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 :: La Congrégation :: Temple d'Inanna
Chouette, un végétarium pour abri!
Nabouh
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Nabouh Saifi

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Sam 7 Juin - 11:28
Franchement, je ne sais pas si je pourrai m'habituer à cette ville un jour. Depuis que Renzo, le gars bizarre de la forêt, m'avait guidé jusqu'ici, je ne m'étais pas aventuré au dehors, j'avais trop peur de ne jamais revenir. Mais là, je n'en pouvais juste plus. Je ne me sentais pas chez moi, mal à l'aise. Sûrement le mal du pays mais en même temps, comment ne pas l'avoir vous me direz ? J'étais coincé dans un endroit où zéro doit être synonyme de beau temps et surtout, j'étais seul. Je ne connaissais personne ici, je n'avais personne à qui parler ou pour me renseigner. C'est vrai qu'en général, je ne crains pas la solitude parce que chez moi, c'est facile de trouver quelqu'un à qui parler, même le voisin de palier connaît ton nom ! Mais ici, c'était bien trop différent.
La ville était jolie, ça je ne le nierais pas. L'architecture des bâtiments et le décor changeaient radicalement, mais ça avait son charme, comme tout ville. Et malgré le froid, j'aurais peut-être pu m'habituer à mon nouveau « chez-moi ». Seulement voilà, je n'en avais aucune envie ! Le chaleur me manquait, les visages connus me manquaient, les petites rues serrées me manquaient... bref, je me tapais une mini déprime parce que j'étais loin de chez moi. Cette ville m'oppressait . Et je n'avais pas envie d'y rester plus longtemps.

Voilà comment je me retrouve, paumé, dans des alentours... très éloignés, encore une fois. Mais cette fois-ci, je me suis mieux armé. Après avoir changé ma monnaie, je me suis acheté un passe-montagne, qui soit dit en passant pèse une tonne, me donnant l'allure d'une oie sur laquelle on a forcé le gavage. J'avais même un bonnet, un pantalon triple épaisseur et des bottes de montagnes super épaisses. Certes, pour les locaux, je détonnais dans le décor, mais pour moi, c'était juste le minimum vital. Et au moins, si je me perds et que je dois vivre dans un glacier avec des ours, eh ben je pourrais survivre assez longtemps pour appeler à l'aide... ou me faire bouffer, à voir.
C'est donc avec un accoutrement proche de l'alpiniste en haute altitude, que je marchais dans ces contrées sauvages et hostiles, hantés par le vent glacial, sans savoir où aller. Alors j'errais, au hasard, profitant tout de même du nouveau paysage qui s'offrait sous mes yeux. Je n'étais pas hargneux au point de dénigrer la nature et, je dois admettre que sur ce point, je suis plutôt satisfait. En Palestine, la nature est plutôt absente, la verdure n'existe quasiment pas. Mais dans ce pays, surtout en cette période où l'été approche, le vert commence à être omniprésent. Tout n'est que verdure, plante haute et grand conifère. Et là, si quelqu'un me regardait depuis un endroit inconnu, il me prendrait sûrement pour un fou. Mon visage révèle une expression proche de l'extase tandis que je m'excite devant une bouture de fleurs ou que je m'amuse à rouler dans l'herbe à la manière d'un tonneau. Je n'ai jamais pu faire ça de toute ma vie, mais maintenant, je suis prisonnier d'un monde de couleur et de senteurs aussi diverses que le monde le permet. Je ne m'étais jamais rendu compte de l'effet que pouvait produire la nature à l'état sauvage. Si on se trouvait devant un tableau, on pourrait voir un jeune garçon, allongé dans l'herbe haute, en train de compter les pétales des fleurs alentours. Garçon qui ressemble sûrement à un idiot avec son grand sourire béat et ses yeux qui pétillent comme un gamin qui découvre le monde pour la première fois. Mais je m'en fiche, j'ai l'habitude d'avoir l'air idiot !

C'est dans ce décor de safari sauvage que je me perds au bout d'un certain temps. Mais vraiment perdu. Je ne m'en rends pas bien compte tout d'abord, et de toute façon je veux pas retourner dans cette ville, mais je suis bel et bien perdu. Encore. Je suis blasé, contre moi-même ( si si ça se peut, je vous jure!). Je tourne la tête dans tous les sens pour tenter d'apercevoir un chemin ou quoique ce soit. N'en voyant pas, je commence une longue errance de plusieurs heures, de tous les côtés, en tentant vainement de me repérer grâce à un élément mystère du paysage. Je commence à avoir faim, mon ventre n'arrête pas de gargouiller... J'ai envie d'attraper une barre chocolatée dans mon gros sac de montagnard mais je m'y refuse. Si je m'arrête, je ne repars plus, et je n'ai plus qu'à me faire ermite ! Je reste donc sourd à la fatigue et à la faim. Seul point positif, je n'ai pas froid . J'ai même plutôt chaud d'ailleurs...
Finalement, alors que j'allais abandonné pour essayer à nouveau de mourir seul, je distingue une silhouette familière à l'horizon.. Je pousse un long soupir. Je suis de retour... Mais plutôt que de prendre le chemin officiel, je décide de faire un petit détour, retardant le plus possible mon retour dans cet endroit glauque, cette congrégation comme ils l'appellent... Pour moi ça sonne comme secte mais bon ça, c'est encore autre chose. En contournant l'endroit maudit, je remarque une drôle de forme qui se découpe dans le paysage, un peu plus loin du lieu où je me trouve. Je distingue mal la chose en question mais de mon point de vue, on dirait une sorte de maison. Peut-être un abri pour les voyageurs égarés ?! On voit souvent ça dans les films ! Mon regard passe rapidement de la forme au décor de la ville. Un grand sourire crétin s'étale alors sur mon visage. Tout plutôt que d'y retourner !

Pour un abri à destination des voyageurs perdus, il a quand même une drôle d'allure. Il y a de la végétation un peu partout, à n'en plus savoir que faire. C'est jolie hein, je dis pas le contraire, mais à ce point, c'est léger flippant. M'enfin, ça doit être l'entrée côté jardin sûrement. Il y a pas mal de fleurs aussi, mais pas beaucoup de légumes. Avec tout cet espace, je pensais qu'ils feraient au moins un potager. Chez nous c'est le minimum vital alors ici, avec tout cet espace et cette verdure. Si je retrouve mon chemin jusqu'ici, je viendrais peut-être planter deux ou trois légumes bien frais, genre des tomates ou des carottes... Ce serait plus sympa. Et puis, un voyageur à besoin d'une alimentation équilibrée. Bref ! Je continue mon chemin, me rendant compte que je marche alors sur un terrain plus solide, moins mou que l'herbe. En baissant les yeux, je remarque que c'est de la pierre à présent, mieux même, du marbre ! Je pousse un long sifflement.

-Eh ben, je vais débarquer dans la chambre d'un maharaja ou quoi ?

Malgré mon petit moment de surprise, je me reprends vite. Je relève la tête et, en écartant quelque plante, et achevant ma montée, je remarque un abri pour le moins... naturel. L'abri se construit sur le modèle d'un temple antique, avec des colonnes un peu partout qui forment une grande enceinte. Elles se mélangent parfois avec de grands arbres, plus grands que ceux que j'ai aperçu dans la vallée tout à l'heure, ce qui offre un contraste étonnant entre le naturel et l'artificiel, comme si la nature avait tous les droits en ce lieu. La construction est d'ailleurs comme étouffée par cette nature. Des lianes fleuris, sûrement des rosiers grimpants de ce que je peux voir, escaladent le long des colonnes. Le marbre aussi disparaît au profit d'un tapis de verdure, à l'allure soyeuse et moelleuse, qui donne presque envie de s'y jeter à corps perdu. D'ailleurs, c'est ce que je ne manque pas de faire.
Ni une ni deux, je prends mon élan et enchaîne tout un tas de roulades et galipettes, avant de me remettre à rouler comme un tonneau dans l'herbe, tout autour d'un arbre gigantesque qui occuper le centre de l'abri. Lassé de rouler, je me met à courir dans tout l'espace en chantant "une souris verte". Lorsque la fatigue reprend le dessus, je reste allongé par terre, contemplant le ciel de ce pays si lointain, par le toit inexistant. J'en profite pour sortir une barre chocolatée de mon sac, dont je me sers comme repose-tête, et l'entame tout en gardant les yeux fixer vers le ciel, prêt à faire un petit roupillon.

Décidément, c'est un abri bien bizarre... mais pas détestable.

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Inanna
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Inanna

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Dim 8 Juin - 14:05
Nabouh & Inanna

L'après-midi touche presque à sa fin, alors qu'Utu entame sa lente descente, laissant, certainement, bientôt la place à son frère. Je dis 'bientôt', mais il faudra bien une à deux heures pour que la nuit s'installe complètement. Nous les Dieux sommes pour la plupart détachés du temps. Ou, tout du moins dans mon cas, ne le vois-je passer qu'en ressentant mes enfants pousser et envahir le monde, avant d'être aussitôt déracinés par ces maudits humains. Le fait a quelque chose d'agaçant, selon moi. Cette nature luxuriante qui dominait encore il y a quelques siècles n'est à présent que de petites forêts abandonnées çà et là dans le monde. Heureusement, près de Stockholm se situent encore de beaux spécimens de conifères ; un peu de diversité ne fait pas de mal. Néanmoins, si la Sibérie regorge de terres parfaites dans lesquelles je me complairais parfois avec plaisir, j'évite de traîner dans des endroits susceptibles d'irriter mes collègues Dieux. Surtout ces derniers temps – la petite mésaventure de Nanna et Nin les ont suffisamment irrités, et Utu... À mon avis, il a dû devenir complètement fou. Mais peu importe. J'étais presque heureuse de voir que j'avais réussi à le faire sortir de ses gonds, lui qui me présentait toujours ce visage composé, plein de candeur et à la limite de l'enfantin. Maintenant un peu moins, la fierté et l'amusement étant rapidement retombés. Il n'empêche que j'aimerais autant ne pas provoquer inutilement de combat avec mes congénères – si la présence de Nin m'est aussi agréable que celle du vent dans mes branches, celle de Nanna n'est pas vraiment celle que je désire le plus. Et Enki et Enlil, autant ne même pas y penser... (Et le sixième, je le tue sauvagement s'il a le malheur de croiser ma route. Ahah.)
Assise nonchalamment mais élégamment sur l'autel de mon temple, à la Congrégation, j'écoute patiemment Nathan blablater avec un sérieux qui, s'il n'était pas si omniprésent chez cette jeune femme, aurait fini par m'agacer. Mais voilà, on s'habitue à tout, et je sais parfaitement que mon émissaire n'est pas que ce qu'elle expose aux autres. C'est aussi pour cela que je l'ai choisie après tout. Sa détermination, sa force d'âme, sa capacité d'analyse, de jugement, et surtout celle de garder son sang-froid en toutes circonstances. Et puis, son regard noir me rappelle le mien – pas qu'il l'égale, évidemment, mais ne peut-on faire meilleur rapprochement entre deux femmes que la manière dont elle arrive à gérer et manipuler les foules d'un seul regard ?
Enfin, avec tout le respect que je lui dois – allons, allons, elle est tout de même mon émissaire, ce n'est pas rien – j'avoue que l'entendre m'exposer le récit de sa dernière mission d'un air aussi joyeux que si elle m'avait annoncé que son pigeon nain était mort après s'être pris un grêlon sur le crâne ne me met pas d'une splendide humeur. Un soupir lourd m'échappe, signe qu'elle avait plutôt intérêt à abréger si elle ne voulait pas me voir me dématérialiser sur le champ pour vaquer à d'autres activités. J'avais déjà dû m'occuper de contrôler l'assaut de forces spéciales en Irak, qui se sont occupés de faire évacuer des milliers de prisonniers des djihadistes. C'est vraiment de plus en plus le bordel là-bas, je ne sais vraiment pas à quoi ils pensent. Sérieux... Pour une histoire de religion, vraiment. Parfois j'aimerais pouvoir leur dire « Allez, maintenant, posez tous vos petites fesses par-terre que je vous explique un truc. » ; malheureusement ce n'est pas trop possible. Autant je m'amuse de ces guerres, autant leurs motifs me désespèrent plus que de raisons. Si déjà ils se battaient en notre nom... Mais non, même pas. Non mais franchement...
Nathan cesse de parler et me fixe un instant, sûrement en attente de mon verdict. Honnêtement, je n'ai quasiment rien écouté. Mais passons...

– Très bien Nathan, tu peux disposer, je soupire. C'est parfait, génial, vraiment. Tu as été parfaite, comme toujours.

Elle doit sentir mon désintérêt total et semble se retenir de rouler des yeux en poussant à son tour un léger soupir exaspéré. Elle me salue poliment et se détourne afin de quitter le temple, avant que je ne la retienne quelques instants de plus.

– Nathan ? Mon prochain missionnaire se nomme Warren Dawson. Américain résidant auparavant en Angleterre. Note-le dans tes papiers et accueille-le quand il viendra. Il devrait arriver d'ici...

J'ai une moue légère alors que je réfléchis, tentant de voir combien de temps ça devrait lui prendre.

– Oh, allez, quelques semaines, un peu plus peut-être vu l'itinéraire que je lui ai fait prendre, je ricane.

La jeune femme lève les yeux au ciel avant de me saluer pour de bon et de quitter les lieux. Elle me connaît, depuis le temps. Elle sait que je suis un peu extrême dans mes choix de mission, et cette fois ne déroge pas à la règle. Enfin, peu importe. Je descends d’un bond vif sur l’herbe fraiche. Je m’étire et fais quelques pas en contournant l’arbre géant au centre de la clairière. Mes doigts courent sur le bois, et je ferme les yeux en inspirant profondément, profitant de la quiétude de l’endroit avant de devoir repartir. Quelques minutes s’écoulent, avant que quelqu’un d’autre n’arrive. Mes sourcils se froncent. C’est un simple medium, futur missionnaire très certainement. Je me tourne dans sa direction et l’observe silencieusement gambader dans mon temple, sentant la colère m’emplir. C’est quoi encore que cet empafé vêtu comme un inuit ? Non mais j’y crois pas. Ces humains n’ont vraiment aucun respect pour personne ?!
Mes pieds nus foulent l’herbe grasse, et je m’approche du bel abruti allongé et croise les bras sur ma poitrine, lèvres pincées.

– Ca va, je ne te dérange pas ? je l’interpelle en claquant de la langue d’un air méprisant.

Mon visage exprime mon agacement le plus profond. En tout cas, il faut bien tâche à côté de moi, qui suis vêtue d’une simple tunique ocre soutenue par une ceinture tressée. Je veux bien croire qu’il ne fait pas très chaud, mais de là à avoir besoin de s’habiller comme ça… C’est un tableau bien insolite dans le paysage de mon temple.
Ou peut-être est-ce mon temple le plus insolite dans ce pays ? Peu importe, à ce niveau là…

– Allez, lève-toi et sors d’ici. C’est pas un pré, va brouter ailleurs si j’y suis.

Je plisse le nez et pose mon poing sur ma hanche, sentant mes yeux verts briller d’une lueur ardente.

– Bon sang, tous les humains sont sourds comme toi ?! je roule des yeux. C’est un temple, si t’as un truc à me demander tu le fais sinon tu prends tes affaires pour que je te balance dehors.

Non mais j’y crois pas… Qu’ils sont lents, mais qu’ils sont lents !







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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Dim 8 Juin - 14:58
J'étais vraiment bien là, allongé sur ce tapis de verdure qui s'avérait aussi doux qu'un coussin de plumes. Je sentais presque le sommeil venir tant il faisait bon. Même l'odeur et l'atmosphère de ce lieu m'incitaient à la détente, comme s'il m'était impossible de m'énerver à présent. C'est étrange non ? Cet endroit est décidément pas comme les autres. Ce doit être un refuge pour personnalité super aisée. Est-ce que je vais avoir des problèmes du coup si on me surprends ? On risquerai de me prendre pour un racoleur ou un profiteur... ou pire, un cambrioleur! Cette dernière pensée me fait pouffer. Me rappelant que cet endroit n'a ni porte, ni fenêtre, ni même un toit, n'importe qui serait un cambrioleur dans ce cas. Je m'inquiète bien trop! Ce lieu a envie qu'on y pénètre, ce qui le rend encore plus étrange à mon avis.
D'ailleurs, je me demande bien qui pourrait me surprendre puisqu'il n'y a aucune trace de qui que ce soit en ce lieu. Et rien qu'à observer, les alentours, ce doit être un refuge abandonné depuis longtemps, où la nature a repris ses droits. Personne ne viendra me chercher ici.

Ca va, je ne te dérange pas ?

La voix, cinglante, me ramène sur Terre en deux temps trois mouvements. Surpris, je me réveille en sursaut, tournant la tête de tous côtés pour tenter d'apercevoir l'origine de la voix. Si en plus l'endroit est hanté...
Mais il s'avère que la voix est tout ce qu'il y a de plus normal. Mon regard, un peu au-dessus de moi qui suis toujours allongé, accroche celui d'une femme. Automatiquement, je ne peux m'empêcher de lâcher un petit "ooh" admiratif. Cette femme... est surement l'une des plus belles que j'ai pu rencontrer. Elle est grande, une peau aussi blanche que le lait, associée à des formes plus qu'avantageuses. La tenue qu'elle porte est simple mais la met remarquablement en valeur. Mais c'est son visage qui attire mon attention. Encadré par des cheveux blonds, elle possède des yeux qui me donnent l'impression de me noyer dans un océan de forêt et de chanter pour le grand arbre au centre du temple. Des yeux qui capturent mon regard, à tel point que je parviens difficilement à m'en arracher. Seul ce que j'y vois m'empêche de poursuivre ma rêverie. On y sent de l'agacement, voire de la colère même briller au coeur de ses iris.
Je cligne bêtement des yeux plusieurs de suite pour m'extirper de ce que j'ai vu. Le ton de sa voix, sec et froid, tranche ma bulle de bonheur. Je suis parfaitement réveillé à présent, et n'en reviens toujours pas de cet égarement. Ce doit être une sorcière... Son ton impérieux ne souffre d'aucune opposition. Et elle est très clair. Elle veut que je dégage le plancher. Ce à quoi je réponds le plus intelligemment du monde :

-Hey! Pourquoi je partirais ? Les refuges sont publics, je peux rester si je veux, rétorquais-je avec indignation.

La suite ne m'aide pas à y voir plus clair. Je relève deux choses qui justifie la tête que je prends ( yeux ronds avec un air totalement perplexe ) : "humains" et "temple". Je ne comprends vraiment pas ce qu'elle essaye de dire. Genre, elle, elle est pas humaine c'est ça ? Et cet endroit, c'est un lieu de prière ? Un endroit en ruine avec de la verdure partout ? Et puisqu'elle me demande si j'ai besoin de son aide, je présume qu'elle se croit la grande prêtresse du site, voire peut-être même sa déesse tant qu'à faire. Toutes ces pensées font naître un grand sourire sur mon visage, que je qualifierais de... idiot.

-Vous êtes sûre de ne pas abuser des champignons d'ici?, demandais-je, l'air joueur.

Mais il paraît qu'il ne faut pas perturber une personne en plein délire. C'est comme les somnambules, ça leur rend pas service. Faut jouer leur jeu en quelque sorte. C'est un ami qui m'avait dit ça. Et elle, elle a l'air vachement convaincu de ce qu'elle dit. Et puis tout y est hein, la pose, les yeux, le ton... Mais bon soit. Si elle dit que c'est un temple, alors prions. C'est fait pour ça après tout.
Rapidement, j'enlève mon passe montagne et tout ce qui me tient trop chaud. Parce que oui, je l'admets, je commençais à avoir de grosses bouffées de chaleur. Jamais j'aurai cru ça possible dans ce pays. Enfin, tout ça pour dire que je me retrouve vite en tenue habituel, un simple T-shirt noir, avec un keffieh épinglé dessus ( oui ça fait ridicule sous un passe montagne mais c'est mon porte bonheur alors on rigole pas) et un bermuda blanc cassé. En retirant mes chaussures, je me retrouve pieds nus sur l'herbe, et mon bonnet laisse échapper ma touffe de cheveux bruns. Je me dis qu'en me mettant aussi à l'aise qu'elle, ça la stabilisera un peu dans son délire. Et puis de toute façon, je ne pouvais pas prier en tenue d'alpiniste, ce n'est pas correcte.
Je m'agenouille alors, face à elle, évitant tout de même ses yeux. Si je les trouvais beau, je dois admettre que maintenant, ils me font un peu flipper.

-Un truc à demander alors... euh..., fis-je mine de réfléchir.

Il faut que je trouve une question bateau, qui me permette de mieux cerner son trouble. Ou son complexe, à voir. Avec un air malicieux, je finis par trouver ma fameuse "demande".

-Vous êtes qui ? demandais-je le plus poliment possible.

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Inanna
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Inanna

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Jeu 26 Juin - 18:32
Nabouh & Inanna

Il y a plusieurs choses qui m'agacent chez les humains. Tout d'abord, cette manie détestable qu'ils ont de s'intéresser à tout et n'importe quoi avec autant de curiosité, notamment des choses qui ne devraient pas les intéresser. Les choses divines, notez par là. Comme ce merveilleux temple que j'ai mis un temps fou à décorer de cette manière – quelques secondes à vrai dire, mais il a d'abord fallu que je réfléchisse à la façon dont je m'y prendrai. Enfin, peu importe, la décoration intérieure de mon sanctuaire n'est pas le sujet principal ici. Je disais donc : ils sont trop curieux. Et par curieux, j'entends aussi suffisamment sans-gênes pour se permettre de pénétrer dans des lieux sacrés sans la moindre autorisation. Mais si en plus on devait mettre un panneau « Défense de pénétrer ici », nos missionnaires seraient capables de nous jeter la pierre... Quelle merveille d'être un Dieu. Vraiment, c'est un job parfaitement désespérant ; après tout, comment voulez-vous vous concentrer sur vos obligations lorsque vous avez un inuit abruti qui s'amuse à nager dans l'herbe grasse que vous vous plaisez à faire pousser ?
Ma voix semble le faire sortir de ses rêveries, et il relève les yeux en me cherchant du regard, comme pris sur le fait. Mon sourcil se hausse élégamment lorsqu'il laisse échapper un « ohh » admiratif – et rien que pour ça, flattée dans mon égo de Déesse surdimensionné, je me sens d'humeur magnanime. Je ne bouge pas, le poing toujours posé sur ma hanche, tandis qu'il me détaille longuement. Trop longuement, c'en devient indécent. Surtout lorsqu'on voit l'âge de ce gosse. Fin de l'adolescence je dirais, pas encore adulte. Je me souviens qu'à une époque, je prenais plaisir à les dévergonder à cet âge – leurs hormones les poussait si loin ; et il était si facile de les arrêter avant que les choses sérieuses ne commencent ! Voir cette étincelle de désir au fond de leurs yeux ardents est si amusant. Mais avec le temps, j'ai cessé d'en éprouver du plaisir. Les adolescents, de nos jours, sont encore des enfants. Et quelque part, la chose me rend mal à l'aise.
Un soupir d'agacement manque de franchir la barrière de mes lèvres. Pourquoi il ne bouge pas ? Il m'agace. Je tique lorsqu'il me répond, manque de l'étrangler avec les brins d'herbe qu'il écrase sans ménagement. Un refuge. Des champignons. Ah oui ? Vraiment ? Veut-il réellement que je lui en fasse manger ? Je pourrais. Oh que oui, je pourrais ; et il me fallut reprendre mon calme rapidement pour ne pas céder à l'envie de tester toutes sortes de tortures sur ce pauvre inconscient. Celui-ci enlève ses vêtements qu'il laisse choir au sol sans aucun respect. Habillé étrangement ; il me rappelle un peu ces hommes venus d'Orient. Me pinçant l'arête du nez lorsqu'il s'agenouille face à moi, je décide d'essayer de passer outre.
D'essayer.

– Je m'appelle Inanna. Et je suis la maîtresse de ces lieux.

Ton un peu trop cérémonieux pour lui, je suppose, mais tente de ne pas y faire attention.

– Qu'est-ce que tu fais ici ? Ce n'est pas un refuge pour touristes égarés, je reprends en laissant tomber mon bras le long de mon corps.

J'avoue être à présent partagée entre l'agacement et l'amusement devant son comportement plus qu'étrange. Si je n'aime pas qu'on se fiche de moi, j'aime bien me foutre des autres en revanche.

– Tu es sûr que ce n'est pas toi qui abuse sur les champignons, petit homme ?

Ma voix chantante semble parfaitement s'opposer à ce que je ressens actuellement. Douce, un peu sensuelle, susurrée ; un charme pour les oreilles, tout comme le sourire qui fleurit sur mes lèvres est un ravissement pour les yeux.
Quelques petits champignons poussent autour de lui alors que je m'éloigne d'un pas aérien, laissant un rire me suivre dans mon sillage.

– C'est un petit lapin blanc qui t'a conduit jusqu'ici, c'est bien ça ? je me moque avec un sourire en coin. Fais attention si tu ne veux pas que la méchante Reine de Cœur te coupe la tête.

Pour être tout à fait franche, je préfère encore le terme de Reine de la Discorde. Ça sonne beaucoup plus classe ; mais les deux conviennent étrangement.

– Eh bien ? Donne-moi ton nom. Je n'aime pas ne pas savoir à qui je m'adresse.


HRP : Pardon pour la
réponse toute nulle et tardive !
J'espère que ça te va mon Titi ♥

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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Lun 7 Juil - 11:54
Je ne sais pas si c'est moi particulièrement, mais elle semblait vraiment agacée. Ça ne peut pas être à cause de moi ( je n'ai rien fait de mal après tout... Sauf si la vue d'un beau garçon l’agace mais dans ce cas, elle est bizarre! ) donc j'en déduis que c'est surement à cause des champignons que je lui soupçonne d'avaler en quantité non négligeable... C'est pas parce que l'on est particulièrement bien foutue qu'il faut se laisser aller pour autant hein! Et puis... lorsque la personne en face sonne comme une folle, peu importe si elle est belle, ça fait juste fuir. Enfin dans mon cas, après il y a des malades partout.

Elle finit enfin par se présenter. Inanna... bizarre comme nom. Je n'arrive même pas à en déterminer l'origine. Par contre... je vois de très nombreux surnoms, tous plus idiots les uns que les autres, se profiler à l'horizon. Oui je sais, mon imagination est extrêmement fertile. En revanche, lorsqu'elle me dit que ce n'est pas un refuge pour voyageurs égarés, les bras m'en tombent... presque littéralement. Ma mâchoire se décroche légèrement, me donnant une expression proche des personnages de manga. Comment... comment ça ? Qu'est-ce que ça peut être d'autres qu'un refuge, au milieu de nul part ? Bon après, j'admets que le côté en ruine et rongé par la végétation me fait un peu étrange au premier abord mais une pareille construction, paumée en pleine nature, ça ne peut être qu'un abri non ?
J'allais émettre ma supposition lorsqu'elle me coupe (grossièrement) la parole en première... Je devine à sa remarque sur les champignons qu'elle se sert de MA blague pour me chambrer. J'appelle ça du détournement de... ben de blagues en fait! C'est du plagiat pur et simple! Elle a vraiment l'esprit embrouillé cette folle. Mais avant que je ne puisse m'indigner convenablement, de petits champignons se mettent à pousser autour de moi alors qu'elle s'éloigne avec une légèreté à couper le souffle, à croire qu'elle dispose d'une paire d'ailes accrochées aux chevilles. Consterné, je regarde les champignons qui ont poussés ( en fait j'aime pas les champignons, donc je les regarde juste bizarrement) en me demandant d'où ils sortent et si, comme je le suppose idiotement, la folle aux pieds légers en est responsable. Mais ça c'est pas possible...

Soudain, je percute enfin. Mes yeux naviguent d'Inanna vers les champignons, en passant par une contemplation plus approfondie de l'endroit où je me trouve. Une vague conversation à ce sujet ( plus précise que vague en fait ) avec Renzachio me revient alors en mémoire, au sujet de Dieux et tout et tout...
Je me fige, oubliant presque de respirer, ressemblant à s'y méprendre à une statue de sel. Cette folle... Ce serait...

-Vous seriez pas un de ces dieux sumériens dont on m'a parlé par hasard? demandais-je le plus naturellement du monde

Même si, sortant de ma bouche, ces mots-là ne me semblaient pas naturels du tout!
Ses remarques suivantes confirment en partie mes doutes, même si j'ai bien envie de lui répondre vertement... Oh et puis d'ailleurs, c'est ce que je vais faire.

-A vrai dire j'aime pas les lapins, j'ai juste suivi une odeur étrange et pouf! Me voilà ici, dis-je d'un ton qui frise l'insolence.

Toutefois, le doute continue de me torturer et, pour m'en débarrasser, je décide de franchir le pas. Je commence à ouvrir la bouche pour parler lorsqu'elle me coupe ENCORE la parole. Je prends une tête boudeuse, les joues gonflées, en lâchant un drôle de grognement. Déesse ou pas, elle est sacrément chiante! Rien que pour ça, je devrais l'ignorer!
...
Mais si je me présente pas, elle se souviendra jamais de moi, ce qui dans un sens est peut-être mieux. Mais bon, par pure politesse et bonne éducation ( moi ! ) je lui accorde l'honneur de mon nom.

-Je m'appelle Nabouh! Je suis arrivé il y a peu de temps..., ajoutais-je comme pour justifier mon erreur.

Ce qui m'énerva au plus haut point! Je n'ai aucune raison de me justifier, elle n'a qu'à créer des portes à son sanctuaire si elle veut que personne n'entre après tout!
Mais une idée germe ne même temps dans mon cerveau. Un peu absurde certes mais, me souvenant de ma conversation avec Halloween, je me rappelle qu'il m'avait dit qu'un jour, je serai appelé par l'un d'eux. Mon visage se décompose, prenant une allure presque maladive. Ce serait elle mon dieu ... ? Peut-être que c'est un signe si j'ai débarqué ici, un appel silencieux du destin... ou d'elle. Je reporte mon regard sur elle, toujours avec une allure laissant croire que j'ai chopé un virus particulièrement virulent de la grippe espagnole. Je m'arrête sur elle, sans pour autant la regarder. Ma voix s'échappe avec fatalité, comme si on m'annonçait mon exécution.

-Me dîtes pas que... vous êtes le dieu qui m'a appelé ?

Je me demande si tous les dieux sont pareils, genre un peu excentrique, tordu et un peu fous sur les bords... parce que c'est l'impression qu'elle me donne, la majorette. Après, je dois admettre que cela aurait pu être pire. Sur le papier, ça reste une très belle femme...

Hrp : Ta réponse était très bien <3 Mieux que la mienne en tous cas...
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Inanna
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Inanna

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Dim 13 Juil - 21:32
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Les humains sont bien étranges... Et celui-ci encore plus, je crois bien. J'en ai rarement croisé d'aussi... excentrique, je dirais. Il a l'air complètement paumé dans son monde, les yeux oscillant entre le champignons que je viens de faire pousser et moi-même. Il est en droit de se poser des questions, bien entendu ; mais venir à la Congrégation, et que personne ne le mette au parfum... Ça me semble un peu tiré par les cheveux. Mais après tout, Steek étant Steek, je ne serais pas surprise que l'organisation de son petit institut se révèle complètement inexistante. Évidemment, lorsqu'on est habitués aux petits mondes bien organisés par notre cher Enki, c'est un peu étrange d'atterrir au beau milieu d'une institution humaine. Administration pourrie, hein...
Me dirigeant en direction du bel arbre trônant au centre du temple, je m'assied sur le petit autel de bois posté juste devant, dans la même position que quelques temps auparavant. Cette fois, mon attention est toute dirigée vers le petit homme étrange qui a fait irruption dans mon temple. Soudainement, il se fige et m'interroge, comme percuté par une soudaine idée – de génie, vraiment ! Bon, au moins, on lui avait fait un petit topo... Mais je n'apprécie toujours pas d'avoir été traitée de folle. J'aimerais bien le torturer gentiment, pour lui faire comprendre son erreur et passer un peu le temps. Titiller les petits humains stupides et pathétiques, c'est tellement amusant !
J'ai un rire clair, vivement amusée par sa maladresse, ne prenant même pas la peine de lui répondre immédiatement. J'appuie mon coude sur ma cuisse et ma joue se pose sur mon main, tête inclinée. Petit insolent... Je devrais t'accrocher sur les branches de mon arbre pour la peine. Mais je ne sais pas encore si j'ai envie de risquer de lui casser une branche pour ce gosse... Qui, après un temps de réflexion formidablement long – et passablement désespérant – finit enfin par me lâcher son nom. Nabouh, apparemment. Petit nouveau ; on s'en serait pas doutés, tiens. Quoique généralement, ils sont assez au courant... Ils ne peuvent vraiment pas faire leur boulot correctement avec leurs médiums ? Je peux comprendre que ceux qui n'ont pas été appelés soient un peu paumés, mais à partir de moment où ils sont à Stockholm, il aurait peut-être fallu essayer de les instruire un minimum ! C'est un scandale qu'on ne sache toujours pas qui je suis, alors que je suis la seule femme du Panthéon ! Bon sang, ça devrait être évident ! « Un de ces dieux sumériens »... Non mais je rêve. Je vais lui apprendre la vie à ce gosse...
M'apprêtant enfin à répondre, je suis interrompue par son regard de chien battu. Je hausse un fin sourcil parfaitement dessiné.

– T'appeler ? Toi ? Et puis quoi encore ?

Puis, plissant le nez, je lâche :

– Et comment ça « ne me dites pas que » ?! C'est un honneur d'être au service de la seule Déesse du Panthéon, je te signale !

Hum. Non, je ne suis pas vexée pour si peu, c'est faux.

– Oui, je suis « un de ces dieux sumériens ». Déesse de la guerre et de l'amour, non, ça ne te dit rien ? je râle comme une enfant boudeuse.

Peut-être que je serai à jamais narcissique, qui sait ? Mais bon, j'ai de la chance, je ne suis pas encore tombée folle amoureuse de mon propre reflet, j'ai encore un peu de marge j'imagine.

– Sérieusement, le jour où je prendrai des gosses comme toi sous mon aile n'est pas encore arrivé, peu importe le potentiel que tu recèles. J'ai ma dignité tout de même.

Apercevant un pilier dénudé de toute végétation, j'ai un léger geste de la main pour faire s'enrouler une petite plante grimpante autour.

– Tu le sauras quand ton Dieu t’appellera. Ce sera comme une grosse voix dans ton esprit, qui te dira de faire ses quatre volontés. Ou alors il apparaîtra devant toi... Et puis, tu as de la chance, il n'y a plus qu'un sadique sur cinq pour les prétendants au titre, là.

S'il tombe sur Enlil, je ne donne pas cher de sa peau. (Quoique, ça aurait été pire avec moi... Il suffit de voir ce cher petit Warren pour le comprendre ♥)







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Nabouh
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Mar 15 Juil - 10:39
Cette fois, c'est sûr, je l'ai énervé. Je me demande bien pourquoi d'ailleurs... Parce que j'ai pénétré dans son jardin secret ou je sais pas quoi ? Ou alors, si je me base sur le regard qu'elle me lance et la mine désespérée qu'elle affiche par moment ( chaque fois que j'ouvre la bouche j'ai l'impression...), j'en déduis qu'elle me trouve un peu idiot. Cette constatation me donne l'air boudeur. Elle va vite en besogne la starlette! Elle a pas encore eu l'occasion de se frotter à mon brillant esprit! Elle a du toupet quand même... JE tiens à préciser que, de ce que j'ai vu jusqu'à présent, elle a pas l'air tout à fait fine non plus hein! Et puis, au vu de ces réactions, elle semble encore plus capricieuse que moi... Bref, si c'était pas une déesse, je l'adorerais et on serait surement amis. Mais les choses étant ce qu'elles sont, je me contente de bouder dans mon coin. Je me renfrogne de plus en plus au fur et à mesure qu'elle me lâche ses insultes à la figure. Surtout rester calme... Ca ne sert à rien de répondre à la provocation, je ne ferais que jouer son jeu.

-Ben vous avez du toupet quand même! Et puis, comment ça "quoi encore" ? C'est plutôt moi qui devrais dire ça, Déesse des pâquerettes!

Encore une fois, alors que dans ma tête je souhaitais me taire et observer, ma bouche a pris une autre décision. Blasé, je me contente de secouer la tête, avant de reprendre mon air offensé. Elle pousse le bouchon en plus! Déesse ou pas, je vais pas me laisser faire.

-Non ça ne me dit rien. Je savais même pas que vous existiez jusqu'à hier, dis-je avec en fronçant les sourcils, un large sourire tout de même sur les lèvres.

Nah, dans ta poire! Puis, imitant exactement son expression avec le nez plissé et tout, je repris exactement sa répartie lorsqu'elle me parla de "l'honneur" d'être appelé par elle.

- Un honneur ? D'être à VOTRE service ? Et puis quoi encore ?, répliquais-je, fier de ma bêtise et de mon imitation.

Franchement, si tous les dieux sont comme ça, je préfères encore ne pas être appelé. C'est trop éprouvant à supporter. Déjà que j'ai du mal avec elle, alors qu'elle ne m'a même pas appelé! Qu'est-ce que ce serait si c'était avec mon Dieu... Mais je me conforte en me disant que de toute façon, il ne peut pas être pire qu'elle... N'est-ce pas?
Sa dernière remarque sur sa dignité me met davantage en pelote. Les joues gonflées, je prends une position presque théâtrale pour lui répondre, le doigt pointé sur elle.

-Vous avez tort, je suis sûr que j'ai un méga potentiel de fer en moi! Et puis, si vous voulez garder votre dignité, commencez par vous couvrir un peu!

Bon ça, c'est typique de ma culture ou j'ai l'habitude de voir les filles très couvertes pour dissimuler leurs formes et tout. Je n'ai jamais vraiment apprécier cette coutume, je la trouve surfaite pour le coup. Mais bon, j'avais rien d'autre en réserve...
En évoquant ce trait de mon pays et de ma culture, je me souviens alors de ce qu'elle m'a dit. Déesse de l'amour ( ouais genre, ma marraine la bonne fée...) et de la guerre... la guerre. Mon regard se voile un instant, je baisse les yeux à terre. Mais je les relève bien vite pour la foudroyer du regard, devenant brutalement très sérieux.

-Si vous êtes la déesse de la guerre, ça veut dire que c'est vous qui êtes responsable du conflit qui ravage mon pays ?demandais-je, les yeux flamboyants, sans la quitter du regard.

Pour la première fois, je cherche un coupable à ce qui se passe sur ma terre. Je cherche quelqu'un qui peut expliquer comment on en est arrivé là. La déesse de la guerre... Si c'est le cas, pourquoi est-ce qu'elle n'y met pas un terme à cette guerre ? Ou peut-être qu'elle aime ce spectacle ?

-Ça vous plait de voir des innocents massacrés ?

Là, j'y vais fort. Mais c'est parce que je suis énervé donc je peux. Toute fois, j'admets ne pas avoir de réelle envie d'argumenter pour le moment. Je ne fais que sortir ce qui m'est venue sur le coup lorsqu'elle m'a dit ça de façon si nonchalante. J'ai tout à coup l'impression d'être fatigué. Mon visage s’affaisse, perdant toute la morgue qu'il avait accumulé en quelques secondes. Comme disent les vieux chez nous : Dieu à ses raisons, et tu n'as pas besoin de les connaître. Mais je n'ai jamais cru à ce bobard religieux. En me remettant ça à l'esprit, je me rends compte que, pourtant, je suis en train d'accuser un dieu pour ça. Je deviens tout le contraire de ce que j'ai été auparavant. Cette histoire m'a vraiment plus perturbé que je ne le pensais.
Je décide de reprendre sur sa dernière intervention, comme si l'échange précédant n'avait jamais eut lieu.

- La seule déesse ? Ben ça doit pas être facile tous les jours...

Même si je reste persuadé qu'elle doit être la plus chiante de tous. En fait, je plains plus les hommes restants qu'elle bizarrement.

- Oh c'est si intense que ça l'appel? Perso, je connais aucun dieu, je viens à peine d'arriver et d'être mis au courant donc vos noms, vos spécialités, vos potins ( si vous en avez) me sont complètement étranger. Je pourrais prendre le boulanger du coin pour un dieu sumérien..., lui dis-je d'un ton nonchalant.
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Inanna
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Inanna

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Sam 19 Juil - 18:34
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Déesse des... pâquerettes ? Je le regarde un long moment, ébahie devant tant de... de quoi, au juste ? J'aurais bien dit de l'audace, parce qu'il faut clairement être masochiste pour tenter de faire passer ce genre de paroles à mon égard. Ou alors il faut juste être complètement stupide – ce qui devait, très certainement, être le cas de ce petit homme. Il peut donc encore m'arriver d'être surprise par ces créatures pathétiques... Eh bien ! Quelle journée riche en enseignement, dites moi ? À cette pensée, j'ai un ricanement cynique, continuant à l'écouter babiller jusqu'à ce qu'il finisse enfin par se taire, sentant l'agacement monter au fur et à mesure. Oh, bien entendu, je garde un sourire en coin un peu sarcastique, m'efforçant de paraître intéressée par ses mots – ce que je suis, en réalité, mais certainement pas de la manière qu'il imagine. J'apprécie parfois le naturel de certaines personnes, pouvoir converser avec elles quelques secondes sans qu'ils ne se rappellent soudainement que je pourrais les suspendre par les chevilles s'il m'en prenait l'envie. Mais là... il faut bien dire que l'envie de le harceler un peu me tente bien.
Eh bien quoi, personne ne s'est jamais plaint d'être à mon service, que je sache. Sauf peut-être Warren, mais encore, j'ai été gentille, je ne l'ai pas envoyé à la mort tout de suite. Cette histoire me fait penser qu'il faudrait que je surveille un peu plus assidûment son parcours... Histoire de le bloquer un peu plus. Je suis tentée de le faire passer par l'Ukraine pour qu'il dise bonjour à ces bons militaires, mais j'avoue que ce serait un peu mesquin de ma part. Après tout, la punition que je lui ai donnée pour qu'il se rachète de son impertinence est assez longue comme ça, merci bien. Finalement, moi qui souhaitais pouvoir disposer de mon prochain prêtre-roi rapidement, je me retrouve avec un boulet que j'oblige à sillonner l'Europe entière s'il ne veut pas se retrouver pendu à un arbre... Sérieusement, s'ils étaient plus obéissant, ça ne se produirait pas et je n'aurais pas besoin de jouer à la mégère...
Je hausse les épaules lorsqu'il dit ne pas avoir eu vent de notre existence. En effet, Steek ne prend pas son rôle très au sérieux... Pas que ça me déplaise ; à vrai dire, je m'en fiche autant que de la première feuille que j'ai fait pousser. Disons simplement que ça éviterait à ces abrutis de médiums de nous fixer comme si nous étions des créatures étranges. Je pense que ça se voit, tout de même, non ? L'aura de puissance, la beauté éclatante, les yeux qui virent de couleur et les pouvoirs magiques ? Nous ne sommes pas des mages ou je ne sais quoi ! C'est aberrant...
Puis, je fronce les sourcils, grognant sourdement.

– Me couvrir ? je siffle avec hargne.

Il me dit quoi faire, à moi, dans mon propre temple ? Changer de vêtements, vraiment ? La rage monte en moi. Trop, c'est trop. Je refuse de subir plus longtemps ses outrages, ses reproches inconvenants et ses geignements. J'ai un geste léger de la main et fait pousser les racines de l'arbre central sous la terre alors qu'il continue à parler. C'est ça, continue donc. Traite donc les miens de misérables, tant que tu y es. Le boulanger du coin ? Et pourquoi pas un pauvre clochard ?
L'une des racines sort soudainement du sol en retournant la terre et s'enroule autour de sa cheville. Je croise les bras sur ma poitrine – je ne suis pas trop peu habillée – d'un air mécontent et le regarde se faire soulever dans les airs, la tête en bas. S'il croyait que j'allais oublier ça...

– Ta guerre, on n'y peut rien. On ne peut pas l'arrêter. Et ce genre de massacres ne me concernent plus. Et même s'ils l'étaient, tu n'aurais pas ton mot à dire.

Se recevoir sa propre impuissance en plein visage... à cause d'un adolescent insolent. C'est fort, pour le coup.

– Si les humains étaient un peu plus à l'écoute des dieux j'aurais encore pu faire quelque chose, mais vous êtes tellement persuadés d'être les seuls sur cette terre que vous agissez égoïstement, je lâche, acide. Je ne tolère pas non plus les massacres. La guerre a des lois, et ces lois n'existent plus depuis près d'un siècle. Que crois-tu au juste ? Que j'aime voir la mort ?

D'un autre geste de la main, plus doux, je fais apparaître un tapis de mousse parsemé de fleurs en dessous de lui.

– Je suis avant tout créatrice. Et non pas destructrice. Les hommes, eux, sont destructeurs. C'est tout ce qu'ils désirent. La seule chose qu'ils souhaitent préserver, c'est leur propre vie.

Un léger nœud à l'estomac. Voir son visage se colorer doucement mais sûrement de rouge me tire une moue coupable. Je n'aime pas martyriser les enfants.
Soupirant, je le lâche après avoir abaissé la hauteur de la racine, pour qu'il ne fasse pas une chute trop importante.

– J'aime la guerre, mais ce que vous faites aujourd'hui avec vos armes, ce sont des tueries. J'ai beau avoir été désignée responsable de vos actes, les seuls coupables sont ceux qui continuent à se battre.

Certainement est-ce pour ça que je suis encore une déesse importante. La guerre et l'amour auront toujours des admirateurs, et le mauvais rôle – pas comme Nin, qui se retrouve mis de côté. Et oublié.
Pourtant, moi non plus, je ne veux pas être oubliée. Serait-ce pour ça que les guerres ne peuvent pas stopper ? C'est si dur d'être partagée entre deux faces parfaitement contraires...

– Peu importe. Nabouh, c'est bien ça ?

Je le fixe quelques secondes sans rien dire, pensive. Je ne m'excuserai pas de ma conduite – je fais ce qu'il me plaît – mais mon silence est équivoque. Je dois cesser ces enfantillages, et éviter d'aller aussi loin dès que quelque chose me déplaît.

– Tu apprendras tout à la Congrégation. On te dira sûrement des choses fausses sur nous. Mais peu importe. Tu apprendras tout...

Sois un peu indulgente, Inanna.
Je souris en coin, hautaine.

– Bienvenue parmi nous. Crois-moi, tu sauras t'y plaire, surtout si tu es si fort que tu le prétends~







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Nabouh
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Nabouh Saifi

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Dim 20 Juil - 10:31
Emporté par mon élan de protestation, je ne remarque pas immédiatement que le visage de la sorcière se décompose progressivement pour prendre une teinte plus... hargneuse ? Colérique ? Constipée ? Un truc du style en tous cas. En même temps, plongé comme je l'étais dans mes répliques bien choisies pour l'embêter, je ne pouvais pas le remarquer. Soudain, alors que je faisais justement une pause dans mon assaut verbal, je sens une chose qui m'enserre la cheville, quelque chose de dur et de franchement solide. Sans y prêté attention sur le coup, je me contente de donner de petits coups de pied pour lui faire lâcher prise. Voyant que ça reste inefficace, je me décide enfin, un peu exaspéré, à baisser les yeux. De stupeur, mes yeux s'arrondissent comme des soucoupes alors que ma bouche pendouille lamentablement comme de la pâte à modeler. C'est une racine! Un végétal! Un arbre vient d'enrouler une de ses racines autour de moi, vous y croyez ça? Non attendez avant de répondre parce que ça ne s'arrête pas là!
Alors que je me retournais pour foudroyer du regard la déesse des prés, je sens une force irrésistible me tirer vers le haut et, lâchant au passage un cri plus que viril, je me retrouve en quelques secondes pendu à la racine en question, la tête à l'envers, mes yeux rivés sur le sol qui s'éloigne de plus en plus.

-Relâchez mooooooooi!

Ma voix vacille au dernier moment car je ne peux m'empêcher de gigoter au bout de ma racine, qui oscille alors dangereusement. Pris de panique, je me résous à rester immobile, raide comme un piquet. Je souffle à plusieurs reprise, tentant d'évacuer le surplus de stress et d'oublier ua passage que je suis suspendu, la tête en bas, dans les airs par un arbre révolutionnaire, contrôlé par une folle couverte par un rideau qui lui sert de robe. Je ferme les yeux quelques secondes puis les rouvre, je manque de vomir en voyant que tout est à l'envers ( ce qui me rappelle que je le suis aussi ) et, après un haut-le-coeur, je parviens à me retenir ( je doute qu'elle apprécierait que tâche ces jolies bégonias! ).
C'est à ce moment-là, après que je me sois calmé et que je prenne mon temps pour l'observer, que je remarque qu'elle est différente de tout à l'heure. Elle me donnait l'impression d'un chat qui s'amuse avec une souris au début, mais là, elle paraît réellement en colère. Je me mords mentalement les doigts, me rappelant que le courroux divin à engendrer bien des catastrophes humaines. C'est uniquement lorsqu'elle reprend la parole que je comprends ce qui a pu la mettre en rogne. Ça, ajouté aux autres remarques bien juteuses que lui ais malicieusement envoyé à travers la tronche, semble avoir perturbé son fragile équilibre intérieur. Dès sa première remarque, je suis tenté d'intervenir mais je me retiens, comprenant que l'interrompre serait pour le moment une mauvaise idée. Lorsque je commence à cerner ses véritables reproches, je me détends imperceptiblement, croisant les bras sur ma poitrine. Je croise même les jambes, du moins dans la mesure du possible.

-Je ne disais pas ça pour vous accuser... Du moins pas directement. Je sais très bien que nous sommes seuls responsables de la situation et que nous sommes une race avides et égoïstes, commençais-je doucement. Mais je ne pense pas que nous soyons tous ainsi. Il y a des gens bien sur Terre, et il y a des croyants, également parmi mon peuple. Certes, les dieux sumériens ne sont plus d'actualités pour nous, et nous prions un dieu différents mais, quelque soit son nom ou le fait qu'il soit ou plusieurs, n'est-ce pas tout de même être à l'écoute de la divinité ?

Cela fait surement hypocrite de tenir un tel discours, surtout venant de moi. Moi qui n'est jamais cru en rien. Je n'ai jamais prétendu que les dieux n'existaient pas, je ne me posais pas la question.

-C'est un peu ironique que ce soit qui dise ça d'ailleurs. Je refusais de croire aux dieux, pas par manque de foi, mais parce que je veux croire que nous sommes seuls à décider de nos actes, que nous sommes responsables de nos actions.

Alors que je prononçais ces mots, je pris soudain conscience que mes paroles exprimaient le contraire de ma réaction précédente. La colère, ou la surprise qui sait, m'avait fait perdre tout contrôle. Moi qui ne suis jamais embarrassé par des problèmes d'ordre religieux, je me retrouve à en créer moi-même. J'ai accusé une divinité d'être responsable de ce que j'ai toujours considéré comme une faute de l'homme. Je me rends compte que nous sommes tous prêts à virer de bords, de se retourner contre ce que l'on croit du moment que l'on peut se décharger de cette culpabilité que l'on doit assumer. Je comprends mieux ce qu'elle veut dire à présent...
Avec ébahissement, je contemple le parterre de fleurs qu'elle fait apparaître, d'un geste à la fois élégant et raffinée. J'en déduis alors qu'elle est plus calme, maintenant qu'elle s'est exprimée ( et qu'elle m'a martyrisé quand même! ). Ses paroles trouvent écho en moi. Une créatrice... Je tourne alors mon regard ( autant que possible sans me donner la nausée ) pour contempler son temple, mais pour de vrai cette fois-ci, avec des yeux nouveaux. Tout ici respirait la création. L'abondance de nature, le parfum des fleurs... Tout ici est marqué par la naissance et la croissance, un temple de création. Pas de destruction. Si ce n'est l'apparence du temple en lui même, aucune impression de carnage ne se dégage de cet endroit où la nature règne en maître. Et je dois dire...

-Je préfère quand même cette facette de votre pouvoir, dis-je, sans pour autant connaître les différentes facettes ou limite ( s'il y avait ) de son pouvoir.

Encore une fois, je m'étais exprimé à haute-voix alors que je me contentais de penser. Ça m'énerve, je livre mes pensées profondes beaucoup trop facilement. Il va vraiment falloir que je change ça.
Par contre, je peine à être attentif à ce qu'elle dit car le sang commence à me monter à la tête et, en plus de commencer à avoir bien chaud, je me sens un peu défaillant. Je devine que mon visage doit atteindre une magnifique teinte rouge tomate actuellement, ce qui accentue mes craintes. Mais, pile quand j'arrive à cette conclusion, je vois le sol se rapprocher, tandis que mes crampes d'estomac me disent que je descends progressivement. J'esquisse un grand sourire à la perspective de retrouver enfin la terre ferme, qui se transforme bien vite en sourire douloureux. Alors que je n'avais descendu que quelques mètres, la racine me lâche brutalement, comment un sac de farine usagée, sur le parterre de fleurs. Après un nouveau petit cri extrêmement viril, je percute avec une grâce surnaturelle ( les quatre fers en l'air ) le gazon moelleux, qui amortit malgré tout un peu ma chute. Je grommelle indistinctement, crachant des pétales de fleurs. Puis, en faisant bien attention à ne pas piétiner ses créations, je me redresse avec l'élégance d'un vieillard arthritique, me massant le bas du dos qui en a pris un sacré coup lors de mon atterrissage.

Je la contemple un instant, cherchant dans ma tête une manière de tourner ce que je devais dire. Oui je dis bien "devoir". Je suis un sale gamin impertinent, insolent, railleur, taquin ( mais pas méchant hein! ) mais je sais reconnaître mes erreurs et quand je vais trop loin ( blague ). Les mains derrière la tête, je fixe le plafond avec désinvolture.

-Ouais c'est ça... Et désolé pour ce que je vous ai dit, sur la guerre et tout ça... J'ai été un peu bête.

J'ai bien précisé que je m'excusais par rapport au fait que je l'avais accusé de prendre plaisir aux massacres. Je n'ai AUCUNEMENT fait mention de mes blagues pourries parce que je ne m'en excuserais pas, nah! Elles, elles étaient mérités. Et puis, c'est elle qui avait commencé après tout! Déesse ou pas, elle cherche la ronce pour se faire fouetter aussi.
Après un instant de silence, que j'interprète comme une marque de soumission... bon bon d'accord, j'interprète rien du tout. Je profite juste du répit qu'elle me laisse pour respirer un peu et me remettre de ma récente expérience aérienne. Je peux vous dire que mon intérêt pour la nature va s'en trouver sacrément diminué.
Elle aborde alors enfin la congrégation. De ce que je peux comprendre, on dirait qu'ils vont nous former en quelque sorte aux différent Dieux sumériens qui existent ( ce qui n'est pas du luxe, je précise...). Elle ne semble pas avoir une confiance totale en eux il semblerait. Sa remarque me tire cependant un sourire en coin.

-Oh, je suis sûr que si on me raconte quelques histoires fausses, vous vous ferrez un plaisir de me ramener sur le bon chemin, dis-je, taquin.

Et alors la suite, je n'en reviens toujours pas. Je me frotte même les oreilles ( avec décence bien sûr) pour être sûr d'avoir bien entendu. Elle me souhaite... la bienvenue ? Genre elle peut être gentille et même, amicale ? Ma première réaction est d'attendre, soupçonnant un piège ou une remarque qui risque de fuser à tout moment. Mais rien, seul un petit commentaire sur ma force supposée... J'accuse le coup un moment, avant de reprendre mon large sourire coutumier et de lui répondre avec joie.

-Merci! J'ai hâte de voir ce que je pourrais faire!

Je médite un instant sur ce qu'elle m'a dit sur le plaisir que cela me procurerait. Bizarrement, la seule personne que j'avais rencontré jusque là, qui ne soit pas un dieu, m'avait dit un peu le contraire. Bon,i il m'a pas forcément dit qu'il détestait sa vie, mais bon, il semblait pas hyper happy non plus quoi. Et puis, si je me souviens bien de ce qu'il m'a dit...

-Bizarre parce qu'un gars que j'a croisé en arrivant, Renzo je crois, m'a dit que le grand plaisir des dieux était justement de rendre la vie infernale à leurs messagers...

Enfin, j'imagine que ça peut être marrant dans un sens... quand on est de l'autre côté, c'est-à-dire, celui qui tyrannise. Plus de problème dans ce cas hein!
Puis, une autre me vient en tête. Prenant vraiment conscience alors que je m'adresse à une déesse, je m'adresse à elle avec un air conspirateur, tentant de glaner quelques infos.

-Et euh... par hasard, vous ne savez quel dieu va m'appeler hein ? Ou alors une petite idée ? Vous en discutez entre vous d'ailleurs?

La dernière question m'est venue spontanément. Alors que je chuchotais presque lors de mes deux premières questions, je repris un ton tout à fait normal, associé à une marque de curiosité plus qu'évidente.
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Inanna
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Jeu 31 Juil - 18:22
Nabouh & Inanna

Il s’élève dans les airs, suspendu par la cheville à la racine que je contrôle. Le sale gosse m’a mise dans un état de rage assez phénoménal – et encore, j’arrive à garder un semblant de visage neutre. Fermé, mais neutre. Impassible, dans un sens comme dans l’autre ; on n’y voit rien, n’y lit rien, et rien ne parvient à l’ébranler. Du moins, c’est ce que j’aimerais. Mais il n’est pas aussi aisé de contrôler ses expressions faciales que de diriger un bataillon lors d’une guerre. Quelque chose qui semblerait simple au premier abord ne l’est pas toujours pour nous les dieux, qui sommes à la fois si proches et si éloignés de la condition humaine. Mais ne sont-ils pas créés à notre image ? Ces petits hommes, qui ressemblent parfois à des insectes, ressentent tout ; nous aussi, nous le pouvons. Nous le faisons. Peut-être de manière trop inégale, trop injuste, trop excessive. Mais ne sommes-nous pas excessifs ? Excessifs dans ce que nous sommes et ce que nous faisons, excessifs dans nos états d’âmes et dans tout le reste. Excessifs jusqu’à la moelle. Pour ça, sûrement, que nos prêtres-rois sont tellement désespérés par nos actions, nos ordres, nos demandes, nos contres-ordres. Nos missions. Parfois pour s’amuser. Leur rappeler que nous sommes-là, aussi. Est-ce qu’on est réellement là, au juste ? Pour eux, les humains, je veux dire. C’est quelque chose de spécial, non ? Ce que nous ressentons envers eux. Ils sont à la fois nos créatures et nos enfants, nos serviteurs et nos adorateurs. Nous les aimons autant que nous les détestons, tout comme eux nous vénèrent autant qu’ils nous craignent. Ou du moins était-ce le cas, avant. Quand nous étions à Sumer, tout avait l’air si simple. Et même après. Les guerres servaient à réguler la population, à exciter un peu les hommes, les faire bouger, se rencontrer. C’était ainsi que les batailles devaient se passer : quelque chose de bordélique mais utile, des conquêtes de territoire… Pas des massacres, pas des exterminations, pas des meurtres. La guerre, c’est la guerre : ce n’est pas des assassinats. Et les guerres de religion… ces guerres-là, à quoi servent-elles ? Quelle inutilité ! Si la violence a toujours existé chez les hommes, si elle les définit, et si les massacres qu’ils ont perpétrés ont toujours été mis sous ma responsabilité, je ne peux que déplorer cette barbarie. Des civilisations entières qui disparaissent, des arts, des pans entiers de l’histoire que l’on oublie… Peut-être que la guerre est bien injuste, au final. Injuste envers les faibles, ceux qui privilégient parfois la beauté et l’amour à la violence et la haine. Si les humains sont de nature belliqueuse, il est nécessaire que quelqu’un les surveille, les régule. Mais si même moi, déesse, n’y parviens pas, qu’est-ce qu’ils peuvent faire ?
Je les juge peut-être trop mal. Eux aussi font ce qu’ils peuvent – même si rien qu’à cette pensée, je ne peux retenir une grimace de colère. Il faut aussi essayer de voir le bon côté des choses. Si les guerres n’existaient pas, les hommes continueraient à croître, encore et encore. Il faut en éliminer pour permettre à la Terre de respirer, et aux générations futures de vivre. Mais pourquoi choisir qui peut vivre et qui ne le peut pas ? C’est ridicule. Ce n’est pas aux hommes de le décider. Et je n’ai plus envie de le faire. La guerre, qui pouvait être si belle et si majestueuse parfois, n’est plus qu’un ramassis d’explosions sans intérêt, destructrices. C’est un côté un peu ambiguë de ma pesonnalité, j’imagine : je privilégie la vie et non la mort, mais c’est moi qui suis à l’origine de la plupart d’entre elles. Paradoxe terrifiant duquel je ne peux pas me défaire.
D’un air à demi agacé, je l’observe, tête en bas, se débattre et me disant de le lâcher. Je n’en fais rien et en profite pour l’assomer en lui renvoyant ses reproches en plein visage, en colère, mais parvenant tout de même à me maîtriser.
Je dois être un peu trop susceptible, tiens… Encore quelque chose que l’on me reproche souvent, au Panthéon. Encore quelque chose qu’Ershkigal tire à son avantage. Mais qu’importe ? Les dieux ne sont-ils pas des enfants ? Des enfants capricieux, qui hurlent pour un oui ou pour un non et se mettent des bâtons dans les roues quand ils s’ennuient.
Puis, le pauvre petit homme tente de se justifier. J’ai un sourire neutre. Les religieux sont encore les pires sur Terre, selon moi. Il ne suffit pas de faire semblant de prier et d’inventer des principes en essayant de les suivre pour dire qu’ils sont « à l’écoute de la divinité »… Mais certes, il n’a pas totalement tort non plus. Et alors qu’il continue, j’acquiesce lentement, sans rien ajouter. À la vue de son visage, je comprends immédiatement qu’il n’a pas besoin de mes explications pour voir où je voulais en venir. Aussitôt, je suis plus sereine. Les hommes ne sont peut-être pas aussi stupides qu’ils nous le font parfois croire. J’imagine que, quelque part, j’ai encore un peu de foi envers eux ; c’est étrange dit comme ça. Les dieux qui ont foi en eux. Mais après tout, nous aussi leur devons quelque chose. Nous leur devons notre existence. Car un monde sans homme est un monde sans dieu…
Un parterre de fleurs apparaît, sur lequel je m’apprête à le laisser tomber. À nouveau fraîche et mutine, chassant mes idées noires et laissant un sourire enfantin étirer mes lèvres. Ses mots me touchent particulièrement. Et même beaucoup plus que je ne l’admettrais, mais peu importe. Mes lèvres s’étirent en un sourire un peu plus large, mes yeux brillent cette fois d’une lueur émeraude.

- Moi aussi. Je l’aime profondément.

Après tout, tous mes pouvoirs sont une facette de moi-même. C’est plus qu’un compliment sur notre force, ou ce que l’on peut réaliser ; pour moi, c’est aussi un compliment sur l’être. Et… enfin, disons que ça fait plaisir. Même si un compliment, pour un dieu, ça ne veut pas dire grand-chose. Je suis peut-être plus sensible parce que je suis une femme, qui sait ? Ou parce que je le prends pour un gosse…
Il tombe au sol avec un petit cri et je lâche un rire léger, amusée par sa position plus que ridicule.

- Eh, ne mange pas mes fleurs, d’accord ? je me moque un peu en l’observant de mon autel.

Il se redresse comme il peut et me fixe un moment, visiblement sans trop savoir quoi dire, et je hausse les épaules et fait un petit geste de la main d’un air nonchalant.

- C’est sans importance.

Même si en réalité, j’ai toujours adoré voir les gens se creuser la tête à ne pas avoir l’air trop ridicule lorsqu’ils s’excusent. J’aime avoir le beau rôle, c’est bien connu… (Et non je ne suis pas ultra lunatique c’est faux et archi faux.)
Puis je reprends sur la congrégation et rit à nouveau. Pense-t-il réellement que je n’ai que ça à faire de mes journées ? Même si l’idée est tentante. Mais j’ai déjà suffisamment de travail à faire en surveillant mon prochain prêtre-roi – ce serait bête qu’il décède avant d’avoir mis un pied à Stockholm, non ?

- Je suis persuadée qu’un petit homme aussi malin que toi y parviendra seul, je réplique du tac au tac, à demi cynique.

Comment peut-on être d’aussi bonne humeur constamment ? Je veux dire, c’est une maladie, c’est vraiment pas possible autrement…
Il reprend sur la congrégation et je hausse un sourcil lorsqu’il évoque Renzo. Renzo… Ah, ce cher petit Renzo, ce petit harceleur de première. S’il n’était pas aussi agaçant, je l’apprécierais pour sa capacité exceptionnelle à emmerder Steek et Ershkigal. Capacité exceptionnelle qui, en effet, ne se limite pas à titiller ces deux gugus. Il peut être assez insupportable. Mais étrangement, quand on voit son dieu, ça ne m’étonne pas vraiment…

- Oh, normal. Ershkigal, son Dieu, est assez… agaçant.

J’ai un rire cynique.

- Même si j’avoue qu’il n’a pas vraiment tort…

Une petite pensée, furtive, pour ce cher Warren, qui doit être en train de arpenter la Grèce à cette heure. J’ai encore quelques petites idées pour lui… L’épreuve que je lui imposerai. Ce sera jouissif.

- Mais ne t’en fais pas, les pouvoirs compensent ça, je ris encore.

Je secoue la tête. Le jour où on discutera vraiment des trucs importants entre nous, il pleuvra des grenouilles… Quoique, si Enlil craque, un jour, pourquoi pas.

- On ne discute pas de nos missionnaires entre nous. C’est quelque chose que nous n’avons pas l’habitude de faire. De toute manière, nous sommes en quelque sorte en… d’assez mauvais termes.

Surtout moi et les autres à vrai dire, mais ça il n’est pas forcé de le savoir.

- Nous le découvrirons bien, je conclus en haussant les épaules, un peu curieuse malgré tout. En espérant que tu ne le déçoives pas…

Mon sourire se tire en coin et je m’étire doucement, comme un chat, puis lève la tête vers le ciel. Il commence à se faire tard…







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Nabouh
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Nabouh Saifi

Personnage...
Pouvoir: Inventeur
Dieu: Enlil
Age: 17 ans
Lun 11 Aoû - 19:55
Tout bossu après mon atterrissage dans les règles de l'art, je me masse discrètement le dos ( l'arrière-train surtout pour être précis) tout en l'écoutant reprend la parole. Le côté positif, c'est qu'elle ne retient pas notre petite incartade. Tant mieux j'ai envie de dire, j'aurais du mal à vivre tranquille si en plus de mon dieu personnel, une autre déesse se mettait à vouloir me rendre la vie impossible. Surtout que, pour une raison qui m'échappe sans m'échapper, je parierais presque qu'elle serait la plus chiante des deux. Ah les femmes... Toutes les mêmes, quelle que soit la culture ou le pays. Bien entendu, je garde soigneusement cette pensée pour moi.
Sa remarque concernant le fait de discréditer les rumeurs possibles infondées sur elle me fait sourire! Genre, je veillerai à ce que ça ne se produise pas! Tu rêêêêêêves! Rien que pour me venger, je serai surement le premier à raconter de grosses conneries sur ton compte déesse des chiendents! Et j'y prendrai un malin plaisir. Faut juste que j'en trouve une bien juteuse à répandre. Je n'en laisse rien paraître mais en fait je cogite déjà.
Elle ajoute alors une truc sur Renzo. Ah tiens elle le connais ? Remarque, ce mec doit être plutôt connu dans le coin si j'en juge par son caractère. Par contre, elle me parle d'un autre type dont le nom, à couper au couteau au passage, ne m'évoque rien de spécial. Je comprends d'ailleurs mieux pourquoi lorsqu'elle précise qu'il s'agit de son dieu.

-Pas étonnant avec un nom pareil ... J'aurais la haine moi aussi si mon nom ressemblait à celui d'un grattoir pour vieilles peaux de l'ancien temps...

Oui, je ne sais pas pourquoi, mais son nom me gratte à moi! Il me donne l'impression de frotter. L'image, encore une fois, est très spontanée, je n'y ai même pas réfléchi. Je me le permets surtout parce qu'elle ne semble pas le porter dans son coeur... Quoique même si avait été le cas, je me le serais surement permis. Je sais, je sais, je suis un sale gosse.
Les pouvoirs compensent ça qu'elle me dit... Ouais ben il y a plutôt intérêt. SI en plus on est sous payés pour le bonheur de leur offrir nos services, ça vaut vraiment plus le coût. De toute façon, Renzo et elle me l'ont dit : c'est pas comme s'ils nous laissaient le choix. Les dieux sont décidément des créatures étranges.
Quand elle me dit que les dieux ne parle pas de leurs missionnaires entre eux, j'étouffe un soupir de désespoir. Aucune chance d'avoir des infos alors. Ce sera vraiment la surprise jusqu'au dernier moment. Comment ça se fait d'ailleurs ? Je veux dire, nous dans nos études, on en parle entre nous, alors comment eux, qui font exactement les mêmes choses ( sélectionner du bétail pour leurs travaux ) ne peuvent pas se tenir au courant ? La réponse arrive aussitôt. Je laisse échapper un "oh" discret, m'en rendant à peine compte.

-Je vois... Je pensais que les dieux étaient tous sur un pied d'égalité, vous avez tous voix au conseil et tout et tout... J'ai vraiment beaucoup à apprendre en fait, concluais-je avec désespoir.

Moi qui m'étais dit que je sécherais peut-être les cours, je constate l'utilité dont Renzo parlait. Et puis, mine de rien, ce sera plus facile de créer des potins si j'en connais plus sur eux.
Sa dernière remarque me blase légèrement, surtout le petit haussement d'épaules qui va avec. Genre: "c'est pas grave si t'es pas à la hauteur, on t'en voudra pas, ce sera juste la plus grande honte de ta vie... Ou la plus fatale aussi". Je frissonne légèrement avant de lui répondre avec toute l'assurance dont je suis capable.

-Bien sûr que non je le décevrais pas, vous m'avez bien regardé ?

J'espère secrètement qu'elle ne réponde pas à cette question, ça gâcherais tout l'effet que je viens de me créer. De toute façon, en détournant les yeux, j'avise le soleil qui se couche au loin. Un air paniqué se peint sur mon visage alors que je me rends compte que je risque de passer la nuit dehors. Je trépigne alors sur place, et me précipite pour reprendre mes affaires, remettant au passage mon passe-montagne sur le dos : il recommence à faire très froid.

-Désolé grande dame ( pouah! ) mais je dois m'en aller! Je voudrais essayer de rentrer avant la nuit si possible! C'était un plaisir de vous rencontrer, plaisir partagé je suppose...

Je m'incline alors en une semi-révérence, avant de courir hors du temple pour me diriger vers la congrégation, heureux à l'idée de dormir dans un lit.
quelques heures plus tard, la nuit est tombée, et je suis encore dehors... perdu.
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Inanna
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Inanna

Personnage...
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Dieu: Inanna
Age: La Beauté est éternelle.
Jeu 21 Aoû - 18:01
Nabouh & Inanna

Mon sourcil se hausse légèrement. Eh bien, je n'apprécie pas du tout ce regard... Étrangement, je me doute qu'il fera son petit plaisantin avec grand plaisir. Mais qu'importe, ce ne sont pas de simples rumeurs de mortels qui pourront nous atteindre, et certainement pas moi. Bien que ma susceptibilité soit à peu près égale à ma magnificence, il m'arrive parfois de faire abstraction des dires des basses personnes. Oui, seulement parfois ; je ne suis pas parfaite non plus, il ne faut pas rêver ! Même si j’aimerais bien. Juste histoire de pouvoir rabattre leur caquet à mes abrutis de collègues – et prouver au reste du monde que non, je ne me limite pas au statut d’emmerdeuse qui ondule des hanches sous le nez de la gent masculine dans son ensemble. Tout de même, j’ai un peu d’amour propre…
Nous continuons notre discussion sur Renzo et Ershkigal et je ne peux retenir un rire particulièrement… long. Joli fou rire, j’avoue. Oh mon dieu. Comment a-t-il dit ça, déjà ? Un « grattoir pour vieilles peaux de l’ancien temps » ? La main couvrant ma bouche pour éviter de partir dans un rire trop bruyant, j’imagine durant un instant la tête de ma némésis s’il l’avait entendu proférer de telles paroles. Le connaissant, il aurait souri – de son sourire insupportable de sale gamin mégalomaniaque – et lui aurait envoyé la moitié des Enfers aux trousses. Avec un petit mot accompagnant, du style de « Eh bien, je n’ai que faire que tu n’apprécies pas la divine sonorité de ce nom… » Mais venant d’un petit homme se prénommant Nabouh, j’avoue que ça m’aurait vexée aussi. Autant je pense à la planète d’un film de SF, autant je pense à une déformation tout à faire symbolique de son nom. Nabot, hein… C’est pas si mal je trouve.

- Merveilleux. Juste merveilleux. Merci pour le fou rire.

Un sourire amusé s’esquisse sur mes lèvres alors que nous continuons. Je le renseigne rapidement, et trouve un certain goût à ces discussions spontanées. C’est beaucoup moins pompeux qu’avec la plupart des gens, si vous voulez mon avis. En général, ils ont tendance à s’aplatir plus bas que terre pour ne pas subir mon courroux. J’avoue que j’apprécie son petit côté orchidoclaste, ça fait un peu bouger les choses. J’aime quand ce n’est pas plat. Je ne serais pas la déesse de la guerre autrement. Les conflits, j’adore ça. Pour m’amuser, essentiellement. Et ils n’ont pas tous besoin de tourner au pugilat.

- Nous avons tous voix au conseil, bien sûr. Mais nous ne discutons pas de choses telles que nos prêtres-rois. Sauf lorsqu’il y a des… ennuis.

Je repense brièvement à Nanna, mais décide de laisser cette pensée de côté pour le moment, préférant lâcher un nouveau rire. Légèrement trop aigu, il faudrait que je règle ce petit problème de cordes vocales plus tard…

- Si je t’ai bien regardé ? Justement, parlons-en… je souris en coin, l’air ravie, avant de me faire interrompre.

L’humain se lève et remet ses habits en toute hâte – ahh, enfin un peu de pudeur ! Ahah. (Bon, d’accord, venant de moi, ce n’est pas tout à fait crédible.) J’avise Utu qui se couche au loin, et étire un sourire pâle. Il me faut moi aussi me remettre au travail…
Mon sourcil se hausse à nouveau. Grande dame ? Plaisir partagé ? Eh bien, eh bien…

- Mais évidemment, le plaisir était pour moi… Il n’est pas donné à tout le monde de rencontrer un grand guerrier dans ton genre, tout paré comme tu l’es pour affronter le froid.

Un nouveau rire, et je disparais.
Ce soir ne sera pas aussi joyeux.







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