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 :: La Congrégation :: Temple d'Utu
Serment.
Dave
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David Williams

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Mar 28 Juin - 22:48

Serment
Quand David descend de son avion, il est directement assailli par le froid de Stockholm. Durant le trajet, Sacha l'avait réveillé en le secouant quelques secondes pour lui annoncer que Nin Hursag l'avait choisie pour missionnaire et qu'elle devait de ce pas repartir pour l'Iran. Il lui lança un regard désolé, lui transmis les coordonnées de la Congrégation ainsi que les siennes, en cas de pépin, et la laissa s'envoler pour le Moyen-Orient. Dave et Alice, eux, se faisaient récupérer en bagnole par Tim, qu'ils avaient appelés à la rescousse pour ne pas se taper tout le chemin en sens inverse.

Arrivés à la Congrégation, Dave ne prend pas vraiment le temps de discuter avec sa frangine et va s'enfermer dans sa chambre pour prendre une longue douche. Les muscles endoloris et les côtes fêlées, il reprend son rituel habituel crème-bandages qu'il enroule autour de ses côtes. Il a encore des bleus et une partie du visage abîmée, mais rien de trop grave. Sans attendre, il attrape son portable et envoie un message à Kat.

"Je suis rentré. T'es dispo quand ?" — simple, concis, habituel ; il se doute que Kat ne s'en formalisera pas, certainement parce qu'elle s'y est fait, au final. Ça n'a jamais eu l'air de la gêner, cette légère distance, parfois, ce côté un peu sobre qui le définissait. Il fourre son portable dans sa poche et quitte sa chambre après s'être emmitouflé dans une veste et une écharpe. Sans attendre, il bifurque vers le nord du lac et marche un moment entre les arbres frigorifiés entourant les temples, lentement pour ne pas forcer sur ses côtes douloureuses.

Celui d'Utu ne tarde pas à apparaître ; il est différent de ses souvenirs, pas plus grand ni plus majestueux, mais il semble plus vivace, plus éclairé, plus vivant. Le temps semble s'écouler à nouveau normalement. Il frissonne.

Ses pieds foulent le tapis rouge et or qui accueille les visiteurs, alors que l'air se réchauffe petit à petit. Il en profite pour ouvrir sa veste et desserrer son écharpe ; les lumières se mettent à danser autour de lui et il sent son cœur bondir de sa poitrine. Il joue avec l'une d'elle, avec un sourire léger et discret, un sourire d'enfant heureux et surpris qui découvre sa nouvelle maison. Le bruit de l'eau qui s'écoule ne le trouble même pas ; tout est quiet. Les lampions, les piliers ; et enfin cet autel en lévitation à hauteur d'une table. David s'en approche et fouille dans la poche de sa veste.

Il en retire une petite balle ronde et rouge, un objet tout bête et encore un peu incrusté de suie, de poussière et de sable, où ses ongles ont laissé des griffures fines. David l'essuie sur son pantalon et, après avoir fait la moue, prend plutôt la manche de sa veste pour terminer de la lustrer. Il se sent minuscule dans ce temple aux dimensions exceptionnelles, cependant il n'est pas mal à l'aise mais apaisé.

Dave fixe l'autel, celui qu'il avait essuyé quelques mois auparavant, et où la trace de sa main n'est plus visible. Il suit le même tracé que dans ses souvenirs, de la main. Puis, lentement, il dépose la balle sur la surface plane, maladroitement, et la stabilise pour qu'elle ne roule pas jusqu'au sol. Les mots sont comme coincés dans sa gorge, et même s'il se sent bien, il se sent un peu con.

— Vous avez mis le temps pour revenir, hein, souffle-t-il dans un semblant de rire crétin.

Puis il relève les yeux vers les lampions, avant de reporter son regard sur la balle.

— Je n'ai pas prêté serment, continue-t-il bêtement - du moins, c'est l'impression qu'il a. Enfin, à la Congrégation, oui. À vous, non.

Est-ce qu'il est seulement écouté ? Il soupire et se passe maladroitement une main sur la nuque. Une grimace, il baisse à nouveau son bras.

— Je vais partir, je crois. Bon retou-… enfin bon, vous avez compris, quoi, me le faites pas dire à voix haute.

L'astre jette un regard embarrassé à la balle. Il se demande toujours pourquoi il a choisi de le faire passer Emissaire, surtout lui, surtout dans un moment où il était totalement absent du monde… Mais il s'abstient. Il se contente de faire marche arrière, puis demi-tour pour sortir du temple en silence.

Il n'a plus besoin de cette sphère pour savoir que tout cela est réel ou pour se passer les nerfs. Le soleil est revenu et brille, là-haut, dans le ciel, et c'est au final tout ce qui lui importe.

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Utu
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Utu

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Dim 14 Aoû - 18:35

J'avais tant à faire, tant à m'occuper maintenant.
Il me fallait reconstruire mon royaume, ranger tout à sa place, m'occuper des Més trop malmenés par mes actes -et Je sais si consolider l'application des lois est difficile, d'autant plus quand on les a soi-même transgressé-, et surtout, l'épuisante et monotone série des procès recommençaient. Étrangement, je pense que cela m'avait manqué. J'étais là, assis, à écouter déblatérer nombre de divinités mineures, à peine divines d'ailleurs, plus à me demander si l'estrade sur laquelle ils étaient est vraiment ovale ou si c'est un effet de perspective. Non pas que je ne me soucis pas de leurs problèmes, loin de là, c'est même un certain regret et une certaine tendresse que je les regarde. Ils font de leur mieux pour préserver ce qui leur reste, une petite parcelle rarement plus. Mais je le sais, je connais la mort qui les attend, elle est lente, douloureuse, désespérante. Peut-être est ce pour ça que je les écoute, plus comme leur notaire que comme leur juge, parler d'écologie et de non respect des hommes.
Quand on est le Dieu du Soleil, une journée n'a pas de fin. Je le pensais comme une tare, désormais j'en suis fier. Il n'y aura plus de nuit au milieu du jour, plus jamais. Je décidais de prendre une pause au moment où je sentis quelque chose... D'attendrissant. Quelque chose qui avait fait frémir la corde sensible de mon royaume, non, de l'extension au royaume que représentait mon temple. J'avais de nombreux Missionnaires à la Congrégation, et tous ne me voulaient pas du bien après que l'une d'entre eux ait finie entre les crocs de Sheeva.
Mais je pouvais le dire sans mal, David Williams ne me voulait pas du mal. Il semblait perdu, et je jetais un coup d’œil sur le miroir du sol de mon royaume pour l'observer. Il dépose sur mon temple une boule, rouge. Je souris tendrement. Ho, alors voilà ta décision. Je ne la sens plus imprégnée de mon pouvoir, il est désormais en lui, et j'en suis fier. Je suis d'autant plus fier lorsqu'il veut me prêter serment. C'est rare, de nos jours, une telle dévotions. Les humains sont généralement très contents lorsqu'ils reçoivent leurs pouvoirs, et arrêtent d'être satisfaits au moment même où on leur parle de contrepartie.
David Williams n'est pas comme ça. Il m'est fidèle, et je me dois de garder cette fidélité, j'ai besoin de soutient en ces temps qui courent. Trop risquent de se retourner contre nous, et, même si cela me tue, nous avons trop besoin d'eux. Nous devons faire des efforts pour les écouter plus, mieux. Ce qui ne veut pas dire accéder à toutes leurs demandes, évidemment.
Alors je descends. Je laisse mes pieds frôler le sol du centre du temple. Je laisse ma lumière chaleureuse pénétrer l'espace, raviver les couleurs des nombreux tapis et dorures. Des particules de lumières se mettent à se déplacer, lentement, comme en lévitation autour du temple, dans les herbes, jusque dans la forêt. Je sens le lieu revivre. Je souris. Je suis tellement heureux. Que croyez vous, je soigne mes entrées.
Je penche la tête et m'exprime, d'une voix rassurante qui semble venir de chaque recoin du temple, comme une comptine murmurée à l'oreille.

_ Bonjour, David. T'ai-je manqué ?

Je souris, amusé en imaginant sa réaction. Ce langage est un honneur. Il ne le sait sûrement pas, mais je n'apprécie pas toujours de me mêler aux Missionnaires, après tout je suis un Dieu, par définition supérieur, grand artiste de ce monde, je ne vois pas l'intérêt de plaisanter ou de taquiner des êtres inférieurs. A quelques exceptions prêt.
David semble en être une.

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Mar 16 Aoû - 13:20

Serment
Quelque chose change dans l'air avant que Dave ne remarque la présence divine. L'air devient plus chaud, les lueurs dansent à nouveau, vivantes, avec lenteur. Il les observe, stupéfait et émerveillé à la fois par le naturel de cette vision. La lumière s'est faite plus puissante, plus douce. Lentement, David se retourne pour apercevoir la divinité. Elle a changé, par rapport à son souvenir ; leur première et dernière rencontre date d'un an environ, mais il reconnaît sans mal l'expression de son visage, son sourire éternel et mutin, illuminé d'une émotion que le missionnaire n'arrive pas vraiment à déchiffrer. En le voyant, il se demande si le dieu est heureux, avant de se demander si ce n'est pas lui qui l'est à ce point.

Une bouffée d'air lui parvient, elle est chaude, mais pas étouffante. Il le voit bien, est encore à moitié sur le chemin de la sortie, figé dans son mouvement, mais il ne sait pas quoi lui répondre. Il est trop estomaqué, trop perturbé par les événements qui s'enchaînent. Sacha, les créannes, son retour, ça fait beaucoup pour une seule semaine. Le voir, maintenant, c'est un peu comme une illusion. Utu en est de toute manière le maître, pas vrai ?

Ses mots provoquent un embarras et une gêne indescriptible chez l'émissaire, qui ne sait définitivement pas quoi répondre, et qui, allié au choc de sa présence, le laisse totalement pantois. C'est une blague ? Joker ? Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il lui avait manqué - mais certes, c'était le cas, il a simplement un peu trop d'amour propre pour l'avouer à voix haute, et sait pertinemment que son Dieu pouvait très bien sonder ses pensées s'il lui chantait. Voilà quelque chose de bien embêtant. Il s'efforce de ne pas détourner les yeux, bien qu'il en ait très envie, et lui répond sur un ton embarrassé :

— Disons que le temps a paru... plus long.

Comme s'il avait passé presqu'une année dans le noir, dans la nuit, sans repère, dans un endroit où le soleil ne réchauffait ni ne guidait, où les étoiles elles-mêmes semblaient un rêve inaccessible.

— Beaucoup ont cru que vous ne reviendriez pas.

"Moi aussi. Mais je suis passé Emissaire, et ensuite j'ai cru." Il n'en est pas certain, mais il pense que ça s'apparentait plus à de l'espoir qu'à une réelle conviction. Il avait besoin, à l'époque, de croire qu'il n'avait pas fait tout ça pour rien. Finalement, le voir ici... C'est un soulagement. Mais c'est aussi un honneur, et il en est parfaitement conscient. (C'est entre autre pour ça qu'il rêverait juste de partir en courant, parce que bon, autant il peut réussir à f aire avec l'embarras face à une créanne, autant là, le Dieu peut certainement lire tout son bonheur, son soulagement, sa peine, sa colère un peu aussi, ses craintes et ses questions dans son coeur. Et ça c'est vraiment super chiant.)

Il a envie de lui demander où il était passé, ce qu'il a fait, s'il allait bien, pourquoi il n'est pas revenu ni n'a répondu aux appels répétés de ses missionnaires, pourquoi il les avait abandonné là, seuls et avec un pouvoir amoindri, alors qu'ils continuaient à lutter contre les créannes et contre leur propre vide. Car l'absence du soleil s'est fait sentir, pour tous, et les missionnaires d'Utu sont ceux qui en avaient le plus souffert ; allié aux regards de pitié et de supériorité des autres, aux paroles qui n'étaient pas destinées à les faire souffrir mais qui les avait touchés en plein coeur. Et si Utu ne revenait pas ? Que feraient-ils ? Attendraient-ils toute leur vie un Dieu qui ne ferait jamais son retour, et dont le souvenir de l'existence se perdrait dans le temps ?

Pourtant Dave est là. Il est là, dans ce temple, il a porté serment, un serment avec son coeur et non pas ses lèvres, mais est-ce que ce n'est pas celui-là le plus important ? Il est heureux... Et il sait que son retour, qui coïncide avec l'attaque des créannes, lui a en partie sauvé la mise l'autre soir. Qu'est-ce qu'il s'est passé, au juste, pour qu'il revienne pile à ce moment-là ...?

— J'ai tellement de questions à vous poser, souffle David. Je sais que vous n'êtes sûrement pas là pour ça, pour y répondre… mais je suis heureux de vous voir. Vous avez l'air…en forme, je crois. J'espère.

Il retient son émotion comme il le peut, alors qu'elle lui enserre la gorge et que les derniers mois passés, certainement les pires de sa vie, lui reviennent en mémoire. Sa rechute alors qu'il pensait aller mieux, ses échecs, son incapacité à être tel qu'il était avant de devenir médium et de péter les plombs. Il ressent l'échec de sa vie, sa peur d'avoir fait face à une créature de la Mort elle-même, et repense à son passage à Emissaire. Est-ce qu'Utu a cru en lui plus que Dave n'a cru en son Dieu ?

— Vous m'avez donné une chance.

Il ne sait plus quoi dire. Il articule difficilement, encore troublé.

— Merci.

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Mar 11 Oct - 21:41

J'admire sincèrement la capacité de cet Émissaire à garder son calme. Si ma question un peu provocatrice a eu de l'effet, il a plutôt bien géré la situation, je dois l'avouer. Je ne dirais pas que j'ai à me justifier de quoi que ce soit devant les humains mais je ne peux pas dire que j'ai passé ces derniers siècles aveugles. Je connais les craintes des humains à notre égard, leur attachement aussi, et tout ce qu'ils peuvent nous reprocher. Je sais donc comme il pourrait m'en vouloir et comme il se retient assez justement de le faire, préférant une sorte de soulagement.
D'ailleurs, je ne peux m'empêcher de noter avec amusement son parallèle avec le temps plus long. L'idée que Nanna ait pu perdre son sang froid au point de laisser le temps plus lentement me tira même un sourire. Ho, elle m'aurait fait bondir, à une autre époque. Aujourd'hui, je suis juste heureux de mon influence sur lui retrouvée, peut-être par petit effet pervers et narcissique ? Sûrement. Laissez moi profiter du fait d'être le facteur du bonheur de Nanna, quand j'en ai envie, s'il vous plait.
Malgré tout, je sais que cela n'est que métaphore et je me contente d'ouvrir les bras en signe de démonstration à sa seconde remarque. Certains pensaient que je ne reviendraient pas ? Pour être tout à fait honnête, même moi je n'en étais pas sûr. Mais je suis là. Je n'ai pas besoin de mots, juste ce geste et ce sourire prouve à tous les impétueux qu'ils avaient tort.
Je vois ensuite défiler dans son esprit tout un tas de questions. Ho, mon jeune enfant je ne répondrais bien sûr pas à tout cela, comme je l'ai dit je n'ai pas à me justifier. [NDA : Utu est donc bien un redevenu un connard hautain et narcissique, tout est bien qui finit bien ?!] J'attends qu'il finisse de parler en me dirigeant lentement vers un endroit plus confortable, où je pourrais faire mine de m'asseoir. Instaurer une atmosphère conviviale, ce genre de banalités. Je rallume quelques lumières éteintes avant de finir mon trajet et d'entendre ses dernières paroles.
Mon regard vient se fixer au fond des yeux de mon Missionnaire. J'y vois ses hésitations, et ses assurances. Voyez vous, je vous ai dit que je connaissais les peines des humains, souvent parce qu'ils passent beaucoup de temps à nous les envoyer par prières agressives ou par excès de colère. Mais il est rare -ô combien rare- qu'un Missionnaire nous remercie avec autant de sincérité. Je lui rends sa sincérité dans le ton de ma voix.

_ Le tout des chances, ce n'est pas de les donner mais de les saisir. Je ne m'étais définitivement pas trompé sur toi, David. Tu étais prêt, et tu ne m'as pas déçu.

Est ce que je viens d'accorder à un humain la paternité totale de ses actes ? Sûrement, et il mérite au moins de le croire. Il y avait après tout une infime chance qu'il échoue, au vu de la période troublée dans mes visions. Et même si je suis heureux de son remerciement, je ne peux pas me dire entièrement gracieux.
Je reprend un ton plus léger et l'incite du bras à venir s'asseoir en face de moi, de l'autre côté du petit autel. Rare seront les occasions où tu pourras te placer à la hauteur de ton Dieu, je te conseille d'en profiter.

_ Je suis venu pour faire taire les rumeurs qui me voudraient disparu, je suppose, et tu seras mon ambassadeur, lançais-je d'un air amusé. Tu n'auras en effet pas les réponses à toutes tes questions, mais je suis d'humeur à t'en accorder deux.

Dites donc, c'est vraiment la fête en ce moment. Il faudra que je me retienne d'aller voir mes Missionnaires à l'avenir, je risquerai de devenir "gâteau" comme ils disent. Oui, tu as raison David, je suis en forme !

_ Ce sont de nouvelles chances, ne les gâches pas~

Ne pas jouer avec ses Missionnaires, je suis sûr qu'il y a un proverbe qui dit ça...

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