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L'amour rend aveugle mais la haine rend fou || Alex ♥♥♥
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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Jeu 7 Jan - 21:39
La Congrégation.
Son allée, ses arbres, son cratère, ses bâtiments, l'atmosphère surréaliste qui y règne, je me suis habituée à tout ça. Ça fait plus d'un an que je suis ici désormais et beaucoup de choses on changé depuis que j'ai posé un pied dans cette école.

Moi j'ai changé.
Je suis passée de simple humaine à médium pour qu'Inanna fasse finalement de moi sa missionnaire. Et puis il y a Alex.

Les jours se sont écoulés depuis que nous nous étions embrassés et au final je ne savais pas vraiment où nous en étions. Il ne m'avait pas repoussé quand je l'avais embrassé, au contraire il... Je crois qu'il avait aimé... Mais un coin de mon esprit ne pouvait s'empêcher de se demander si il ne l'avait pas fait dans le seul but de ne pas me blesser. Il était tellement gentil...
Non.
Sa manière de me tenir la main, de me « présenter » à sa mère, ça voulait bien dire ce que ça voulait dire non ?

Je soupire et frissonne en repensant encore à ses mains dans mon dos, à la douceur de ses lèvres. De mon côté je savais ce que je voulais. Je le voulais, lui.
Le simple fait de savoir que lui aussi - enfin je crois – ait envie d'être avec moi me donnait envie de sourire à m'en donner des crampes aux joues.

J'étais presque heureuse. Presque.

Ces derniers jours avaient été loin d'être de tout repos et la seule chose à laquelle je me raccrochais était le souvenir de notre étreinte.
Depuis la terrible nouvelle, j'étais passé par plusieurs stades. J'avais détruit la table de ma cuisine à coup d'épée – sortie de je ne sais où – j'avais même failli arracher toutes les cartes postales sur mon mur. Failli. Je n'est pu m'y résoudre et je m'étais écroulée devant, pleurant de nouveau.

D'autres fois je passais mon temps au téléphone avec des notaires, des avocats. Régler une succession était complexe en temps normal, alors quand une des héritières se trouvait en Italie et faisait tout pour empêcher l'autre qui était en Suède de toucher sa part c'était un bazar sans nom.

Ma mère ne semblait pas être prête à laisser la fille qu'elle tente de déshériter avec tant d'ardeur toucher l'héritage que ses propres parents bien qu'ils m'aient spécifiquement mis sur leur testament.
Je ne sais pas pourquoi ils avaient fait ça. Je n'en voulais pas de leur argent. Je voulais qu'ils reviennent, qu'ils me prennent dans leur bras. Que mon grand-père me raconte encore ses anecdotes, qu'il mange sa compote de pomme avec son pain, que ma grand-mère passe du temps à se maquiller et à sa coiffer même si elle ne sortait pas.
Je voulais juste qu'ils ne soient pas mort.

J'arrivais dans l'entrée de la Congrégation et j'envoyai un message à Alex pour le prévenir.
Nous avions décidé de nous retrouver et j'avais un peu d'avance. Sûrement l'idée de le revoir qui m'avait fait marcher plus vite que d'habitude.
Je m'adossais à un mur quand j'entendis deux filles parler un peu plus loin, c'est le mot crash qui me fit tiquer alors je tendis l'oreille.

- Tu te rends compte... Le pauvre mec non seulement il a foiré toute sa mission mais en plus il a tué des centaines de personnes.

- C'est sûr qu'Enlil a pas géré pour le coup. Confier une mission comme ça à un gosse... Tu m'étonnes que l'avion ce soit crashé...


Mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines et sans vraiment m'en rendre compte j'agrippais une des filles par les épaules et le plaquai contre le mur.

- Qu'est ce qu'Enlil a à voir dans le crash de l'avion ?

Elle me regarda avec un mélange de surprise et de colère mais je m'en foutais comme de la paire de chaussette que j'avais mise ce matin. Je la vis jeter un regard à sa pote mais elles savaient qu'elles ne faisaient pas le poids. Deux médiums contre une missionnaire, j'aurais vite fait de les découper en rondelles.

- C'est juste qu'il... Enlil a envoyé un gosse en mission et quand il s'est retrouvé dans l'avion avec une créanne il a merdé et l'avion c'est crashé...

- Un gosse ? Crachais-je.

- Ouais un gosse, un gamin quoi ! Bon maintenant tu me lâches et tu...

Je partis avant même qu'elle finisse sa phrase. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. Enlil... Encore et toujours Enlil. Détruire ma vie une fois lui avait pas suffit hein ? Il fallait qu'il tu aussi ma seule famille ?
Je savais que ce n'était pas directement mais savoir que mes grands parents étaient des dommages collatéraux me rendait folle.
Je ne voulais pas qu'ils se résument à ça.
Pourquoi un dieu ne pouvait-il pas comprendre que ses actes pouvaient avoir des conséquences désastreuses ?!

La colère montait en moi et je laissais mes pas me guider. J'étais en rage, je le détestais, je le haïssais. C'était un monstre.
Je comprenais mieux pourquoi les gens ne croyaient plus en lui, c'était la pire des ordures. Il se moquait des hommes comme d'un guigne et il se prétendait chef du panthéon ?

Sans trop savoir pourquoi, je me trouvais devant son temple.
La haine soulevait ma poitrine rapidement et je tremblais à force de serrer les dents et les poings.
Je voudrais pouvoir le tuer...

Quelque chose de dur et de froid apparut dans ma main et quand je baissais les yeux je pu voir une hache. Exactement ce don j'avais besoin.
Je la lavais et la laissais tomber sur un des piliers du temple pour m’acharner dessus, le réduire en poussière.
Je voulais le détruire.
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Alex
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Alexander Aestas

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Jeu 7 Jan - 21:52


J'attache la tresse que je viens de terminer avec un petit élastique noir. Lily tourne la tête vers moi avec un sourire. Elle est belle, les cheveux ainsi tirés en arrière. Cela dégage son visage, ses jolis yeux verts ressortent d'autant plus.

Elle se retourne, et s'assied en tailleurs face à moi, avec comme un air déterminé peint sur le visage.

— Bon. Parlons des choses sérieuses. Tu n'arriveras pas à me détourner de mon objectif premier en jouant avec mes cheveux –même si j'aime vraiment trop ça. C'est la première fois que tu la revois, depuis le dix-huit décembre ?

Ah. Les choses sérieuses, en effet... Tyarisse... Je devais la rejoindre à la Congrégation, pas plus tard que dans une demi-heure. Et je dois avouer que je suis très nerveux.

Je l'avais appelée, plusieurs fois, pour savoir comment elle allait. Je savais que c'était difficile pour elle, depuis le décès de ses grands-parents, et je m'en voulais de ne pas avoir été la voir plus tôt. Enfin, je m'excuserai pour ça en personne...

Oui...

— Alors, pas de gaffe permise okay ? Le premier rendez-vous est super important ! T'as pas le droit de le faire foirer !

Je lève légèrement les yeux au plafond.

Ça devrait aller, je crois.

— Allez allez ! Confiance en soi ! C'était pas ce que ton cher Nanna voulait que tu aies ?

Ça me fait toujours bizarre quand elle me parle de Nanna, je crois que je ne m'y habituerai jamais.

Je lui adresse un sourire un peu amer.

Je crois que Nanna a d'autres soucis pour le moment.

J'étais toujours un peu vexé qu'il me donne si peu de signes de vie depuis l'éclipse. Je ne sais pas comment il va, ni même comment il a vécu le saut dans le temps de sa fille... Enfin il se manifestera quand bon lui semblera.

Lily continue à faire son discours, ce que je devais faire, ne pas faire. Finalement, quand je lui signale au bout d'un quart d'heure en tapotant ma montre que je devais y aller si je ne voulais pas être en retard, elle me laisse enfin partir.

Sur le chemin je tente de calmer ma nervosité en pliant et tordant un papier qui traînait dans la poche de ma veste –une ancienne liste de courses–. Pourquoi étais-je si nerveux ? À dire vrai, au téléphone nous n'avions pas reparlé de ce qu'il s'était passé chez moi le jour où elle avait appris la nouvelle au sujet de ses grands-parents. Du coup je ne savais pas trop à quoi m'attendre aujourd'hui, probablement est-ce cela qui me stresse.

Une fois entre les murs de la Congrégation, je me rends compte que ni Tyarisse ni moi n'avions précisé de lieu pour nous retrouver. Je sors mon téléphone de ma poche, mais n'ai guère le temps de l'allumer qu'une collision avec quelqu'un l'envoie voler à mes pieds. Je le ramasse, puis tourne la tête vers la personne qui venait de me foncer dedans. La reconnaissant, je m'autorise à lui lancer, légèrement taquin :

Alors, Lynn ? Tu ne vois plus où tu mets les pieds ?

En temps normal, elle m'aurait tiré la joue ou l'oreille en me disant avec un grand sourire qu'elle faisait ce qu'elle voulait parce que j'étais son esclave où je sais pas quoi. Mais là, elle ne semblait clairement pas d'humeur à plaisanter. Jamais je n'avais vu cette expression sur son visage.

Qu'est-ce que...?

— Il y a une fille, commence-t-elle en plissant les yeux, qui est en train de saccager le temple d'Enlil à la hache. C'est une missionnaire en plus ! Je sais pas ce qu’il lui prend...

Je ne pensais pas voir un jour la petite Lynn aussi en colère. Mine de rien c'est tout de même une prêtre-roi d'Enlil, et que quelqu'un soit aussi irrespectueux envers lui semblait la mettre dans une rage folle.

Elle bat des paupières, semblant se souvenir de quelque chose. Alors, elle me pointe brusquement du doigt.

— Tu la connais, en plus ! C'est la fille avec qui t'as passé la soirée à la fête de Katharyna.

Mon cœur manque un battement.

Tyarisse.

Oh bon sang, qu'est-ce qu'elle est en train de faire ?!

Je bouscule un peu Lynn, murmurant un « je m'en occupe » et me mets à courir dans la direction des temples. À dire vrai je ne connaissais que l'emplacement de celui de Nanna, du coup instinctivement je me dirige par là. Je perds un temps fou à faire le tour de la Congrégation pour finalement trouver le chemin qui mène au temple du chef du Panthéon.

Alors, je la vois. Effectivement munie d'une hache, détruisant tout ce qu'elle pouvait détruire. Je m'approche, haletant.

Tyarisse, qu'est-ce que tu fais ?! Arrête !

Félicitations pour ce ton que tu ne sais absolument pas rendre autoritaire Alex, vraiment.



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Jeu 7 Jan - 22:14
Frapper. Cogner. Taper. Briser. Détruire. Abattre. Démolir. Toujours et encore.
Parfois je reprenais mon souffle ou réaffirmai ma prise sur le manche de ma hache pour recommencer.
Des cris s'échappaient de temps à autre voir même des insultes.
Personne ne se mit en travers de mon chemin, je crois que je leur faisais peur. Moi même je me faisais peur.

Je devais avoir l'air d'une démente mais j'en foutais.
A chaque qu'une colonne se brisait un peu plus je revoyais le visage de mes grands parents, je ressentais leur peur quand l'avion devait avoir chuter.
Au moins ils étaient évanoui avant d'avoir touché l'eau avec la dépressurisation.

Plus rien ne comptait que leurs visages et ma colère.
Les hommes avaient créé les dieux et non pas l'inverse, ils les avaient créé parce qu'ils avaient besoin de penser que au dessus d'eux il y avait des gens qui étaient parfait, des gens bons et justes, des gens qui veillaient sur eux.
Je comprenais mieux pourquoi plus personne ne croyait en eux.
Si c'était pour croire en un enfoiré pareil qui ce moquait de la vie des hommes comme d'une guigne il méritait même de disparaître dans les méandres de l'oublie.

- Tyarisse, qu'est-ce que tu fais ?! Arrête !

La hache disparut de mes mains et je me tournais sachant parfaitement à qui appartenait cette voix. Pendant un instant, j'avais tout oublié même lui, même notre rendez-vous.

- C'est de sa faute Alex... Le crash... Tout est de sa faute.

La colère remonta en flèche et la hache réapparu aussitôt. Je me tournais et avisais la colonne pour donner un grand coup dedans.

- Ça lui a pas suffit à ce connard de détruire ma vie une fois déjà ! Nan allez on va aussi détruire sa famille !

Je multipliais les coups, ignorant le bout de pierre qui volaient dans tous les coins. Cogner. Il n'y avait que ça de vrai. Cogner à m'en faire mal aux bras. Cogner à m'en faire mal au cœur. Cogner à me laisser vide.
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Alex
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Alexander Aestas

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Ven 8 Jan - 19:13


— C'est de sa faute Alex... Le crash... Tout est de sa faute.

Qu'est-ce qu'elle raconte ? D'où sortait-elle cela ? Certes Enlil était le dieu de l'air, mais ça ne voulait pas dire que c'était lui qui avait provoqué l'accident... Enfin, vu la colère, voire la haine de Tyarisse en cet instant, elle semble certaine de ce qu'elle dit, et j'ai nettement l'impression d'avoir loupé un épisode.

J'entends à peine sa phrase suivante, crachée comme un poison.

Non, elle ne pouvait pas faire ça... Je peux comprendre qu'elle soit en colère, qu'elle ait besoin de s'exprimer, mais de là à venir détruire le temple d'Enlil...! C'est... C'est de la folie ! Comment il va réagir s'il voit une missionnaire d'Inanna saccager son sanctuaire ?!

Elle se détourne et retourne à l'attaque d'un pilier. Jamais je ne l'avais vue comme ça. Pas même lorsqu'elle m'avait fait sa crise de jalousie par rapport à Gesh. Là, ce n'était plus de la colère, c'était de la haine.

Tu ne peux pas faire ça, Tyarisse ! Est-ce que tu te rends compte que c'est le chef du Panthéon ?!

Je crois que c'est à peine si elle m'entend. Elle est aveugle et sourde à tout ce qui l'entoure, n'écoutant que la haine, la rage et la peine qui courent dans ses veines.

Je ne peux pas la laisser faire une chose pareille. Les conséquences pour elle seraient bien trop importantes.

Je n'arriverai pas à l'arrêter simplement en lui parlant. Et je crois qu'elle sera complètement insensible à mon contact. La solution qui me vient alors à l'esprit ne me plait pas, mais je n'ai pas le choix.

De la poussière se forme autour de moi. Une fois que la quantité me semble satisfaisante, je l'envoie vers la jeune femme. Elle s'enroule autour d'elle, dans le but de plaquer ses bras contre son corps. Je m'approche prudemment, parle d'une voix douce.

Tyarisse, tu ne peux pas faire ça. Rends-toi compte que ce que tu es en train de faire va t'attirer des ennuis. Je ne pense pas qu'Enlil apprécie ce geste...

Et je ne crois pas qu'avoir Enlil à dos soit une bonne idée... Tyarisse se met en danger en s'en prenant à ce temple.

Mais j'ai l'impression qu'elle ne s'en rend pas compte. Ou alors elle s'en fiche. Auquel cas, je me dois de lui faire entendre raison...



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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Sam 16 Jan - 21:53
Les colonnes de pierres s'effritent un peu plus à chaque coups. Je veux les voir s’effondrer lamentablement, être réduite en poussière.
Plus rien n'a d'importance que ça et la plaisir malsain qui m'envahit quand je la vois se fissurer. Vas y ma belle, tombe réduit toi en petits morceaux...

- Tu ne peux pas faire ça, Tyarisse ! Est-ce que tu te rends compte que c'est le chef du Panthéon ?!


Le chef du panthéon ? Qu'est ce que j'en avais à foutre au juste ? Que ce soit un dieu ou un être humain il n'avait pas à détruire ma vie comme ça.
Qu'est ce que je lui avais fait au juste pour mériter ça ?
Qu'il me change en médium pour s'amuser à la limite je pouvais presque le concevoir mais il n'a rien fait pour empêcher l'avion de s'écraser...

Je lève les bras pour donner un nouveau coup dans le pilier de pierre mais je sens quelque chose me tenir et me serrer. c'était comme si un étau resserrait mes bras pour les ramener le long de mon corps.
La hache disparaît de mes mains et j'ai beau essayé de luter je n'arrive pas à résister longtemps à la poussière qui se referme sur moi.

La poussière...

- Tyarisse, tu ne peux pas faire ça. Rends-toi compte que ce que tu es en train de faire va t'attirer des ennuis. Je ne pense pas qu'Enlil apprécie ce geste...

Abasourdie par cette soudaine révélation je relève la tête et fixe Alexander d'un regard noir. Je n'aurais jamais pensé être autant en colère contre lui.

- Relâche moi Alex, ou tu vas le regretter, déclarais-je d'un ton sec.

Je voulais juste lui faire peur, lui faire comprendre qu'il ne devait pas me retenir. Jamais je ne serais capable de lui faire du mal. Jamais.
Je tenais trop à lui pour ça.
Mais visiblement, lui, il n'avait pas ce scrupule.

Le coeur gros je relevais les yeux vers lui et plongeai mon regard dans le sien.

- Comment tu peux me faire ça ? Après tout ce qu'on a vécu...
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Alex
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Alexander Aestas

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Dim 17 Jan - 15:56


Le regard qu’elle me jette lorsque je me plante devant elle est loin d’être amical. Glacial, noir. Elle m’en veut d’intervenir, c’est certain. Son fort caractère, en cet instant, m’effraie, parce qu’elle se laisse trop emporter dans sa colère. Et qu’elle n’entend rien de ce qu’on peut lui dire.

— Relâche-moi Alex, ou tu vas le regretter.

Je reste surpris, pendant une seconde. Allons donc. Des menaces ? Elle n’a donc vraiment pas compris dans quelle situation elle venait de se mettre.

Je garde le silence, maintiens l’emprise de la poussière. Elle ne peut rien me faire dans l’immédiat, et je ne sais même pas si elle est sincère dans ses propos. C’est avec un ton plein de reproches qu’elle me demande comment je pouvais lui faire ça. C’est donc ce qu’elle pense, que je cherche juste à lui faire ravaler sa colère afin qu’elle se comporte juste comme une sage missionnaire. Elle ne comprend pas que c’est pour lui éviter des ennuis.

Je secoue doucement la tête, puis plonge mon regard dans le sien. Le bleu de ses yeux semble si sombre… Ses prunelles brillent d’une rage que je n’avais jamais vue chez elle. Malgré tout, je ne peux m’empêcher de penser, le temps d’une seconde, que même brillants de colère, ses yeux étaient magnifiques. Mais je préférais quand même quand seule la mer calme régnait dans ses iris. Je t’en prie Tyarisse, apaise la tempête qui chamboule tout en toi…

Je veux t’empêcher de faire quelque chose que tu risques de regretter. Tu es une fille intelligente, Tyarisse. Ne laisse pas la colère te submerger, et réfléchis. Aux conséquences de ce que tu fais. Tu risques de t’attirer la colère d’Enlil, est-ce que tu comprends ça ?

Je pose ma main sur son épaule, me penche légèrement en avant pour rapprocher un peu mon visage du sien, ma voix ne devient plus qu’un murmure.

Arrête. Je ne veux pas qu’un excès de colère t’attire des ennuis. Je tiens trop à toi.

Tu pourras m’en vouloir, être en colère contre moi, de toutes tes forces si ça peut t’apaiser. Je veux juste… t’empêcher de te mettre en danger.

Je lui laisse le temps de comprendre ce que je venais de lui dire, lui adresse un sourire. Puis laisse la poussière qui enserrait ses bras les relâcher peu à peu. Je me redresse, lui tends la main.

Allez, viens avec moi.



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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Dim 17 Jan - 18:45
Je sais que mes mots sont dur et mon cœur se serre quand je vois sa surprise. C'est vrai que je n'ai jamais eu de mots aussi violent envers lui. Même lors de ma pseudo crise de jalousie au retour de ma mission.
C'est tellement loin tout ça... Il s'est passé beaucoup de choses... Alexander a changé et moi aussi, notre relation a bien évolué il faut le dire mais maintenant ? Où en étions-nous au juste ?

Je l'aimais j'en étais certaine, mais si il ne me comprenait pas dans une situation pareille, si il ne me soutenait pas mais que au contraire il se mettait en travers de mon chemin allant jusqu'à utiliser ses pouvoirs contre moi. Est ce que ça ne voulait pas dire que nous étions trop différent ? Que tout était voué à l'échec ?

J'étais perdue, désorientée. Tout se mélangeait en moi, la peine, la colère, la douleur, la peur, la tristesse.
Je me sentais glisser dans un lente agonie sans pour autant pouvoir y faire quelque chose.
Mais le plus dur était la solitude.
Je me sentais seule. Seule comme je ne l'avais jamais été.

Je le fixe alors qu'un maelström d'émotions déferle en moi. Nos regards se croisent et restent prisonnier l'un de l'autre pendant un long moment.
Pendant un seconde j'en viens à détester ces yeux d'un bleu lagunaire, ces yeux que j'avais aimé dès le premier regard. Ils m'avaient captivée, séduite.

- Je veux t’empêcher de faire quelque chose que tu risques de regretter. Tu es une fille intelligente, Tyarisse. Ne laisse pas la colère te submerger, et réfléchis. Aux conséquences de ce que tu fais. Tu risques de t’attirer la colère d’Enlil, est-ce que tu comprends ça ?

Je serre les dents. Oui je le sais tout ça, mais je suis sensé faire quoi ? Laisser la mort de mes grands-parents impunie ? C'était impensable. Je devais agir, je devais faire quelque chose en leur mémoire.
Sinon jamais plus je ne pourrais me regarder dans un miroir.

- Arrête. Je ne veux pas qu’un excès de colère t’attire des ennuis. Je tiens trop à toi.

Il s'est alors rapproché et j'ai même senti sa main se poser sur mon épaule. A ce moment là je n'ai pas pu m'empêcher de la regarder avec violence. Je ne voulais pas de son contact, je ne voulais pas de sa pitié ou de sa gentillesse. Je voulais qu'il me laisse en paix.

Il ne dit rien et je ne dis rien non plus. Les mots restent bloqués et je lui en veux tellement de me retenir prisonnière de cette manière. La poussière qui me plaquait les bras au corps était solide, je ne pouvais rien faire.
Alors que je la maudissais, je sentis mes entraves se dissiper et Alex me regardait un sourire aux lèvres, une main tendue vers moi.

Je fixais celle-ci avec dégoût et colère.

- Allez, viens avec moi.

Brusquement je relevais la tête et le foudroyai du regard.

- Venir avec toi ? Tu ne comprends rien Alex, je me fiche des conséquences. Enlil doit payer et si pour se venger il veut me tuer qu'il le fasse au moins je n'aurais plus à supporter ta pitié mielleuse. Tu ne comprendras jamais rien à ce que je suis Alex. Tu as une vie trop parfaite pour ça.
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Alex
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Alexander Aestas

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Dim 17 Jan - 19:51


La colère ne quitte pas un instant son visage. Même si, à vrai dire, j’ai l’impression que mes mots ne font qu’empirer la situation. Toute trace de douceur finit par disparaître de son visage, et ses yeux n’expriment plus que froideur, déception et colère. Ma main tendue vers elle, elle la regarde comme si elle lui était étrangère. Pire encore, comme elle était son ennemie.

Puis elle parle. D’un ton sec. Des mots qu’elle crache, tel un venin.

Mon visage se décompose, et sans m’en rendre vraiment compte j’ai un mouvement de recul. Mon bras tendu vers elle retombe le long de mon corps, et je lui jette un regard peiné. C’était rare que des mots me fassent autant de peine, pourtant.

Supporter ma « pitié mielleuse » ?! Jamais encore on ne m’avait dit une telle chose… Mielleux… suis-je donc si hypocrite que ça ? Certainement pas envers Tyarisse, enfin je ne crois pas… quant à de la pitié… ce n’est pas de la pitié, elle n’a rien compris. C’est donc ce qu’elle pense de moi ; un pauvre hypocrite qui ne cherche qu’à s’attirer la sympathie des gens en jouant la comédie. Elle pense que je ne tiens pas à elle. Je me pince les lèvres, vexé.

Je reprends la parole, la gorge un peu nouée.

Je ne sais pas de quelle pitié tu parles. Je sais que tu n’as pas besoin de ma pitié –il suffit de voir ce que tu viens de me cracher à la figure. Je ne veux juste pas que tu jettes ta vie à la poubelle. Tu dis te sentir prête à mourir ? Pour ne plus entendre parler de ma « pitié mielleuse » comme tu dis… mais as-tu pensé à ceux qui ne voulaient pas te voir partir ? Penses-tu réellement que je veuille te laisser signer pour un aller simple pour les Enfers ?!

J’inspire lentement par le nez, tente de parler d’une voix calme.

Tu dis que je ne peux pas te comprendre. Certes. Certes, je ne peux pas dire comprendre exactement toute l’étendue de ta colère. Peut-être ai-je une vie trop parfaite. Au fond je ne sais rien de la tienne. Nous ne nous connaissons pas vraiment, au final. Mais toi, penses-tu pouvoir me comprendre ? Tu parles de pitié, mais tu te fourvoies, tu n’as rien compris. J’ai juste… peur pour toi !

Oui, voilà, c’est ça. J’ai peur qu’elle ne jette effectivement sa vie à la poubelle. J’ai peur que sa colère ne lui cause du tort.

J’ai peur de la perdre.



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Tyarisse Fent

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Dim 17 Jan - 20:26
Mes mots ont le même impact sur lui que si je l'avais frappé physiquement et à peine ma tirade terminée je regrette mes mots. Je les regrette d'une part et pourtant de l'autre la colère est si forte que je n'arrive pas à aller vers lui à m'excuser...
Je me sens tiraillée entre deux moi.

Il y en a un qui ne veut que retrouver la chaleur de son étreinte, se laisser aller dans les bras de celui qu'elle aime et fermer les yeux pour ne plus jamais retourner à ce cauchemar.
Et il y a l'autre qui veut tout détruire sur son passage, qui ne voit plus rien à quoi se raccrocher. Plus rien hormis cette colère qui fait battre son cœur, qui anime tout son corps.

- Je ne sais pas de quelle pitié tu parles. Je sais que tu n’as pas besoin de ma pitié –il suffit de voir ce que tu viens de me cracher à la figure. Je ne veux juste pas que tu jettes ta vie à la poubelle. Tu dis te sentir prête à mourir ? Pour ne plus entendre parler de ma « pitié mielleuse » comme tu dis… mais as-tu pensé à ceux qui ne voulaient pas te voir partir ? Penses-tu réellement que je veuille te laisser signer pour un aller simple pour les Enfers ?!

Ses mots je les prends en pleine face. Je tente de faire front alors qu'ils s'insinuent en moi. Mais c'est toujours la même lutte ; la colère ou l'abandon ?
Non. Pour eux je ne pouvais pas abandonner.

- Tu dis que je ne peux pas te comprendre. Certes. Certes, je ne peux pas dire comprendre exactement toute l’étendue de ta colère. Peut-être ai-je une vie trop parfaite. Au fond je ne sais rien de la tienne. Nous ne nous connaissons pas vraiment, au final. Mais toi, penses-tu pouvoir me comprendre ? Tu parles de pitié, mais tu te fourvoies, tu n’as rien compris. J’ai juste… peur pour toi !

De nouveau c'est une gifle. Une claque qui menace de tout renverser sur son passage. Mais il faut que je tienne, pour eux, mes grands-parents qui méritent tant que je donne ma vie pour eux. Pour les venger.

- Arrête de me mentir Alex, de te mentir. Pourquoi est-ce que tu es là ? Tu dis que tu as peur pour moi c'est ça... Mais regarde la vérité en face ! Tu es là parce que tu es un homme bon parce que tu ne laisserais pas quelqu'un détruire sa vie ! Tu es prêt à tout pour aider les gens ! Je suis sûre que le baiser de l'autre jour n'était rien d'autre que de la gentillesse à mon égard. Sauf que tu sais quoi ? J'en ai marre de la gentillesse !

Je me sentais perdre pieds, la colère était-elle que je criais à présent avec l'air d'une folle. A ce moment précis, j'avais peur de moi-même.

- Pourquoi être comme ça avec moi ?! Qu'est ce que je t'apporte au juste ?! Je ne suis rien ! Rien d'autre qu'une pauvre fille qui n'a plus envie de rien ! Alors laisse moi ! Va trouver quelqu'un qui mérite ta gentillesse !

Un bruit sur le côté me fait tourner la tête et je vois alors un missionnaire d'Enlil. La haine revient faire ses ravages et dans un hurlement je lance un poignard dans sa direction.

- DEGAGE !!!
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Alex
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Alexander Aestas

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— Arrête de me mentir Alex, de te mentir. Pourquoi est-ce que tu es là ? Tu dis que tu as peur pour moi c'est ça... Mais regarde la vérité en face ! Tu es là parce que tu es un homme bon parce que tu ne laisserais pas quelqu'un détruire sa vie ! Tu es prêt à tout pour aider les gens ! Je suis sûre que le baiser de l'autre jour n'était rien d'autre que de la gentillesse à mon égard. Sauf que tu sais quoi ? J'en ai marre de la gentillesse !

Non. Stop. Ça suffit.

Je serre les dents, la regarde, la colère brillant à son tour dans mes yeux. Bravo Tyarisse. Pour la deuxième fois tu arrives à me mettre en colère. Tu mérites une médaille, tu sais ? Tss.

Tu penses vraiment que j’embrasse toutes les filles qui passent pour être gentil ?! C’est mal me connaître, Tyarisse !

Elle perd tout contrôle, ça y est. Elle parle, encore et encore. Ses mots me font de plus en plus mal. Pourquoi dit-elle ça ? Pour qui est-ce qu’elle me prend, encore ?!

Ce que tu m’apportes ?! Ce que personne d’autre ne m’a jamais apporté ! C’est tout nouveau pour moi, alors si je ne t’ai pas encore apporté la preuve qu’il te fallait j’en suis désolé. Oui vraiment, navré de ne pas combler toutes tes attentes en une semaine et demie hein !

Ça y est, moi aussi je suis lancé. Moi aussi j’élève le ton, sur mon visage aussi toute trace de douceur a disparu. Décidément, cette fille provoque beaucoup trop de fortes émotions en moi. Peine, colère, mais aussi bonheur et amour. Mais apparemment je ne le lui ai pas montré assez vite.

Un mouvement à côté me fait tourner la tête. Un missionnaire que je ne connais pas, probablement un prêtre-roi d’Enlil. J’entends l’ordre de Tyarisse fuser, et vois le poignard fendre l’air dans la direction de l’adolescent. Je vois son visage se décomposer le temps d’une fraction de seconde. La seconde suivante, le couteau tombe au sol dans un bruit étouffé après s’être heurté à un mur de poussière que je parviens à créer à la va-vite. Je bats des paupières, fait lentement disparaître ce dernier pour apercevoir le visage livide du garçon. Je lui jette d’un ton glacial :

Tu vois pas que c’est pas le moment de traîner là ?! Va-t’en !

Ça t’évitera de te prendre un poignard entre les deux yeux. Je le fixe durement jusqu’à ce qu’il fasse demi-tour, puis me retourne vers Tyarisse, le regard toujours aussi froid.

Je peux savoir ce que tu fabriques ?! T’as l’intention d’embrocher tous ceux que tu vas croiser ou quoi ?! Je peux comprendre que tu sois en colère et triste, mais tu penses que tes grands-parents voudraient voir leur petite-fille qu’ils aimaient tant dans cet état ?!

Je laisse de la poussière tournoyer à mes pieds, pour lui faire comprendre que je n’hésiterais pas à l’utiliser à nouveau pour l’immobiliser si le besoin s’en faisait.

Pourquoi tu n’entends pas ce que je te dis ?! Pourquoi détournes-tu le moindre de mes mots ? Je pensais pourtant que tu serais la première à pleinement comprendre le sens de ce qu’il s’est passé l’autre fois ! Mais si tu estimes vraiment que je ne fais que jouer avec toi… très bien ! Dans ce cas, si ça doit être comme ça à chaque fois que je ne suis pas d’accord avec mademoiselle, la relation risque d’être très compliquée hein ! Et en plus tu me reproches de ne pas vouloir te laisser mourir ?! Mais est-ce que tu te fiches de moi ?!

Décidément, je deviens très bavard quand je m’énerve… je m’arrête quelques secondes pour reprendre mon souffle et guetter sa réaction.

Je n’ai pas envie de t’arrêter par la force, Tyarisse. Ne m’oblige pas à utiliser mes pouvoirs plus que nécessaire…



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Tyarisse
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Dim 17 Jan - 23:32
- Tu penses vraiment que j’embrasse toutes les filles qui passent pour être gentil ?! C’est mal me connaître, Tyarisse !

Non non ce n'était pas ce que je voulais lui dire... Je savais qu'il n'était pas comme ça... Mais alors pourquoi est ce qu'il m'avait embrassé alors ?
La réponse me fut donnée par la petite voix de ma raison qui reprenait petit à petit du terrain. cette réponse semblait tellement simple et tellement évidente...
Il m'avait embrassé pour la même raison que celle pour laquelle je l'avais fait...

- Ce que tu m’apportes ?! Ce que personne d’autre ne m’a jamais apporté ! C’est tout nouveau pour moi, alors si je ne t’ai pas encore apporté la preuve qu’il te fallait j’en suis désolé. Oui vraiment, navré de ne pas combler toutes tes attentes en une semaine et demie hein !

La colère s'exprimait à travers lui et à croire que sa colère contre-balançait la mienne et la faisait ainsi régresser.
Toutefois elle semblait pas vouloir me quitter sans lutter. C'est à ce moment là qu'un adolescent apparut dans mon champs de vision.
A cet instant précis il représentaient tout ce que je voulais détruire : la puissance d'Enlil.
Je ne sais pas ce qui m'a pris mais j'ai perdu le contrôle.

Le poignard fendit l'air et traversa la distance entre nous en seulement quelque seconde. C'est seulement grâce à la rapidité d'Alexander qu'il se se ficha pas entre ses deux yeux.

Tout se figea autour de moi et je baissais le yeux vers ma main qui tremblait comme une feuille. Qu'est ce que j'avais fait ?
Je n'arrivais pas à lâcher ma main des yeux, je ne contrôlais plus rien, ma respiration s'accélérait et je me sentais trembler de la tête aux pieds.

J'avais failli le tuer... Pire, pendant quelques instants je l'avais voulu...

Cette vérité me frappa et je paniquais. J'avais faillit tuer quelqu'un, quelqu'un qui n'avait rien demandé, un innocent... J'étais comme Enlil...

- Je peux savoir ce que tu fabriques ?! T’as l’intention d’embrocher tous ceux que tu vas croiser ou quoi ?! Je peux comprendre que tu sois en colère et triste, mais tu penses que tes grands-parents voudraient voir leur petite-fille qu’ils aimaient tant dans cet état ?!

Cette dernière phrase à le pouvoir de m'achever. Je vois la poussière voler à ses pieds comme pour m'intimider. Mais il n'a pas compris que je n'avais pas besoin de ça pour avoir peur.
J'avais peur de moi, de ce dont j'étais capable.

Papy et mamie, de là où il sont, devaient avoir honte de moi. Je venais de salir leur mémoire en laissant la haine m'envahir...

- Pourquoi tu n’entends pas ce que je te dis ?! Pourquoi détournes-tu le moindre de mes mots ? Je pensais pourtant que tu serais la première à pleinement comprendre le sens de ce qu’il s’est passé l’autre fois ! Mais si tu estimes vraiment que je ne fais que jouer avec toi… très bien ! Dans ce cas, si ça doit être comme ça à chaque fois que je ne suis pas d’accord avec mademoiselle, la relation risque d’être très compliquée hein ! Et en plus tu me reproches de ne pas vouloir te laisser mourir ?! Mais est-ce que tu te fiches de moi ?!

- Non, dis-je la voix aussi tremblante que mes membres. Je... Je suis...

Je suis quoi au juste ? Désolée ? Non c'est tellement faible comme mot... Et pourtant je n'en vois pas d'autre.

- Excuse moi Alex... Je...

Je me mords la lèvre et ferme les yeux, le tout aussi fort que je le peux en essayant de calmer le tremblements de mes mains.
Pourquoi faut-il toujours qu'à un moment je sois aussi faible ?
Les larmes me piquaient de nouveau les yeux mais je les chassais. J'avais assez pleurer ces derniers jours pour devenir une experte. Je ne voulais pas m'effondrer, pas encore, pas devant Alexander, pas alors qu'il allait sûrement me repousser et... Me quitter.

J'avais tout détruit... Enlil avait détruit ma vie mais je venais de détruire mon avenir...

Alors je dis la seule chose qui me venait à l'esprit d'une voix presque implorante tandis que je rouvrais les yeux pour regarder l'homme qui me faisait face.

- Je t'aime...
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Alex
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Sam 23 Jan - 11:29

Je ne m'y attendais pas. Pas du tout. Le « je t'aime » après avoir parlé de ne plus supporter ma pitié mielleuse, j'avoue être surpris.

Ah, parfait ! Tu m'en vois ravi ! Content de voir que malgré ma pitié mielleuse et ma gentillesse tu sembles apprécier un minimum le type qui te sert de petit-ami !

Stop. Stop. Alex, tu vas trop loin.

Je me force à desserrer les dents. Je bats des paupières, la regarde plus attentivement. Je remarque alors que son comportement a changé. Elle tremble des pieds à la tête, et la colère qui tirait les traits de son visage s'est mue en d'autres expressions, sombres elles aussi. Cela ressemble à de la tristesse et... De la peur ?

Oui c'est ça, de la terreur. Ce n'est pas moi qui l'effraie comme ça, j'espère...?

Je me souviens alors d'un coup, comme une claque, qu'elle s'était excusée plus tôt. Et moi je lui avais encore gueulé dessus après.

J'enfouis une de mes mains dans mes cheveux, un peu perdu, ne sachant plus trop quoi faire. Je détestais me mettre en colère, je disais quasiment toujours des choses que je regrettais après. Et je ne sais jamais comment rattraper le coup...

Je... Euh...

Yeah, pour le concours d'éloquence tu pourras repasser Alex.

Bon, je crois que ça sera plus simple d'agir que de parler, dans l'immédiat.

Je laisse la poussière retomber, puis j'avance de quelques pas. J'effleure d'abord sa joue du bout des doigts, puis la serre contre moi, mes mains s'agrippant à sa veste comme si j'avais peur qu'elle ne se volatilise.

Prouve-le moi, dans ce cas. Ne jette pas ta vie à la poubelle. Écoute ce que je te dis. Arrête de me repousser sans cesse parce que tu estimes manifestement que tu n'es pas assez bien pour moi. Ça, ce n'est pas à toi de le juger, c'est à moi et à moi seul.

Mes lèvres se mettent à trembler. Oh merde, non...

Et... Cesse de penser que j'agis uniquement pour être gentil. Je ne voulais pas que tu détruises ta vie, certes. Mais je ne voulais pas te perdre non plus...

Je ne peux retenir les larmes de couler. Et merde... Je n'aime pas pleurer devant les autres, par fierté oui mais aussi parce que j'ai plus de mal à réfléchir et à m'exprimer.

Enfin... Après, si tu ne veux vraiment pas de ma gentillesse qui te paraît excessive, ni de ma "pitié mielleuse", nous pouvons tout arrêter tu sais. Tu... Je ne te retiendrais pas, même si ce ne serait pas l'envie qui m'en manquerait. Promets-moi simplement de ne pas faire n'importe quoi...



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Tyarisse
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Sam 23 Jan - 11:34
-  Ah, parfait ! Tu m'en vois ravi ! Content de voir que malgré ma pitié mielleuse et ma gentillesse tu sembles apprécier un minimum le type qui te sert de petit-ami !

J’encaissais sans rien dire, de toute façon je n’étais pas sûre d’avoir quelque chose à dire ou encore moins de pouvoir le dire.
Je savais que je l’avais cherché, que cette fois j’avais clairement dépassé les limites mais je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir blessée.
Ironiquement, je découvrais qu’Alex se considérait comme mon petit ami ce qui en soit, aurait pu être une victoire ou un prétexte à déclarer ce jour comme férié… Oui ça aurait pu être un jour extraordinaire si je n’avais pas tout détruit.

Il ne dit rien pendant un temps, essaye de parler. Moi je me contente de rester là, les bras le long de mon corps à ne pas savoir quoi faire ou quoi dire.
Je l’entends hésiter.
Puis la poussière à ses pieds retombent totalement et je se sens sa main sur ma joue avant d’enfouir ma tête dans son cou comme il y a quelque jour de ça.

Ses mains s’agrippent à moi je le sens me serrer contre lui si fort que je n’ose en faire de même et pourtant je serre le tissu de sa veste dans mes mains.
J’avais peur qu’il ne recule, qu’il parte…

- Prouve-le-moi, dans ce cas. Ne jette pas ta vie à la poubelle. Écoute ce que je te dis. Arrête de me repousser sans cesse parce que tu estimes manifestement que tu n'es pas assez bien pour moi. Ça, ce n'est pas à toi de le juger, c'est à moi et à moi seul.

Mes tremblements se calment faiblement et je ferme les yeux en espérant tout oublier. Je veux oublier ce que j’ai fait, ce que j’ai dit. Je ne veux juste penser plus qu’à une chose : celui qui me serre dans ses bras.
Son odeur si familière m’enveloppe et ainsi plaquée contre lui, le froid de la plume d’argent, celle de son collier, me rappelle que depuis le début il a toujours su me calmer.

- Et... Cesse de penser que j'agis uniquement pour être gentil. Je ne voulais pas que tu détruises ta vie, certes. Mais je ne voulais pas te perdre non plus...

Sa voix tremble et je le sers un peu plus contre moi. Je m’en veux. Je m’en veux tellement de lui avoir dit toutes ces choses que je ne pensais pas.
J’avais besoin d’un défouloir et il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment.
Ce n’était pas la première que je me mettais en colère et que je devenais aussi méchante verbalement. J’avais toujours su trouver les mots qui blessent. Quand il s’agit d’une mauvaise personne c’est assez « pratique » mais dans le cas présent je maudissais cette capacité.
Je maudissais aussi mon incapacité à gérer mes émotions et plus particulièrement ma colère.

Je sens des larmes couler le long de mon cou et cette constatation crée un trou béant dans ma poitrine. J’ai été odieuse... Et j’avais réussi à faire pleurer la seule personne à qui je tenais plus que tout...  Je sens de nouveau les larmes me piquer les yeux mais elles ne coulaient pas. Elles avaient trop coulées.

- Enfin... Après, si tu ne veux vraiment pas de ma gentillesse qui te paraît excessive, ni de ma "pitié mielleuse", nous pouvons tout arrêter tu sais. Tu... Je ne te retiendrais pas, même si ce ne serait pas l'envie qui m'en manquerait. Promets-moi simplement de ne pas faire n'importe quoi...

Hésitante je reculais mon visage et pris le sien entre mes mains pour essuyer ses larmes.

- Je suis tellement désolée, murmurais-je. Je regrette vraiment… Tu es tout pour moi et je… Je n’aurais jamais du te dire tout ça. Pardonne-moi…

Après avoir repris mon souffle je reprends.

- C’est grâce à ta gentillesse que je suis tombée amoureuse de toi. Ne change pour rien au monde. Et pour ce qui est du reste je ne le pensais pas… C’est juste que, parfois, je ne peux pas m’empêcher de penser que tu es trop… Bien pour moi. J’ai rien de commun avec les filles respectables. La vie de famille ou les relations stables j’y connais rien. Alors… Alors si tu veux partir je ne t’en voudrais pas… Tu vas pas rester là à supporter mes crises de nerfs et à réparer les pots cassés. Je ne peux pas t’en demander autant…
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Alex
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Alexander Aestas

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Sam 23 Jan - 11:42


Elle recule, essuie les larmes qui coulaient sur mes joues. La scène aurait pu être adorable, je l'avoue. Tyarisse était adorable. Cependant, j'avoue avoir honte de tout ça. De ne rien gérer. De me mettre en colère, de me laisser être déstabilisé par des mots, puis d'un coup fondre en larmes comme un enfant qui ne sait pas contrôler ses émotions. La pression qui chutait d'un coup, la frayeur qu'elle m'avait faite, et la colère qui s'envolait soudainement, je crois que ce sont mes excuses pour me mettre à pleurer. Je me trouve pitoyable.

— Je suis tellement désolée. Je regrette vraiment... Tu es tout pour moi et je... Je n'aurais jamais dû te dire tout ça. Pardonne-moi...

Elle parle, encore et encore. Sauf que cette fois-ci je n'avais pas envie qu'elle se taise. Un faible rire un peu étranglé m'échappe.

Ça va être comme ça à chaque fois ? On dirait un film à l'eau de rose, non ? Les deux qui veulent être ensemble mais qui ne s'en sentent pas le droit, et qui par conséquent se font du mal mutuellement... Il serait temps qu'on se fasse confiance, non ?

J'écrase les traces de larmes qui restaient sur mes joues. La confiance, oui c'est moi qui dit ça... Mais en attendant, c'est ce que je pense. Si nous passons notre temps à nous poser des questions dont, au fond, nous connaissons la réponse, nous n'avancerons jamais.

Pour ma part, je sais ce que je veux. Et toi, libre à toi de faire ce que tu veux vraiment, indépendamment de ce que moi je te dirai.

Je lève un instant les yeux vers le ciel pour regarder la neige qui commence à tomber, avant de les reposer sur Tyarisse.

Ne pas être assez bien pour moi ? J'ai l'impression que soit tu te sous-estimes beaucoup, soit tu m'idéalises beaucoup. Dans les deux cas, tu ne devrais pas. À chacun ses défauts, et ils font partis de nous. Je ne te dis pas que j'apprécierai toutes les facettes de toi, et je ne te demande pas d'apprécier toutes les miennes, de toute façon tu n'y arriverais pas. Mais... Aimer un individu c'est aussi accepter ses défauts, n'est-ce pas ? Simplement, si l'un des miens te fait souffrir, je te demande de me le dire.

Je recule puis me penche en avant afin de ramasser un peu de neige sur le sol dans ma main. Avec un sourire malicieux, je la lui glisse dans le cou.

Là, par exemple, tu vas me détester de tout ton être, parce que comme tu auras froid tu vas te sentir obligée de me suivre à l'intérieur. Allez viens, on retourne à la Congrégation pour prendre un café.



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Tyarisse
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- Ça va être comme ça à chaque fois ? On dirait un film à l'eau de rose, non ? Les deux qui veulent être ensemble mais qui ne s'en sentent pas le droit, et qui par conséquent se font du mal mutuellement... Il serait temps qu'on se fasse confiance, non ?

Se faire confiance ? Mais je lui faisais confiance le problème n'était pas là c'était juste que... Le problème venait de moi.

- Pour ma part, je sais ce que je veux. Et toi, libre à toi de faire ce que tu veux vraiment, indépendamment de ce que moi je te dirai.

Il essuie les dernières traces de ses larmes et je soupire. Je suis fatiguée par ses derniers jours. Cela faisait une semaine... 7 jours que je passais dans une sorte de léthargie cotonneuse. J'avais l'impression de vivre dans un perpétuel brouillard entre le déni et la souffrance. Je pouvais passer des heures à pleurer et le lendemain passer des heures à me persuader que rien de tout ça ne pouvait vraiment être arrivé.

Sauf qu'en regardant Alex je comprenais que tout ça ne pouvait pas durer éternellement. Je m'épuisais et je l'épuisais lui.
Et dans cet imbroglio de sentiments tous plus opposés les uns que les autres je ne voyais rien d'autre que lui pour me raccrocher.

Je ne voulais pas me laisser couler. La phrase d'Alex me revenait en tête et je savais qu'il avait raison. Mes grands-parents n'auraient jamais voulu tout ça. Ils auraient voulu que je les pleure un temps et qu'ensuite je vive ma vie. Que je vive pour moi et que j'honore leur mémoire.

Leur mémoire... C'était tout ce qui me restait d'eux désormais et qui de mieux que quelqu'un qui étudie l'histoire pour comprendre le double sens de cette signification ? Ils avaient toujours voulu me persuader que je devais fonder une famille. Que l'amour qui me manquait de mes parents je devais le donner à d'autres qui me le rendrait au centuple et quoi de mieux pour ça qu'un enfant.

- Ne pas être assez bien pour moi ? J'ai l'impression que soit tu te sous-estimes beaucoup, soit tu m'idéalises beaucoup. Dans les deux cas, tu ne devrais pas. À chacun ses défauts, et ils font partis de nous. Je ne te dis pas que j'apprécierai toutes les facettes de toi, et je ne te demande pas d'apprécier toutes les miennes, de toute façon tu n'y arriverais pas. Mais... Aimer un individu c'est aussi accepter ses défauts, n'est-ce pas ? Simplement, si l'un des miens te fait souffrir, je te demande de me le dire.

A ce moment là je remarque la neige qui commence à tomber et je tends mes paumes vers le ciel.
Si je ne savais pas que mes grands parents étaient désormais sûrement en train de jouer aux échecs avec Mozart ou je ne sais quel autre personne décédée depuis une éternité j'aurais cru à un signe de leur part.

- Là, par exemple, tu vas me détester de tout ton être, parce que comme tu auras froid tu vas te sentir obligée de me suivre à l'intérieur. Allez viens, on retourne à la Congrégation pour prendre un café.


Je pousse un cri de surprise en sentant quelque chose de glacer couler le long de mon cou et recule d'un bon en fixant Alex, les yeux écarquillés. Il pense vraiment que je vais aller prendre un café la maintenant ?

- Tu parlais de défaut il y quelques secondes, et bien sache que je déteste perdre et que tu viens tout juste de déclencher une guerre !

Rapidement je me penche et ramasse de la neige avant d'en faire une boule rapide et de la lui balancer au visage.
J'éclate de rire en sentant la neige me glacer les doigts alors que je fais une autre boule de neige et que je la lui lance.

Un peu de légèreté dans ce monde de brute et rire n'est-il pas le meilleur remède ?
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Lun 1 Fév - 10:56






Groupe : Créanne
Rang : Ancienne
Dieu : Ershkigal
Statut : Premier général des Enfers
Formes : Docteur fou - chat - ténèbres
Age : Piouf, il compte plus.
Passions / Loisirs : Sourire et tuer, en même temps
Caractère : Profondément sadique
Divers : C'est le chien fou le plus dangereux des Enfers mais il a le respect de tous les autres généraux (excepté Baal)
SHEEVA

Dehors dehors dehors, dehors dehors dehors ! Dehors il fait chaud mes mignons, chaud comme l’Enfer ! Je me demande si je me suis jamais montré aussi enthousiasme de ma vie, même arracher un à un les nerfs de ce chez Lawrence ne m’aurait pas fait autant plaisir !
Dehors dehors dehors !
Bon, cherchons de la chaire fraiche. Ho, mieux, cherchons de la chaire fraiche à la troisième personne. C’est toujours plus classe quand je parle de moi à la troisième personne, je suis une personnalité, je mérite bien ce privilège.
Le grand Sheeva a enfin sa place sur la terre, il va pouvoir perpétrer les massacres dus à ses ancêtres, se venger de ces stupides bouts de viandes humains, de ces mots, de ces Dieux qui l’ont maintenu enfermé. Maintenant, Sheeva est libre.
Sheeva est libre et il a faim. Sheeva a faim de chaire, soif de sang, envie de massacres. Il salive littéralement à l’idée de pouvoir croquer, déchirer les muscles, se gorger de Vie, un plat qui lui a tant été refusé. Il gambade, libre, il hume l’air, sent non loin le met, toute cette vie qui l’attire, cette vie qui n’attend qu’arriver à sa fin.
Il gambade, shoote allègrement dans la neige avec son air de Faust, il sait où il est et il n’a pas peur. Il sait qu’il va s’amuser.

- Tu parlais de défaut il y quelques secondes, et bien sache que je déteste perdre et que tu viens tout juste de déclencher une guerre !

Hooo, que de mots innocents, si doux à ses oreilles. Mais encore trop loin. Il se mord les lèvres, il ne tient plus, il sent les proies. Il hésite, s’amuser ou non avec la nourriture ? Ho non, pas pour la première. Une simple Missionnaire toute jeune, d’Utu, si faiblarde. La suivant dans l’ombre, il ne fait qu’une bouchée de sa gorge, secouant en silence cette chaire avant de repartir, à peine nourrit. Mais assez pour avoir envie de chasser.
Il reprend forme humaine. Se dirige vers le petit couple passé plus tôt. Une guerre une guerre, n’ont ils point parlé de guerre ? Sont-ils seulement prêts, ces petits soldats ? Passant une langue sur ses lèvres ensanglantées, essuyant ses mains rougies sur sa blouse blanche. Savourant la vision de leurs dos, bientôt il sera repus.
Il a hâte, le sourire aux lèvres.

_ Petits petits petits ! Venez donc nourrir les ténèbres…

Et sans attendre, il prend sa forme de chat noir, petit, si innocent…
Les dévisageant avec ses yeux noirs. Les yeux de l’Enfer.
 

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Alex
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Alexander Aestas

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Mer 3 Fév - 21:32


Un rire franchit mes lèves tandis qu’elle recule d’un bond en me fixant d’un regard presque choqué. Je fais mine de me détourner.

— Tu parlais de défaut il y quelques secondes, et bien sache que je déteste perdre et que tu viens tout juste de déclencher une guerre !

Je hausse un sourcil, tourne la tête vers elle. Une faible exclamation de surprise m’échappe lorsqu’une boule de neige percute ma mâchoire, puis coule le long de mon cou. Avec un frisson, je chasse l’eau glaciale du dos de la main, tout en esquivant une seconde boule de neige. Je lève les yeux vers Tyarisse, rit à nouveau.

Une guerre dis-tu ? Sache ma chère que je n’ai pas pour habitude de capituler sans rien faire !

Pour illustrer mes paroles, je me penche pour à mon tour récupérer un peu de neige afin d’en former une boule compacte.

Une bataille de boules de neige. Une activité enfantine à laquelle je n’avais pas participé depuis fort longtemps. Mon esprit s’attarde un instant sur les souvenirs de l’émerveillement qui était le mien dès que la neige tombait lorsque j’étais plus jeune. Nous avions l’habitude, avec ma famille, de nous éloigner de la ville pendant les vacances d’hiver, nous retrouvions alors toute la famille. J’ai des souvenirs de fous rires exceptionnels avec mes cousins et cousines, alors que nous étions seuls au milieu d’un champ enneigé, et que seuls nos éclats de rire brisaient le silence. Ces moments de simplicité, où tu peux juste rire comme tu en as envie, sont devenus plus rares avec le temps… peut-être est-ce parce que je me suis replié sur moi-même depuis.

Le sourire aux lèvres, je lève à nouveau les yeux vers le ciel, d’où tombait toujours une neige légère.

Alors, j’ai l’impression que toute la nature se tait. Les rares oiseaux qui chantaient se taisent. La neige semble absorber encore plus de sons que d’ordinaire. Ça me faisait cette sensation parfois lorsque je me rendais dans le temple de Nanna, mais c’était différent ici. Nullement paisible comme elle pouvait l’être dans le temple de Nanna, l’ambiance était très lourde ici, voire stressante.

Je me retourne, sans plus de sourire sur les lèvres, cherchant l’origine de tout ça.

Je ne m’attendais pas à me retrouver face à un chat.

Un petit chat noir assis sur le sol, son pelage d’ébène contrastant avec la blancheur éclatante de la neige.

Je n’avais rien contre les chats.

Mais quelque chose chez celui-ci clochait.

Son regard, peut-être. Jamais je n’avais vu ça chez un chat. Des prunelles encore plus sombres qu’une nuit sans Lune. Un regard glacial, bien qu’animé d’une lueur que je ne comprenais pas.

Mais, plus encore que ses yeux, c’est toute l’aura qui l’entoure qui fait froid dans le dos. Une aura sombre, imposante. Inquiétante.

Pour dégager ce genre de chose, ça ne peut être qu’une créanne. Puissante. Beaucoup trop puissante.

Mon instinct me hurle de fuir, face à cette aura sombre et envahissante, je ne peux donc m’empêcher de faire un pas en arrière.

Je tourne la tête vers Tyarisse, cherchant comme une idée sur ce que nous devions faire.



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Tyarisse
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Jeu 4 Fév - 19:48
- Une guerre dis-tu ? Sache ma chère que je n’ai pas pour habitude de capituler sans rien faire !

J'éclate de rire parce que ça fait du bien. Ça fait du bien de sentir la pression, la colère et la tristesse se relâcher un peu de mes épaules. Pour une fois je ne me sentais pas coupable de rire.
Les boules de neiges s’enchaînent avant que quelque chose change radicalement.

Ce qui me frappe d'abord c'est le silence.
Ensuite c'est mon instinct qui me hurle de courir. Ce même instinct qui faisait palpiter mon cœur.
Je détestais cette sensation, quand ton corps est tiraillé par la paralysie et par l'instinct de survie.

Je m'avance vers Alexander, cherchant dans les alentours ce danger qui nous menace. je sens toutes les cellules de mon corps en alerte à la moindre réaction suspecte. Mais au fond j'ai peur.
Je suis terrifiée parce que je sais que cette menace est trop grande pour que j'y fasse face, terrifiée parce qu'Alex était là et que je ne voulais en aucun cas qu'il soit blessé.

Nous avions tous les deux stopper notre petit jeu et je savais que lui aussi l'avait senti, cette chose...

Un chat.
Un putain de chat noir.

Mon estomac se serre et je sens ma main droite se crisper autour de quelque chose de froid. Je n'ai même pas besoin de baisser les yeux pour savoir qu'une lame s'y trouve.
Une guerrière se laisse guider par son instinct.

Et là, il me disait que c'était la merde.
Le chat était une créanne, pas de doute. Mais il ne s'agissait as d'un créanne comme Edelmyr. Non, celle-ci était puissante. Beaucoup trop puissante.
La sensation que j'éprouvais en ce moment même était presque semblable à celle ressentie quand Dimitri n'a pas apprécié que je lui prenne son magasine...

Presque.

Parce que là c'était pire. J'avais l'impression d'avoir en face de moi une troupe de Dimitri en colère.
Je déglutis et me passa la langue sur les lèvres. Mon regard ne quittait pas le chat noir, bien loin d'être aussi inoffensif qu'il ne voulait le paraître.

- Je n'aime pas ça, murmurais-je.

Je ne voulais pas l'attaquer parce que je savais que je ne ferais pas le poids et parce qu'à ce moment précis je n'étais animée que par une seule idée : protéger Alexander.
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Jeu 4 Fév - 20:27




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SHEEVA

Ils sont amusants, n'est ce pas ?
Il a suffit que tous ses sons soient écrasés par sa présence, que le silence se fasse pour qu'ils paniquent. Sheeva les voit, il penche sa tête de chat. Les chats peuvent-ils sourire ? Nul besoin de se poser la question lorsque l'on a affaire au premier général des Enfers. Jamais un chat ne vous aura autant sourit. Jamais il n'aura été autant à deux doigts de diriger le monde, n'en déplaise à NyanCat.
Sheeva voit le garçon, le bout de chair vivant s'animer, marquer un très clair mouvement de recul. Ho, c'est ça qu'on appelle la politesse, de nos jours ? Bien étrange. Même si concrètement, il s'en fout, il n'avait pas l'intention de les épargner. Juste de jouer avec eux, de jouer avec leurs si pitoyables émotions. La fille réagit différemment. Il la sent se tendre comme un arc, réagir au quart de tour, sortir une arme. Ho, c'était lesquels déjà, qui avaient les armes ? Il n'arrivait jamais à se souvenir... Peut-être les serviteurs d'Inanna ? Ho oui, c'était sûrement ça, ça serait logique. Et l'autre ? Un trouillard pareil ça devait être quelqu'un de faible... Il sentait émaner de lui un peu... d'ombre ? Nanna ? Étonnant qu'il en reste, si étonnant...
Plus pour longtemps.
Une fois qu'il fut bien sûr que les deux adolescent le voit, il disparut dans une nappe d'ombre... pour réapparaître instantanément derrière le garçon. Il passa vicieusement pour se frotter à sa jambe droite et disparu à nouveau pour se mettre à égale distance des deux jeunes, juste entre eux. Il se lécha la pâte, penchant la tête.

_ Si peu de pouvoir, si peu... Il fut un temps où deux Missionnaires de tels Dieux m'auraient donné un peu de fil à retordre... Je commence à croire que Renzo est le seul avec qui on peut vraiment s'amuser... Si pitoyable.

Lui aussi se sentait limité par le jour. Il ne pouvait pas revêtir sa dernière forme complètement à cause de la présence du Soleil, bien qu'il puisse toujours utiliser les ombres comme... Moyen de téléportation, tout simplement.. Enfin, il tiendrait jusqu'à la nuit, évidemment. Et ça serait hécatombe attendue.
Dans un élan d’agressivité pure, il laissa l'ombre l'entourer, sa mâchoire quadrupla de volume vint détruire la lame de jeune fille d'un coup sec, passant à quelques millimètres de sa peau. Il laissa les ténèbres remontrer le bras de la guerrière. Ces ténèbres de mort, qui glacent jusqu'à votre âme.
Puis il envoya sa gueule vers la tête de cette horrible petite peste.
Il allait leur faire perdre l'envie de vivre.
 

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Alex
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Alexander Aestas

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Je sursaute lorsque l’animal se frotte contre ma jambe. Puis il disparait. Je le cherche des yeux, pour le trouver juste entre Tyarisse et moi. Je remarque la lame que cette dernière tient dans sa main. Ah, nous sommes donc d’accord, on ne va pas y aller à coups de gratouilles entre les oreilles…

J’ordonne mentalement à la poussière de se remettre en mouvement, de se glisser jusqu’au chat.

— Si peu de pouvoir, si peu... Il fut un temps où deux Missionnaires de tels Dieux m'auraient donné un peu de fil à retordre... Je commence à croire que Renzo est le seul avec qui on peut vraiment s'amuser... Si pitoyable.

La voix est glaciale, effrayante.

C’est à cet instant que la poussière se glisse entre ses petites pattes.

Enfin, où se trouvaient ses petites pattes.

Il grossit et… et honnêtement je ne fais pas trop attention à la forme qu’il prend. La seule chose à laquelle je prête attention, c’est qu’il s’en prend à Tyarisse. J’écarquille les yeux, mon cœur tambourinant dans ma poitrine.

Non. Non, je ne laisserai rien lui arriver.

Une boule de poussière durcie s’en va s’exploser, avec la vitesse maximale à laquelle je suis capable de l’envoyer, dans la gueule de la créanne qui était apparue au milieu d’un nuage noir. Ça doit au moins le déstabiliser, le faire se détacher de Tyarisse, je ne sais pas. Je ne prends pas le temps de vérifier les effets de mon attaque, je parcours les quelques mètres qui nous séparent en courant. J’entoure fermement les épaules de Tyarisse de mes bras, la tire en arrière avec moi.

Est-ce que ça va ?! je souffle.

Je lâche ses épaules, me repositionne à côté d’elle. Je cherche du regard la créanne, mes yeux lançant des éclairs.

Tu ne la toucheras pas, pas tant que je serai là. Jamais.

La poussière se remet à tourbillonner autour de nous. Si elle est déjà en mouvement, c’est plus rapide pour moi de la faire réagir en cas d’urgence.

Enfin, on pouvait déjà considérer que la situation était très urgente.

J’amasse une quantité considérable de poussière, l’envoie s’enrouler autour du nuage noir. Je ne sais pas s’il y a quelque chose à enserrer à l’intérieur de ce dernier, mais peut-être au moins cela attirera-t-il l’attention de la créanne.

Si ça marche, j’espère que Tyarisse pourra profiter de l’ouverture pour l’attaquer. Après tout, l’attaque, ça tient plus de son domaine que du mien…



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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Sam 6 Fév - 1:22
- Si peu de pouvoir, si peu... Il fut un temps où deux Missionnaires de tels Dieux m'auraient donné un peu de fil à retordre... Je commence à croire que Renzo est le seul avec qui on peut vraiment s'amuser... Si pitoyables.

Je serre les dents et ma prise sur la lame s'intensifie.

Connard de chat.

J'aimerais lui démontrer que ce qu'il dit c'est de la merde en commençant par exemple par lui rappeler que petit un Renzo est mort donc techniquement ça limite les risques, petit deux il existe depuis des centaines d'années ou pas mal de dizaines en tout cas je suis plus trop sûre de l'année mais bref ce qui veut dire que mister zombard a un paquet d'année d'entrainement derrière lui.

Oh et sans oublier que petit trois, c'est un émissaire et on a beau dire ce qu'on veut, quand on est face à une créanne ancienne aussi redoutable et dangereuse, ça change beaucoup de choses.
Genre remonter tes chances de survie de "inexistantes" à "infimes".

Tout à coup je sens quelque chose me frôler la main et je vois très distinctement une mâchoire énorme se refermer sur ma lame et la briser en un coup de dent.
J'écarquille les yeux et je me fige complètement.
J'étais tout simplement tétanisée.
De surprise mais aussi de peur.

Surtout de peur.

C'était comme si mon corps ne me répondait plus. Je sentais un froid glacial m'envahir et immobiliser tous mes muscles.
J'étais faible, je ne pouvais pas me le cacher.
Et je ne pouvais rien faire.

Pour un peu j'en aurais tremblé. Je me sentais incapable de bouger un cil et pourtant mon corps entier me hurlait que j'étais en danger, que la mort était un peu trop proche...

Je sens d'abord Alex par sa chaleur et je me laisse complètement faire quand on me tire en arrière. J'ai l'impression d'être un pantin et ça me révulse, je sens la colère remonter en moi en flèche et déliant tous mes muscles.
Il fallait que je me serve de ma colère, c'était la seule chose qui me maintenait debout ces derniers jours.

La voix inquiète d'Alex, me ramène entièrement à moi et je lui répond d'un hochement de tête.
Concentration.

Il est là.
Il est rapide et puissant.
Il m'a eut une fois, chose que je ne compte pas laisser se reproduire.
Jamais.

Alex fait bouger la poussière pour l'encercler et je n'attend pas une seconde. Un arc se forme dans mes mains et une flèche vole dans la direction de la masse noire.
Je sais qu'il l'évitera sans problème, sinon c'est que je l'ai surestimé. En attendant je me prépare à la contre attaque.

Je n'ai plus que deux objectifs en tête.
Protéger Alex et occuper cette foutue créanne jusqu'à que quelqu'un nous vienne en aide.
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Divers : Ancien délinquant, voue une loyauté sans faille à la Congrégation et à Nanna dont il est le bras armé
Arneb Jensen

Merde, merde, MERDE ! J'avais reçu ce message de Nanna un peu plus tôt, un bête papier posé sur mon bureau. Sois prêt Arneb, des Créannes venues des Enfers pourraient investir la Congrégation dans les heures qui suivent. Normal, quoi. Résultat j'ai couru partout pour prévenir des têtes, du genre Lewis ou Nathan, même Klimt aurait fait l'affaire, mais je n'ai trouvé personne, et tout le monde parlaait dans les couloirs du Soleil qui était redevenu brillant, ils disaient que les Dieux étaient en Conseil, et forcément, occupés. PUTAIN ! Et c'est là que je les ai sentis arriver, tous à la fois. Je me suis précipité vers le plus proche, dans une classe, mais là j'ai croisé Levy (enfin ! C'était bien le moment...) qui gueulait à tout le monde de se barrer vite fait. Ok ok, j'ai compris, je vais me charger d'une autre ! J'essaye de sentir le plus loin possible. Il y en a une dans le temple d'Enlil, mais qu'est-ce qu'il fout ce putain de Dieu, merde ?! Il pourrait réagir ! Mais non, il doit être trop occupé avec ce Conseil, qui forcément tombe au pire moment. Dieux, vos serviteurs ont besoin de vous... Je cours à toutes jambes en direction de la forêt, au Nord. Une aura s'éteint, c'était un missionnaire d'Utu. Mort. Et MERDE !
Ca y est je l'aperçois, c'est... C'est juste un putain de chat noir, il tourne autour de deux ados paniqués. Une Créanne. Ancienne. Et j'en ai jamais vu d'aussi forte ni d'aussi agressive, je sais pas ce que fout Ershkigal aux Enfers, s'il les prive de nourriture pour les affamer ou quoi, mais en tout cas ça marche. Bien. Connard, il lance des ténèbres sur le bras de la fille. Ils sont prêtres-rois, tous les deux ; bien. Le chat, ce truc monstrueux s'entoure avec de l'obscurité. Les ombres. j'ai déjà vu Renzo faire ça, il peut s'en servir pour se téléporter, mais là c'est plus qu'un gosse centenaire que j'ai en face de moi. Un chat millénaire. Je supplie en un instant Nanna de me prêter sa force et je tente d'annuler, d'annihiler simplement ce nuage de ténèbres. Je ne dis rien, ce n'est pas la peine. Tout le monde ici sait très bien pourquoi les autres sont là.
Putain, c'est pas facile. Le nuage clignote, semble s'affaiblir un peu, mais moi aussi j'use de l'énergie. Il fait jour et si ça entrave ses pouvoirs, c'est aussi le cas des miens. Profitant de mes dernières foulées pour rejoindre le lieu de l'action j'enfile un coup-de-poing en titane. Pas que la combinaison spéciale de la Congré ne me satisfasse pas, mais les flingues c'est pas fait pour moi. Et un gilet pare-balles n'a jamais suffi à neutraliser, sans parler de tuer, une Créanne.
Je me rue sur elle et, prenant mon élan, je me propulse sur son dos pour abattre mon poing de métal sur son échine. Un cheval aurait au moins perdu connaissance. Lui frémit et se retourne tandis que je saute à terre pour ne pas y tomber. Est-ce qu'à nous trois on pourra l'avoir ?

_Vous deux, les tourtereaux ! Restez ensemble, ce monstre se téléporte et je ne pourrai pas l'en empêcher indéfiniment. Usez-le et surtout ne le laissez pas vous posséder, ok ?! S'il commence, criez !


Putain, dites-moi qu'il n'y en a pas déjà un sous sa coupe. Comment tuer ce monstre ? Jusqu'ici j'ai fait en sorte qu'il me sous-estime, gardant des forces pour un éventuel coup d'urgence. Il me fait face, je le défie du regard. Ce truc ne parviendra pas à me posséder, moi. Je suis au moins immunisé contre ça. D'ailleurs si ça lui disait de se téléporter dans mon corps, il n'y survivrait pas, c'est certain. Mais sûrement que moi non plus, MERDE ! QU'EST-CE QUE JE DOIS FAIRE ?! Il faut que je protège les deux jeunes et que je tue ce monstre. Parce qu'il n'y aura que ça qui l'arrêtera. C'est un pervers, il joue avec ses proies, juste comme ça, parce qu'il est sûr d'être le plus fort. Je concentre mon pouvoir sur lui pour annuler son nuage de ténèbres, et j'attends ses coups pour lui en porter à mon tour. On est mal barrés.

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Lun 14 Mar - 13:35


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SHEEVA

Tss.
Ne se rendent-ils pas compte que tout es vain ?
Sheeva sent la boule poussière compacte percuter un os de sa constitution de chat, sans lui faire aucun mal, le faisant juste ralentir, à peine. Il a du mal à croire que ces bouts de viande tentent une résistance, avec leur niveau ? Quelle inutilité, pourquoi n'acceptent ils pas tout simplement que leur sort est scellé, ils souffriraient moins. Du moins c'est ce que Sheeva pense. Il attend de voir ce que les deux choses ont prévues pour lui, et il est déçu, voir vexé. Il mérite mieux que ça.
Il regarde distraitement le nuage de poussière l'entourer... Mais entourer quoi ? Le nuage ne sait quoi serrer, les ténèbres sont immatériels, le nuage passe à travers, se fait aspirer, et il sent avec ça la force du petit emplir la sienne. Quelques grains de poussière arrivent à atteindre sa forme de chat, cachée à l'intérieur du nuage de ténèbres, mais ils ne sont pas plus agressifs que des grains de sable au milieu d'une flaque d'eau.
La chose féminine tente une approche plus agressive, avec des armes, il ne fait qu'un pas sur le côté, pour en éviter une, les autres sont aspirées à travers les ténèbres. Puis les problèmes arrivent, ou plutôt l'amusement supplémentaire, le plat principal. Bien que l'entrée n'ait pas été satisfaisante. Sheeva sent ses ténèbres réduire, il se sent affaiblit par le pouvoir de celui qui approche. Un annulateur ? Quel gars embêtant.
Il siffle entre ses dents, c'est trop dur de garder une forme aussi énergivore en plein jour dans le monde des vivants, même pour le numéro 1 des Enfers. Il sent que les ténèbres de la nuit sont loin et que ceux de Ershkigal, qui compose sa troisième forme, ne sont pas les bienvenues. Sans compter que le Soleil est bien plus fort maintenant. Il est borné cependant, et ne renonce pas de suite à sa forme puissante. Il fixe cet énergumène stupide, de ses yeux vides. Le plat de résistance, c'est le cas de le dire.
Il résiste encore quelques instants avant de retrouver une forme de chat noir, à taille normale. Il n'a pas besoin d'être impressionnant pour être dangereux. Il se déplace, lentement, tournant autour de ses proies comme le prédateur qu'il est.

_ Je suis déçu, vous n'allez même pas tenter de fuir ? Ca aurait été plus drôle, vous savez. Peut-être que vous auriez eu plus de chance, sort-il d'une voix féline et séduisante. Bien bien, criez donc, si vous pensez que ça peut vous sauver...

Il laisse l'annulateur annuler sa forme totale et se glisse dans sa propre ombre, ressort dans celle de l'Emissaire pour lui mordre la cheville, avant de replonger et d'apparaître sous sa forme humaine de psychopathe scientifique juste derrière Alexander, ses griffes sur sa jugulaire.

_ Il bat il bat, ce petit coeur,
Mais pour celui là ce sera l'heure,
Il bat il bat, ce petit coeur,
Dites bonjour à l'arracheur !


Et, toujours menaçant Alexander, son esprit se propulsa avec force vers Tyarisse, cherchant à pénétrer, assommer sa conscience et à la dépouiller de son âme.
 

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Alex
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Alexander Aestas

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Ven 18 Mar - 20:43
HRP : Je passe à la troisième personne du singulier, c'est plus facile pour moi d'écrire ce genre de scène à la troisième personne xD

Tout s’enchaîna rapidement. Tyarisse banda un arc, tentant de toucher la créanne perdue au milieu de ce nuage sombre. Pendant ce temps, Alexander sentait que sa poussière enserrait le vide, et rien que le vide. « Bon sang, pourquoi est-ce que rien ne marche ?! Je pensais que les créannes ne pouvaient avoir qu’une forme animale ou végétale ! C’est quoi, ça ?! » songea-t-il avec rage, et, il devait bien l’avouer, avec un peu de peur. De la peur pour Tyarisse, bien plus que pour lui-même. Il ne savait pas s’il pouvait la protéger, et comment la protéger, et ça le rendait malade ; son cœur tambourinait dans sa poitrine.

Seuls, ils ne pourraient rien faire, il le savait. Ils n’étaient que de jeunes prêtres-rois, ils n’étaient pas de taille à faire face à une créanne Ancienne. Ils avaient désespérément besoin d’aide.

C’est alors qu’elle vint, l’aide espérée. Alexander ne le connaissait pas, mais cela lui importait peu ; il ne put s’empêcher de se dire qu’ils avaient alors, peut-être, une infime chance de se tirer de cette situation. Entiers ? Il l’espérait de tout cœur.

Lorsque l’Emissaire prit son élan pour se ruer sur la créanne, dans le but de la frapper dans le dos, le jeune brun fit comme il put afin de ralentir les mouvements de la créanne avec sa poussière. Il écouta les consignes de l’Emissaire en hochant la tête distraitement. Il avait déjà été possédé par une créanne, une fois ; mais c’était une Aspirante. Alors il n’osait même pas imaginer quels effets aurait une possession par une créanne Ancienne.

Alexander sursauta lorsque la voix mielleuse de la créanne résonna à nouveau, inquiétante. Son calme froid rendait ses paroles d’autant plus inquiétantes ; le jeune brun aurait presque préféré que la créanne se torde de rire à leurs pieds.

Il tâcha d’accélérer le mouvement de la poussière, tout en essayant de la durcir. C’était un peu étrange, mais après tout, une vitesse et une dureté de la poussière plus importantes causeraient des dégâts plus importants, n’est-ce pas ?

Une goutte de sueur perla sur sa tempe. Il n’avait pas l’habitude de contrôler une aussi grosse masse de poussière, avec un mouvement aussi rapide qui plus est.

Cependant, sa concentration fut très sérieusement perturbée lorsqu’il sentit une désagréable sensation de picotement au niveau de son cou, ainsi qu’une présence dans son dos. Des griffes ?

— Il bat il bat, ce petit cœur,
Mais pour celui-là ce sera l'heure,
Il bat il bat, ce petit cœur,
Dites bonjour à l'arracheur !

Alexander se savait dans la merde. Vraiment. Le sang battant à ses tempes, il tâcha de ne pas obéir à son instinct qui lui hurlait de se retourner pour voir son ennemi, de se mettre à courir, bref, tout sauf rester immobile. Sauf que s’il faisait ça, il le savait, il pouvait dire adieu à sa jugulaire.

Il expira lentement. Il croisa le regard de Tyarisse et, par ses yeux bleus glaciaux, il tenta de lui faire comprendre, de lui ordonner de ne pas bouger. Il ne fallait surtout pas qu’elle bouge, qu’elle essaie de l’aider, parce que c’était ce que la créanne attendait. Sinon cette dernière aurait déjà égorgé le brun depuis longtemps.

Alors, le jeune homme tenta un truc qu’il n’avait encore jamais fait : créer de la poussière sur sa peau même, sous sa chemise. Sans contact visuel. Jusque-là il avait toujours eu besoin de voir la poussière pour la contrôler, de regarder là où elle devait aller. De fait, faire ce qu’il était en train de faire lui demandait bien plus de concentration et donc d’énergie. Il dût se retenir de frémir lorsque la poussière glissa sur sa peau, sous sa chemise, remontant vers son cou. Se faisant, il espérait que sa manœuvre passerait inaperçue auprès de la créanne dans son dos. Une fois qu'elle fut au niveau de son col, il ordonna mentalement à la poussière de se durcir puis de repousser les griffes, avant d’enserrer le poignet de la créature. L’avantage de cette proximité, au moins, c’est que la prise de la poussière pouvait être plus forte.

D’un mouvement violent, ladite poussière tira le bras de la créature vers le bas, et Alexander en profita pour se retourner à moitié avant de lui donner un violent coup de coude dans les côtes.


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Tyarisse
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Tyarisse Fent

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Sam 30 Avr - 12:16
- Vous deux, les tourtereaux ! Restez ensemble, ce monstre se téléporte et je ne pourrai pas l'en empêcher indéfiniment. Usez-le et surtout ne le laissez pas vous posséder, ok ?! S'il commence, criez !

J'aurais trouvé ça cool, dans une autre situation, que ça se voit d'un simple coup d'oeil qu'on était ensemble. C'est toujours utile pour dissuader d'autres filles de s'approcher de lui. Mais là en l’occurrence j'ai d'autre chats à fouetter - et c'est pas peu dire - que de faire ma jalouse possessive.

La perspective de finir en pâté pour chat ne m'enchante pas du tout mais je me dis qu'avec l'arrivée du blondinet on va peut être réussir à rester en vie... Pas forcément entier mais qui sait on peut toujours avoir de bonnes surprises. Qui plus est, une très bonne surprise serait la bienvenue histoire de compenser l'arrivée de l'autre chat maléfique de mes deux.

J'essaye tant bien que mal de garder mon calme et de faire ce que l'Emissaire nous demande. En tout cas il a l'air plutôt efficace car l'autre tarée se remet en mode chat noir mais je n'étais pas dupe, ça ne le rendait pas pour autant inoffensif. Je ne le lâchais pas des yeux quand il se mit à nous tourner autour.

- Je suis déçu, vous n'allez même pas tenter de fuir ? Ca aurait été plus drôle, vous savez. Peut-être que vous auriez eu plus de chance. Bien bien, criez donc, si vous pensez que ça peut vous sauver...

Mes dents se serre faisant ressortir les muscles de ma mâchoire. Il voulait jouer. Ce putain de chat était un sadique dans l'âme, voulant jouer avec sa bouffe. J'avais vu assez de film de'horreur pour savoir que les psychopathes fous furieux adoraient voir leurs victimes s'épuiser sous leurs yeux pour n'en faire plus qu'une bouchée. A moi d'économiser mon énergie tout en restant saine et sauve.

- Il bat il bat, ce petit cœur,
Mais pour celui-là ce sera l'heure,
Il bat il bat, ce petit cœur,
Dites bonjour à l'arracheur !


Mon coeur s'arrête net et je sens mon sang se glacer dans mes veines. Alex. Son regard croise le mien et je sais que je ne dois pas bouger, que sinon je risque de le voir avec la gorge tranchée et je suis prête à tout pour que ça n'arrive pas. Même si pour ça je dois me contenter de rester là, les bras ballants, impuissante.

C'est à ce moment précis que je le sens forcer. Mes yeux s'écarquillent quand je comprends qu'il essaie de me posséder.
Tu m'as eu une fois mon con, je compte pas te laisser m'utiliser comme un vulgaire pantin.

Il avait dit quoi le blondinet ? De crier c'est ça ?!
Poussant un cri pour l'alerter je tente de mon côté de faire mon possible pour le repousser. Bien sûr je ne suis pas folle, je sais que je ne fais pas le poids face à une créanne ancienne mais qui sait peut être que je peux le ralentir rien qu'une fraction de seconde...

Maintenant reste à trouver comment.
La première idée qui me vient à l'esprit est d'inonder mon esprit de pensées qui pourraient lui couper toute envie de débarquer dedans.

Je commence à penser à Alex, à toutes les fois où j'ai dû me retenir de lui arracher cette foutue chemise qui lui va si bien.
Oui par ce que quand je suis triste et énervée j'ai besoin de me défouler et en l'occurrence le sexe est un excellent défouloir.
SAUF QUE JE SUIS FRUSTRÉE LA !

Nan franchement, c'est une mauvaise idée.

Surtout que vu sa tronche il doit pas avoir fait golo golo dans la case depuis une bonne éternité. Je préfère même pas imaginer son seuil de frustration. Du coup deux êtres frustrés dans un même corps c'est juste pas possible.
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