tremble. Il ne pleurera pas, parce qu'il en a assez de se laisser aller ; il n'est pas un enfant, pas quelqu'un qui devrait se laisser abattre pour si peu.

"Si peu."

Son visage se tord un peu, de tristesse, de colère, il fronce un peu les sourcils, plisse les yeux et le nez, parce que c'est le seul moyen qu'il trouve pour se contrôler. Ses mains sont moites malgré le froid, et il sent sa respiration accélérer.

Adrénaline. Provoque réaction de stress. Répond à un besoin d'énergie, par exemple pour faire face au danger.

Il glisse un bras dans le dos de l'Ancienne, pour la serrer légèrement contre lui. Une seconde, peut-être deux. L'autre bras reste ballant, puis hésite à la faire reculer. Il a cette réaction d'hainamour qui le broie, deux instances particulières qui se battent, et lui au milieu, qui tente de réagir, de comprendre, de ne pas s'effondrer. Parce que Kathy est là, elle est vivante.

Mais ce n'est plus elle.
Elle est partie pour évoluer.
Elle est partie pour comploter contre les missionnaires.
Elle est partie pour se trouver des alliés.
Elle t'a embobiné. Du début à la fin.


Il préférerait qu'elle écrase du talon son esprit directement, sans le faire souffrir comme elle le fait, pour ne plus avoir à lui en vouloir, pour ne plus avoir à la haïr et l'aimer, ne plus être en proie à des sentiments si contradictoires. Parce qu'il a entre ses bras la femme qu'il aime et qu'il n'aimerait pas aimer, qu'il se refuse à voir autrement que comme une merveilleuse amie, mais qui devrait aussi être l'un de ses ennemis. Une créanne, si puissante c'est criminel.

Est-ce que tu es un criminel, à la chérir comme tu le fais ?

Plus loin, l'homme les fixe toujours avec dédain. David ne veut plus le voir, il ne veut rien dans son champ de vision, même pas les cheveux de son amie qui lui chatouillent le nez et lui donne envie d'éternuer. S'il renifle, c'est à cause du froid et pas de l'émotion, il tient à le préciser et vous le faire comprendre, parce qu'il n'est pas quelqu'un de faible, parce qu'il ne pleure pas et ne pleurera pas, parce qu'il n'est pas touché par ces retrouvailles, parce qu'il n'aime pas cette femme et qu'il ne veut pas l'avoir à nouveau dans sa vie, parce que c'était très bien tant qu'elle n'était pas là. Mais même lui sait que c'est faux, même lui se doute que tout cela est vain. Rien ne servira à le convaincre du contraire.

Ses doigts passent dans les cheveux blonds - ils ont toujours été plus clairs que les siens, qui virent un peu au terne, vers le brun, parfois ; ils sont doux et fins, comme ils l'ont toujours été, mais terriblement plus courts. Il en dégage les flocons qui s'y logent, avec une délicatesse dont il ne se serait pas cru capable.

Puis il empoigne, doucement, les épaules de la femme, pour l'éloigner de lui. Contempler son visage, encore.

— Tu as ramené ton mari avec toi, observe-t-il, la gorge serrée.

Quelque chose se brise en lui lorsqu'il prononce ces mots, qui sont terriblement forts, terriblement puissants ; ils regorgent de toute cette amertume, cette colère, cette tristesse et ce regret qui le secouent et le balottent dans tous les sens depuis des mois.

"Toi aussi tu m'as manqué", aurait-il aimé prononcer. Mais les mots ne viennent pas comme son regard ne s'adoucit pas. Il y a cette lueur dans ses prunelles, celle qui brûle et qui glace.

— Et tes amis...

David se retient de rire, de toutes les forces qu'il lui reste. Un rire terriblement las qui aurait tôt fait de le faire passer pour un fou. Mais Kathy le connaît.

À moins qu'elle n'ait fait semblant, là aussi.

Il repense à l'interview, à ce qu'elle a dit durant ce temps ; sa gorge se serre encore, et il se recule d'un pas, de deux, pour mettre de la distance entre eux, parce que se tenir aussi près d'elle lui semble insoutenable. Il repense aux raisons qu'elle a données pour son départ. Il ne sait même pas s'il espérait vraiment quelque chose. En fait, il se rend compte qu'il n'espérait vraiment pas grand-chose, à peine un peu de présence. À présent, il se rend compte qu'il n'espère même plus rien. Tout a changé. Lui aussi, il a changé. Et il se sent aussi monstrueux que ce qu'il n'aimerait voir en elle.

Pour que ce soit plus simple.

— Je suis content de voir que tu vas bien.

Derrière lui, Alice se rapproche, ne comprend pas bien, et est intimidée par ce qu'elle ressent. Elle glisse sa main dans la sienne, la serre un peu, doucement, parce qu'elle n'a rien à dire, qu'elle ne s'y attendait pas non plus. Elle jette un regard haineux et plein d'incompréhension envers la créanne, surveille les autres du coin de l'oeil, aux aguets. Elle a peur, Alice.

Et si David ne le dit pas, elle sait qu'il ressent exactement la même chose.

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Ka
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Ka Jehms

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Mar 1 Déc - 23:46
Il est là. Juste là. Contre moi. C'est étrange. Le froid me ronge la peau. C'est douloureux. Oui, ça fait vraiment mal. Mes yeux me piquent. Je sens une de ses mains dans mon dos. Ne me lâche pas. Je t'en supplie ne me lâche pas. Ne fais pas comme moi.. Ne m'abandonne pas. Sa main dans mes cheveux. Un fin sourire triste se dessine brièvement sur mes lèvres. Ils seraient encore long cet instant aurait il put durer plus longtemps ? Qui sait ? Personne ne sait. Non. Sûrement non. Il se detache. Que croyait tu Ka ? Tu pensais qu'il allait te serrer fort dans ses bras, te dire de ne plus jamais faire ça et que tout repartirait comme avant. Ma pauvre fille qu'est ce que tu es naïve. C'est beau de croire ça mais qu'est ce que tu crois. Ce n'est pas comme ça que les choses se passent. Loin de là. Tu l'as trahi. Il ne faisait confiance. Tu te souviens de tous ces moments que vous avez partagé ? Tu t'en souviens ? Biensûr que tu t'en souviens ! Tu as passé ton temps à te les repasser en te disant qu'avec un peu de chance en rentrant tu pourrais retrouver tout ça. Mais comment as tu pu penser une seule seconde que ce serait possible. Tu l'as abandonné. Tu le savais très bien qu'il aurait du mal en le laissant comme tu l'as fait. Tout ce que tu as fait c'est compter sur l'amour qu'il avait pour toi. Même si tu te refuses à le dire tu t'es joué de lui. Tu es horrible Katharyna ! Horrible. On te l'a souvent dit non ? Tu es une femme horrible.

Il s'éloigne. Ma main se perd dans le vent. Non .. Non ne t'en va pas. Je t'en supplie ne me laisse pas. Je plonge mes yeux dans les siens. Je ne sais pas quel sentiment retenir. Je ressens dans ses gestes de l'amertume. C'est peut être aussi ce que je veux y trouver. Dans le fond .. C'est vrai je ne me suis jamais vraiment pardonné ce que j'ai fait. Comment ai-je pu croire un instant faire le bon choix. J'étais pourtant tellement persuadé en partant. Je ne voyais pas d'autre solution. Il n'y avait que cette possibilité. C'était la plus simple, la plus sécurisante. David mon chéri.. Si je te l'avais dit .. Tu aurais réagis comment ? M'aurais tu retenu ? M'aurais tu pardonné de te laisser ? Est ce qu'on en serait là aussi ?

Je ne bouge pas. Je laisse mes bras tomber le long de mon corps. Je ne sais pas quoi faire. Rompre la distance qu'il vient de mettre ? Qu'est ce que j'aimerais le faire.. Une partie de mon être me hurle de le faire. L'autre me dit que non. Après tout le mal que je lui ai fait le minimum est de lui offrir le peu de distance qu'il me demande en cet instant. Je baisse les yeux et regarde le sol un instant. Quelques secondes. J'essaye de me retrouver entre la neige et les pavés. Les traces de pas. Mais qu'est ce que je fous putain de merde. Une de mes mains remonte le long du bras opposé et le serre un peu. C'est presque comme si je voulais tester mes sensations. Suis je encore capable de ressentir la moindre chose ? Ah ah .. Quelle question stupide. Ma pauvre. Tu crois que la sensation qui glace tes veines et déchire ton coeur n'est pas la preuve que tu es vivante. Tu viens de te faire rejeter. Tu es mauvaise ! On ne veut pas des gens mauvais comme toi ! Allez va-t-en !

-Tu as ramené ton mari avec toi..

Aouch. Ca fait mal hein. Ca aussi t'y avait pensé ? Tu t'étais dit quoi quand vous aviez pris cette décision déjà ? Ah oui ! Tu avais pensé à ton petit blond et tu t'étais dit qu'il comprendrait. Ahah ! Mais oui bien sûr ! Tu sais quoi Ka ? Tu viens peut être de perdre la seule personne qui t'aimait parce que tu es simplement trop longue à la détente. Oh et tu sais quoi ? C'est hilarant ! Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que maintenant c'est toi qui va essayer de lui courir après l'air de rien. Tu vas voir ce que c'est d'inverser les rôles. Tu n'es qu'une pauvre femme. Tu crois avoir la puissance mais cela ne t'apporte rien. Tu n'es bonne à rien. Tu ne sais que te détruire et détruire la vie des autres. Si seulement ta lettre avait belle et bien été celle de ton suicide tout aurait été bien plus simple. Tu aurais peut être même eu un enterrement avec deux trois personnes compatissantes. Mais aujourd'hui rien ! Tu es seule !

-Et tes amis ..

Alors ? Reponds ! Reponds lui ! Allez Ka ! Merde .. Je suis là pour lui. C'est pour David. Je suis là pour lui montrer que je ne l'ai pas oublier, qu'il compte pour moi et que je l'aime. Que j'ai pensé à lui pendant tout ce temps et que je regrette tout ce qui s'est passé. Je n'ai qu'à lui dire ça. Il comprendra .. pas. Il ne comprendra pas. Il aurait pu. Mais il arrive un moment où c'est fini. La douleur est trop grande et on en a fini d'esperer et de se dire qu'il y aura toujours de la colle pour tout réparer. Je relève les yeux vers lui. Fais un pas et m'arrête. Non. Je ne peux pas aller plus loin. Il ne veut pas. Je ne veux pas qu'il parte. Je dois respecter sa distance. Je suis la pour lui, pas pour moi. En fait .. Si je suis là aussi pour moi. Depuis combien de temps suis je ainsi ? Comme ça exactement comme ça. Depuis que David est apparu dans mon champ de vision. Mais pleine de remords.. Oh ça je dirais que ça fait au moins 6 mois et que depuis ça va crescendo. Ahah .. Déjà dans l'avion tu te rongeais les ongles. C'est pas bon la manucure hein. Tu as pourtant attendu 5 mois pour lui envoyer ne serait ce qu'une lettre. Tu es pitoyable.

-Je .. Hmm.., je souris timidement avant de terminer, c'est plus un allié que mon mari je dirais ..

Un temps.

-Tous comme ces compagnons..

Il faudrait une journée entière pour expliquer tout ce qu'il s'est passé et dans la situation actuelle, il ne me laissera pas une journée.. Je ne veux pas le perdre. Je le retrouve tout juste. Il a tellement changé. Son visage s'est durci. Que s'est-il passé mon chou durant tout ce temps ? Je suis désolée de ne pas avoir été là. J'aurais du être là. Je voulais te protéger. Je n'ai pas su comment faire. Je ne sais pas pourquoi j'ai réagi comme ça. Je ne saurais même pas te l'expliquer en fait. David .. Pardonne moi.. Je t'en supplie. Je suis perdue. Je ne sais plus où je vais. J'ai.. Je crois que j'ai peur de la voie que j'emprunte. Tu l'as choisie crétine. Assume. N'emporte pas les gens innocents avec toi. Laisse les vivres. Tu as déjà fait assez de morts comme ça. S'il y a un cadavre à rajouter sur le tas ce sera le tien.

-Je suis content de voir que tu vas bien.

Si froid. Ma main se resserre autour de mon bras. Malgré le manteau les doigts auraient pu traverser et aller jusqu'au sang. En fait non .. Mes mains tremblent bien trop pour faire quoi que ce soit. J'aurais beau me dire de me calmer tant et tant de fois ça ne changera rien. Mais comment ai-je fait pour en arriver là ? Je pince mes lèvres, déglutie.. Mes yeux se plissent. Le froid.. C'est le froid. J'ai la gorge serrée. Je sens les larmes monter. Ahah.. Ce n'est qu'un jeu d'acteur. Hein ? J'ai l'impression de me faire éventrer. Qu'on me vide de mes entrailles. Je me sens abandonnée. Je rentre légèrement ma tête dans mes épaules. Mon visage se cache un peu dans mon écharpe. Je murmure. Je n'arrive plus à parler. Je sens les sanglots monter. Putain mais qu'est ce que je fous. C'est pas en murmurant dans des sanglots que tu vas faire avancer les choses. J'essaye de freiner mes sanglots. La prochaine vague sera fatale. Je murmure.

-Je suis désolée.

Je suis tellement désolée David tellement. Sa soeur arrive et lui prend la main. Je suis jugée. Tu m'étonnes. Ca ne pouvait pas être autrement. Son regard se porte aussi sur Oswald et les autres. Je me retourne une fraction de secondes vers eux. Oswald sait ce que ça veut dire. Je lui demande de partir. Un fraction de seconde qui me permet aussi de voir son visage et son attitude. Il a les bras croisés. Il attend. Il attend et il sourit. Ce connard. Anzu semble un brin genée par la situation. Chêne regarde ailleurs. Il s'en fout. Mais comment ai-je donc fait pour en arriver là ? Mais c'est parce que tu ne penses pas au long terme Kathy. Et tu en mourras.

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Dave
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David Williams

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Lun 7 Déc - 21:53

Tempête de neige

Leur souffle formait des écrans de buée devant leurs lèvres. La distance que David leur impose leur fait mal à tous les deux ; il sent la main gantée de sa sœur s’introduire dans la sienne, gelée, pour la serrer maladroitement. Elle ne sait probablement pas quoi dire, et lui non plus, ne sait déjà plus quoi ajouter. Que Katharyna lui dise qu’ils sont des alliés ou des amis, son mari, cela lui importe peu ; il y a les souvenirs qui restent, les mots qui sont gravés dans son esprit comme dans le roc, avec un pieu pointu et acéré. La douleur qui se lit dans les yeux de cette femme qu’il aime tant le fait souffrir, lui aussi ; il aurait aimé la serrer dans ses bras, il aurait aimé pouvoir lui dire que son départ n’avait rien changé ; mais pourtant, tout avait changé. Tout avait changé, et même David se sent différent.

Il se sent vide. Même en la voyant, là, devant lui, avec toutes ces émotions qui tourbillonnent en lui, il se sent vide. Moins, cependant ; il y a cette tristesse insondable qui noie son cœur et cette colère qui lui donnent l’impression d’exister encore un peu, juste un peu, alors que tout le reste s’efface autour de lui. Les yeux humides de Katharyna l’emplissent de regrets. Il se demande s’il aurait pu faire quelque chose pour la retenir, s’il aurait dû faire quelque chose pour l’empêcher de partir. David s’en veut terriblement, pour une raison qu’il ignore ; la même raison qui l’empêche de se jeter contre elle pour l’étreindre, et l’oblige à la fixer de son air crispé, concentré, probablement, pour ne pas laisser échapper une larme.

Un flocon atterrit sur son nez et il le chasse sans autre forme de procès. Il en profite surtout pour se frotter le nez le cacher brièvement ses yeux humides, avant de retrouver une façade plus composée. Il ne chutera pas, pas encore une fois. Il en a assez de trébucher pour ensuite peiner à se relever. Maintenant, il est campé sur ses jambes, et il ne bougera pas. Il ne bougera plus. Cette détermination l’empêche de tressaillir.

Le missionnaire acquiesce, lentement. Il ne répond pas, parce qu’il n’y a rien à répondre, à part des remarques aigres et sans le moindre tact.

« Et moi, je n’étais pas ton allié ? Je n’étais pas ton ami ? »

Il ne comprend pas les ambitions de la créanne. Pour lui, tout est vain ; on est enchaîné à sa condition et on ne peut rien faire pour l’améliorer, si ce n’est travailler dur et plus dur encore. L’immoralité ne fait pas réellement partie de son jargon, bien qu’il lui arrive de se comporter comme le plus sombre des connards ; les coups bas et les manipulations sont hors de son univers bien ordonné – bien ordonné, mais pourtant tellement distordu…

Katharyna resserre sa main autour de son bras, semble avoir le souffle coupé ; il l’observe, maladroitement, avec une empathie qui le dépasse un peu, alors qu’elle se met à pleurer. Elle se cache un peu dans son écharpe, s’excuse dans un souffle qui lui parvient à peine. La carapace qu’il s’est efforcé de construire se craquèle un peu, un instant ; il lâche la main gantée, fait mine de s’avancer vers elle. Mais elle se retourne et il sent la colère qui l’embrase à nouveau, comme un démon insidieux. Pourquoi il ne s’en va pas ? Pourquoi il ne les laisse pas seuls, tous les deux ? Un goût amer se glisse dans sa bouche tandis que sa sœur rattrape son bras. Elle lui jette un regard à la fois effrayé et atterré.

— Dave… !
— Laisse-nous, lui ordonna-t-il d’une voix qui ne souffrait aucune réplique. S’il te plaît.

Pourtant, la poigne sur son bras se resserra. Il s’en détacha brusquement, reporta son attention sur Ka. Derrière lui, il entendit sa cadette chuchoter :

— Ne compte pas sur moi pour te laisser seul avec elles…

Elles ?
« Avec ces créannes », comprit-il. Ou ces créatures ?

— Kat, l’appela-t-il en s’approchant.

Pas de « Kathy », cette fois. Ce n’est pas par froideur, ou par colère. Le surnom ne convient pas dans cette situation, où les oreilles indiscrètes refusent de se retirer. Il y a une nouvelle hésitation, avant qu’il ne saisisse ses frêles épaules entre ses mains, pour l’obliger à lever les yeux vers lui.

« Regarde-moi. »

Ses doigts se crispent sur le manteau. Les mots se bloquent dans sa gorge. Que lui dire ? « Ce n’est pas grave » ? Il ne le penserait pas… « Ne me refais plus ça » ? Trop désespéré.

« Toi aussi tu m’as manquée. »

— Kathy, pleure pas, s’il te plaît, souffle-t-il, vaincu. Je...

Faible, faible David. Derrière, Alice les fixe pendant qu’il tente de consoler maladroitement l’ancienne, et elle sent sa raison se briser lorsqu’il fait un geste vers ses cheveux, pour les effleurer avec une gentillesse qu’elle estime qu’il ne lui doit pas. Elle avance de quelques pas, se met à leur hauteur et arrête son geste avant qu’il ne le fasse.

— Viens, on rentre.

Incompréhension.

— On part. Tu ne lui dois rien.

Ses yeux vert forêt luisent de colère. Elle bouillonne intérieurement, et jette à la blonde un regard de pur mépris, resserre ses longs doigts autour du poignet de David, qui la fixe avec un effarement mêlé de colère. Ils se jaugent du regard un instant.

David, depuis le temps, a l’impression de n’être plus le maître de sa propre vie. Qu’on le prive de son droit de ressentir quoi que ce soit le met soudainement dans une rage monstrueuse. Son poing se serre et sa main s’abaisse en suivant le trajet guidé par Alice.

— Mêles-toi de ce qui te regarde.
— Mais tu vois pas qu’elle te manipule ?! s’exclame-t-elle en désignant Ka d’un geste accusateur. Elle part sans rien te dire, et elle revient, comme ça… C’est quoi, c’est une de tes manigances, encore ? C’est ça ? Tu veux quoi, au juste ? Tu crois pas que tu lui as fait assez de mal ? Va-t-en ! Va-t-en avant que je ne contacte les émissaires de la congrégation ! Je suis sûre qu’ils seraient ravis d’avoir une troupe de créannes dans votre genre !

Le ton de sa voix monte dangereusement et en voyant les flocons tourbillonner autour d’elle, David la retient pour la faire reculer.

— Calme-toi, bordel !

Il jette un regard à Katharyna, en espérant qu’elle ne fuie pas. Il ne veut plus qu’elle recule. Il ne veut plus qu’il parte. Mais c’est tellement dur à prononcer, avec toute cette colère et cette rancœur qui restent, qui sont accumulées, qui ne veulent pas s’en aller.

— Kat, faut vraiment qu’on parle, essaie de rajouter Dave malgré la hargne de sa sœur qui se débat pour qu’il la lâche. Tous les deux.

Il sait ce qu’elle pense. Que sa loyauté ne va pas à la bonne personne, sans doute. Mais il veut l’entendre. Il veut des explications. Il veut pouvoir l’entendre de sa bouche, entendre la vérité, les mots simples, quelque chose de réel. Quelque chose qui lui prouve qu’il n’est pas simplement là pour décorer. Qu’il ne s’est pas simplement fait manipuler.

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Lun 7 Déc - 23:37


Elle est là . Elle est là et elle ne bouge pas. Elle est là et elle ne fait rien. Elle se contente de le regarder. Elle se demande encore et toujours comment nous en sommes arrivé là. Moi je le sais. C'est de sa faute. Elle a voulu faire sa maligne et voilà. Elle s'est dit que tout serait plus simple si elle partait sans rien dire et se faisait passer pour morte. Sauf que les heures ont passés, les jours, les mois.. Et nous y voilà. Quand elle s'est rendu compte de son erreur il était déjà bien trop tard. A partir du moment où elle avait déposé cette lettre et était monté dans cette voiture c'était fini. Elle avait décidé d'elle même ce qui allait suivre. Maintenant elle ne sait plus quoi faire. Regardez là. Elle ne pensait pas que ça irait jusque là. On dit « irait » et non « finirait » pour une bonne raison. Pour elle, même si elle n'y croit presque pas il reste un espoir. Je vous le jure. Regardez ses yeux couleurs glaces et crystal qui tremblent puis se figent. Ils sont plein d'espoir. Quelle gamine.

Elle le regarde avec ce même regard d'enfant. Ce regard qui veut se faire pardonner mais à la fois assumer tout son tort. Le même regard qui dévoile la peur et l'envie de fuir. Elle commence à comprendre. Elle est arrivée pleine d'espoir mais les secondes passent et celui ci s'écrasent peu à peu. Elle continue de serrer son bras. C'est comme ça qu'elle se tient présente, qu'elle se tient là, alerte. Elle s'inflige cette pauvre douleur supplémentaire pour se convaincre de ne pas fuir. Elle pense que si elle avait su réfléchir un peu plus au lieu de systématiquement choisir la solution de la facilité elle n'en serait pas là. Quelle perplexité. Cette pauvre enfant. C'est triste de la voir sombrer pareillement. C'est triste mais à la fois un brin burlesque. Voyez là la femme qui n'avait la moindre de considération pour l'âme qu'elle croisait. Et là la voilà devant un pauvre gars se sentant plus que jamais fautive et le suppliant intérieurement de la prendre dans ses bras pour qu'elle puisse enfin se sentir en sécurité et pouvoir lâcher ce flot d'émotions qu'elle contient depuis si longtemps. Quel paradoxe.

Son coeur s'emballe. Il a fait un mouvement. Un mouvement vers elle. Pauvre cruche. Qui te dit que ce n'est pas pour te foutre la baffe du siècle ? Et puis même si c'est un geste gentil qui te dit qu'il est emprunt d'un bonne intention ? Tu l'as trahi. Jamais tu ne pourras réparer ça en revanche lui pourra te le faire payer. Inconsciemment elle a un petit mouvement de recul. Pas par peur qu'il lui fasse du mal. Au contraire. Elle lui fait confiance plus qu'à quiconque et puis s'il souhaite lui faire du mal.. Ce serait justifié non ? Non ce pourquoi elle recule est bien plus simple. Elle aime de tout coeur David mais elle ne veut pas lui faire vivre une horreur pire que celle qu'il a déjà pu vivre. S'il vient vers elle.. Ne se ferait il pas lui même du mal ? N'est elle pas égoïste de l'appeler ainsi ?

Une main. Elle le retient. Katharyna soupire et laisse échapper un sourire. Personne ne le verra celui ci. Il est resté caché dans son écharpe. Retient le petite fille. Fait qu'il me déteste. Fait qu'il s'éloigne et qu'il me tue. C'est peut être bien ce qu'il y a de mieux pour nous tous. Voilà ce qu'elle pense. La soeur du jeune prêtre roi serait surement en accord avec ces pensées. Non pas qu'elle soit méchante sûrement qu'elle ne marche pas sur la même voie qu'eux. Sûrement qu'elle, elle voit comme tout le monde. Elle voit ce qui est facile à voir. Peut être qu'elle voit sa véritable nature. Pensez vous ?

Altercations dans la fratrie.

« Ne compte pas sur moi pour te laisser seul avec elles… »

Elle n'est pas méchante. Ce n'est pas le mal qu'elle veut. Elle veut juste le préserver. Pourtant c'est douloureux d'entendre ça. N'est ce pas ? Elle regarde le sol, plisse les yeux, la gorge toujours aussi serrée. On ne change pas sa nature. Créannes et missionnaires ça n'a jamais fait un très bon ménage n'est ce pas ? A quoi bon persévérer alors ? Elles ne sont que des choses semi immortelles. Des abominations nées de sentiments trop puissant.

« Kat »

Elle relève brusquement la tête. Presque effrayée. Surement effrayée. Sa respiration s'accélère. Il est en face d'elle. Il lui prend ses épaules. Elle se raidit ou du moins elle s'y force. Ce serait trop simple de laisser ses jambes se dérober. Elle cherche un bout de sol sans blanc auquel se raccrocher mais il est trop proche. Elle ne peut le retirer de son champ de vision. Elle remonte alors doucement son regard pour finir par plonger ses yeux dans les siens. Elle ne sait quoi y voir. Elle ne sait à quel sentiments se rattacher. Elle préfère se concentrer sur la pression qu'il exerce sur ses épaules. Un temps. Une parole.

« Kathy, pleure pas, s’il te plaît. Je.. »

Avec ça elle allait pleurer. Elle se pinça les lèvres. Pris une grande respiration. Sur le total il n'y a qu'une larme qui s'est échappée. L'attention s'est porté sur autre chose. Avoir plus toujours avoir plus. Je quoi ? Tu te le demandes hein ? Tellement dépendante. Elle reste pendue à ses lèvres. Elle s'abandonne complètement. Elle n'a plus la force de rester raisonnable. De rester en recul. Elle a franchit le seuil. Comment elle ne le sait pas. A quel moment elle ne le sait pas non plus. Mais là, elle ne saurait pas revenir en arrière comme il serait bien de le faire. Comme cela simplifiait tout. Non elle ne saura pas le faire. Elle voit David qui demande à sa soeur de les laisser, de partir et s'intéresser à autre chose. Elle se sent désolée pour elle. Elle est sûre qu'elle a raison mais elle n'a pas la force de le dire. Elle est bien dépendante du contact avec cet homme. Comment en est elle arrivé là ? C'est une bonne question. Elle ne saurait même pas y répondre. Les sentiments sont une chose totalement étrangère à son être. Elle ne sait pas les traiter et c'est ce qui a fait la situation actuelle.

« Mais tu vois pas qu’elle te manipule ?! Elle part sans rien te dire, et elle revient, comme ça… C’est quoi, c’est une de tes manigances, encore ? C’est ça ? Tu veux quoi, au juste ? Tu crois pas que tu lui as fait assez de mal ? Va-t-en ! Va-t-en avant que je ne contacte les émissaires de la congrégation ! Je suis sûre qu’ils seraient ravis d’avoir une troupe de créannes dans votre genre ! »

Ka la regarde. Elle s'avance d'un pas. Essaye de parler. Rien de vient. Elle baisse les yeux et montre un regard résigné. Elle n'a pas de famille elle mais elle a déjà vu comment les gens qui s'aiment réagissent les uns pour les autres. Elle ne sait rien dire. Tout ce que l'on peut voir c'est le nuage de fumée qui sort de sa bouche. Son regard passe de Alice à David. Elle lui adresse un regard aussi désolé que désespéré. Elle se laisse glisser dans la situation mais ne sait pas quoi faire pour autant. Elle voudrait pouvoir partir. En être capable mais quelque chose la raccroche malgré tout à David. Elle ne veut pas le laisser ainsi. Elle se sait égoïste.

Il lui dit de se calmer. Pourquoi ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas faire ? Elle veut son bien après tout.

« Kat, faut vraiment qu’on parle. Tous les deux. »

Etrangement le « tous les deux » fait mal. Elle sait qu'elle va devoir s'expliquer. Elle sait qu'elle va devoir se dévoiler. Ce n'est plus dans ses habitudes. Le mensonge c'est tellement plus simple. Mais plonge ses yeux dans celui de l'homme qui se tient en face d'elle. Elle lui prend le bout de sa manche doucement. Le regard qu'il lui tient ne tolèrerait pas le moindre mensonge. Il est dur et sûr. Si ses paroles font mal son regard sûr, presque confiant la conforterait presque. Si seulement elle ne se sentait pas aussi perdue. Peut être aurait elle déjà su quoi faire.

Enfin elle sut parler. Sortir quelques mots. Bien que faibles et peu audibles, elle sut les dire.

« Tout ce que tu veux »

Elle le tira par la manche comme une gamine le ferait avec son grand frère pour lui montrer son nouveau jouet dont elle est si fière. A la différence que là nous sommes sensés avoir deux adultes sans lien de parenté et que le jouet en question est la relation entre ces deux personnes. Comprenez que la situation est tout de même assez fâcheuse.

Elle l'entraîna sur quelques mètres avant de se stopper. Elle fit un signe de main. Un signe qui pourrait signifier « vous êtes libres maintenant faites ce que vous voulez ». Il était destiné à Oswald et aux autres. Chêne hocha la tête, Sybil sur son épaule. Oswald regarda sa femme essayant de percer ses intentions afin de se rassurer sur la suite de cette entrevue puis, il regarda l'homme a qui elle tenait maintenant la main. Il lui jeta un regard noir, claqua sa langue contre son palais. Avant qu'il ne fasse quoi que ce soit, Anzu le prit par l'écharpe et l'emmena vers la limousine.

Katharyna continua de marcher sans rien dire. Elle essayait presque d'oublier qui était la personne qu'elle tenait de sa main glacée et tremblante. Son souffle s'accélérait à chaque pas et avec lui sa marche. Elle ne réfléchissait même plus où elle allait. S'éloigner, se protéger.. Qu'est ce qu'elle faisait ? Elle fuyait ? Peut être bien. Elle se fit cette réflexion et se stoppa net. Elle se retourna vers lui. Là un parc, des bancs. Là des bars, et des boutiques. Ici une autre rue. Cette rue. Ses pas l'avaient conduit au croisement avec leur rue. L'appartement était plus loin. Mais il était dans cette rue. Elle soupira. Tellement perdue. Sa main se resserra et ils rentrèrent dans le premier bar. Avec un peu de chance il n'aurait pas remarqué où ils étaient.
Ils s'assirent, elle retira son manteau. Essaya de stabiliser sa respiration, de paraître normale et assurée. C'était impossible. Elle avait trop peur. Elle allait tout lui dire. Tout. Et il allait avoir une réaction. Il allait lui répondre. Et dieu sait ce qui suivra. Elle releva les yeux vers lui après avoir fuit son regard depuis le début. Sensibilité maladive en présence d'une personne.. Est ce que cela signifie qu'elle représente un danger ?

« Je .. Je .. elle soupira, Je ne sais pas ce que j'ai fait »

Trop facile. Trop compliqué en fait. Elle venait d'essayer de tout déballer d'un coup. Tout ce qu'elle avait réussi c'était tout ravaler d'un coup et dire une banalité. Ce n'était pas une mince affaire. L'histoire allait être longue.


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Lun 14 Déc - 0:13

Tempête de neige

Alice enrage. Elle aurait en envie de secouer son frère dans tous les sens, de lui hurler dessus pour lui faire comprendre. Pourtant, il ne comprend pas. Il la retient, il la fait reculer ; elle se sent trahie, un peu comme s'il avait fait un choix, le mauvais, celui de croire leur ennemi, celui de faire confiance à une personne qui ne ferait que le faire souffrir davantage. Elle se dégage avec force, lui relance un dernier regard, plein d'espoir. "S'il te plaît, Dave, ne fais pas ça. Tu ne sais pas ce qu'elle est capable de te faire. Tu ne sais pas ce qu'elle est vraiment. Pourquoi est-ce que tu lui fais plus confiance qu'à moi ? Qu'est-ce que j'ai fait pour qu'on en arrive là ? Qu'est-ce qu'elle t'a fait pour que tu en arrives là ?"

Elle ne comprend pas. Dave déteste les créannes, il les hait par-dessus tout. Il l'a toujours montré, l'a toujours dit ; il n'y a pas de raison que ça change. Jusqu'ici, elle n'était pas trop dangereuse. Maintenant, il devrait se méfier. C'est aussi simple que ça, et pourtant, il ne semble pas réagir ; peut-être qu'au fond de lui, il le sait, mais Alice n'a pas cette impression. Elle le regarde essayer de la maintenir à distance, elle qui aurait été capable de sauter à la gorge de cette femme.

Puis il n'y a pas que ça. Il y a ce visage, cette expression détruite qu'il a arborée le jour de son départ, et plus encore lorsqu'il a appris pour son retour, quelques jours plus tôt. Elle avait espéré qu'il la rejette, qu'il lui dise de partir, à elle qui l'avait fait souffrir, et elle y avait cru en voyant sa réaction, à peine quelques minutes auparavant. Et maintenant, qu'est-ce qu'il fait ? Il retombe à nouveau dans son piège.

En ancrant son regard dans celui de la créanne blonde, Alice se promet de ne pas laisser passer ça. Elle la défie des yeux, l'invite presque à la confrontation. Mais elle ne réagit pas. Elle ne réagit pas parce qu'elle sait qu'Alice a raison de se méfier d'elle. Elle sait que Dave devrait en faire de même. Peut-être qu'elle le regrette, ça, ce n'est pas à elle d'en juger ; le résultat est le même. Ca ne change rien.

"Peu importe quand. Peu importe comment. Je t'aurai."

David, lui, ne sait pas. Il la retient, essaie de comprendre, de mettre en ordre le bordel qui sévit dans sa tête ; il se sent perdu, essaie de réagir intelligemment. Il y a Kathy devant, Alice à côté ; et son regard vogue de l'une à l'autre. Il finit par céder, certainement parce qu'il ne sait pas s'il aura une autre occasion de mettre les choses au clair avec la jolie blonde.

Elle tire sur sa manche, doucement, légèrement. Lui répond. Puis le tire à sa suite. David demande à Alice de l'attendre à la Congrégation ; Katharyna congédie ses collègues, alliés, amis, mari. Ils vont chercher un endroit où se poser, certainement. La main de la femme se glisse dans la sienne et il ne peut s'empêcher de resserrer doucement ses doigts autour des siens. Gelés. Il frissonne. Quelque part, il avait attendu longtemps de pouvoir à nouveau sentir sa présence. Ca le rassure, un peu, au final. En même temps, ça lui fait mal. Il aimerait pouvoir lui en vouloir, mais même ça, c'était trop compliqué pour lui. Il n'y arrive pas. Maintenant que l'autre homme et les autres créannes ne sont plus là, il n'y arrive plus.

Ils arrivent près de l'appartement, et David lui jette un regard plein d'incompréhension. David se fait toujours traîner derrière elle, se souvient-il avec un semblant d'amusement piteux. D'eux deux, Katharyna a toujours été la plus dynamique. Il la trouve maintenant triste, beaucoup trop. Elle parle à peine. Où est passée celle qu'il avait connue ? A-t-elle changé à ce point, ou bien a-t-elle toujours été comme cela ? Il s'interroge, longuement, tandis qu'il fixe son dos, ses cheveux. Il repense à elle, il repense à eux ; il se dit qu'elle a toujours fait ressortir le meilleur de lui-même. Pourtant, il se demande parfois si elle n'en a pas aussi fait ressortir le pire.

Il se laisse guider jusqu'à un bar, enlève lui aussi sa veste qu'il pose sur le dossier de sa chaise, avant de s'asseoir. Au-dessous de son pull, la chaîne qu'elle lui a offerte scintille, et il se sent bête de la porter, avec son anneau accroché dessus. Comme une promesse. Une promesse qu'elle a tenue, au final, puisqu'elle est plantée devant lui aujourd'hui.

Elle hésite, ne sait pas comment commencer la discussion et David ne veut d'abord pas l'aider. Il ne sait de toute manière pas quoi lui dire, et ses dernières réserves lui soufflent de ne pas lui céder trop de terrain. Il mène une bataille à la fois contre elle et contre lui-même, et doit se retenir de lui prendre la main comme il l'aurait fait auparavant.

Enfin, non. Auparavant, il se serait empressé de l'aider à enlever son manteau, en aurait profité pour grapiller un câlin, en se penchant au-dessus de son épaule pour lui sourire ; parce qu'il est doux avec elle, mais qu'il est encore un homme, que bien qu'il ne comprenne pas pourquoi, ce contact physique lui procurait un bonheur qu'il pensait envolé avec le temps. Il se reconstruisait et s'ouvrait, peu à peu. Mais tenir sa main froide, quelques minutes auparavant, l'a marqué. Il a l'impression qu'il manque quelque chose, et il ne sait toujours pas qui est fautif dans cette histoire. Elle pour être partie, lui pour refuser de lui pardonner, d'oublier, peut-être ? Il n'aurait pas su le dire.

David esquisse une moue à la fois embêtée, embarrassée et agacée ; il lève les yeux vers elle, l'invite à parler. Il ne sait pas trop ce qu'elle va lui sortir comme excuse fallacieuse, mais il a besoin de la vérité.

— Qu'est-ce que tu as fait ?

"À part être parti de cette manière", souffle une part de lui-même qu'il fait taire avec force.

— Je pensais que tu me faisais assez confiance pour m'en parler. Pourquoi t'es allée les chercher eux pour t'aider ?

Il s'arrête, et avant qu'elle ne le coupe, il reprend, peut-être trop brusquement :

— Pour le pouvoir ?

Il le regrette. Détourne les yeux. Mais la boule s'est à nouveau logée dans sa gorge, alors qu'il tente de comprendre. Il n'a que des scénarios catastrophes en tête. Mais comment expliquer tout ça ? Il se mord la lèvre. Violemment, pour faire passer sa colère sur son propre corps.

— J'ai vraiment pas envie de t'en vouloir Kathy, mais t'as disparu tellement longtemps. Faut vraiment que tu m'expliques. Et je m'en tape que t'aies fait ça pour me préserver, ou je sais pas quoi. Je m'en tape. C'est pas une solution. C'est jamais une solution.

"Les solutions, on les trouve jamais seul," aurait-il voulu ajouter, alors que sa voix se fait à la fois plus dure et plus faible, éraillée.

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Ka
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Lun 14 Déc - 1:10

Elle est bloquée notre chérie là. Elle est complètement bloquée. Elle ne sait plus quoi faire. Un pensée traverse son esprit. « Tout était plus simple avant » Ah ça c'était sûr. Tout était plus simple avant. Avant tu avais un grand appart un nouveau mec tous les soirs et le fric qui allait avec. Tu ne te souciais de rien et allez vas y je fais ma vie comme ça. C'est sûr que c'était simple. Et puis de fil en aiguille tu as découvert la vie. Plus rapidement que les humains mais peut être un peu tardivement pour comprendre vraiment ce qui se passait dans ta tête. La première personne a qui tu étais attaché a été tuée. La seconde a essayé de te tuer. Tu n'y vois pas là un signe Katharyna ? Non. Katharyna a oublié tout ça. En non. Ce n'est pas qu'elle a oublié c'est qu'elle est trop égoïste pour se dire que sa vie se limite à ça. Tu es égoïste Kathy. Regarde le. Il va te le dire. Tu n'es qu'une egoïste.

Elle respire. Elle a du mal. Elle est crispée, tendue, perdue. Il y aurait de ça plusieurs mois il l'aurait vu dans un état pareil il l'aurait pris dans ses bras et après quelques câlins lui aurait massé doucement le dos. Avec plein de gentillesse et de compassion il lui aurait glissé « Mais qu'est qui te rend aussi crispée ? » Ou quelque chose du genre. Elle se serait retourné et lui aurait clamé tout ses malheurs. Ils auraient fini par en rire. Tu vois Kathy.. Cette situation tu ne la reveras surement jamais. Tu as vu où tu en es maintenant. C'est fini ça c'est fini.

Elle a voulu jouer comme beaucoup de monde. Elle a joué et elle a perdu. C'est ainsi que cela se fait. Elle le regarde. Droit dans les yeux. Elle a décidé d'être forte. De ne pas craquer. Elle se sent étrangement faible. Elle repasse plusieurs noms dans son esprit. Elle bloque sur un. Jake. Avec lui ce n'était pas comme ça. A lui elle lui avait dit. Ce soir là elle avait tué une créanne. Ils s'étaient injuriés et elle était partie. Elle n'avait plus eu de nouvelles. En rentrant elle n'y a pas songé. Sa seule pensée allait vers David. Elle tiqua. Jake avait le titre, la classe et le luxe. Tout cela l'avait attiré sans aucun doute. Il était le gibier difficile à attraper. Tu te rends compte Katharyna ? Est ce que tu lui as dit Je t'aime en face à lui ? Mais oui ! Oui tu lui as dit ! Ahah ! Cette blague ! Aujourd'hui tu te rends compte que finalement ce n'était pas vraiment ça. C'est dingue comment tu ne comprends rien aux sentiments. Si Gerty a bien raté une chose c'est cet apprentissage.

Elle plonge ses yeux de glaces dans celui du charmant blond. C'est effroyable. Une respiration pareil .. On pourrait croire qu'elle est devant la pire personne face à laquelle elle puisse être. Que sa vie se décide là. En fait c'est peut être ça. Allez ? Dis nous Ka ? C'est parce que tu as effroyablement peur de sa réaction c'est ça ? En fait il est devenu si important pour toi d'une façon si simple que tu ne sais pas comment t'y prendre. Bah oui .. La technique de séduction là tu l'as pas vraiment .. C'est dommage. Try again comme on dit ! C'est vrai que c'est lui qui va décider de ce qui va se passer ensuite. Mais tu le savais non ? On ne s'attache pas aux gens ! C'est douloureux après. Ah mais c'est vrai ! J'oubliais ! Tu ne t'es pas rendu compte que tu t'attachais à ce point ! Comme c'est bête..

— Qu'est-ce que tu as fait ?

Elle secoue la tête. Bah ouais tu sais pas ! Mais réponds putain ! C'est pas comme ça que tu vas faire avancer la chose !

— Je pensais que tu me faisais assez confiance pour m'en parler. Pourquoi t'es allée les chercher eux pour t'aider ?

Elle ouvre la bouche. Prend une inspiration.

-Pour le pouvoir ?

Raté. Il faut réagir plus vite petite imbécile. Elle a les yeux qui vascille. Lui aussi d'ailleurs. Putain mais faites que ça bouge ! M'enfin il faut les comprendre.. On a là deux attardés sentimentaux meurtris par la vie. Faut pas leur en vouloir. Ils sont comme ça. Ils sont un peu bête. C'est ce qui fait qu'on les aime.

-Non ! Non .. Non .. Ce n'est pas ça. Ne crois pas ça. Surtout ne crois pas ça.

Elle prend une inspiration. Bah voilà .. Elle s'est décidé à parler la gamine.

-Je .. Comment dire .. ? David.. Tu es sans aucun doute la personne à laquelle je tiens le plus actuellement. Ce n'est pas un manque de confiance. Non. Loin de là .. Je ne savais juste pas .. Non pas juste. Je ne savais pas comment te le dire. Ca s'est imposé comme ça à moi. Le conseil me fait terriblement peur David. Tu devrais sentir la puissance d'un de leur membre.. J'ai eu peur. J'ai eu peur pour moi.. Pour toi aussi ! Quoi qu'il se passe .. On est tellement opposé ..

Un regard triste vers la table. Vers les mains de l'homme. Au moins c'est bien de se rendre compte qu'il y a un petit problème de connection entre les deux. Allez vas-y Ka ! Tu peux le faire !

— J'ai vraiment pas envie de t'en vouloir Kathy, mais t'as disparu tellement longtemps. Faut vraiment que tu m'expliques. Et je m'en tape que t'aies fait ça pour me préserver, ou je sais pas quoi. Je m'en tape. C'est pas une solution. C'est jamais une solution.

Elle tousse. Pour rien. Juste parce qu'elle ne l'avait pas vu venir celle là peut être. Ou parce qu'elle ne veut pas avoir trop de sanglots dans la voix. C'est surement ça en fait. Elle cherche timidement sa main. Elle ne regarde plus la table mais lui. Elle le regarde lui. Elle a décidé d'être forte. Elle se fait mal. Elle se mord la joue. Elle se dit que putain c'est peut être le dernier moment qu'elle passe avec lui. C'est bien Kathy. Fait tourner un peu la roue de ton esprit.

-Tu devrais m'en vouloir. J'ai agis n'importe comment. Sans réfléchir. Sans connaître mes sentiments et encore moins en prenant en compte ceux des autres. J'ai voulu échapper à de nombreux problèmes.. Je n'ai pas vraiment su. Regarde où on en est ..

Rire nerveux.

-J'ai essayé seule au début.. Je devrais être morte en fait.

Nouveau rire nerveux. Regard vers la table. Puis lui.

-Je suis désolée.. Je le serais toujours. Je suis impardonable.. Je m'en veux tellement ..

Non ne pleurs pas. C'est bon. Ca va passer Ka ..

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Mer 16 Déc - 14:43

Tempête de neige

C'est trop tendu, autour de cette table. Dave regrette un peu de lui avoir parlé comme il l'a fait, probablement parce qu'il sait qu'elle n'est pas entièrement fautive dans cette histoire ; mais pour lui, ça ne change rien, et les faits sont les faits. Honnêtement, il serait capable de dire qu'il s'en fout de ce qu'elle a bien pu faire, que tant qu'elle ne met pas la Congrégation en danger, ça lui importe peu. Parce qu'il sait que lui aussi a fait du mal ; il sait qu'il a tué des créannes, qu'il a tué, avant ça, des humains. Il serait assez mal avisé de critiquer qui que ce soit, au final ; parce qu'au final, si elle est un monstre, il en est un lui aussi, pas vrai ?

Alors il l'interroge, sincèrement. Il a envie de savoir, au final, il ne veut pas se contenter de quelques supputations stupides et sans doute fausses ; il ne veut pas laisser l'affection qu'il lui porte derrière lui sans la moindre explication de sa part. Sans doute parce qu'il n'est pas encore prêt à en faire le deuil.

Kathy parle. Et autour d'eux, le serveur s'agite. Il va servir quelques tables, puis, enfin, semble remarquer leur présence. Il s'avance vers eux, et David lui envoie le type de regard qui signifie très clairement qu'il devrait repasser plus tard. La jolie créanne est presque en train de pleurer à nouveau, et David essaie de trouver quoi lui répondre. Parce qu'il est à la fois touché par ses mots et incroyablement méfiant, qu'il ne sait pas vraiment quelle valeur leur donner. Comprendre si elle ne lui dit ça que pour le manipuler un peu plus, ou pour lui transmettre un peu de vérité, cette affection qu'elle n'enfouit pas, mais qu'il aimerait ne plus voir. Ce serait tellement plus simple pour eux de se détester maintenant, tellement plus simple pour lui de se dire "Oh, je vois. En réalité, tu m'as menti ?" et de tourner les talons comme il serait venu. Peut-être qu'il en viendrait même à regretter, un peu, leur rencontre fortuite à l'aéroport.

"J'aurais dû partir, faire demi-tour ; je serais retourné là d'où je venais, et jamais je n'aurais connu cette année absolument délirante, entre un dieu qui m'envoie en Corée, une congrégation qui me fait capturer un créateur de créannes, et… tout le reste." Tout le reste, il ne veut pas y penser. C'est encore trop frais, trop douloureux.

"Kat, qu'est-ce qu'on a fait, au juste ?"

Il veut lui répondre, mais le serveur s'avance tout de même. Il ne comprend pas. Et de sa voix agacée, il leur demande ce qu'ils prendront.

David le fixe d'un air mauvais et violent, qui lui fait comprendre d'attendre encore cinq foutues minuscules minutes. Puis il reporte son attention vers Kat.

Le conseil. Le conseil de quoi, des créannes ? Il fronce les sourcils. Le fait d'avoir eu affaire aux sbires de l'une des anciennes lors de sa mission le conforte dans cette idée. Est-ce qu'elles préparent quelque chose, pour avoir fait entrer une créanne si jeune dans leurs rangs ? Il se demande s'il ne devrait pas en parler à un émissaire ; mais d'un côté, il a peur de lancer aux trousses de sa jeune amie cette congrégation pas très subtile avec les créannes.

Misère.

Il se passe une main sur le visage et semble réfléchir un instant. Trouver un moyen. Quel moyen ? Il n'y en a aucun, pas pour le moment. Lui est trop faible, et Kathy est terrorisée. Est-ce que c'est réellement par peur qu'elle s'est enfuie ? Il ne sait pas. Certainement le missionnaire sait-il qu'elle n'a aucune honte à le lui avouer, à lui ; elle se confiait souvent à Dave, avant, et il espère que ce n'est pas là un tour fallacieux. Il s'en rongerait les ongles s'il n'essayait pas tant de rester maître de lui-même.

— Arrête, Kat, s'te plaît.

David lui porte une affection sans borne, mais actuellement, il a juste envie de la secouer. Depuis quand se laisse-t-elle autant aller ? Elle n'est pas faible, loin de là. Et la voir se confondre ainsi en excuses devant lui le fait se sentir à la fois honteux, coupable et agacé. Sa jambe s'agite un peu alors qu'il essaie de ne pas la brusquer. C'est lui qui devrait se sentir triste. Pas elle. De toute manière, on ne change pas ce qui a déjà été fait. Un coeur déchiré, ça se recoud pas avec des larmes.

— C'est le moment de réfléchir à ce que tu vas faire, maintenant.

Il soupire, s'appuie au dossier de sa chaise.

— Au passage, arrête de te préoccuper de ma sécurité. Que je sache, je suis assez grand pour pouvoir l'assurer seul. Ce n'est pas à toi de décider ce qui est bien pour moi. Et au pire, ce qui doit arriver arrivera, je suis pas à ça près.

Il plante ses yeux marron chaud dans les siens, puis va poser sa main sur la sienne, qui semblait chercher son contact tout à l'heure. Il l'enveloppe dans sa paume.

— J't'en veux, c'est évident. Ça veut pas dire que je vais me barrer. Sauf si tu fuis encore.

Il marque une pause. Reprend avant qu'elle n'ait pu répondre :

— Ne pars plus. C'est tout ce que je te demande.

La vie est bien assez complexe pour qu'elle n'en rajoute pas encore une couche. De toute manière, il le sait parfaitement. Si elle part encore une fois, il ne l'attendrait plus.

Puis il retire sa main, et fait un signe au serveur de venir pour qu'ils passent commande. Celui-ci le toise d'un air mauvais alors qu'il lui demande un café.

— Sinon, ils te servent à quoi, tes gus ? C'est des bodyguards ?

Il évite de dire "J'ai pas confiance en eux", même s'il aimerait franchement.

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Mer 16 Déc - 21:33
Depuis le début. C'était la même chose. Elle se le répétait. Sans cesse et sans cesse. "Bouge toi le cul Katharyna". C'est drôle mais rien n'y faisait. Elle se faisait violence pourtant. Croyez moi vous n'aimeriez pas voir ce qui se passe dans sa tête en se moment. Pour vous donner une image, prenez un tsunami, une tornade et faites les se fighter en plein New york. Grosso modo dans la tête de mademoiselle -ou madame comme vous voulez- c'est un peu ça. Du coup croyez moi. Vous ne voulez pas y être.

Elle voulait garder la tete haute et faire face. Elle le voulait vraiment. Elle essayait. Eperduement. Mais plus les secondes filaient plus elle s'entait ses entrailles se recroqueviller, pourrir, mourir sur elle même. Elle essayait de faire abstraction de toutes choses extérieures. La conversation de voisins de tables, les bruits des verres qui s'entrechoquent, les voitures qui passent dans la rue .. Elle sentait qu'elle partait en vrille. Elle ne comprenait plus rien. Elle réagissait comme une gamine .. Ou comme une femme qu'on aurait assommé et réveillé dans un monde qui n'est pas le sien.

Elle cherchait à se calmer. Elle se concentrait sur son tremblement, selon elle preuve ultime de sa faiblesse dans le moment présent. Ce moment où elle aimerait tant se montrer forte. La pauvre.. Elle le regarde. Là en face d'elle. Il se tient droit. Il a un regard dur. Elle serre les dents. "Resaisis toi Katharyna putain !"

— Arrête, Kat, s'te plaît. C'est le moment de réfléchir à ce que tu vas faire, maintenant.


Elle le regarde avec fermeté. Cligne une fois des yeux. Son souffle est bruyant mais bien moins emballé. Il se fait plus régulier. Si ses mains continuaient doucement de trembler c'était tout de même moins visible. Les larmes quant à elles avaient cessé de couler. Elle paraissait un peu plus sûre, confiante peut être. Non pas de l'issue de la situation mais de ses mouvements. C'était peu mais c'était déjà ça. Elle se calmait doucement. Intérieurement elle s'attachait comme une furie à chacun des mots du missionaire pour ne pas partir comme une furie. Elle bloquait ses pensées sur lui. C'était lui qui importait.

— Au passage, arrête de te préoccuper de ma sécurité. Que je sache, je suis assez grand pour pouvoir l'assurer seul. Ce n'est pas à toi de décider ce qui est bien pour moi. Et au pire, ce qui doit arriver arrivera, je suis pas à ça près.

Elle ne dit rien. Tout était intérieur. A ces mots elle sentit une vague de sentiments déferler en elle. De la tristesse. Encore. De la colère. De la haine. Du dégoût. De la stupeur, un peu. De la joie même. Qui peut gérer tant de sentiments mélangés ? Personne et encore moins elle. D'un coup ce fut comme si toutes ses connections nerveuses ne marchaient plus, que pendant un instant son corps choisissait lui même, sans la moindre réflexion, ce qui était a faire. Une fraction de seconde. Une fraction de seconde la colère et le dégout prirent le dessus. Un rictus se dessina. Son bras se leva avec violence près a tomber et s'abattre sur le visage du blond. La seconde d'après de son autre main elle pressait son bras contre la table. Un battement de cil, un sourire enjôleur pour la camera et on repart. Elle en tint son sourire qu'une seconde. Ce n'était qu'une blague histoire de voir si son jeu d'acteur n'avait pas perdu. Rien de plus. Intérieurement elle se détestait.


— J't'en veux, c'est évident. Ça veut pas dire que je vais me barrer. Sauf si tu fuis encore.

Elle contenait un rire nerveux. Fuir ? Elle en mourait d'envie. Mais elle savait aussi qu'il n'irait pas après elle et qu'elle, elle ne saurait pas faire sans lui encore bien longtemps. Elle avait envie de s'agripper à sa main et de ne plus jamais la lâcher.

— Ne pars plus. C'est tout ce que je te demande.

Elle hocha la tête. Que faire d'autre ? Il n'y avait rien d'autre à faire. Absolument rien. Ou si elle aurait pu partir justement. Ca aurait surement été amusant à voir tient. Comment aurait-il réagit ? Elle ne se posait même pas la question. Elle était bien trop occupée à chercher les pauvres mots bafouillants qu'elle allait pouvoir sortir peu après.

Le serveur revint pour la énième fois. David demanda un café. Simple et raisonnable. Elle regarda ses mains et après une brève hésitation commanda un double whisky d'un sourire. C'était presque devenu une habitude. Depuis le départ d'Utu.. Ou celui de jake.. Ca avait commencé un moment et depuis l'Amérique c'était récurant. Un coup de mou égal un whisky. L'équation était simple mais pas toujours efficace.

— Sinon, ils te servent à quoi, tes gus ? C'est des bodyguards ?

Allez Katharyna ! Go go go ! On y va ! On en lâche rien. Elle prit une grande inspiration. Bloqua un instant et déballa.

— C'est un peu le cas pour Chêne .. Le grand aux cheveux longs. C'est un ancien militaire, très bon tacticien, vautour. Anzu la gamine est .. Un peu comme ma secrétaire.. Et .., elle soupira, hésita, se lança, Oswald est une assurance, un alibi et un porte monnaie très efficace. Et un bon profeseur aussi..


Elle avait honte de ses paroles mais ne trouvait rien d'autres à dire. Elle se dégoutait et essayait de dégouter les autres. C'était une technique comme une autre. Elle s'apprêtait à dire autre chose mais le serveur arriva avec leur boisson. Elle lui tendit un billet et l'oublia aussitôt. Elle reprenait peu à peu contenance mais certes pas du bon coté. Elle ne réfléchissait plus. Le serveur partit laissant toute possibilité d'interruption proche de zéro.

Un sourire. Elle sourit. Elle osa. Tout était faux. Tellement faux. Si détestable. Comme si elle revêtait sa plus belle robe de soirée à un grand gala de connards et que son maquillage n'avait jamais coulé.

— Tu sais David, je vais te le dire franchement. Je t'aime énormement. Je n'aurais pas pensé qu'un mec paumé rencontré dans un aéroport deviendrait aussi important pour moi. Mais vois tu, ça ne m'arrange pas. Et je vois bien que toi non plus ça ne t'arrange pas. Nous ne somme pas fait pour vivre ça. Mettons fin à cette transaction. Un jour nous devrons sûrement nous entretuer, préparons le terrain comme il se doit même s'il est évident que je te laisserais me tuer. Je te dois bien ça.


Faux et détestable. Bravo Katharyna. Tu as tout gagné là. Beau boulot.

Elle croisa les jambes, le regarda dans les yeux. Elle était totalement absente et allait tout regreter à peine sortie. Son verre se vida d'un coup. Elle continua de sourire.

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Dave
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David Williams

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Lun 21 Déc - 18:17

Tempête de neige

On dirait qu'ils n'arrivent vraiment pas à communiquer. Plus il lui parle et plus il a l'impression qu'elle s'éloigne. Elle essaie d'abord de lui faire face, de respirer plus profondément, comme pour reprendre son souffle, ne pas perdre pied. Il espère qu'elle se reprendra ; il espère si fort. Elle est dans un tel état qu'il a l'impression que parler avec elle n'en vaut même pas la peine. Elle se contenterait de se blâmer sans rien faire, seulement laisser le temps passer et sa colère à lui s'écouler, jusqu'à ce qu'elle les détruise tous les deux. David se contient ; il n'en a pas l'habitude face à elle, simplement parce qu'il n'a pas l'habitude de ressentir autant de sentiments négatifs en sa présence. Et plus elle continue à se plaindre, plus elle continue à dire que rien ne peut être fait, qu'elle est faible, qu'elle aurait dû mourir ; plus elle continue à lui dire ça, et plus David se sent mal. Il aimerait lui faire comprendre que ce n'est pas le cas, qu'il lui en veut mais que c'est normal. Qu'il lui pardonnera, mais qu'il faut du temps. Qu'il faut qu'elle arrête, qu'elle arrête tout de suite. Il resserre un peu le poing en apercevant son visage se crisper, ses tremblements qui s'estompent peu à peu.

Cette fois, elle reprend son calme. Il lui parle d'une voix qui se veut ferme sans se montrer violente, et il apprécie de la voir planter ses yeux dans les siens pour ne plus les détourner.

Il la provoque, un peu, en lui disant tout ça. Il veut qu'elle réagisse, qu'elle comprenne. Il n'est ni un enfant, ni quelqu'un qu'elle se doit de protéger ; elle ne lui doit rien, jamais. Un peu de respect, éventuellement, envers son amitié, son affection. Il aimerait pouvoir dire que c'est accessoire mais ça ne l'est pas. Alors il parle, et elle lui renvoie un rictus de colère, de dégoût profond. Pour être honnête, le missionnaire n'avait jamais vu une telle expression sur le visage de la créanne. Mais ce n'est pas ce qui le choque. Ce qui le choque, c'est cette main qui manque de s'abattre sur son visage et qu'elle retient contre la table.

Autour, les gens les observent.

Lui cille à peine ; il ouvre de grands yeux mais ne réplique rien. Pas à ça. Puis il reprend. Il est toujours calme, Dave, malgré son coeur qui tambourine dans sa poitrine. Il essaie de lui faire comprendre, de lui faire comprendre sans le lui dire ; qu'il sera là, qu'il ne veut pas qu'elle parte, qu'il faut qu'elle arrête de se détester, qu'elle arrête d'agir comme si elle l'aimait puis le haïssait la seconde suivante, d'agir comme une folle qui ne sait plus où elle en est. Son sourire le rend triste, un peu. Il ne la comprend pas... Il n'arrive pas à la comprendre.

Il tend son bras, appuie sa main contre la sienne, doucement, celle qui a failli le baffer comme un malpropre tout à l'heure. Essayer de changer de sujet. C'est une mauvaise idée, visiblement.

David enregistre le nom de ses coéquipiers, toutes les informations qu'elle lui donne à leur propos. C'est un automatisme, un peu, mais il sent que c'est nécessaire. Au cas où. Il sourit d'un air neutre. Indifférent. Une assurance, un alibi et un porte-monnaie.

Il ne la reconnait pas. Il ne répond pas.

Elle sourit. Elle crache son venin. Il ne répond toujours pas. En revanche, sa main se resserre sur la sienne.

Il continue à la regarder, tente de contenir la vague de rage qui s'empare de lui. Il enlève sa main et elle boit. Continue à sourire. Encore. De ce sourire détestable qu'il n'aurait jamais pensé voir chez elle. Pourquoi continue-il à croire en elle ?

— Ca ne t'arrange pas, reprend-il en tentant de rester calme, un peu sonné par son discours.

Il s'appuie contre le dossier de sa chaise.

— Si tu me déteste, dis-le. Mais si tu m'apprécies autant que tu me le dis, arrête de raconter de la merde. "Cette transaction" ? Je ne crois pas que tu sois une pute et il ne me semble pas non plus me faire payer pour rester avec toi. C'est pas un marché. Il n'y a pas d'offre ni de demande, il y a juste toi et moi, et visiblement, tu n'as pas encore la tête assez froide pour avoir cette discussion-là.

Amer, il rajoute :

— Je pourrai jamais te tuer, Kat.

Dave détourne les yeux. Il a cette boule dans la gorge qui grossit, encore et encore, qui l'empêche de parler correctement. Il secoue la tête, boit une gorgée de son café et se lève, un peu brusquement. Une inspiration.

— Je vais fumer une clope, je reviens vite. Désolé.

Et il s'esquive à l'extérieur après avoir pris soin de prendre sa veste, et tripote son collier pendant qu'il fume, adossé à la façade, le regard dans le vague. Puis il ferme les yeux, douloureusement.

— Pourquoi tu continues à agir comme ça, Kat ? souffle-t-il dans le vent.

"Qu'est-ce que je peux faire ?" Il commence à penser que, quoi qu'il fasse, ça ne servira à rien. Si elle veut partir... très bien, qu'elle parte, il ne la retiendrait pas.

Alors même qu'il songe à cela, il se mord la lèvre violemment alors qu'un long frisson de froid le parcourt. Il sait qu'il se ment à lui-même. Mais c'est plus facile de se dire qu'on est pas attaché à une cause perdue qu'à s'y accrocher aussi désespérément.

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Ka
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Lun 21 Déc - 21:51
La main de David contre celle de Katharyna. Ca n'a rien changé. Rien. Pas la moindre réaction. Extérieur du moins. Intérieurement son coeur s'est serré. Elle n'a rien dit. Juste un spasme, un frisson qui est parti du bas du dos jusqu'au bout de ses doigts. Rien de plus rien de moins. Un bref sursaut de au coin des lèvres. Pas de réactions, pas la moindre. Ses muscles qui se tendent encore plus, qui se crispent. Non vraiment rien. Elle ne réagit pas. Intérieurement une voix crie. Il faut la lâcher. La laisser partir. Il l'a bien compris non ? C'est une cause perdue. Ca ne sert plus à rien d'espérer, de s'attacher, de luter. Ca ne sert plus à rien. A rien. Absolument rien.

En fait c'est elle qui s'imagine toutes ça. C'est elle qui part dans un complet délire. Elle se perd dans une haine qu'elle jette sur lui en cette instant alors que cette haine lui est toute désignée à elle. Mais elle a déjà trop mal, elle s'en veut trop déjà .. Le rejeter sur quelqu'un d'autre allège sa charge mais pour autant cela n'est pas plus agréable. Au contraire cela se fait plus douloureux. Il n'y a aucune échappatoire, pas la moindre solution. Elle se rend bien compte qu'elle fait mal à la personne pour qui elle a le plus d'estime actuellement. Elle se ment en gravant dans son esprit que ce qu'elle fait là est pour son bien. Pourtant il le lui a dit, ses yeux le disent. Là, ce n'est pas bon. Rien ne va, c'est pire que tout.

Sa main est toujours là pour la sienne. Elle a beau cracher les pires horreurs il reste là en face d'elle. Pas pour longtemps, c'est certain. Il va partir. Il va la laisser. Comme elle l'a fait. Il va partir au loin et la laissée perdue, mal, seule, dans l'idée que quoi qu'elle fasse rien n'ira. Au fond d'elle, elle voudrait qu'il le fasse. Elle voudrait qu'il s'en aille et que plus tard elle le voit heureux, fonder une famille .. Il ferait un père parfait. Attentionné et sensible comme il est. Il serait parfait. Elle, elle ne pourra jamais. Elle ne sera jamais faite pour ça. Elle n'est pas faite pour aimer de toute façon. Il faut voir sa vie, sa façon d'être, ce qu'elle est en passe de devenir .. Le bonheur ? Est ce que ça existe encore pour la moindre personne ayant conscience de l'existence des dieux ?

Elle le voit. Elle le dégoute. Elle va partir. La main n'est plus là. Il prend là parole. Il pense pour elle. Elle et là pour lui mais il est là pour elle. Plus qu'elle est là pour lui. Ne pas se mentir. Elle est là aussi pour elle. Parce qu'elle n'en peut plus. Elle ne pensait pas qu'elle se sentirait aussi redevable pour quelqu'un, aussi mal de l'avoir laissé sans rien dire, aussi triste de ne plus partager le moindre instant avec lui. Elle ne comprenait pas tout ce qui se passait depuis six mois. Sa vie, ses sensations. Rien n'allait, rien ne collait. Il y avait un tout et il n'était pas entier. Elle ignorait ce qu'il manquait et inconsciement elle le cherchait en lui. En David. Elle le rejetait pourtant elle avait tant à lui demander, tant à attendre de lui. La dépendance affective. Tout une histoire n'est ce pas ?

Il renia en un bloc tout ce qu'elle lui dit. Et il partit. Il allait juste dehors, juste un instant. Respirer. Le froid, la fumée .. Se rafraichir, s'oxygéner d'une autre manière si on veut. Quand il se leva et partit son corps tout entier se relacha. Elle laissa passer un long soupir. Ferma les yeux un instant. Inspira. elle prit son manteau et rejoint le bar. Un second double. C'est ce qu'elle demanda. Elle le but de nouveau. Rapidement, comme on le fait pour faire passer une pilule. Elle laissa un billet mais précisa qu'ils reviendraient. Qu'ils reviendraient surement, si tout se passait bien.

Elle sortit. Il était là. Juste devant la porte. Il aurait pu partir mais non. Il était encore là. Elle décrocha un faible sourire rassuré dans son col. De sa poche elle sortit une longue cigarette. C'était rare mais ça arrivait. Elle s'approcha de lui. Il posa une question au ciel. Une question qui lui était pourtant adressée à elle. La distance ne fut plus rien en un pas. Elle était en face de lui, posa une main sur son bras.

-Ne bouge pas ..

La cigarette entre les lèvres elle se pencha vers lui et l'alluma grace à la sienne. Elle se retira. Laissa le silence calmer l'ambiance qui régnait s'adoucir. Le froid et le silence de la rue la calmait étrangement. Elle s'adossa au même mur que lui. Hésita un instant et se laissa doucement tomber sur le coté. Elle reposa presque timidement sa tête sur l'épaule de l'homme à ses cotés.

Le silence toujours le silence. Puis une parole.

-J'ai réussi à me persuader que l'affection que j'avais pour toi était tout ce qu'il y avait de plus mauvais.

Elle hésita un instant et voulu rajouter qu'Oswald l'avait encouragé dans cette optique puis renonça.

-Moi non plus je ne pourrais jamais te tuer..

Elle sourit tristement au ciel. Oswald lui avait demandé une fois si elle serait capable de le tuer. Il lui avait demandé pourquoi. Elle n'avait pas su répondre. Il avait insisté et elle était devenu agressive, comme une mère protégeant son enfant. Mais David n'était pas son enfant. Non, pas du tout. Elle s'en était rendu compte il n'y a que peu de temps. Entre eux, c'était différent. Il avait raison, ce n'était pas à elle de le protéger.

Avec hésitation elle referma sa main sur la manche de l'homme. Un soupir. Elle était calme. Peut être encore un peu de tristesse, encore un peu de colère. Elle n'aurait pas su être neutre dans un moment pareil mais les mots qui suivirent surent être calme et réfléchis. Pensés et ressentis.

-Merci David. Merci de m'écouter encore. De ne pas me laisser alors que je t'ai fait tout ça, que je me perds dans la moindre de mes pensées, la moindre de les paroles, le moindre de mes actes.

Elle lâcha un rire gêné.

-Tu sais, tu es le seul avec qui j'agis comme ça. Je sais pas ce qu'on doit penser.


Son rire se finit en un doux soupir.

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Jeu 24 Déc - 1:56

Tempête de neige

Elle n'a rien dit lorsqu'il est sorti. Quelque part, il se sent trahi une nouvelle fois ; peut-être qu'il aurait aimé qu'elle le rattrape, l'empêche de sortir, ou au moins qu'elle l'accompagne. Mais il est seul avec le vent et avec le froid, il est seul avec sa clope et sa fumée qui encrasse ses poumons. Il est seul et il se dit que faute de le tuer tout de suite, ça lui promet au moins une mort bien plus contrôlable, décidée, comparé à celle qu'il devrait connaître, entre les mains de créannes, probablement. Plus humaine, surtout. Il a besoin de se sentir humain, besoin de savoir que, faute de ne pas pouvoir vivre ni aimer comme un humain, il mourra peut-être un jour comme tel. Il aimerait bien, au fond. Ce serait une mort chouette - ne le contredise son père. Il n'avait pas été au service d'un dieu, lui, il pouvait pas comprendre t'façon.

Un soupir lui échappe et il fixe le vide un instant. Comment arranger les choses ? Si elle ne souhaite plus continuer, ça ne sert à rien.

David fronce les sourcils, son nez se plisse un peu dans la manoeuvre. "Continuer" ? Continuer quoi, au juste ? Qu'est-ce qu'ils peuvent bien avoir à continuer ? Se voir ? Se mentir ? Revenir à… Non pas possible. C'est pas possible de revenir en arrière ; Kat pense que ça l'est, en tout cas. Et lui ? Qu'est-ce qu'il en pense ?

Une main sur le visage. Puis la porte qui s'ouvre ; il lève les yeux vers Kat qui sort, qui s'approche. Quelque chose change dans le regard de Dave ; il sait pas bien s'il s'est illuminé parce qu'elle est finalement sortie ou parce que la lumière de sa clope, lorsqu'elle l'allume, se reflète dans ses iris.

Il ne sourit pas, mais au fond de lui, il s'apaise, lentement. Il aimerait se pencher un peu plus vers elle, juste un peu, cueillir sa cigarette dans sa main pour qu'il n'y ait plus aucun rempart ; mais il ne bouge pas, comme elle le lui a demandé. David est comme un chien fidèle ; il reste toujours là, au poste. Il ne ressent pas rien, mais il est obéissant ; trop peut-être. Il est faible ? Honnêtement, il sait pas. Il sait juste qu'il doit faire à son rythme à elle, et pas au sien ; que s'il l'empêche de dire ce qu'elle a à lui dire, il n'y aura vraiment plus aucun retour possible.

Doucement, Kat s'appuie contre son bras et pose sa tête contre son épaule. Sa voix s'élève dans le silence cotonneux, troublé par le passage des voitures à faible allure. Dave aussi est troublé, mais il n'ajoute rien. Il appuie sa joue contre son crâne, pour lui montrer qu'il l'écoute, malgré tout. Qu'il l'écoute et qu'il comprend.

"C'est mauvais. Mais je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'il faut qu'on s'en débarrasse, tous les deux."

Les mots ne sortent pas. La jolie créanne continue à parler. Un poids s'enlève, alors qu'elle attrape timidement sa manche. Cette fois, il sourit, maladroitement. Lui souffle un "merci" sûrement inaudible. Il ne sait pas non plus quoi en penser, mais il est heureux. Au moins un peu.

Il remonte sa main à la recherche de celle de son amie, son ex-coloc-un-peu-plus-que-ça, et emmêle ses doigts aux siens. Pendant un moment, il ne bouge pas plus, et il n'ajoute rien. Surtout parce qu'il ne sait pas quoi dire, et qu'il ne sait pas comment agir.

— Je sais pas, Kat, souffle-t-il.

Une hésitation. David attrape la cigarette de la jeune créanne, effleure sa joue en glissant sa main le long de sa joue, jusqu'à sa nuque. Enfin, il effleure ses lèvres des siennes, brièvement, y dépose un baiser. Puis il se recule et lui sourit maladroitement. D'un air un peu neutre, sûrement dépité, aussi.

— Je sais juste ce que j'aimerais que ce soit. C'est un peu con...

Il lâche la main de Kat, lui tend sa clope en se remettant dos à la façade, nerveux. Il attend pas qu'elle la récupère pour s'en rallumer une, à lui aussi ; il se sent con, mais tellement con. Il attend rien d'elle, en plus, alors pourquoi il lui dit ça ? Masochisme, certainement. Et son briquet qui veut pas marcher. Ils se liguent tous contre lui c'est ça ? Il s'acharne un peu dessus, en désespoir de cause, sans fixer Kat. Peur de voir sa réaction ? Peur qu'elle lise en lui ce qu'il a enfin capté il y a peu ? Dans tous les cas, il vaut mieux pas qu'elle comprenne ce qu'il se passe dans sa tête actuellement. C'est Tchernobyl. Ou pas loin. (Fukushima ?)

— Tu sais bien que je t'écouterai peu importe c'que t'as à dire. Tu es pas toute seule, je suis là si besoin. Je veux dire... Tu es revenue. Pour moi, c'est déjà...

Il s'interrompt. C'est sa façon à lui de lui dire qu'elle lui a manqué, en quelques sortes. Il redevient maladroit, bute un peu sur ses mots. C'est compliqué de parler, mais c'est pas de sa faute, ok ?

— Pense juste à m'appeler si tu as des problèmes… D'accord ? rajoute-t-il en détournant la tête vers l'autre côté de la rue, comme pour observer la putain d'illumination de Noël accrochée à un lampadaire. S'il te plaît.

"Good job, Dave. Really. Elle va juste se casser en courant. Au mieux."

Un soupir, et il mâchonne le filtre de sa cigarette pour se donner une contenance. Nan, sérieux, là ça craint.

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Jeu 24 Déc - 23:53
Le froid n'est plus si douloureux que ça. Il fait parti du monde qui l'entoure. Elle s'y est habituée. Depuis longtemps. Maintenant elle ne ressent peut être pas le froid tout simplement parce qu'il ne l'affecte plus. Son sang boue peut être un peu trop pour que la température l'affecte normalement. La situation n'est pas banale de toute façon. On peut surement y voir des actions lambdas mais nos deux protagonistes ne sont pas dans une situation qui les mette à l'aise. Autant l'un que l'autre à vrai dire. Pauvres enfants. La vie n'est pas facile hein ?

Elle ne sait pas si c'est parce qu'elle ne l'a pas vu depuis un  certain temps ou est ce parce qu'il a vraiment changé mais elle le trouve différent. Les raisons accompagnent bien la cause. Elle ne réfléchit pas vraiment. Elle ne pense pas vraiment. Elle fait comme ça vient et réalise éventuellement après. Pour le moment elle profite. C'est surement ce qui colle le mieux à la situation actuelle. Elle profite. Ou du moins elle essaye, elle fait comme elle peut. Elle se sent proche de lui. Elle a l'impression de revivre un de ces instants passés. Ils étaient si simples, si agréables.

Elle sent le poids de sa tête contre la sienne. Elle frêne un sourire. Son coeur se serre. Un élan d'affection. Il est là avec elle et impossible de savoir quoi faire. Elle se crispe légèrement contenant un frisson. Elle est bien plus calme que tout à l'heure ça ne fait aucun doute. Le froid, le silence, la tendresse. Tout des éléments qui font qu'elle essaye de se dire sereine en cet instant. Elle en est bien loin mais l'important c'est d'y croire non ?

Il murmure quelque chose. Elle ne comprend pas mais presse un peu plus sa tête sur son épaule. Pendant tout un instant rien ne se dit. La seule action qui se déroule c'est leur doigts qui s'entremelent. Elle ferme les yeux. Il y a quelques temps ça lui aurait tiré un sourire et un regard malicieux. Elle aurait surement lâché un rire heureux et ils auraient continuer à s'amuser tous les deux. Mais maintenant ce n'est plus la même chose il y a trop de choses qui ont changé.

Elle garde les yeux clos. Pourtant ce n'était qu'un instant. Pourtant il se détacha d'elle. Elle ouvrit brièvement les yeux. Elle le vit en face de lui. Elle les referma. Ne sachant pas à quoi s'attendre. Elle avait un peu peur. Toutes les cartes étaient entre ses mains. Tout dépendait de lui. Elle avait fini pour ce moment de se sentir faible mais elle n'était pas rassurée pour autant. Il comptait beaucoup pour elle..  Beaucoup trop.

Il effleure ses lèvres. Elle rouvre les yeux. Ce n'est pas ce qui est coutume dans les films américains mais elle s'en fout. C'était juste un baiser c'est ça ? Elle s'en fout ça n'en restait pas moins un. Elle ne sait pas trop ce qu'elle ressent. De l'espoir ? Surement. De la tristesse ? Elle n'espère pas. Ce n'est pas quelque chose de descriptible. Elle s'accroche à son sourire alors qu'il s'éloigne. C'est maladroit mais ça veut dire tant de chose.

Il parle. Elle laisse glisser sa main sur sa joue.Tendrement. Elle murmure.

"Ce n'est pas con.. Ou alors ça l'est et nous sommes les deux plus gros abrutis que la terre ait porté."

Elle sourit. C'était maladroit aussi. Il s'éloigne, lui rend sa cigarette et elle la laisse tomber. Ce n'est pas vraiment ça qui l'importe à ce moment. Elle pose son regard sur lui. Lui, il se repose sur la façade. Il reprend sa clope et essaye de l'allumer. Il parle et elle le laisse faire. Pour le coup elle réfléchi un peu. Rapidement. Elle ne sait pas vraiment quoi faire. Elle va trouver quoi faire. Elle doute. Elle ne veut pas tout gâcher mais elle ne peut pas s'empêcher de faire quelque chose. Rester immobile lui est impossible.

Elle attend qu'il ait fini de parler. Elle inspire un grand coup, se tourne et se retrouve finalement en face de lui. Elle passe sa main dans ses cheveux, la laisse glisser le long de son visage et avec une douce pression sur la joue l'oblige à lui faire face. Elle plonge ses yeux bleus dans les siens. Elle l'a fait tant de fois et pourtant là .. Ca semble tellement difficile. Elle est génée. Ce n'est pas dans ses habitudes mais tant pis. Elle fait ça pour lui. Pour elle aussi. Pour elle surtout. Mais aussi pour lui. Pour eux en somme.

Elle approche son visage. Ils ne sont qu'à quelques centimètres.

"David. Je ne veux rien faire qui ne te déplaise. Rien faire qui puisse te nuire .."

Elle baisse les yeux. Pose sa main sur sa taille. Elle aimerait se cacher dans le creux de son coup mais il faut qu'elle le sache. Il faut qu'elle reste fière. Elle est loin de l'être mais il faut.. Il faut quelque chose.

Elle sourit.

"Les choses sont différentes. Nous restons quoi qu'il en soit de deux partis opposés."

Elle relève les yeux vers lui. Elle tente de continuer de sourire mais la gène la fait hésiter. Elle replante les yeux dans les siens. Ses doigts remontent vers les racines de ses cheveux.

"David.. Je t'ai considéré comme mon petit frère ou peut être comme mon frère, elle hésite encore, peut être trop longtemps. Je suis ce que je suis et tu es ce que tu es. Maintenant je ne peux plus te considérer comme tel. Je ne sais pas, c'est plus.. "

Son visage entier changea d'expression une sorte de tristesse heureuse. Elle colla son front contre le sien et sa main se déplaca dans ses cheveux à la base de sa nuque. Dans un rire léger, presque dans un murmure elle parla.

"Je ne pourrais pas vivre sans toi."

Elle voulu rajouter je crois mais sa voix se coupa. Si en dire autant sur sa plus grande faiblesse ne l'avait pas autant affaiblie elle serait partie en courant. Mais elle est encore là. Pour le moment elle ne bouge pas. C'est lui qui dira tout.

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Dave
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David Williams

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Ven 25 Déc - 16:06

Tempête de neige

« David, tu es stupide, » se fustige-t-il mentalement tout en essayant d’allumer sa clope avec la force du désespoir. Son doigt glisse contre la pierre, une fois, deux fois, trois fois ; pas d’étincelle. Il sent qu’elle le fixe, qu’elle glisse sa main contre sa joue. Il s’interrompt. Semble comme s’arrêter de respirer, de vivre. Il relève les yeux vers elle, sourit maladroitement, détourne encore les yeux, parle. Il a tellement de choses à lui dire, et il essaie, sans grand succès. Dave n’a jamais été doué pour parler, c’est certain ; lorsqu’il prend la parole, c’est en général pour exposer des faits, de manière formelle, assez stricte au final. Toujours trop sérieux ; c’est quelque chose qui le rend attachant aussi, au final. Cette maladresse à comprendre et exprimer ce qu’il ressent, probablement parce qu’on lui a trop souvent dit de ne pas le faire ; et même, plus tard, lorsqu’on le lui demandait, lorsqu’on le lui imposait, presque, à l’hosto, par pudeur. Par peur ?

« Ce que tu ressens, on peut s’en servir contre toi, » avait prononcé son père, lorsqu’il était adolescent. « Ce n’est pas un mal, mais il faut savoir être prudent. Distiller les informations au compte-goutte, pas trop à la fois, et jamais à la mauvaise personne. » Il aurait aimé être capable de dire que Kat n’est pas la mauvaise personne à qui se confier, surtout à ce propos-là ; il a des réticences, se méfie encore un peu, mais au final, il croit en elle. Est-ce que ce n’est pas le plus important, dans l’instant présent ? De savoir si, mutuellement, ils peuvent placer leur confiance l’un dans l’autre ? Lui le fait. À elle de voir si elle souhaite aussi retrouver leur complicité, ou s’il faut juste tourner les talons. Il s’accroche à ce qu’elle lui a dit tout à l’heure ; il s’accroche à ses mots comme un noyé à sa bouée et c’est le seul moyen qu’il trouve de ne pas craquer définitivement. Parce qu’elle est là, qu’elle tient à lui et qu’elle est revenue ici pour le voir. C’est bien ça ? C’est bien ça, hein ?

Il a l’air d’un gosse à se répéter quinze mille fois les mêmes choses. Même quand elle répond aux questions qu’il se pose, il doute ; quand elle pose sa main sur sa joue pour le forcer à la regarder, son esprit se vide, et soudainement, il ne doute plus de grand-chose. Ses mots, son front contre le sien ; il ferme les yeux en sentant leurs nez se frôler brièvement et lutte contre lui-même. Il se force au calme, pour lui, pour elle, il se force à reprendre le contrôle de ses gestes, de sa respiration.

Il jarte sa clope pour ne pas la brûler en décollant leur front, et passe ses bras autour de son corps pour la serrer contre lui pour la première fois depuis des mois. Il sourit, un peu.

— Moi non plus. C’est plutôt embêtant, c'est clair.

Elle l’a dit ; ils n’appartiennent pas aux mêmes mondes, et il ne parle pas que de celui des créannes et des missionnaires. Qu’est-ce qu’une femme comme elle trouverait à quelqu’un comme lui ? Pas grand-chose, au final. Il ne s’en plaint pas vraiment, mais il le déplore à la constatation.

— Je sais pas c’que je dois faire. J’ai envie de te demander de rester- (« près de moi », ça ne sort pas)… Mais c’est pas correct. Tu es mariée.

Il appuie son front contre son épaule sans se détacher d’elle. Il soupire, garde les yeux fermés.

— Si tout redevient comme avant ça me va, tu sais.

En réalité, il n’attend pas grand-chose ; il ne demande même pas. Il a tellement peur de la voir repartir comme elle l’a déjà fait qu’il est presque prêt à tout pour qu’elle reste auprès de lui, comme avant, comme un frère s’il le faut, un ami fidèle toujours. Un rire triste lui échappe malgré lui.

— Tu crois que je me berce trop d’illusions ?

Dave redresse la tête pour la fixer, et il sourit une nouvelle fois, malgré son expression défaite. Ses doigts effleurent sa joue, puis le contour de sa lèvre inférieure. Il laisse un temps passer, quelques secondes, avant de souffler :

— T'es trop indulgente avec moi, Kat. Pourquoi tu me repousses pas maintenant ?

Ce serait tellement plus simple. Il n'aurait qu'à se dire tant pis ; et avec un peu de temps, il passerait à autre chose. Au final, il attend. Quoi, il ne sait pas. Peut-être simplement des réponses, comme toujours.

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Ven 25 Déc - 18:02
Elle a parlé. Il a parlé aussi. Et pourtant tout semble si silencieux. Non ce n'est pas triste. C'est peut être plutôt normal en fait. Etre noyé dans un flot continu de paroles dans un moment pareil serait fort étrange. Elle reste en face de lui. Elle ne veut pas être autre part. Elle s'en rend compte maintenant. Là tout de suite maintenant. Elle n'y croyait pas vraiment avant. Ou du moins  elle ne comprenait pas ce que c'était. Là tout de suite maintenant elle commence à comprendre. Elle ne dit rien. Elle ne met pas de mots dessus. Elle n'ose pas. Le faire ce serait l'accepter pleinement et elle ne sait pas si elle en est capable. Ca lui fait un peur. La situation dans laquelle ils sont rajoute à son anxiété.

Il se détache et passe ses bras autours de sa taille. Son ventre se tord. Quand ils s'étaient retrouvé peu de temps avant juste en se tenant sa main elle aurait aimé arrêter le temps. Là elle se dit qu'heureusement que le temps ne s'est pas arrêté sinon elle n'aurait pas pu vivre ce moment. Là elle aimerait aussi que le temps s'arrête mais ce ne sera pas le cas. Et de toutes façons il faut que la situation évolue. Voir jusqu'où tout cela peut aller. Qu'est ce qui va se passer ensuite. Il faut qu'elle le sache. Peu importe ce que ça coute.

Il parle. Le mariage. Son mariage. Elle jure intérieurement. "Et merde putain .." Elle se souvient de cette conversation qu'elle avait eu avec Oswald. Elle ne sait plus si c'était avant ou après la cérémonie. Ils parlaient de son environement avant la mission. Il évoqua plusieurs personnes. Le but était de se débarasser de la moindre faiblesse. Au moment où il évoqua David elle eut une réaction violente. Elle lui demanda de passer à un autre nom. La seule réaction d'Oswald fut de sourire et de dire "Si toi tu ne t'en sens pas capable, moi je peux le tuer". A ca elle avait répondu avec haine "Tu le touches, dis adieu à ta vie connard. N'ose même plus penser à quelque chose de ce genre". Elle retint un soupir. Il était vrai que ce mariage n'était pas le moins du monde compatible avec leur relation. Quel quelle soit.

Elle laissa échapper un doux sourire triste. Elle découvra son poignet laissant une sorte de gourmette apparente. Elle la détacha et laissa tomber dans le creux de sa pomme un anneau. Elle avait reconnu la chaîne autour du cou de David tout à l'heure. Elle le lui a retira, enfila le second anneau et lui remi. Le second était bien plus fin mais en somme ils étaient identiques. Elle s'étaient sentie stupide en faisant ça. Autant en envoyant un anneau et en gardant l'autre, qu'en lui remettant le second, là maintenant sans rien dire. Au bout du compte elle savait qu'elle avait perdu toute sa crédibilité mais maintenant elle s'en fichait plus qu'éperduement. Tout ce qui comptait c'était lui, c'était David.

-Je suis trop stupide. Tiens ils vont ensembles. Si un jour tu sens que tu peux partager pleinement ta vie avec une personne. Tu pourras le partager avec elle.

Elle regarde un instant les deux anneaux cotes à cotes. Relève ses yeux et plante son regard dans celui du missionnaire.

-Oswald aimerait que je te tue. Je l'ai donc menacé de le tuer. On s'est battu. Il a donc été décidé qu'on ne vivrait pas ensemble.. J'imagine que tu t'en fou si je te dis qu'il n'y a rien de plus factice de ce mariage..

Construire son présent du mensonge ce n'est pas ce qu'elle veut. Revenir en arrière. Faire comme c'était avant ? Elle aimerait. Mais ça effectivement c'est ce bercer d'illusions que de penser que c'est faisable. Le jeu à changé, les pièces ne sont plus les mêmes et avec cette évolution on ne peut pas obtenir le même résultat. En un sens c'est dommage. Mais c'est ainsi. Elle en prend l'entière responsabilité. Elle a merdé elle le sait. C'est de sa faute elle le sait. Elle ne s'en était pas rendu compte et maintenant elle voit ce qu'il en est. Le passé n'est pas récupérable. Il faut faire ce que l'on peut avec le présent.

-David .. Je ne veux plus que tu sois comme un frère pour moi. C'est illusoire de penser que c'est possible. J'ai fini par le comprendre. Il y a quelque chose qui n'est plus comme avant.

Le repousser.. El
le ne le pourra jamais. Jamais. Ca elle le sait. Ils sont presque collés. Elle passe une main sur son visage et sourit.

-Le seul qui est indulgent ici, c'est toi. Et si je ne repousse pas maintenant c'est parce que j'aimerais que tu restes avec moi.


Elle lui dépose un baiser au coin des lèvres. Si là il ne fuit pas en courant c'est qu'il y a quelque chose à ne pas lâcher.. Peut être ..

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Ven 25 Déc - 23:18

Tempête de neige

Ces gestes tendres lui font du bien, quelque part. Il les a contenu pendant longtemps et peut à présent les extérioriser ; il ne se sent pas forcément plus complet, mais il se sent moins mal. Il n'a plus cette boule qui s'est logée dans sa gorge un peu plus tôt, il n'a plus le ventre tordu par l'angoisse. Le parfum entêtant de la créanne lui chatouille le nez lorsqu'il l'enlace.

Ils se reculent doucement, alors que Kat lui montre son poignet. Son coeur loupe un battement lorsqu'il aperçoit l'anneau, et s'il est tenté de lever les yeux vers elle pour l'interroger du regard, il n'arrive pas à les détacher du bijou. Non. Attendez. Qu'est-ce qu'elle fait ? Pourquoi elle s'approche de son cou comme ça ? Il a un léger mouvement de recul lorsqu'elle lui ouvre le collier pour faire glisser son propre anneau, qui tinte doucement contre l'autre bague, et le refermer. Il la fixe, sans comprendre. Douloureusement, à ses mots. Sa respiration plus rapide. Pourquoi continue-t-elle à dire ce genre de choses ? Franchement… On dirait qu'elle cherche vraiment à lui faire péter les plombs.

Honnêtement, il sait pas vraiment quoi lui répondre. Ni quoi en penser au final. Il a un sourire nerveux.  

— J'aimerais mieux que tu le gardes.

Elle enchaîne. Evidemment qu'il ne s'en fiche pas. Il la croit, et il a envie d'y croire ; envie de croire qu'elle tient à lui autant que lui tient à elle. Ne plus le considérer comme son frère ? Comme un homme, peut-être… Il se prend à se dire que ce serait tellement bien. Tellement agréable.

Il sourit, faiblement, lorsqu'il sent sa main sur son visage ; il ferme les yeux un instant à la caresse, qui lui provoque un long frisson dans le dos. Un soupir. Kat l'embrasse au coin des lèvres alors qu'il tourne la tête vers elle ; c'est ses lèvres qui se pressent contre celles glacées de la créanne. Moins furtif que le premier, plus appuyé, plus lent ; il glisse sa main sur sa joue, sa nuque, effleure ses cheveux courts.

— Alors je reste, souffle-t-il en posant son front contre le sien. Ça arrange tout le monde comme ça, non ? Enfin. Toi et moi.

Il sait que rien d'autre ne lui ferait plus plaisir. Pour le moment, il veut juste profiter du moment avec elle. Il veut rattraper ce temps qu'ils ont perdu à disparaître et fuir, courir partout et chasser des créannes. Avancer, sans regarder derrière. Est-ce que c'est possible ? Même malgré Oswald ?

Et lui... Lui qui disait qu'il voulait qu'elle le tue. Dave se méfie ; il se demande s'il arrivera quelque chose, s'ils continuent dans cette voie. Le regard qu'il leur avait lancé plus tôt lui revient en mémoire.

"On s'est battus", hein…

Il continue à caresser ses cheveux.

— Kat, promets moi juste une chose. Je veux pas que tu te battes encore avec lui pour ça. C'est…

"Dangereux" ?

— S'il t'arrive un truc simplement parce que tu défends mes intérêts, j'vais pas m'en remettre.

Il lâche un demi rire pour accompagner ses mots, et essayer de détendre l'atmosphère. Un peu. Ca marche pas beaucoup. Ouais, bon. Dave est un peu con sur ce coup…

— Il fait froid. Tu veux pas qu'on se remette au chaud ?

Une question lui traverse l'esprit et il plisse le nez en réfléchissant.

— Ça peut attraper la crève une créanne ?

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Sam 26 Déc - 1:24
Elle lui a donné l'anneau. Le sien. Celui qu'elle s'était gardé. Il veut qu'elle le reprenne. Elle ne le fait pas. Si elle doit le récupérer c'est parce que lui le lui donnera. Quand tout sera sûr et qu'ils sauront que c'est le bon moment. Quand lui sera confiant, heureux et qu'il le voudra il le lui rendra. Pour le moment c'est lui qui l'a et il le garde. Elle le sait avec et a l'impression qu'il tient une partie d'elle avec lui. Elle laisse un sourire partir dans le nuit.

Elle continue de parler puis elle s'approche. Ils ferment les yeux. Ils s'embrassent. Ils s'embrassent. Pendant un instant elle oublie tout. Elle profite pleinement de cette instant. Elle ne pense à rien. Quand leurs lèvres se détachent elle se surprend à se dire que peut être un jour ce sera simple et tout ira bien. Il glisse quelques mots. Elle repose un bref baiser sur ses lèvres.

-Et moi je reste là, pour toi. Si on est tous les deux.. On pourrait essayer d'être heureux.


Elle lui offre un sourire. Un peu timide, un peu malicieux, mais heureux surtout. Non pas qu'elle sente qu'elle se soit libérée de quelque chose mais elle sentait que les choses pouvaient peut être changer en bien. Cet échange le prouvait et au fond d'elle, elle était rassurée. Comme une enfant qui se retrouve face à l'indomptable et qui soudainement voit un être auquel se raccrocher. Il était un peu son prince charmant. Mais juste pour elle. Juste pour la petite fille qu'elle était.

Il reprend la parole, la main toujours dans ses cheveux. Elle ne saurait jamais se lasser de cette main. Elle pensait ne plus jamais sentir ce contact. Ce geste l'appaise, la rend heureuse, lui fait savoir qu'elle n'est pas seule. Ce geste lui rappelle qu'il est là. Il est toujours là. Elle a du mal à le croire.

Il n'est pas rassurer quant à Oswald. Elle comprend. Elle lui sourit, elle se veut rassurante.

- Ne t'inquiète pas. Oswald a l'expérience mais pour ce qui est de sa possession tout n'est plus vraiment là. Pour autant c'est vrai qu'il ne faut pas baisser sa garde. Il sait être gentil et généreux tu sais.. Sans lui je serais surement morte.

Hésitation d'un instant. Elle ne sait pas si elle doit compléter. Elle complète.

-Quand il a été décider qu'on se marierait on passé une journée à se soumettre des conditions. Devant la caméra nous sommes un couple, derrière de simples connaissances. Je l'ai forcé à s'acheter un appartement dans la banlieue de Stockholm. Hors de question qu'on habite ensemble.

Elle fait une mine dégoutée. Quand elle vivait chez lui à Los Angeles, elle avait beau être dans son environement elle n'en pouvait plus. Leurs caractères ne se fondent pas du tout et il était bien trop joueur pour elle. Elle ne précise pas que là qu'à un moment l'une de leur dispute -elles étaient si nombreuses- traitait de ses propriétés à Stockholm. Etant donné qu'elle en avait deux l'une pouvait aller à lui et l'autre à elle. La simple pensée qu'Oswald puisse profiter du petit cocon dans lequelle elle avait passé de beau moment avec David la mettait hors d'elle. Oswald a insisté, elle a réfuté. Ils se sont de nouveau battu. C'est d'ailleurs peut être à ce moment là que Monsieur Belphegor compris la faiblesse de Miss Jehms. Et il ne manqua pas de la pointer du doigt à plusieurs reprises. Il n'y eut jamais de mort, juste quelques séquelles physiques. Katharyna a trois belles entailles sur l'omoplate gauche désormais.

Elle rit doucement. Il propose de rentrer. Elle hoche la tête sourit, et lui prend le bras. Ils rentrent. Il lui demande si en tant que créanne elle peut avoir la crève. Elle ne peut s'empêcher d'éclater de rire. La pression qui retombe ainsi que le bonheur qui l'envahi, voilà le résultat. Elle s'assoit à ses cotés sur la banquette du bar. Aucun scrupule. Hors de questions de rester en face. On ne sait pas de quoi l'avenir est fait profitons un maximum de l'instant présent et de cette présence donc.

-Mon chéri je vais t'appendre la vie de créanne en plusieurs points. Petit 1- On nait et on a rarement de nom.. Du coup parfois c'est un peu la loose. On a pas de véritable identité. La seule qu'on est c'est celle de déchet de notre créateur. Je suis donc un étron d'Inanna.

Dans un moment pareil on serait tenté de lui dire stop et de ne pas continuer à dire ses conneries mais elle semble plutôt fière d'elle. Son sourire ne trompe pas. Du coup on laisse passer.

-Petit 2 - Notre age physique et notre age véritable. Actuellement j'ai 8 ans. -je t'interdis de partir en courant- mais pour autant physiquement j'en ai à peu près 25 je dirais. J'aurais très bien pu en avoir 4, 12, 45 ou 90. Tu conviendras qu'on aurait eu du mal à s'entretenir si tu avais en face de toi une femme de 90 ans. Et le pire c'est que comme la forme tu te tapes ça toute ta vie ! Tu peux te taper ça pendant plus de 300 ans t'imagines !

Oswald et Dim on tous les deux plus de 200 ans .. Mais eux ils ont kiffé la chirurgie et les coiffeurs. Le serveur passe toujours avec sa tête la plus désagréable qui puisse être. Elle lui commande la même chose et reprend.

-Trois ! La première et la seconde forme. Pour le coup je n'ai pas trop mal été servie mais certains se retrouve comme des cons. Imagine une créanne de la haine limace de mer et vieux de 86 ans. Ou je sais pas une créanne tétard -crysalide .. Bah t'es dans la merde. A la rigueur tu peux espérer faire un level up mais avec des formes pareilles c'est complexe ..

Elle reprend son souffle toujours souriante. Le serveur arrive et pose la commande. Elle trempe ses lèvres dans le whisky et poursuit.

-Petit 4, la hiérarchie. M'enfin ça c'est chelou j'ai pas encore tout pigé je crois.

Elle lève les yeux au plafond et soupire. Ouais nan y'a rien à dire.

-Et petit 5 ! La différence Humain créanne.  Les maladies ne sont pas les même mais nous avons des virus aussi. J'ai eu une espèce de ruhme une fois ! Et .. Qu'est ce qu'il y a aussi .. Ah bah la contraception ! Nous on en a pas besoin puisqu'en fait on est pas vraiment humaine .. Oh mon dieu c'est horrible .. Comme ça c'est horrible hein ? Je suis pas humaine et j'aurais jamais d'enfants .. Aouch.. Douloureux. Quoi..

Elle vide son verre. Sa moue se remplace par un large sourire. Elle se serre contre lui.

-Je suis heureuse d'être là avec toi. Quand tu es là, tout passe bien.

Elle lâcha un rire de gamine. Dites moi où est la le mannequin badass s'il vous plait dites le moi ..

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David Williams

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Lun 28 Déc - 19:58

Tempête de neige

L’anneau reste bien sagement à sa place, sur sa poitrine. Kat n’y touche pas, Dave n’y touche plus non plus. Inutile pour le moment, visiblement. Il n’y a pas de raison de le faire… Le temps viendra peut-être, il l’espère, mais il ne peut pas vraiment forcer les choses. Déjà sa présence ici lui semble être un cadeau. C’est bientôt Noël Davy, tu sais. Joyeux Noël. Bonne année…

L’année n’a pas été bonne, non. Mais elle n’a pas forcément été mauvaise non plus quand il y repense. Il a pu rencontrer cette femme, Il a pu trouver un but à sa vie, quelque chose à faire peut-être, sûrement ; une voie à suivre et une voix à représenter, même si absente. Depuis le temps, David n’a pas abandonné de le voir revenir. Il a désespéré, s’est mis en colère, mais depuis, il attend. Il attend et ce n’est pas encore dans la sérénité, loin de là ; mais une sorte d’attente figée, à la fois mélancolique et déterminée. En partant en mission, son énième passage au temple lui a redonné de la force. Il sait qu’il faut qu’il en fasse preuve maintenant. Peut-être que ces retrouvailles avec Kat lui permettront de se retrouver un peu plus, de renouer avec lui-même, avec ses choix, ses désirs. Avancer, toujours, et ne pas se laisser abattre. Il en a connu d’autres, des obstacles ; pourquoi ne pourrait-il pas encore en connaître à nouveau, et les vaincre en se dépassant ? Être heureux, peut-être… C’est encore possible ?

Les lèvres de Kat sur les siennes, une fois de plus, et il sourit. Caresse encore sa nuque, du bout de ses doigts, et sa joue de son pouce. Son sourire se fait plus doux, peut-être un peu apaisé. Il ferme les yeux et souffle en acquiesçant, comme un aveu :

— Je crois que ça fait longtemps que j’attends ça.

« Être heureux. Ça semble loin, et en même temps si proche, si possible… Si tentant. »

Malgré tout, il s’en fait encore pour le futur. Parce que cet homme, cette créanne qu’a pris Kat comme alliée, n’est pas une simple aspirante ou instable. Elle tente de lui expliquer qu’il n’y a pour le moment rien à craindre de lui ; aurait-il des problèmes pour posséder ses proies ? D’un côté, ça l’arrange pas mal. D’un autre, il se demande si ce n’est pas simplement un moyen de lui faire baisser sa garde. Elle aussi en est consciente… Malgré tout, la voir tenter de le rattraper de cette manière ne lui fait pas du bien. Il grimace. Gentil et généreux ? Il a du mal à imaginer. En fait, il n’a pas envie d’imaginer. Un goût amer se glisse sur sa langue et il préfère autant changer de sujet, même s’il acquiesce. Parler de quelque chose qui lui vient juste à l’esprit, et qui serait suffisamment éloigné de leurs préoccupations plus profondes pour leur permettre de leur changer les idées. Le rhume des créannes, quoi. Seems logic.

Kat s’accroche à son bras et il lui offre un sourire mutin, amusé, avant de la guider jusqu’à l’intérieur du bar. Sur ce, ils se réinstallent et cette fois, la table ne les sépare pas. Leur proximité lui semble plus présente à présent qu’ils sont au chaud, mais elle ne le dérange pas, loin de là. Il se sent un peu mieux, maintenant ; il a l’air d’un gosse à le penser, mais c’est un fait. Sa poitrine n’est plus compressée, ni sa gorge serrée ; il se sent mieux, calme, et il apprécie le moment qu’ils passent tous les deux. Ses réflexions lui tirent un rire franc. Pas parce que c’est vraiment amusant, mais dans la manière dont elle le tourne.

— Arrête, dit comme ça c’est carrément triste. Enfin d’un côté, t’es pas trop mal de ton côté, même si tu es un déchet de dieu, t’es un joli déchet, quoi, dit-il avec nonchalance tout en appuyant ses propos d’un sourire en coin.

Puis elle reprend. Et il écarquille les yeux sans comprendre. Hui… Huit ans ? Mais. Why.

— Attends, attends, attends… Tu veux dire que t’as que huit ans ? s’exclame-t-il en la fixant avec des yeux surpris.

Oula. Oulala ça va pas le faire là. Il pensait vraiment pas qu’elle était si… jeune ? En même temps, son comportement un peu puéril aurait pu lui mettre la puce à l’oreille ; mais il ne s’interroge pas vraiment sur l’âge réel des créannes quand il en rencontre une. Ni même lorsqu’il en côtoie une si longtemps. Finalement, il se dit qu’il a peut-être loupé quelque chose… Même si ce n’est rien, que ça ne veut rien dire… C’est quand même important, nan ?! Bon. Peut-être pas tant que ça mais-… Putain vous savez qu’il se sent un poil pédophile, là ?

Il s’appuie contre le dossier du banc et hausse un sourcil en écoutant la suite. Il fait la moue en l’entendant parler de gosses, du fait qu’elle pourra jamais en avoir, et la serre contre lui quand elle cherche le contact. Un baiser doux sur sa tempe.

— Bah, pense pas à ça… Y a d’autres moyens, essaie-t-il de la consoler un peu en frottant son dos.

Puis il appuie sa joue contre sa tête et sourit.

— Y a pas de raison que ça se passe mal… tu crois pas ? souffle-t-il en souriant en coin. Prends le bon côté et jette le mauvais. Moi je chope la crève tous les ans et à mon avis j’ai pas fini d’en chier.

Enfin, Dave rit un peu, pas vraiment convaincu, et fait un signe au serveur. Il a besoin de boire un truc fort, lui aussi. Histoire d’oublier un peu. Se concentrer sur elle, et elle uniquement. Comme si ce n’était pas déjà le cas…

— Moi, de mon côté, dis-toi que je sers un Dieu qui a disparu de la surface du monde, j’ai des pouvoirs qui me servent à rien et qui me font être la cible des trois-quarts des créannes que je croise. C’est pas jojo non plus… Les missions, tout ça… il soupire.

On lui apporte son verre, un peu de rhum, pour changer un peu de la vodka habituelle.

— Enfin bon. C’est un taf ingrat aussi, faut pas croire…

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Mer 30 Déc - 13:26
Elle ne sait que trop dire. Elle est là avec lui et se sent mieux. Elle se sent peut être presque soulagée. Elle ne sait pas trop. C'était un peu comme si le jour de la fin du monde on sautait par dessus l'arche et qu'une fois à l'eau on se rendait compte qu'on avait oublié quelque chose de vital. Là, maintenant tout de suite, elle venait de le retrouver. Elle serait son bras contre elle. Elle lui souriait. Ils s'étaient embrassés. D'un coté tout cela semblait si iréel, si improbable. Elle l'avait tellement espérer que cet instant semblait comme impalpable. Pourtant elle le sentait là, entre ses bras. Elle sentait sa main sur sa joue et elle avait sentie ses lèvres contre les siennes. Elle préférait y croire.

Avant qu'ils s'en retournent au café David avait parlé. Elle s'était brièvement arrêtée, avait renforcé son étreinte autour de son bras et dans un rire heureux avait elle aussi lâché sa phrase.

-Moi aussi je pense, inconsciament. Tu es mon précieux !

Elle remarque tout de même une lueur inquiète dans le regard de David. Même si ça fait longtemps qu'il ne se sont plus vu et qu'il a énormement changé durant ce temps elle sait remarqué ces choses là chez lui. Elle ne s'atarde pas dessus. Ca lui fait un peu de même mais elle a peut de comment pourrait dériver la conversation s'ils aprofondissent le sujet. Pour le moment ils se retrouvent et parle de choses plus ou moins joyeuses mais certes pas prise de tête. Oswald est un sujet à problème et elle le sait. Elle lui prend la main. Elle veut lui montrer que c'est lui qui compte et pas l'autre. C'est peut être con comme geste mais elle ne sait pas quoi faire d'autre. Elle ne se sent pas très bien. Elle ne sait pas quoi dire et ne veut pas mentir. Surtout à David, surtout maintenant qu'ils se sont retrouvé.

Quand ils se rassirent à leur table le fait d'être proche de lui -pour ne pas dire collé- la rendait heureuse. Après une situation de conflit qui l'avait mise que bord des larmes se savoir à ses cotés d'un commun accord tous deux souriant ne pouvait que la remplir d'un doux bonheur. On lui aurait demandé d'aller courir nue dans les champs et de compter les pâquerettes pour faire perdurer le bonheur elle l'aurait fait.

Il rit. Elle laisse parraître un immense sourire. Amusé, heureux, fier, malicieux. Sincère. Oui sincère surtout. Pas comme celui des shootings, non. Celui là elle ne le fait que rarement. Elle le fait avec les gens qu'elle aime dans une situation agréable. Quand David habitait avec elle il était rare qu'il y ait un jour sans. C'était des jours heureux. Elle s'en rappelle. Nostalgie et mélancolie, mais peu importe pour le moment.

Elle le regarde en battant des cils et prend une position  un brin aguicheuse en lui caressant le torse.

-C'est vrai tu me trouve que je suis un charmant étron ?

C'est dit d'un manière si sensuelle. Elle semble fière. Ca l'amuse. Viens le moment où elle lui annonce son âge. Elle manque d'avaler son whisky de travers en voyant sa tête. Elle lâche un immense éclat de rire. Elle prend ensuite quelques secondes pour se calmer et se rapproche de lui. Ne pas être sur les genoux pour ne pas faire gamine mais l'être un peu quand même parce que c'est trop chouette et que ça rappelle des souvenirs. Elle pose une main sur chacune de ses épaules et le regarde très sérieusement.

-Ouais enfin huit ans et demi quoi .. Bon okay ça fait bizarre dit comme ça mais il faut pas t'en faire chouchou ! C'est comme en âge chat ! Tu multiplies par 7 ! Du coup en soi .. C'est moi qui suis une grosse cougar dégueulasse.. Ouais disons qu'on arrête de multiplier à quatre ans. Mais même tu sais on a pas la même éducation hein ! J'étais pute de luxe à 2 ou 3 ans hein !

Elle prend une pause. Rapproche son visage du sien.

-Laisse moi deviner. Toi à 2 ans .. Tu jouais avec une épée en bois dans le salon contre ta soeur. Et par moment tu t'emmelais les pieds tombait mais tu ne voulais pas pleurer. Non ?

La conversation poursuit gosse un peu plus loin par ailleurs. Il l'a prend contre elle et lui dépose un baiser sur la tempe. Elle lui fait un petit sourire triste qu'elle troque rapidement en entendant sa phrase. Un petit rire passe.

-Je sais ! Je pourrais adopter ! Mais tu imagines un peu .. J'ai pas eu d'enfance moi.. Mon éducation c'est Gerty qui me l'a donné et elle m'a appris à seduire et comprendre les riches mecs pour avoir du frics. T'imagines la mère que je serais. Je serais a-bo-mi-na-ble !,brève hésitation, regard malicieux, Toi en revanche tu ferais surement un père parfait !

Elle ne pensait pas qu'elle pourrait avoir de nouveau de telle conversation avec lui. Ca lui fait plaisir. Tellement plaisir. Elle se sent bien. Elle le sent là contre elle. Elle sent sa tête appuyée contre la sienne. Elle sourit, encore, toujours. Elle ne veut pas le lâcher. Que ce soit le sourire ou la raison de ce sourire.

Elle se dégage un peu pour le regarder.

-Tu n'auras qu'à venir à la maison ! Comme je ne peux pas attraper ta maladie tu viendras dormir ! En tigre je te tiendrais chaud ! En plus il paraît que c'est bon pour la santé le contact avec les chats ! Du coup un gros chat j'imagine c'est la même..

Tellement naïve, tellement pleine de bonne intention. Elle reprend une boisson. Non elle n'arrête pas. Un Irish Coffee cette fois. C'est toujours avec ça qu'elle finit ses soirées. C'est presque toujours sa dernière boisson. Bon après madame c'est en enchaîner jusqu'à six alors bon..

David commence à parler de lui. Entre temps le serveur repasse apporter les boissons. Elle regarde David avec tristesse. Puis lui caresse la joue.

-Il va revenir tu vas voir. Et tout ira mieux. Et en soit je suis sûre que tu trouves un interêt à ton boulot.

Elle est tentée de rajouter que ce doit être passionnant de tuer des créannes mais finalement s'abstient . Peut être par la suite. Elle ne tient pas à faire de bourde. Elle lui dépose un baiser sur le front.

-Tout ira mieux, j'en suis sûre.

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David Williams

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Ven 22 Jan - 21:47

Tempête de neige

Elle sourit, et il est heureux. Comment pourrait-il en être autrement, actuellement ? Il y a ce regard doux, cette ambiance chaleureuse, cette tendresse. David n'a pas forcément l'habitude de déborder d'affection pour autrui, pourtant c'est un peu différent avec elle. Il ne s'agit pas que de s'apprivoiser, il s'agit aussi d'ouverture. De laisser-aller. Son laisser-aller, il ne l'a souvent connu que dans la violence ; les coups et les bagarres, cet instinct mauvais qui le prenait et dans les bras duquel il se laissait totalement aller. L'impulsivité. Aujourd'hui, peut-être que c'est différent ; peut-être qu'il est différent. Il ne sait pas trop, il ne peut pas se juger lui-même ainsi ; comment le pourrait-il, alors qu'il n'est qu'un homme, si peu conscient et consciencieux, si peut lucide sur ses propres capacités ? Il ne sait pas réellement qui il est, mais parfois, comme maintenant, il sait ce qu'il veut. Il ne veut pas que le temps s'arrête, mais ne désire pas non plus voir s'éloigner ces moments si doux qu'il vit à présent. Certainement y a-t-il aussi une volonté d'évoluer, de changer, de vivre mieux, plus fort, plus vite, plus intensément, ou au moins de partager quelques mots, rires et hésitations avec elle. Tout lui va. Tout lui va, tant qu'on ne lui retire pas une fois de plus tout ce qu'il a.

Son rire, sa position exagérée ; il en rit, encore, parce qu'il veut se libérer de tout ça, que ces retrouvailles, malgré ses mensonges et son absence, sont précieuses pour lui. Il ne veut pas gâcher encore le moment, il ne sait même pas ce qu'il attend. Peut-être qu'il attend quelque chose, peut-être rien ; au final, ils sont juste là, ils profitent, c'est le bonheur, c'est ça qu'ils veulent. Lui, tout du moins. Elle, il ne pourrait pas le dire, mais il a espoir que c'est effectivement le cas.

— Évidemment, tu sais bien qu'il n'y a pas plus charmante que toi.

Puis le moment phare, que tout le monde attendait : l'annonce de l'âge de la jolie créanne. Quel doux moment que celui où David manque de s'étouffer avec sa propre salive, les yeux écarquillés, devant le visage de la dame. Son éclat de rire le vexe un peu, et il se retient de jouer le jeu du boudeur, bras croisés et tête détournée, pour qu'elle regrette immédiatement son geste. Elle se rapproche et le prend par les épaules, pour qu'il la regarde. Et elle reprend, l'air parfaitement sérieuse, sur cette histoire de multiplication d'années. Il multiplie 8 ans par 7. Il se dit alors qu'elle est très très vieille, et fait une tête encore plus étrange. S'arrêter à quatre ans ? Euh, ouais, ok.

"Le concept est un peu trop abstrait pour moi. Au pire, c'est important ?"

… Cette fois, il se recule un peu pour ne pas éclater de rire à trois millimètres de son visage. (Ouais ben les postillons c'est pas cool, ok, il est galant au moins, c'est pas le cas de tout le monde ! Puis les oreilles, pauvres oreilles.)

— Mais arrête de dire ça comme ça, c'est vraiment horrible ! lâche-t-il dans un éclat de rire violent, tout en s'empourprant. Et non, je tombais pas et- La ferme, ok ? râla-t-il, boudeur. Ne te moque pas. Elle était ultra violente et hyperactive, elle faisait vachement peur quand elle s'y mettait. Et c'étaient pas des épées en bois, c'étaient des sabres lasers. Mon père a jamais été normal.

Vous me direz, c'est pas si étonnant qu'il ait eu du mal à trouver une vraie figure paternelle, vu qu'il cherchait encore les couilles chez son père. (Façon de parler, il l'avait jamais tâté pour tester, hein. Mais moi aussi je les cherche, par moment...)

— Faut pas se demander pourquoi j'suis un peu à côté de mes pompes, hein.

Allez, parlons gosses. La discussion est un peu étrange, au final. Elle lui parle de Gerty ; elle l'avait déjà évoqué, mais il ne sait toujours pas de qui elle veut bien parler. Dave a un rire un peu nerveux et se passe une main sur la nuque.

— Franchement pas, je serais un père affreux. J'ai pas... enfin j'ai pas eu un père très normal. Et je suis pas normal non plus. J'suis très bien conscient qu'un truc cloche, chez moi…

Il hausse les épaules.

— C'est pas grave, j'ai pas vraiment… 'Fin ça m'intéresse pas vraiment. Un jour, peut-être, mais… J'crois que si j'en avais pas, ça me manquerait pas. J'ai du mal à m'occuper de moi déjà. Et des autres. Alors d'un gosse… il rigole encore. Tu ferais une bonne mère. T'es douce. Même si t'es trop maladroite, tu risquerais de leur mettre le feu ! se moque-t-il encore.

Ils parlent ensuite du rhume, de tout ça. Il rit, parce qu'elle a l'air de pas vouloir le laisser partir. Il glisse ses bras autour de sa taille et l'enlace délicatement lorsqu'elle s'éloigne, gentiment, sans arrière-pensée. Il pose son menton sur son épaule.

— Si je ne te connaissais pas si bien, je penserais que tu ne veux pas me laisser rentrer, la taquine-t-il avec un sourire mutin.

Le rhum, cette fois. Il ne touche pas tout de suite à son verre, mais il parle de son boulot, amer. Il l'aime et le déteste, comme un peu tout ce qui fait partie de sa vie. Il ferme les yeux à la caresse douce sur sa joue, au baiser sur son front.

— Peut-être. Peut-être pas. On verra. Je ne sais même pas si j'attends encore. Mais si mes pouvoirs sont encore là, c'est que j'ai une chance…

Un sourire vague.

— Tu sais, ce boulot a un intérêt… Enfin. Il est ingrat, je n'aime pas étudier, mais… Au moins je fais quelque chose de ma vie. Quelque chose de vraiment important, pour quelqu'un. Même si cette personne n'est plus là et qu'elle s'en fout. Moi j'me sens utile. Comme quand j'étais à l'armée. C'était-

Il s'interrompt. Ses yeux se détourne. Créanne ancienne, armée, sang, folie. Il éjecte.

— Enfin voilà. Je fais ce que je peux. C'est déjà ça, et c'est suffisant pour moi. Presque suffisant, se corrige-t-il. Il y a des choses qui poseront toujours problème. Faudra faire abstraction.

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Sam 23 Jan - 14:46
Elle s'est déjà demandé de multiples fois pourquoi elle vivait. Non pas forcement parce qu'elle avait envie d'en finir mais tout simplement pour savoir si son existence l'importait elle. Savoir si dans la vie elle avait quelque chose à se rattacher. En général elle trouvait toujours quelque chose de superficiel auquel se rattacher. Ses voyages, les articles disant qu'elle était surement sur le podium de beauté européen, les hommes qui la désirait, pourvoir manipuler les gens, l'argent. Elle aimait tout cela. Elle vivait avec ça, c'était son cocon, sa vie tout entière. C'est avec ça qu'elle avançait mais là, en cet instant précis, elle comprenait que ce n'était pas ça qui la faisait vraiment vivre.

Il était tout seul. Juste là, à coté d'elle. Elle pouvait entendre son souffle, sentir sa peau, le voir rire. Si on nous avait dit il y a un an que mademoiselle Katharyna Jehms serait aussi faible fasse à un homme personne ne l'aurait cru. Mais regardez la face à lui. Ce sourire chaleureux, ce regard affectueux. On ne peut pas se tromper. Le moindre de ces mouvements traduit une immense tendresse à l'égard de cette homme. Allez savoir pourquoi. Après si vous avez un guide de l'amour détaillé qui explique ça, je suis preneuse. Non parce que là .. Voilà quoi.

Il joue le jeu. Elle retrouve leurs conversations débiles. Elle se souvient. Il lui fait un compliment. Elle lui offre un grand sourire comme celui que ferait une gamine à qui on vient de dire que ses gribouillis sont le plus beau feu d'artifices qu'il est jamais existé. Puis ils parlent de leur enfance. Enfin de celle de David plutôt puisqu'elle, elle n'a pas vraiment eu d'enfance. Elle le taquine. Elle sourit toujours. Elle l'imagine petit. Ca l'a fait rire.

-Oh tu devais faire un magnifique Jedi


Elle imagine de nouveau la scène et éclate de rire. Elle l'ébouriffe vivement. La scène semble normale. Elle oubli ce qui s'est passé avant et ce qui se passera après. Profitons de l'instant présent c'est ce qui se dit non ?

Il lâche quelques mots à propos de son père. Elle pense qu'il ne lui a jamais vraiment parlé de son père. Sa soeur oui, mais son père pas franchement. Elle se demande comment il peut être. Elle se demande aussi si un jour elle le verra. Surement pas. Ce serait peut être étrange. Elle ne sait pas. En un sens elle n'ose pas trop y penser. Même si c'est vrai, elle aimerait se projeter. Ne serait ce qu'un peu.

Elle lui tapote l'épaule et claque sa langue contre son palet histoire de montrer qu'elle n'est pas en accord avec ce qu'il dit.

-Mais n'importe quoi ! Tu es gentil affectueux, prévenant, adorable et tout le tralala. Les enfants ne pourraient que t'adorer ! Et puis ta vie n'aurait rien de comparable. Je n'ai pas tenté l'expérience mais je sais que ça change une personne d'avoir un petit machin en plus dans les pattes.

Elle sourit. Un brin de moquerie, un brin de malice. Elle s'amuse.

- Han j'aurais plus opté pour la noyade .. Genre je les mets au pressing quoi...Tu me vois avec mon bébé faire des shootings à Los Angeles et donner le biberon pendant mes interviews ? Ahah non je crois pas ! Et puis imagine je me me transforme.. Non c'est vraiment pas un bon plan ! Mais je maintiens que toi je t'imagines très bien avec des gosses ! Et puis c'est pas drôle un père normal. Tu serais parfait !

Il sourit, se moque un peu. Elle se dit qu'elle est plus qu'heureuse d'être là avec lui. Elle se rapproche de lui, pose sa main sur ses côtes et approche son visage du sien.

-Ooh très cher, c'est que tu me connais mal alors. C'est évident que je ne veux pas te laisser partir et que je veux te garder pour moi.


La malice se lit sur son visage. Elle dépose un baiser sur ses lèvres et affiche un sourire satisfait.

La conversation tourne à Utu. Le sujet n'est pas agréable. En parlant de ça elle se rend compte qu'il ne sont vraiment pas du même monde. Elle respecte son dieu mais elle reste une créanne. Elle reste une créanne et lui un missionaire. Comment cela pourrait il aller ?

-Hmm dit pas ça. Je te dis que ça ira.

Elle essaye de mettre de la conviction dans sa voix. La tendresse y est mais la conviction manque quelques que peu. Une pensée douloureuse. Si un ordre d'en haut arrive. Un ordre pour qu'ils se tuent. Ahah .. Ce serait tellement... Son visage de ternit. Elle chasse cette pensée rapidement. Le sourire revient sur son visage elle laisse jouer ses doigts sur la nuque du charmant blond.

-Moi je resterais avec toi. Maintenant, je serais toujours là pour toi.

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Dim 24 Jan - 16:53

Tempête de neige

Un magnifique Jedi... Il en rit un peu, mais est malgré tout embarrassé ; il n'aime pas parler des souvenirs d'enfance, enfin surtout parce qu'il n'y a pas grand-chose à en dire. D'autant plus qu'à côté, Kat n'a rien de ce type à lui raconter ; et il préfèrerait éviter de l'entendre lui parler de ses nombreuses conquêtes. Il ne doute pas des manières qui lui ont permises d'atteindre un tel niveau de popularité ; elle l'avait déjà évoqué l'une ou l'autre fois, pas vraiment en détails, et c'était tant mieux comme ça.

Il préfère passer sur le côté famille, et finit par hausser les épaules l'air de dire que de toute manière, il n'y avait pas grand-chose d'intéressant de ce côté-là. Niveau gosses, il préférerait laisser tomber aussi, mais Kat ne le voit pas de cet oeil ; elle claque de la langue, lui frappe doucement l'épaule d'un air mécontent. La vision qu'elle a de lui est tellement faussée qu'il ne peut s'empêcher de rire nerveusement. Lui, gentil et affectueux ? Il ne faut pas abuser non plus. Certes, il l'est avec lui, mais il n'a jamais eu cette habitude, il n'est pas quelqu'un de spontané, de base. Puis s'occuper d'un enfant, ça lui paraît tellement loin, tellement improbable ; il n'en veut pas. Il aurait peur de mal s'en occuper, de le blesser par mégarde, de ne pas lui donner l'affection qu'il mérite et requiert ; il aurait peur de faire des bourdes, de le transformer en monstre, parce que lui-même est un monstre, et qu'un monstre n'engendrera toujours qu'un monstre.

Dave essaie de rire, plus normalement, mais c'est sans doute sans joie.

— C'est pas vrai, arrête. T'as une image de moi totalement faussée, tu sais ? Je suis pas comme ça. Je suis pas aussi lumineux que tu le penses, c'est juste... une illusion ? Si on peut le dire de cette manière.

C'est vrai, au fond, il est juste ultra violent et impulsif, râleur et médisant. Surtout ces derniers temps. Il n'aime pas grand-monde et on le lui rend bien.

Le blondinet roule des yeux et finit par étirer un sourire en coin.

— T'es trop bête... Evidemment que tu le mettrais pas au pressing. De toute manière j'crois qu'on sera jamais d'accord l'un avec l'autre, là. J'ai pas envie qu'on se chamaille pour ça.

Ce faisant, il glisse une main dans ses cheveux alors qu'il l'enlace et qu'elle dépose un baiser sur ses lèvres.

— Eh bien, voilà une chose bonne à savoir.

Sa joue glisse sur son épaule. Essayer de penser à autre chose, ne pas s'attarder sur ce qui est douloureux. Parler d'Utu est douloureux. Parler du passé est douloureux. Qu'est-ce qui ne l'est pas, ici ? On dirait qu'il cherche juste à se trouver des excuses, parfois, pour perdre son sourire. Pourtant, ce n'est pas de sa faute. Ce sont les préoccupations quotidiennes de sa vie, depuis plusieurs mois maintenant. Il essaie de les faire partir au loin, de les chasser comme les mouches infectes qu'elles sont et qui le paralysent. Et il sourit.

— Merci, Kathy.

Il ferme les yeux un instant. Il préfère ne pas y penser, à toutes les complications qu'il peut y avoir. Et qu'il y aura pour sûr, il n'est pas naïf.

— Je sais déjà plus si je te l'ai dit, mais les cheveux courts te vont bien. Ça te change un peu.

Malgré tout, David regrette de ne plus pouvoir y glisser les doigts aussi longuement. Il sourit, s'éloigne un peu et attrape son verre pour le porter à ses lèvres. Il frissonne un peu à la première gorgée, plus habitué au goût prononcé d'alcool. La suite passe un peu mieux.

— On devrait pas traîner ici plus longtemps, j'ai pas envie de te porter parce que tu te seras saoulée, ajoute-t-il en désignant son verre. C'est ton combientième ?

Il la connaît, après. Il sait qu'elle abuse un peu. Et sa langue avait le goût de l'alcool qu'elle avait ingéré avant de le suivre à l'extérieur.

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Mer 27 Jan - 14:30
Elle fait une moue un peu gamine. C'est faux. Elle le voit comme il est. Un être bien meilleur qu'elle. Elle lui prend les deux joues et déforme son visage de façon à ce qu'il arrête de dire des conneries pareilles. Elle ne s'énervera pas pour ça mais ça l'a rend triste de le voir se descendre ainsi. Pour elle c'est un être merveilleux, aussi faible que fort, avec plein de qualités. C'est quelqu'un d'assez généreux et gentil pour avoir su la supporter jusqu'ici et avoir su l'apprécier comme elle est. On a tous nos défauts mais si on arrive à les maîtriser cela prouve la force intérieur que l'on abrite. Un être parfait n'existe pas mais on fait tous de notre mieux pour paraître le mieux possible aux yeux des autres. C'est ainsi que ça marche sur terre. C'est un comportement humain.

Elle lui affiche un immense sourire quand la conversation sur les enfants se poursuit. Elle se perd dans ses bras, dans un baiser. Elle apprécie la main dans ses cheveux. Elle sourit.

- Hmm.. D'accord j'arrête de parler de ça. Mais je persiste à dire que tu ferais un bon père !

Elle lui montre un sourire malicieux. Elle le taquine. Comme lui le fait aussi souvent. Elle est tellement heureuse de l'avoir là en face d'elle. Elle a presque du mal à y croire mais peu importe. Elle profite du moment. Elle se sent proche de lui. Son étreinte, sa main dans ses cheveux. Elle plonge son regard dans le sien. Ah ca oui, là, elle est heureuse.

Il y a un moment de blanc. Tous les sujets ne sont pas faciles à aborder. Elle profite aussi. Elle pense. Elle clos ses yeux quelques secondes. Puis les rouvres. Son coeur se serre. Elle sait que leur relation est fébrile mais quand elle voit ce soir ce qu'il s'est passé elle sait que sans lui elle aura bien du mal. Elle ne veut pas à avoir se passer de lui.

Il complimente ses cheveux. Elle sourit et regarde la main dans ses cheveux. Elle a un petit rire triste.

- J'avais l'impression d'avoir du sang dessus. Mais bon c'est aussi plus pratique pour mettre des perruques . Et de toutes façons ça repousse vite. Ca doit etre un truc de créannes j'imagine..

Et des cheveux on passe à l'alcool. Combien en a-t-elle prit ? Aucune idée. Comme si elle comptait. De toute façon quand elle faisait ça elle appelait un taxi pour rentrer et Chêne la récupérait à l'entrée. Rien de plus simple. Mais là elle était avec David. S'il estimait que s'en était trop elle ferait un effort et l'écouterait. Elle rit légèrement.

-Bonne question.. Je ne sais pas. Je n'ai jamais été bonne en calcul.

Elle fit signe au serveur et paya. Elle se leva doucement. Hesita un moment. Elle mit son manteau et osa.

-Tu reviens à l'appart.. ?

Elle comprendrait s'il disait non. Ils avaient passé un bon moment ce soir peut être était il préférable de ne pas forcer la dose et de risquer de tout gacher. Elle regarda le sol puis la porte et revint sur le visage de David. Elle lui offrit un sourire. Elle l'aimait.

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Jeu 4 Fév - 22:07

Tempête de neige

Elle insiste, insiste. Pourquoi est-ce que ça lui tient tant à coeur, d'insister comme ça ? Il est pas quelqu'un de bien. Il est loyal et sympa qu'envers les gens qu'il pense le mériter ; qu'envers les gens qu'il apprécie, surtout. C'est difficile pour lui de réellement s'attacher aux gens, et quand il le fait, c'est une question de confiance. Confiance en soi et envers les autres. Plus envers les autres qu'envers lui-même, en réalité. Parce qu'il se connaît, il sait comment il est, il sait comment il a été, il sait comment on l'a élevé, et il sait qu'il ne ferait pas un bon père. Il ne ferait même pas un bon ami, il ne ferait même pas un bon mari. Il ne ferait rien de bon du tout, mais il espère, juste un peu, en l'entendant lui faire tant de compliment, qu'il sera un jour digne de les entendre et les recevoir, digne de cette affection qu'elle lui porte, et qu'il ne sera pas juste le connard condescendant qu'il a toujours été.

Alors il sourit, distraitement, mais sourit. Il sourit beaucoup quand Kathy est là, et il lui est reconnaissant de cette douceur qu'elle lui amène, de cette tendresse. Il l'aime vraiment, pour une raison qu'il ne parvient pas à déceler.

Ils parlent un peu. S'égarent, soupirent, éludent, tentent de mettre en mots la réalité qui les attend. Il ne veut pas ressembler à un personnage de mélodrame, mais il sait que ce ne sera pas simple. En même temps, qu'est-ce qui les destinait vraiment à être ensemble ? Rien du tout, juste une affection sans borne apparue du jour au lendemain. Un lien fort, incalculé. Pour lui, tout du moins.

Il sourit faiblement.

Il n'aime pas quand Kat prend un visage aussi triste, un regard aussi vide pour lui dire quelque chose d'aussi horrible. Pourtant, il comprend. Du sang, il en a versé aussi. Du sang, celui d'hommes, de créannes, son propre sang, aussi. Il ne l'a pas voulu. Les marques encore claires sur ses mains le montrent, longues estafilades trop pâles et boursouflées.

Dave embrasse son front, doucement. Il est doux, comme ça. Il ne sait pas d'où lui vient ces expressions. Il se dit que ce doit être sa mère.

— Sûrement, oui. C'est dommage pour les perruques, cela dit. Tes cheveux au naturel sont très bien comme ils sont.

Puis verre, alcool. Il ne plaisante qu'à demi, et il appuie sa joue sur son épaule, doucement.

— Menteuse, sourit-il en coin.

Kathy se lève finalement, et Dave la suit. Il l'aide à mettre son manteau, comme le ferait un gentleman, ce qu'il est loin d'être, et lui offre un sourire avant de mettre sa propre veste. Pendant qu'il l'enfile, elle parle à nouveau. Il s'arrête. La fixe. Hésite.

Il ne sait pas s'il doit dire oui. Il meurt d'envie de passer la nuit là-bas, comme il le faisait cet été, comme il ne le fait plus depuis qu'elle est partie. Il se demande dans quel état est l'appartement, depuis quand il n'y est pas retourné. Le mariage, s'il se rappelle bien. Il n'a pas pu. C'était impossible pour lui.

Il hésite encore. Puis il sourit.

— Ouais. Allez, viens. On rentre à la maison.

Et il lui tend son bras pour qu'elle le prenne.

Non. Il ne sait vraiment pas d'où lui viennent ces expressions-là.

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Mar 9 Fév - 14:13
Elle tenait fermement son bras. Il avait accepté de rentrer a la maison. De rentrer chez eux. Etrangement elle était un peu anxieuse. Cela expliquait surement pourquoi elle s'agrippait ainsi au bras de David. Elle ne voulait certainement pas qu'il parte. Elle avait peur de ce qui se passerait après. Sa réaction était peut être un poil égoïste mais en soit elle l'assumait.

La rue de leur appartement était juste a coté. Elle se permit de faire un petit détour et de rentrer côté garage. Non pas que la porte principale était bloquée mais étant donné quelle avait fait une annonce publique de son retour a Stockholm et que ses adresses n'était pas impossible a tracer les paparazzis s'en donnait a coeur joie. Elle avait eu le droit a un bain de flashs a son arrivée et ne tenait pas a faire vivre la meme chose a David. L'oppression du regard suivit de celle des medias, sans compter ce bruit insupportable.. Elle y était habituée mais les imposer a cette soirée ne la réjouirait absolument pas. Cetait déjà assez compliqué comme ca.

Elle pensa qu'ils étaient rarement rentré tous les deux ensembles. Après tout c'est vrai que c'était une sorte de collocation... Lui rentrait après ses cours et elle après son travail si elle n'avait pas de receptions, avant premières ou autres festivités d'un soir. En général ils se retrouvaient après. Elle lui sautait dessus heureuse de la revoir et lui l'enlacait en riant.

. Un peu avant de faire biper la porte du garage et ainsi d'accéder a l'ascenseur elle se retourna brusquement vers David. Elle posa ses mains sur ses épaules et le regarda en souriant tendrement.

-Je t'aime.

Elle posa un instant ses lèvres sur les siennes puis le pris par la main et ils rentrèrent dans l'immeuble. Elle n'y était pas passé depuis. Elle n'avait pas osé. Elle avait fau porter des effets personnels par Chêne mais rien de plus. Un frisson la traversa a l'idée que la vue de l'appartement abandonné ne soit pas supportable. Elle l'imagina grimacer, sortir une excuse bidon et partir. Elle se mordit les lèvres.

Dans l'ascenseur elle resta blotti contre lui. Elle percevait faiblement le battement de son coeur. Ca la rassurait d'une certaine manière. Quand l'ascenseur calla au dernier étage et que les portes s'ouvrirent elle ne put s'empêcher de chercher son courage dans une profonde inspiration. Elle saisit la clé autour de son cou (précaution anti Oswald) et ouvrit la porte. La lumière s'alluma. Elle regarda sceptique autour d'elle et laissa tomber sa tete sur l'épaule de David.

-On dirait que ça n'a pas trop changé.

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