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Connerie et esprit de génie font mauvais ménages... [Renzino ♥]
Ersh
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Ershkigal

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Mer 20 Jan - 0:33
Je ne me mets jamais véritablement en colère à part, peut-être, quand il s'agit de Geshtinanna. Je suis de nature plutôt joyeuse et conviviale pour un Dieu de la Mort. Je suis joueur et jusqu'à présent j'ai plus ou moins fermé les yeux sur toutes les conneries que pouvait faire Lawrence. Parce que ça m'amusait. Parce que je savais que quand j'avais besoin de lui pour une tâche quelconque, je pouvais compter sur lui. Renzo est mon seul missionnaire et je l'apprécie. Certes pas comme un ami car il est mon serviteur mais tout de même. Et parce qu'il est mon unique Emissaire, sa trahison en devient d'autant plus grave et impardonnable.

Cela faisait plus de 6000 ans, c’est-à-dire depuis l'enfermement de ma bien aimée, que je n'avais pas été aussi furieux. Car en ce qui me concerne, la fin ne justifie jamais les moyens. Du moins pas quand cela concerne directement mon royaume.

J'aimerais dire que je n'en veux pas à Renzo, que je suis prêt à lui pardonner mais ce serait mentir. Qu'un gardien laisse entrer un humain, une créature d'An qui plus est, dans mon royaume est déjà un motif suffisant de condamnation. J'aurais pu passer l'éponge sur ce fait si j'avais pu réduire Marduk en poussière. L'un contrebalançant l'autre, surtout si l'on tient compte du fait que ce crétin a débauché mon missionnaire en premier. Mais ouvrir la porte aux créannes ? Cela consiste en une violation d'une bonne dizaine de lois et sur ce fait, je sais que Renzo n'a eu besoin de personne pour avoir cette merveilleuse idée.

A peine le conseil s'est-il terminé que j’entraînais mon émissaire à ma suite pour son procès. J'aurais souhaité prendre Geshtinanna dans mes bras mais nous avons seulement pu échanger un regard avant que je ne sois appelé par des affaires plus pressantes.
J'ai immédiatement convoqué les juges infernaux ainsi que les conseillers et gardiens des portes et nous voilà, tous réunis au tribunal des Enfers pour délibérer du cas de Renzo.

Il se tient debout, seul face à l'assemblée et même si extérieurement il ne laisse pas paraître grand-chose, je me doute qu'il n'en mène pas large. Sûrement essaye-t-il de se rassurer en faisant de l'humour, en critiquant joyeusement tout ce beau monde dans sa tête.

Tous s'installent sur les hauts gradins de marbre noir puis le silence se fait, lourd et pesant tandis que je me lève. Je pose mes mains sur la surface dure et froide et toise Lorenzo d'un regard dur et froid. Un sourire cruel étire alors mes lèvres.

- Maintenant, tout le monde sort.

Un silence surpris s'en suit avant qu'un brouhaha ne s'élève, les juges protestant, arguant que ce n'est pas réglementaire, que je ne peux énoncer de jugement seul… Vieux radoteurs !

- J'ai dit : tout le monde sort ! je répète en haussant la voix.


Silence de nouveau, bientôt suivi par les grognements et soupirs des juges qui s'éclipse. Oui, je ne les ai fait venir que pour le décorum. Car je considère l'affront que m'a fait Renzo comme personnel. Les autres n'ont pas à assister à ce qui va suivre, et comme il s'agit de mon royaume, de ma juridiction et que la décision finale m'appartient, leur présence est au finale totalement inutile.
La calme enfin revenu, mon regard se porte à nouveau sur mon missionnaire.
Colère. Déception. Regret. Gratitude. Fierté. Et encore de la colère.
Trop de sentiments qui se mélangent.

- Lawrence Layne, tu es accusé de triple trahison. Les faits étant : l'aide envers un être vivant indésirable à entrer dans le royaume des morts, libération de la traîtresse Geshtinanna de sa prison éternelle et surtout… Tu as failli à ton devoir fondamental de gardien en libérant les créannes anciennes des derniers étages, leur donnant accès au monde des vivants.

Je marque une pause, un soupir agacé s'échappant de mes lèvres. Je pourrais ajouter à cela le fait qu'il ait tué le gardien du quatrième étage mais comme personne n'a porté plainte…

- De toute ma longue existence je n'ai jamais autant été déçu. Je t'ai accordé ma confiance, t'ai donné des pouvoirs comparables à nul autre et des prérogatives importantes et tu me remercie en me poignardant dans le dos, j'énonce d'une voix qui se fait polaire.

Je me dégage du promontoire sur lequel je siège, descendant lentement les marches pour me retrouver face à mon émissaire, le dominant de toute ma hauteur.

- Mais qu'est-ce que je vais faire de toi ?

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Renzo
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Renzo Layne

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Jeu 28 Jan - 23:38
Si vous y êtes pas encore allé -et ça serait vraiment cool pour vous-, sachez que vous ne ratez rien, mais alors rien du tout. C’est tout triste, c’est super mégalomane et la moitié des juges sont soit morts (pour ceux qui ont de la chance), soit mort ET défigurés, soit morts ET défigurés ET en morceaux, bref vous avez compris le principe quoi. Et si vous essayez d’échapper à leurs affreux regards, vous tombez soit sur celui pas content de Ersh soit sur celui fatigué de Anzu, mon seul collègue de travail censé et qui n’en a absolument rien à foutre. En même temps. NORMAL qu’il en ait rien à foutre, c’est un PUTAIN DE VAUTOUR.
Voilà.
Et encore, ça s’est dépeuplé, avant il paraît qu’il y avait 50 démons et les 7 gardiens de portes (qui sont d’ailleurs là sauf celui que j’ai tué et la tornade, parce que je les vois mal l’inviter, voyez. "Coucou tornade-qui-fait-super-mal-sa-race, ça te dirait de venir juger quelqu’un ? Non ? Ah désolé, j’avais oublié à quel point t’étais sensible à ce genre de trucs, pardon pardon… Bon ben à plus hein ! On se fait ça devant un glacier, tranquille posé ? Ouais ouais à plus, je dois aller démembrer un traître !" AHEM.)
Je fais de l'humour, mais bordel j'en mène quand même pas large, c'est plus peuplé que le Panthéon ce bordel là, faut pas croire ! Ho et puis la façon dont ils me regardent dont ils le regardent entrer, dont il me regarde... Trop de regards qui se croisent, on est presque dans Amour Gloire et Beauté. Qui a choisi le titre de cette série sérieux ?!
Je suis au centre des attentions. Le silence se fait. Et il sourit. Je déteste quand Ersh sourit, de manière générale il faut pas aimer un Dieu qui vous sourit hein. Et... Il fait sortir tout le monde. HAHA, je m'en doutais un peu, en fait. Bon ok pas totalement, mais c'est tellement mieux de m'humilier seul à seul, les yeux dans les yeux, comme ça on pourra pas dire "il l'a jugé à cause de l'assemblée" ou un truc du style... Même si il a rassemblé tout le monde juste pour faire style c'est un procès officiel... NOPE LES GENS, LE DIEU DES ENFERS VOUS MENT ! Je vais juste me faire lyncher.
Et tout le monde sort (pas con les gens hein, pas comme moi quoi).
Il pose son regard sur moi, je détourne le mien. Vous croyez que je dois me mettre à siffloter aussi ?

- Lawrence Layne, tu es accusé de triple trahison. Les faits étant : l'aide envers un être vivant indésirable à entrer dans le royaume des morts, libération de la traîtresse Geshtinanna de sa prison éternelle et surtout… Tu as failli à ton devoir fondamental de gardien en libérant les créannes anciennes des derniers étages, leur donnant accès au monde des vivants.

Brrr, frisson, il est vraiment pas content hein ? Je suis allé trop loin, c'était la limite, la ligne rouge ? Désolé, je l'avais pas vu, je pensais que c'était la ligne de départ HA. HA. Je suis allé trop loin.
Il souffle.

- De toute ma longue existence je n'ai jamais autant été déçu. Je t'ai accordé ma confiance, t'ai donné des pouvoirs comparables à nul autre et des prérogatives importantes et tu me remercie en me poignardant dans le dos.

Vraiment, vraiment pas content. Sa voix me terrifie. Elle a ce pouvoir, c'est mon Dieu je vous rappelle. J'essaye de détourner encore le regard mais ça devient plus dur. Je ne dis toujours rien. Je sais que je l'ai déçu, je sais que j'ai fauté, je sais aussi ce pour quoi je l'ai fait. Et j'assume. Et même si je sais que c'était mal, je ne regrette pas une seule seconde. C'est sûrement là le pire.
D'un autre côté, il aurait difficilement pu être déçu par quelqu'un d'autre, puisqu'il n'a personne. Triste pas vrai ? Ershkigal est terriblement seul. Sûrement pour ça que ma trahison l'atteint autant...
Mais ce n'est pas encore à moi de parler.
Il descend. Lent comme la mort. Il me fait face. Il a mis ses grands apparats cette fois. Je voudrais reculer mais je ne peux pas. Alors je serre les dents. Et j'attends.


- Mais qu'est-ce que je vais faire de toi ?

Un petit sourire traverse mon visage. Ha, enfin une question ! Bah oui, une question appelle une réponse non ? Donc je peux parler maintenant ! Mais quoi dire, ça c'est autre chose... J'ai comme l'impression qu'il attend la moindre occasion pour me faire sauter la tête.

_ Tout sauf une descente de lit ?

SI, c'était drôle d'abord ! Bon sûr qu'il va pas rigoler du tout MAIS elle était tordante, voilà ! Je l'ai casé, depuis le temps que je voulais la dire quoi...
Mes yeux se font plus sérieux, même si mon sourire reste, impertinent. Je suis impertinent, vous devriez le savoir. Je le regarde, dans les yeux. Je regarde à travers cette infinie noirceur, à travers les 7 étages des Enfers réunis. Et je n'y vois que du vide.

_ J'aimerai dire que je regrette mais tu saurais que c'est faux. S'il fallait le refaire, je n'hésiterai pas un seul instant.

S'il fallait encore le trahir, je n'hésiterai pas.
Avec cette phrase, n'importe quel humain aurait signé son arrêt de mort. Je n'ai jamais été fiable, jamais. Dès le départ, j'étais un bug. maintenant je prouve que je ne vaut pas le coup d'être au service du seul Dieu qui m'a accepté. Alors que j'ai passé 75 ans de ma vie à prouver le contraire. 400 ans, ça vous change un homme.
Bah, ça ne sera qu'un mauvais moment à passer, pas vrai ?
Je ne faiblis pas.

_ De la même manière, je reconnais mes fautes et accepterai toutes les sentences qu'engendrent mon comportement sans m'en plaindre une seule fois.

Et je sais ce que cela signifie mieux que quiconque. Je connais les punitions infligées aux Enfers. Elles sont désagréables pour un Mort, alors je ne parle même pas pour un demi-vivant. Je sais que je n'en sortirai pas indemne, mentalement surtout. On ne sort jamais indemne d'un épreuve des Enfers.

_ Mais je veux quand même avoir le droit de hurler, accordé ou pas ?

Parce que je vais en avoir besoin.
Beaucoup besoin.
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Ersh
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Ershkigal

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Dim 7 Fév - 1:04
Lorsque l'on est un dieu, tous nos gestes, tous nos actes sont réfléchis à l'avance pour ainsi dire. On ne peut guère se permettre de marge d'erreur et si les mots de trop ont tendance à s'accumuler ces derniers temps, c'est sans doute car ils sont sans réelle conséquence. J'ai souvent plusieurs pas d'avance. Je marque un point d'honneur à réfléchir à ce que je fais, comme aux échecs. Pourtant… Cette fois je n'ai pas pensé, j'ai agi. Comme un vulgaire humain. Ma main a fusée, allant violemment rencontrer la pommette droite de Lorenzo. Le son de la gifle semble résonner durant de longues secondes dans la salle du tribunal tandis que mon regard s'assombrit un peu plus. La lèvre de Renzo s'est fendillée sous l'impact.

Parce qu'il avait offert sa liberté à ma bien aimée, j'étais prêt à adoucir quelque peu sa sentence. Mais ses dernières paroles ne me laissent pas l'ombre d'un doute. Sa traîtrise ne s'arrêtera pas ici. Je ne peux plus faire confiance à mon seul et unique émissaire. Plus jamais. Au moins a-t-il la décence d'assumer ces fautes.

Les humains prétendent qu'une faute avouée est à moitié pardonnée mais ce ne sont pour moi que stupidités et babillages. Il ne sera pas épargné grâce à son honnêteté. Oh non. Je vais paraître cruel. Sans aucuns doutes mais un dieu ne peut se permettre une telle clémence quand il s'agit de traîtrise.

- Je ne me souviens pas t'avoir autorisé à parler, je rétorque froidement.

Je croise mes mains dans mon dos, le toisant d'un air méprisant. En cet instant même, ce gamin en face de moi n'est que vermine. Une fourmi sous ma botte de géant. Une fourmi qui m'a bien trop contrarié ces derniers temps et qui mérite une leçon d'humilité pour apprendre ce que signifient les mots obéissance et loyauté.

Etre choisi par un dieu pour le représenter est un honneur qui est accordé à peu de personne mais avant tout, c'est un devoir auquel personne ne peux se soustraire. Et surtout pas un gamin de 400 ans. Que croyait-il ? Malgré les responsabilités que je lui avais données, Renzo restait mon émissaire et lorsqu'il est arrivé dans le monde des morts, il m'avait prêté serment de loyauté et de servitude. On ne brise pas une promesse faite envers un Dieu. Jamais.

- Cela étant dit, même si je te l'interdisais, tu ne pourrais garder la bouche close.

Tout ceci est pour le moins épuisant et je suis soudainement bien las de tant de faux semblants, de tant de stupidité, de tant de… tout cela.
Je m'éloigne de quelques pas, tournant le dos à mon missionnaire, mon regard se perdant dans les limbes, dérivant jusqu'aux tréfonds du tréfonds des Enfers et au-delà. Je survole les esprits des morts qui habitent ce royaume qu'est le mien. Il me semble alors bien étrange de ne pas ressentir la présence des cinq généraux parmi les âmes ici-bas. Tout paraît ainsi bien calme sans leurs esprits agités et cauchemardesques.
Je songe que je ne prends aucun plaisir à ce qui va suivre puis me tourne, faisant face à Lawrence. Son visage affiche un air qui se veut déterminé et préparé, pourtant je peux voir et sentir la peur que je lui inspire en cet instant. Il a d'ailleurs raison d'être effrayé.

- Lawrence Layne, je reprends d'une voix basse, puisque par trois fois tu m'as trahit, c'est par trois fois que tu seras punis. Puisque tu as failli à tes devoirs d'Emissaire, tu n'es désormais plus digne des pouvoirs que j'ai t'ai accordés. En cet instant, moi, Ereshkigal, Dieu des Enfers et des Morts te retire toutes prérogatives et te destitue de tes pouvoirs primordiaux et complémentaires. Tu ne seras plus qu'un mort parmi les vivants et ce jusqu'à ce que tu te montres à nouveau méritant. De plus, à partir d'aujourd'hui et pour les restant de ton existence, tu possèderas un talon d'Achille. Il sera le symbole de ta traîtrise et de ta désobéissance. Tu ne peux mourir il est vrai mais la douleur que cela t'apportera te rappellera tes fautes.

Je marque une pause laissant les mots pénétrer son esprit avant de reprendre.

- Enfin, selon les lois qui régissent les Enfers, toute traîtrise doit être punie et puisque tu ne sembles comprendre que par la douleur, tu passeras les prochaines semaines aux champs des châtiments. J'ai dit.

Mes paroles résonnent quelques instants puis mes paroles faisant leurs effets, un tourbillon de ténèbres denses se met à se déverser du corps de Renzo pour venir ramper dans ma direction, aspirés dans ma paume tendue. Ce sont les pouvoirs que je lui avais octroyés. Il n'est désormais plus qu'un être ni mort ni vivant qui devra assumer ses fautes pour le restant de son existence. Existence qui risque d'ailleurs d'être encore bien longue puisque Renzo est immortel.

Ma main s'abaisse et je souffle las. Une tristesse sans nom fait soudain place à ma colère alors que mes yeux rencontrent ceux de Lawrence.

- Je ne prends aucun plaisir à tout cela, je veux que tu le sache. Mais comprend bien que je ne peux laisser de tels actes impunis, quand bien même je te suis redevable. Il n'est pas juste que Marduk s'en sois sorti impunément car vous partagez le blâme mais je ne peux malheureusement toucher à une partie d'An. Après tout, la vie comme la mort son injustes.

J'hésite un instant, observant cette créature qui me semble alors si chétive au milieu de cette immense salle de marbre noir.

- Je ne le dirais qu'une fois Ren et officieusement bien sûr mais merci. Merci d'avoir éveillé Geshtinanna.

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Renzo
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Renzo Layne

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Jeu 18 Fév - 0:51
Il me gifle.
Il m'a giflé. Je ne comprends pas. Il me dit que c'est parce que j'ai parlé. Parce que j'ai- attends VRAIMENT ?! Parce que j'ai parlé ?! Il admet lui même que c'est impossible de me faire taire ensuite, expliquez moi la logique ! Vous voulez ma théorie, savoir pourquoi il m'a frappé ?! Parce que c'est un connard de Dieu. Il avait envie de me frapper parce que l'espace d'un instant je n'ai pas eu la bonté de lui "plaire".
C'est un travail à plein temps de plaire à un Dieu vous savez ! Ha si ! Il faut obéir à ses ordres, lui servir -souvent- de défouloir ou se coltiner ses looooongues parties d'échec ou autres jeux douteux. Et vous voulez savoir quoi ?! Jamais un merci ! Ha si, des fois, en mode donné à l'arrache, en pensant que ça va recoller les morceaux ! Parce qu'il faut savoir à la fois combler les désirs de son Dieux, aussi profonds soient-ils et ne pas être troooop lèche cul pour qu'il ne s'ennuie pas quand même, vous voyez.
Et vous savez le PIRE ?! Encore, les Missionnaires ont de la chance, ils peuvent MOURIR. Ils peuvent crever comme des chiens de temps en temps, et hop, REPOS, pause finale ! Certes la plupart du temps dans des conditions affreuses. Mais ils meurent, inexorablement.
Moi, non. Jamais. Aucune perspective d'avenir, jamais. Juste un long chemin droit et répétitif.
Tout.
le.
temps.
les.
mêmes.
choses.
et.
tout.
le.
temps.
pour.
le.
faire.
Mieux, l'INFINI ! L'infinité du temps, jusqu'à ce que quelqu'un veuille bien me donner le repos éternel ! HAHA NON JE DÉCONNE MÊME ÇA ILS PEUVENT PAS ME L'OFFRIR ! Je travaille à perte depuis 400 looooongues années, concrètement je dois avoir le quota du gars qui a le moins trahis son Dieu en terme de chiffres et il me GIFLE ?!
OUI JE ME PLAINS ! Pas une fois je n'ai essayé de réfléchir à ce que je pourrais faire demain, demain c'est aujourd'hui, demain c'est jamais, il n'y a pas de demain, pas de fiche d'orientation, pas de but dans ma putain de vie ! Et on me tape sur les doigts dès que je fais un écart ?! MAIS MERDE, si les Dieux étaient pas si bornés, si cons, si enfoncés la face dans la cuvette des chiottes peut-être qu'ils le trouveraient le problème existentiel de ce monde ! 42 ! Vous aussi vous avez oublié la question ou quoi ?!
Je rage intérieurement. Qu'il me donne les sanctions qu'il veut, qu'il me torture autant que ça lui plaise, qu'il se sente coupable ou qu'il s'amuse, j'en ai plus rien à foutre. J'ai avoué ma faute, j'ai admis ma traîtrise, j'ai fait tout ce que ce putain de Dieu attendait de moi sans même qu'il le dise, j'ai fait les erreurs qu'il FALLAIT en chemin, pour me faire rejeter comme un malpropre, qu'on ne peut même pas tuer !
J'en ai plus rien à foutre du destin du monde, ils peuvent tous aller se faire foutre, Missionnaires, Créannes, vous voulez savoir la vérité, la réponse à votre quête à tous ?! RIEN. Voilà, vous n'aurez jamais rien, ne cherchez plus, suicidez vous tout de suite, la mort est tellement plus clémente.
Mes yeux deviennent noirs. Je replonge dans ce vis qui m'a atteint, il y a des années. Mais je m'en tape. Qui pourrait me faire plus mal maintenant que ce Panthéon à la con ? Ils ont bousillé ma vie, ma mort et ils détruisent mon esprit et mon corps. Malgré ça, il me reste la Vie. Si vous savez comme je la hais, la Vie.

- Je ne prends aucun plaisir à tout cela, je veux que tu le sache.

Bah oui bien sûr ! Tu m'es redevable, mais tellement, et pas seulement pour Lloyd ! Tu oublies tout le reste, mais ho suis-je bête, tu es un Dieu, tu peux te le permettre, d'oublier. Parlons de Marduk aussi tiens ! Ho en fait non, ne parlons pas de lui. Je ne veux plus entendre son nom, une seule fois, plus jamais. Je ne veux plus le voir, je ne veux plus l'entendre, sa vieille charogne me répugne. Ce que je lui reproche ? Tout. Tellement tout. Et encore, sa fourberie immonde n'est qu'à la fin de la liste.

- Je ne le dirais qu'une fois Ren et officieusement bien sûr mais merci. Merci d'avoir éveillé Geshtinanna.

Je relève la tête. Le toise. Le juge. Ce Dieu que je sers et que je servirais encore l'éternité, je le juge. Une grimace de dégoût franchit mes lèvres alors que mes yeux noirs restent fixés sur lui.

_ Tu peux te le garder, ton "merci". J'en veux pas.

C'est tellement rien, un merci. Qu'un mot, putain. J'en veux pas de son merci, je veux même pas de ses excuses, il n'en fera jamais de toutes façons. Je veux ma mort merde, je veux le droit à une pause, une vraie. J'en veux plus, de l'infinité.
Tu m'as donné le pouvoir de gardien. Tu me l'as repris.
Tu m'as empêcher de ressentir la douleur. Tu me l'as repris.
Tu m'épargnais tes champ de torture. Tu m'y envoies maintenant.

Ça sonne presque comme une prière tellement c'est beau hein ?
Les Dieux n'ont rien à offrir, rien du tout.
Je sens les ténèbres qui font ma force de gardien me quitter. Je me sens faible, tellement faible. Une douleur aiguë me signale la présence et l'emplacement de mon talon d'Achille. Je hurle. Ma tête tourne affreusement, je perds pied, je tombe, je n'arrive plus à distinguer clairement -où il est ce putain de sol ?! Je mords littéralement la poussière. Je sens mes bras bouger, douloureusement. Je sens qu'on me tire.
Jusqu'au champ des châtiments.




♪ Les Dieux n'ont rien à offrir
Ils n'ont que leurs désirs
Qu'il leur faut assouvir
Ils n'ont en seul plaisir
Que de nous voir souffrir

Ils nous blessent ils nous tuent
Ils se dressent en élus
Se servent au banquet de nos rêves
Les salissent sans leur donner de trêve
Nous épuisent nous destituent
Nous détruisent sans salut
Nous promettent l'impossible
Pour qu'on leur serve de cibles
Dans un jeu de fléchettes géantes
Où l'humanité est perdante

Les Dieux n'ont rien à offrir
Ils n'ont que leurs désirs
Qu'il leur faut assouvir
Ils n'ont en seul plaisir
Que de nous voir souffrir

Et les jouets cassés
Ne tardent à être remplacés
Par quelques divinités
Qui avaient l'éternité
Pour se poser toutes les questions
Qui méritent notre attention
Mais elles sont trop futiles
Pour ne pas dire fragiles
Incapables de donner une béquille au monde
Pour qu'au moins il ne s'effondre
Pas tout de suite, pas encore
Juste le temps qu'on compte les morts

Les Dieux n'ont rien à offrir
Ils n'ont que leurs désirs
Qu'il leur faut assouvir
Ils n'ont en seul plaisir
Que de nous voir souffrir

C'est l'histoire d'un être qui attendait
Quelqu'un qui jamais ne venait
Un être rempli d'espoir
Qui ne vit que le noir
Qui décida d'en finir
D'en finir de souffrir
C'est l'histoire d'un être qui attendait
Une fin qui jamais ne viendrait. ♪




HRP : Prochain post, le champ des châtiments >.>
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Ersh
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Ershkigal

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Lun 14 Mar - 22:42
Je sens la colère qui habite Renzo. Sa haine, ce sentiment d'injustice qui grandit lentement et inexorablement en lui. Oh il m'en veut de lui imposer un tel châtiment alors qu'il n'est qu'en partie responsable et a accompli mes désirs. Sans doute m'en voudra-t-il encore durant de nombreuses années car après tout, l'éternité est bien longue et la rancune est un sentiment bien tenace.
Sauf qu'au final, tout ceci importe peu. Je me moque bien de me mettre à dos mon seul et unique missionnaire. Il y a des lois et je me dois de les faire respecter car je ne pourrais prétendre au titre de Dieu du monde souterrain autrement.

Les humains sont amusants. Ils pensent constamment être dans leur bon droit, que tout leur est acquis et s'offusquent lorsqu'on leur rappelle qu'il y a des règles à suivre.
Autrefois, au temps de Sumer, ils comprenaient qu'ils devaient obéissance absolue à leur Dieu et toute infraction était punie de mort. Ce n'est plus le cas bien sûr. Car ces petites créatures ont oublié la peur, se croient maintenant maîtres du monde. C'est en grande partie car nous nous sommes humanisés, parce que nous sommes bien plus conciliants qu'autrefois. Mais il y a des limites à ne pas franchir.

Oh, je ne dis pas que Renzo est ainsi. Il est un humain bien à part, si tant est qu'on puisse encore le qualifier ainsi. Il reste un pion. Il reste mon serviteur malgré l'attitude amicale et joueuse que je peux avoir à son égard. Et si nous avions encore été à Sumer ce ne sont pas quelques semaines mais bien l'éternité qu'il aurait passé aux champs du châtiment. Alors je ne bougerais pas, soutiendrais son regard qui se veut si pitoyablement méprisant pour lui rappeler que sa vie entière ne dépend que de mon bon vouloir.

Il ne comprend pas que je suis encore clément envers lui, que j'aurais pu faire bien pire ? Et bien tant pis pour lui. Qu'il se renferme donc sur sa haine, que ses yeux deviennent noirs. Peut-être que dans quelques années cela passera, je peux attendre toute l'éternité.

Lorenzo hurle soudain et s'écroule, terrassé par la douleur de son talon d'Achille. Et je ne bouge pas, reste stoïque face à sa douleur. Des gardiens arrivent l'attrapent par les bras et le tire l'emmenant hors de la salle. Et je ne bouge, l'observant disparaître dans les tréfonds des Enfers.

Alors, seulement après qu'il eut disparu de mon champ de vision depuis de nombreuses minutes, mon masque se décompose. Une grande lassitude semble s'installer en moi et plus que jamais depuis 6000 ans, je me sens bien seul. Il n'y a bien que la pensée de retrouver enfin ma bien aimée qui m'empêche de sombrer dans une mélancolie tentatrice.

Bientôt, les hurlements de Lorenzo parviendront à mes oreilles depuis les champs du châtiment, et je les ignorerais tout simplement. Parce que je le dois, parce que ce ne seront que des murmures parmi d'autres, parce que les choses sont ainsi.

Oui, les Dieux sont cruels. Et la Mort est injuste, tout autant que la vie.

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Renzo
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Renzo Layne

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Dim 8 Mai - 23:23
/!\ CONTENU GORE ET VIOLENT /!\
Ça a été un post très... éprouvant à faire. J'aime bien torturer mes personnages mais la gratuité des scènes les rend assez... indigestes >.< D'autant plus que comme vous le savez je surkiffe ce perso... Bref, ne lisez pas si vous n'êtes pas bien à ce moment là, ça risque de vous donner de très mauvaises idées >.<



_ Mais qu'avons nous donc là ?
_ Pardon ? Ne serait-ce point plutôt à moi de demander cela ? Comment un chat peut il être commandant des pires créatures des Enfers ?
_ Et comment un vulgaire humain peut-il être le second d'un Dieu ?! Tu es celui qui est misérable ici, petit humain. Ou plutôt devrais-je dire, pièce de viande.
_ Sérieusement, c'est ça qu'ils nous envoient pour nous empêcher de passer ?!
_ SILENCE BELIAL. Ne coupe pas la parole de ton maître je te prie. Laissons le petit homme parler, ou plutôt avoir peur.

_ Je n'ai pas peur de vous. Aussi grand que vous soyez vous êtes enfermés là et vous le resterez à jamais.
_ Ben voyons ! Tu comprendras bien assez tôt, tas de viande, qui est réellement enfermé ici.
Et quelque part, Sheeva avait raison.




La douleur me transperçait de toutes parts.
Je sentais en moi le fer du pic qui traversait ma poitrine. J'avais l'impression de respirer du feu, qu'il se mouvait et me grignotait de l'intérieur. On m'arracha un bras. Quel sensation étrange que d'être dépossédé d'un membre. Je devrais le connaître, depuis le temps. Mais jamais ça n'avait fait aussi mal.
Je hurle.
Je hurle tellement fort que je brûle.
Tout brûle à l'intérieur de moi, je crache du sang, je m'étouffe, la tête à l'envers, tout mon sang me noie. Les lances ne lassèrent plus rien, elles transpercent. Je les sens entrer d'un côté et ressortir de l'autre.
Au début, je chantais. Cette contine affreuse que Vincent avait composé pour moi. Je la chantais, je la hurlais désespérément. Mais vous voulez savoir le pire ? C'est que mon hurlement se perdait au milieu des centaines de milliers d'autres hurlements que l'Enfer réservait à ses condamnés. Je n'étais qu'un puni parmis les autres. Et leurs hurlements me déchiraient les oreilles.
La souffrance n'était que souffrance.
La douleur n'était que douleur.
On ne me laissait pas dormir.
On ne me laissait pas mourir.
On ne me laissait même pas une minute de répis, une minute d'espoir.
Ou sinon pour regarder agir le sel sur mes plaies béantes.
Je ne pouvais pas voir mon corps, je ne voulais pas le voir.
Il ne semblait plus ressembler à rien.
Mes yeux étaient crevés. Mon nez bouché par les caillaux. Une lance passait en travers de ma gorge. Mes jambes étaient étirées, disloquées, un de mes bras gisait sûrement un peu plus loin. L'autre avait plus d'aiguilles qu'un cactus.
Et mon esprit survivait inlassablement à toutes ses tortures. Mon corps se reformait inlassablement, et inlassablement on m'infligeait les mêmes tortures. Mon âme hurlait à la mort. Mon corps mourrait. Et je n'en pouvait plus de l'Enfer. Car il semblait ne plus avoir de fin.



_ Quoi ?! Je ne savais pas que tu avais été premier général des Créannes, Baal. Ça paraît... Un peu, comment dire- pas que ça t'aille pas hein mais-
_ Pas la peine de t'enfoncer, Lorenzo. C'était il y a très longtemps...
_ J'aime pas du tout quand une Créanne regarde dans le vide en disant « très longtemps ». C'est pour ça que tu es sympa avec moi- ho attends, peut-être attends tu quelque chose de moi ? Si c'est sortir que tu veux, c'est toujours et encore non, tu le sais pas vrai ?
_ Haha, j'en suis conscient ! Si nous voulions te soudoyer, nous l'aurions fait bien plus tôt tu sais. Maintenant tu es trop impliqué, trop sérieux et surtout trop fort pour qu'on te menace par la force ou les sentiments. Avant tu étais tellement plus... Fragile.
_ Je le prends pas comme un compliment.
_ Tout dépend de comment tu le vois en effet.
_ … Tu penses à te venger, pas vrai ?
_ Tu es trop persplicace, aussi. Avant, tu n'étais pas si embêtant, en fait.
_ Te venger de Sheeva, je vois... Bah, ça ne m'intéresse pas vos querelles, que ce soit toi ou lui qui les dirige, c'est toujours hors de question de vous laisser sortir.
_ En effet, c'est pour ça que j'attends.
_ Et tu attends quoi, que j'ai l'illumination et que j'ouvre les portes ?!
_ A peu près ça, oui.
_ Tu l'as dit, je ne suis plus aussi faible et fragile, je ne ferais pas ça. Je connais trop bien les conséquences.
_ Tu sais Lorenzo, l'homme est un être changeant. Je conviens que ces 250 dernières années tu n'as pas ouvert la porte. Comme on te l'a demandé. Seulement moi, je ne peux pas gagner contre Sheeva dans les Enfers, c'est un fait cruel. A cause de sa troisième forme, bien entendu. Je ne peux le battre que dehors. Alors j'attends que tu ouvres les portes parce qu'il n'y a pas d'autre moyen, pour moi.
_ J'ai dit no-
_ Attends, je n'ai pas fini. Tu sais ce qui est merveilleux avec les Enfers Lorenzo ? C'est qu'on peut y vivre indéfiniment. Peut-être pas demain, peut-être pas dans 100 ans, peut-être pas dans des milliers d'années. Mais immanquablement, cette porte va s'ouvrir un jour. Tout simplement parce qu'elle existe. Les autres n'en ont même pas conscience, pour eux passer est important chaque jour, chaque heure, chaque seconde. Je n'ai pas dit que c'était toi qui allait l'ouvrir, d'ailleurs. Mais il suffit d'attendre assez longtemps pour que l'occasion se présente. Et j'attendrais indéfiniment.
C'est ce jour là que j'ai réalisé que Baal était vraiment très flippant.




Une goutte de sang suinte lentement le long de mon cou.
Très lentement.
Très, très lentement.
J'aurais savouré cet instant, si j'avais été vivant. Elle me fait presque des guilis, vous savez. Le cou est une zone sensible, érogène ou un truc du style il parait. Puis elle tombe. Elle tombe parce que mon cou est sur le point de rompre. Mon corps est suspendu dans le vide. Il est maintenu au dessus d'un vide brûlant par des pics. Mon corps est en pièces. Je ne vois plus rien. Je ne sens presque plus rien. Mon cerveau a littéralement dysjoncté.
Chaque minute, chaque seconde, je me sens glisser. Je me sens aspiré par le vide. Je sens mes membres se déchirer, portés par le poids de mon corps. Je sens la chaleur empêchant mes blessures de se refermer.
Puis mon bras finit par céder. Le pic planté dans mon poignet ne le retient plus. Ma main se déchire et je tombe. Je tombe dans cet enfer brûlant. Tomber me paraît durer une éternité. Une éternité pendant laquelle mon corps flotte, il n'est plus retenu par rien, plus torturé par rien. Il ne tente même plus de se réparer.
Je veux hurler. Je veux parler. Mais je ne peux plus. Je tombe, complètement amorphe. Pitié. Pitié, que ça cesse. Piti- Mon corps percute violemment le sol. Un arrêt brut. Soudain. Ultra violent. Je n'en peux plus.
Pitié. Pitié. Pitié.
Des pas s'approchent de moi. Je ne bouge pas. Je ne peux pas. Des pas que je reconnaîtrais d'entre tous.

_ Bonjour Renzo.

Mes yeux supplient Baal. Pitié. Pitié, achève moi. Pitié.
Ma demande percute son sourire.

_ Désolé. Ça n'est pas encore fini.

Il se transforme. Le squelette d'hydre fonce vers moi. Ses mâchoires me transpercent. Il se coue ses têtes. Il me met en charpie. Je veux hurler.
JE
VEUX
HURLER
PUTAIN
Il me lance. Et il continue.
Il continue.
Il continue...



"_ C'est assez marrant. Des fois j'ai l'impression que le palais de Ersh a des pièces en plus. Et des fois, j'ai l'impression de retomber toujours sur les mêmes. Je dois être fou. Je dois m'ennuyer fermement, aussi. Je pense que c'est sa volonté qui veut ça.
Mais dans ce cas, si il voulait me perdre, il n'aurait qu'à changer les pièces pour que je n'arrive pas à mon but. Alors deux solutions, soit il y a un chemin qui ne changera pas ou peu, soit il n'y en a pas, et dans ce cas là même en ouvrant les portes aux Créannes elles se perdront dans le palais de Ershkigal. C'est bête non ? En même temps, je risquerai de les croiser tout le temps, ça serait un peu chiant.
Mais mieux encore comme supposition : il n'y a pas d'étages. Il n'y a pas de pièces et il n'y a pas de palais. Ça me paraît encore plus probable quelque part. Si on imagine que tous les étages sont en fait des pièces du palais de Ersh, cela expliquerait pourquoi il a le contrôle sur tout son royaume aussi facilement. Et la théorie de monter ou de descendre, de passer des portes, ça serait juste imaginer que certaines pièces sont plus grandes que d'autres. Et la seule pièce qui ne bouge pas et est immuable, ça doit être sa salle du trône.
Ce qui voudrait dire ! Que Ersh peut passer du premier au septième étage très simplement, parce qu'il peut sûrement contrôler la place des pièces aussi. Peut-être que finalement le troisième est parfois au dessus du second, etc... Ça doit être les moments où les Enfers sont les plus fragiles, les moment où les étages ne sont pas dans le bon ordre. Ou alors, ils sont toujours dans un ordre aléatoire et ce sont les portes qui, par numéros, déterminent la superposition. Imaginons que le septième étage soit en fait au deuxième. Comme la porte a le numéro 7, on ne peut y accéder qu'en passant par les autres.
Ça expliquerait pourquoi moi ou Ersh nous pouvons passer les étages presque dans l'ordre que nous voulons grâce aux ténèbres, si ils flottent tous dedans. Et ce serait aussi pour ça qu'il faut à tous prix empêcher Sheeva de passer, parce que si il se rend compte de ça il pourrait franchir les étages avec la même facilité ! Tu ne crois pas ?"

Le silence de la forêt est ma seule réponse. Ça, et le soupir fatigué de Steek pendant sa pause clope. A une époque où on s'entendait encore pas trop mal.
- Ce ne sont que des suppositions.
_ Vexant mais vrai. En plus, ça sous-entendrait que les Enfers sont à la fois plus bordéliques et mieux gérés.
- Pourquoi tu nous écrirais pas une thèse là dessus, histoire de finir ton cursus et de ficher le camp ?
_ Je sais pas. C’est pas encore le "bon" sujet.



J'ouvre les yeux.
Je n'entends rien.
Tout est silencieux.
Plus un cri, plus rien.
La douleur me tétanise.
Mais je sens que mon corps est là. Ou plutôt je ne le sens pas, mais je le vois. Il est là, en train de guérir. Je me mets à sangloter. Tout me fait mal, du bout des doigts aux cheveux. Tout me fait atrocement souffrir, mais je suis en un seul morceau. Je pleure, allongé par terre. Je pleure de douleur. De stress. Je tremble comme une feuille. Je reste là. A pleurer.
Et le temps passe.
Le temps passe.
Le temps passe.
...
...
...

Je tente de bouger. Un coude, un seul. A peine.
Puis le reste. Le plus lentement du monde, je me lève. Je ne tiens pas debout. Je retombe sur mes genoux. Mon état a l'air d'être une hallucination totale. Je suis en état de choc. Je ne peux rien faire. Ni parler, ni regarder. Je fixe le vide. Amorphe, encore. Mes mains traînent sur le sol à mes côtés.
Quelque chose craque violemment. Je sens à peine la lance pénétrer ma nuque. Par derrière. Juste entre la fin de ma colonne et mon crâne. Traverser mon crâne.
Et je hurle à nouveau.



Je ne sens définitivement plus rien.
Comme avant. Une partie de mes pouvoirs est revenue.
Plus de douleur. Physique. Mais une douleur fantôme qui plane sur moi comme une épée de Damoclès. Je suis dans mes appartements, au palais de Ersh. Je fixe le plafond qui brille de couleurs épileptiques. C'est moi qui l'ait voulu comme ça. J'attends. J'attends que les souvenirs se tassent. Je refuse de penser. Je refuse d'aller de l'avant.
J'attends, sur mon lit.
Totalement détruit.
J'attends que ça passe.
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